L’écologie doit protéger l’homme, pas la planète

abbeyroadDieu ne m’en veut pas. Et pourtant, juste derrière lui, dans mon échelle de valeurs des personnes-que-j’adore, j’ai placé depuis lontemps, très longtemps, les Beatles. Je dois l’avouer : j’ai passé beaucoup plus de temps à écouter leurs chansons qu’à psalmodier. Les quatre garçons dans le vent ont accompagné toute mon adolescence, et encore aujourd’hui, je reste un fan absolu, qui déteste qu’on lui parle des Rolling Stones. Et ce qui est horrible, quand vous appréciez énormément une star, c’est quand vous êtes déçu par elle. Et ça y est, c’est fait : j’ai honte de Paul Mc Cartney, et de son idée stupide de journée sans viande!

Pourtant, c’est mon Beatle préféré. Remarquez, il ne reste plus beaucoup de Beatles, et Ringo a un fan club très très restreint. Mais ça l’a toujours été. Je trouvais Lennon trop… intellectuel, et Harrison trop réservé. Mc Cartney, c’était l’idéal : une capacité à sortir des mélodies tubesques comme un claquement de doigt, pas de Yoko Ono, et pas cette posture de star torturée : un mec les pieds sur terre, et les mains sur sa basse.

Encore aujourd’hui, il fait des merveilles. Chaos and creation in the backyard (2005) est un pur bijou.

Mais pourquoi les stars se croient-elles obligées de défendre des causes ? Paul Mc Cartney, lui, a choisi la sienne, une des plus ridicules qui soient : celle du végétarisme. On peut admettre que certaines personnes soient dégoûtées par la viande, le sang. Qu’elles ne la supportent pas. Mais ceux qui en font une idéologie, qui humanisent l’animal en permanence, qui appellent à le respecter autant que l’humain, au point de ne pas le manger, comment dire? Ce sont des cuistres. Il leur manque quelque chose, et ils l’ignorent. Ils n’ont rien compris à la vie : comment peuvent-ils oser nous en parler, eux qui refusent de déguster un onglet de boeuf? Comment apprécient-ils le vin rouge, s’ils ne l’accompagnent pas d’un excellent gibier?  Comment peuvent-ils découvrir le sud-ouest, sans un bon cassoulet?

Le végétarisme, ça me fait penser à l’association Stéphane Lamart, et ça me donne envie de piquer un fou rire.

Mc Cartney, lui, nous souffle une idée géniale : pour inciter les gens à devenir, qui sait, végétariens, et surtout, pour sauver la planète (sic!), il les invite à renoncer à la viande une fois par semaine, le lundi? Ben ouais, vous saviez pas, bande d’incultes? Si vous mangez moins de viande, il y aura moins de troupeaux, et s’il y a moins de troupeaux d’élevage, il y a moins de pollution liée aux pets de vache. Quand j’ai découvert que cette initiative était soutenue par Yoko Ono, j’ai failli, en plus, m’étouffer en buvant mon café. Quoi! Les deux ennemis pactisent pour la cause animale! Et l’honneur, alors?

Bon, on pourrait lui répliquer, à Sir Paul Mc Cartney, qu’un jour sans viande, ça existe déjà dans la première religion du monde, et que c’est le vendredi, pas le lundi. Mais comme nous somme sur un blog hébergé dans un pays laïc, je n’en ferai rien.

Donc ce qu’on va lui répliquer, ce qui sera valable pour la plupart des écologistes dits modernes, c’est ceci : les gars, si vous oubliez que l’écologie doit protéger l’homme, et non la planète, vous nous conduisez au désastre. Il y a quelques jours, Sarkofrance écrivait d’ailleurs ceci : « Y a t il autre chose à défendre que la planète ? L’humain ? Pas sûr. Il se détruit tout seul.” Symptomatique d’un certain mode de pensée.

Une écologie tournée vers la défense de la terre, de la mer, des animaux, rien que pour la terre, rien que pour la mer, rien que pour les animaux, n’a aucun sens. L’écologie n’a de sens que si on protège la nature dans l’intérêt de l’homme. Car si l’on va dans cette direction, on finira par se zigouiller les uns les autres pour être moins nombreux et ainsi protéger la planète des méchants hommes.

Ah, pardon, dans l’oreillette, on me rappelle qu’en réalité, ça existe déjà : ça s’appelle le malthusianisme! Et c’est déjà appliqué en occident, et recommandé par l’Onu dans les PND et les PVD. Ok, bon, ben, ce pays est foutu comme dirait un ami kiwizien

A ce sujet, lire aussi H16 et Malakine.

62 Commentaires

Classé dans Chafouinage

62 réponses à “L’écologie doit protéger l’homme, pas la planète

  1. « Il leur manque quelque chose, et ils l’ignorent. »
    Koz aurait été plus direct : Paul Mc Cartney n’a pas rencontré Dieu. C’est tout !😉

  2. Oh si, il l’a rencontré😉 Il est même plus célèbre que lui!😉

  3. h16

    Je sens que Stéphane Lamart va devenir ta mascotte.

    Si si. Ne nie pas. Tu en meurs d’envie🙂

  4. RoseNoire

    Il y a une contradiction dans ton argumentation: tu dis que l’écologie doit protéger l’homme, pas la planète. Puis un peu plus loin qu’il faut protéger la nature dans l’intérêt de l’homme. C’est contradictoire😉
    Cela étant, mon opinion est que ton titre est un tantinet provocateur, voire inexact. Comment protéger l’homme si son milieu naturel (la nature, la planète), on s’en fout, et on le laisse devenir une décharge à ciel ouvert? Les deux sont liés, et l’homme et son biotope. Bien sûr, il ne faut pas tomber dans des extrêmes comme le végétarianisme militant et la chasse aux pets bovins…mais je crois qu’une écologie bien pensée veille à maintenir un équilibre viable et naturel entre l’homme et son milieu.

    Quant aux artistes « qui ne devraient pas se croire obligés de défendre des causes »…eh ma foi, qui sommes-nous pour dire aux gens ce qu’ils devraient ou ne devraient pas faire? C’est leur droit, c’est leur problème. Certains artistes s’engagent dans de grandes causes humanitaires, sont ambassadeurs des Nations Unies…je trouve ça chouette de profiter de sa notoriété pour agir pour une cause que l’on croit juste. Libre à nous de la trouver ridicule, ça c’est autre chose.

    La majorité des groupes anglo-saxons qui ont ma préférence ne font nul mystère de leurs sympathies pour l’extrême-gauche, voire les altermondialistes ou les anars. Cela ne m’empêche nullement d’écouter leur musique…quant à leurs interviews engagées, je zappe. Et tout le monde est content.

    Cela étant, j’approuve totalement ta logique qui dit que quelqu’un n’ayant jamais mangé de viande n’a pas à discourir sur l’onglet à l’échalote, le gibier ou le cassoulet. Ce serait un peu comme si des gens n’ayant jamais touché à un homme ou une femme se mettaient à discourir sur des questions de société tournant autour de la sexualité. