Election européenne : toujours l’échec

parisienL’élection européenne qui vient de se dérouler en France n’a pas seulement permis une forme de recomposition du paysage politique français, avec un score très élevé de l’UMP et d’Europe écologie et une déroute pour le PS et le MoDem, mais aussi de montrer que 25 ans après, ce scrutin n’est toujours pas européen. Quel échec!

A quand une élection européenne? Depuis 1974, c’est toujours la même chose. Même si en 1974, mes parents ne se connaissant pas encore, je n’existais pas. Enfin bref. Dans toute l’Europe, l’abstention culmine à 56,45%, contre 54,6% en 2004. En France, c’est un peu plus : 40,48% de participation, contre 42,76% en 2004. La faute à qui? Les médias, peu ou prou, ont joué le jeu. Mais les partis, eux, ont fait le service minimum. Quand il s’agit d’une présidentielle, on s’y prend un an et demi à l’avance, mais quand il s’agit d’aller siéger à Strasbourg, on compte deux semaines de campagne. Un mois pour les plus méritants. Alors même que l’Europe a de plus en plus de poids dans nos vies, qu’on le veuille ou non! Ajoutez à cela qu’hormis Europe Ecologie et les souverainistes, aucun parti n’a vraiment fait campagne sur l’Europe : l’UMP a parlé de la présidence française et de la posture de Sarkozy (or les députés UMP, au quotidien, n’auront pas pour rôle de sauver la Géorgie), le PS, le NPA, le Front de Gauche, ont appelé au vote sanction contre le gouvernement en place, le MoDem a appelé à voter Bayrou en 2012. C’est à se frapper la tête contre les murs!

Même hier soir, sur France 2, j’ai vu des hommes et femmes politiques se battre comme des chiffonniers. Surtout à gauche, où décidément, les factions se détestent encore plus qu’elles n’haïssent leur ennemi, la Droite avec un grand « d ».

D’ailleurs, hier soir, avant même de parler de la « vague bleue » qui recouvre l’Europe ce matin  (la droite est en tête quasiment partout, le PPE, parti populaire européen, devrait compter 267 sièges sur 736), on s’interroge sur les conséquences françaises de l’élection. Et on parle de victoire de Sarkozy, alors même que la France enverra plus de députés siéger au PSE (parti socialiste européen) qu’au PPE!

Malgré tout, l’UMP réussit à réaliser le même score (28%) que le PS en 2004, ce qui est une sacrée performance pour un parti au pouvoir. Cela faisait longtemps, il me semble, qu’une majorité en place n’avait pas été sanctionnée lors d’une élection intermédiaire. Ajoutons à cela que le parti de droite avait obtenu des scores assez piteux en 1999 et 2004,  qu’il arrive en tête dans l’ensemble des région françaises, que le contexte favorisait plutôt une défaite, et on comprend aisément la joie des supporters umpistes!

Côté PS, c’est la cata. 16,8%, c’est quasiment le score de Jospin en 2002 : un désastre. Le parti de la rose s’est fait allègrement siphonner par Europe écologie (16,2%), qui a su d’avantage convaincre, et qui a capté une partie de l’électorat socialiste et modémiste, tout en s’assurant du vote des électeurs Verts. Le PS arrive même en troisième position en Ile-de-France (seulement 14%!) et dans le sud, ce qui augure mal des prochaines élections régionales. Elle se fait battre à plate-couture dans le Nord, qui est un de ses fiefs. La droite pourra-t-elle reprendre la région capitale?

Le MoDem, lui, s’est donc pris une grosse claque, bien méritée (8,5%), en dépit d’un mode de scrutin (proportionnel) qui pour une fois, lui est favorable. Comme l’a reconnu hier soir Jean-François Kahn, qui malgré son élection dans la région Est sous les couleurs orange, devrait quitter ce parti, le MoDem a commis une grosse erreur de stratégie, en personnalisant à outrance cette élection autour de la personne de Bayrou et sur le thème de l’anti-sarkozysme (ce qui est un comble de la part de Kahn, qui a fait de la même tactique un argument de vente de Marianne, son ancien hebdo). Un échec d’autant plus cuisant que le MoDem est le successeur de l’UDF, parti réputé très européen. Le slogan « Nous l’Europe » (on a rarement vu aussi creux) n’aura convaincu personne, et c’est tant mieux.

Même Besancenot (4,8%) se prend une veste : il a beau le nier, être derrière le Front de gauche (6,3%), ça lui fait très très mal. Pour ce dernier, composé de transfuges du PS (Dolez, Mélenchon) et du PCF, c’est inespéré. Rappelons que Marie-Georges Buffet avait réalisé à peine 2% des voix à la dernière présidentielle.

Les listes de Nicolas Dupont-Aignan, pour lesquelles j’ai finalement voté, obtiennent près de 2% des voix, selon Debout la République (les médias n’en parlent pas, donc…), qui se place donc largement derrière Libertas (4,8%). Globalement, c’est l’échec pour les souverainistes. NDA n’aura pas de député, et Libertas n’en obtient qu’un, Philippe de Villiers.

Le FN, quant à lui, hésite entre parler renouveau et descente aux enfers. Son score global est en baisse (6,5%), mais les Le Pen, tous deux élus, réalisent de bons résultats dans leurs régions respectives. Notons que Marine Le Pen arrive largement en tête à Hénin-Beaumont, où une nouvelle élection doit avoir lieu à la fin du mois…

Enfin, notons que le parti antisémite s’est pris une grosse, une énorme raclée, et c’est vraiment une bonne chose.

Malgré tout, peut-on parler de recomposition du paysage politique? Pas si sûr. J’aime assez l’analyse selon laquelle « l’UMP est gagnante dans un camp affaibli et le PS est défait dans un camp renforcé ». C’est tout à fait cela : à droite, il y a un grand parti qui fait un gros score, mais qui n’a aucune réserve de voix. A gauche, on a des types qui unis, feraient un très bon résultat, mais qui ne peuvent s’empêcher de se chamailler, et donc qui échouent chacun de leur côté. Après, n’oublions pas qu’il s’agit d’une élection européenne, et que beaucoup en profitent pour se lâcher et ne pas voter utile. Il est impensable d’imaginer que les Verts vont bénéficier de ce score énorme. Même si pour le PS, il va falloir sérieusement envisager de faire la refondaiton plutôt que d’en parler (hier soir, on nous a resservi les antiennes qu’on entend depuis 2002, il va falloir enfin changer, et blablabli et gnagnagna), le parti d’Aubry peut espérer que ses électeurs reviendront au bercail aux régionales. Mais là encore, il s’agira d’une proportionnelle…

Les résultats région par région.

19 Commentaires

Classé dans Europe, Politique

19 réponses à “Election européenne : toujours l’échec

  1. Tuomi

    L’ump s’est pris un revers aux municipales et aux cantonales que je sache à moins que ce ne soit pas une élection intermédiaire ^^, hormis ça je suis tout à fait d’accord avec votre analyse : un spectacle affligeant .

    m’est avis que l’analyse des votes par csp va être des plus croustillante🙂

  2. Ben non, csp se contente de dire que ouh, les méchants du front de gauche ont piqué des votes à besancenot alors qu’en fait, ce sont des usurpateurs😉

    Sinon, eh bien oui, l’UMP s’est pris une veste aux deux précédentes élections, je ne le nie pas, j’ai écrit que cela faisait longtemps qu’un gouvernement n’avait pas gagné à une élection intermédiaire. C’est le cas, non?

  3. RINEAU

    En tant que chrétien, j’ai exclu de voter « Debout la république » au regard des valeurs non négociables et non affirmées par ce parti : respect de la vie, famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, responsabilité éducative de la famille y compris en matière affective et sexuelle.

  4. DO92

    « Enfin, notons que le parti antisémite s’est pris une grosse, une énorme raclée… »
    C’est une façon de se rassurer. Dans un bureau de vote à Nanterre, ils arrivent en seconde place derrière le PS avec 13,66% des voix, et dans un autre bureau de vote 3ème avec 13,45% des voix derrière le Front de Gauche et le PS avec juste une voix de retard sur le PS.
    Ils font jusqu’à 5,79% sur un canton et 3,56% sur la ville. Et je n’ai pas cherché dans d’autres villes.
    Les bureaux mentionnés ont déjà vu se manifester à ce niveau des votes « intégristes, fanatiques, fanatiques-islamistes « selon la terminologie que l’on veut utiliser. Les taux de participations sont faibles, il est vrai. Mais la claque est relative, car dans certains bureaux elle ne l’est pas. C’est un langage qu’osent soutenir collectivement un certain nombre de personnes, malheureusement.
    Je n’ai pas voté comme vous, mais j’apprécie de lire vos commentaires.

  5. @rineau

    Malheureusement, s’il faut attendre d’être en accord parfait avec les candidats, on ne vote plus pour personne! J’ai bien dit : personne.

    @do92

    Ah, mais l’impact est très limité, puisqu’à part quelques bureaux d’ile de france… Mais méfiance, vous avez raison.

  6. rineau

    J’évoquais les principes non négociables pour un chrétien et non un accord sur tout. Ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas écrit !
    Tous les candidats et/ou partis ne sont pas tous logés, du point de vue des principes évoqués, à la même enseigne !
    Vous pouvez vous reporter utilement par exemple aux réponses adressés par les candidats aux questions posées par le CPDH ( Comite Protestant évangélique Pour la Dignité humaine).
    Votre affirmation selon laquelle les électeurs chrétiens ne pouvaient voter pour personne mérite par conséquent d’être un peu mieux argumentée !

  7. Ce que je voulais dire, c’est que si on applique à fond les principes non négociables pour un chrétien, on ne vote pour personne. Et que ce faisant, il n’y a pas UN vote chrétien qui excluerait tous les autres, à mon sens.

    Sans vouloir tomber dans le relativisme, je pense que l’on peut placer le curseur à des endroits différents selon la hiérarchie qu’on pose entre ces principes, voilà tout.

    Sur les principes que vous citez, NDA ne s’exprime pas (il n’a d’ailleurs pas répondu aux questions, peut-on en tirer quelque conclusion que ce soit dans un sens ou dans un autre?), parce que ce n’est pas l’objet de son discours. Cela ne veut pas dire qu’il va dans le mauvais sens.

  8. rineau

    Merci de l’attention portée à cette question.
    Sur la palette des candidatures possible, il est clair que sur les principes non négociables que j’ai évoqués, la protection de la vie à toutes ses étapes (du premier moment de sa conception à sa mort naturelle), la famille (comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage), la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants, y compris en matière affective et sexuelle, il ne vous aura pas échappé que des partis ou des hommes sont plus prêts de ces principes que d’autres et les affirment quand d’autres ne se prononcent pas domme NPA ou ne les reconnaissent pas.
    Pour un chrétien, il est utile par ailleurs de se rappeler qui des hommes politiques n’a pas cédé à la vindicte contre Benoît XVI et l’Eglise et qu’on a pas vu depuis s’excuser !

  9. Un vote, pour moi, ne signifie pas seulement prendre en compte ces questions, mais également se soucier de peser l’intérêt de chaque candidat face à l’enjeu posé. Ici, pour moi, l’enjeu principal n’était pas tant la défense de la famille ou de l’enfant que le regard qu’ils posaient sur la construction européenne. A cet égard, je trouve que le projet de NDA était le plus honnête. D’autres candidats, tels Philippe de Villiers se contentent de surfer sur la question turque, ce qui n’est pas satisfaisant. Car en se focalisant sur cette question on oublie l’essentiel.

  10. Oscar

    C’est un bon critère, la construction européenne, en matière d’élection européennes. Mais une bonne vision européenne peut-elle être fondée sur une mauvaise vision par exemple de la famille ??? C’est bien beau d’avoir un projet européen, mais il faut d’abord avoir un projet humain cohérent, ce qui n’est pas manifeste chez NPA. D’ailleurs, son projet européen n’est pas très original.
    D’autre part, en parlant de Philippe de Villiers et de la Turquie, peut-on parler de construction européenne si la question de la Turquie n’est pas réglée d’abord ? Peut-on légitimement envisager de construire l’Europe de la même manière avec ou sans la Turquie ? Cela dit, le programme de Ph de V comporte aussi d’autres accents que la Turquie.

  11. @Oscar

    Oui, c’est important, mais on ne l’entend quasiment que sur ça. L’Europe ne se résume pas à cette question, même si en effet la réponse influe sur la notion qu’on aura de l’union politique du continent.

    Par ailleurs, tu pourras vouloir la meilleure défense pour la famille, si tu défends une vision totalitaire de l’Europe, ça ne pourra pas marcher à mon avis… Une bonne vision européenne, c’est une bonne vision du cadre dans lequel on bosse, selon moi. Après, on peut mettre dedans des contenus très différents, des bons comme des mauvais… comme dans le cadre national.
    C’est ce que je disais, en m’interrogeant, dans mon article de la semaine dernière « pour qui voter dimanche » : faut-il voter sur le fond ou sur la forme? C’est une question stratégique.

  12. Oscar

    C’est une question de stratégie, mais c’est aussi une question de bon sens. Je préfère voter pour quelqu’un qui a une bonne politique de la famille et une mauvaise politique européenne, parce qu’au moins les bases seront là. Et sans ces bases, aucune politique européenne ne peut être bonne, du moins à moyen terme. Pour moi, il faut donc choisir celui qui a la meilleure stratégie européenne, mais parmi ceux qui ont une bonne politique en général.

  13. Vous parlez comme si NDA était un bolchévique, ça m’amuse…😉

  14. do

    J’ai été frappée par le score d’EE.
    Personne n’analyse vraiment ça, mais j’ai bien l’impression que les médias ont stratégiquement préparé leur percée tardive, hors de la sphère d’une vraie réflexion!
    On nouspousse à confondre écologie et écologie alternative: l’écologie alternative a des théories sous-jacentes très très dangeureuses, (et ce n’est pas par hasard que Bayrou a réagi si violemment).
    Leurs chefs de files lobbyisent l’ONU et les gouvernements de Washington à Pékin, avec des orientations anti-famille très inquiétantes.
    (au Sommet de l’ONU à Pékin en 1995, des mesures hallucinantes ont été votées).
    L’objectif (inavoué) de certains groupes écolo extrémistes, très présents en Allemagne, mais aussi en Amérique, est d’éradiquer 5 milliards d’humains par phobie de la surpopulation. Méthode: favoriser l’homosexualité, et la sexualisation précoce des enfants, pour rendre les couples instables et moins féconds, imposer une quantité limitée d’enfants par femme (un député vert européen s’est déjà mis en campagne contre « le troisième ventre »!), avec le trio avortement-eugénisme-euthanasie pour diminuer le nombre d’indésirables, sous le prétexte que « ça augmente la souffrance globale de l’humanité »! Sans compter le soutien par certains pays de génocides ici et là sur les continents pauvres.
    Quand on se plonge dans l’histoire du nazisme on trouve des points très convergents.
    Une race parfaite? une planète parfaite? même combat en souterrain, et mêmes méthodes en perspective. Méfiance, donc. A chacun de bien choisir ses « verts »: pas « chasse pêche nature et tradition », mais pas EE non plus!
    Je crains surtout qu’ils balisent le chemin du PS vers le NPA!

  15. Hum hum, daniel cohn bendit, un nazi? Vou sn’y allez pas un peu fort, hum?

    Je sais que derrière l’écologie, il y a souvent un mépris de l’homme, et un extrémisme qui peut ne pas avoir de limite, mais quand même…

    Avez-vous des éléments un peu plus tangibles à proposer?😉

  16. panouf

    sur NDA: j’habite à brunoy, tout près de sa ville.

    Je pense personnellemnt qu’il n’est pas eurosceptique en tant que tel, bien qu’il ait voté pour le non, et je le pense vraiment en accord avec les valeurs chrétiennes sur ces questions (rappelons que l’on peut voter pour un parti n’étant pas pour les positions de l’Eglise mais qui n’aggravera pas la situation s’il est au pouvoir.)

  17. RINEAU

    à panouf : je suis intéressé par vos sources.

    L’Eglise quand elle évoque les principes non négociables va jusqu’à affirmer le bien fondé moral de l’objection de conscience, y compris en matière de vote.

    à chafouin : que vaut une construction quand ses fondations ne sont pas solides ? Quelle civilisation est-on appelée à construire et renouveler ? Quel est le bilan de l’abandon des valeurs que j’évoque dans notre pays et en Europe ? Pourquoi le pape parle t-il de culture de mort avec le plus de force quand il s’agit de la famille et du respect de la vie ?
    C’est sans doute qu’en bonne mère et en bonne éducatrice avec une expérience de près de 2000 ans, elle a observé que dès lors que l’on s’éloigne de ces principes fondateurs, c’est l’humanité même qui est menacée. Les réalités  » famille cellule mère de la société  » et  » la vie est sacrée » ont le sens premier et méritent que toute construction politique se fasse à partir de ces réalités là. Du regard posé sur la famille et le respect de la vie, dépend en réalité tout le reste, y compris la construction de l’Europe qui, si on veut bien y regarder de près, s’est bien éloignée des principes qui ont prévalu avec Robert Schuman qui je le rapelle était très profondément chrétien.
    A propos des élections et de l’Europe, je me permets de conseiller la lecture des documents figurant sur la page Histoire et Culture sur le site http://citeetculture.free.fr

    Qyuant à dire que PDV plus proche des principes évoqués que NPA n’aurait surfé que sur la vague Turquie, c’est aller un peu vite en besogne !

  18. RINEAU

    En politique, agir en cohérence avec sa Foi

    En 2002, le cardinal Ratzinger publiait une note, approuvée par Jean-Paul II, sur le comportement des catholiques en politique. Après avoir rappelé la nécessité pour les laïcs chrétiens de participer à l’action politique, en prenant notamment pour modèle st Thomas More qui refusa tout compromis au motif que « on ne peut séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale », le cardinal Ratzinger jugeait opportun de souligner que, si l’engagement social et politique des chrétiens, indispensable au regard de leur foi, relevait de la conscience personnelle, une conscience éclairée.
    Concernant le vote, il notait : « La conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en oeuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposées à lui. »
    Et parmi « les principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis », c’est-à-dire là où se joue « l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne », le cardinal citait notamment l’avortement, l’euthanasie, la famille fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexes différents, la liberté d’éducation des enfants comme droit inaliénable des parents.

    Des principes non négociables

    En 2006, devenu Benoît XVI et revenant sur la dignité de la personne humaine au coeur des interventions de l’Eglise catholique dans le débat public, le pape évoquait à nouveau 3 principes sur lesquels l’électeur catholique ne devait jamais transiger : la protection de la vie à toutes ses étapes (du premier moment de sa conception à sa mort naturelle), la famille (comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage) et la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants. Il prenait soin de préciser qu’il ne s’agissait pas de vérités de foi mais de principes inscrits dans la nature humaine, communs à toute l’humanité.

    Plus récemment, les évêques du Portugal déclaraient que, pour les prochaines élections, il fallait viser à transformer le Parlement européen « en un lieu où les valeurs morales et éthiques de l’Europe, pour pouvoir protéger son identité historique et culturelle, puissent être proclamées et défendues. » Dans le même sens en Pologne, les évêques ont également lancé un appel à tous les fidèles pour désigner « des personnes qui représentent pleinement le point de vue de l’Eglise catholique sur les questions éthiques et sociales, concernant en particulier la protection de la vie humaine, le mariage et la famille. »

    Il s’agit de ne pas, ou plutôt de ne plus cèder à la tentation de dissocier la politique de notre relation à Dieu et de sa relation aux valeurs éternelles. De cesser aussi « de demeurer complice de la dégringolade morale de notre société au prétexte du moindre mal. » (Christophe Geffroy)

  19. @rineau

    Certes, merci de ces références, mais je ne vois toujours pas en quoi NDA ne rentrerait pas dans cette grille de lecture, voilà tout.

    Parce qu’il a critiqué le pape?

    Parce qu’il n’a pas répondu aux questions du CPDH?

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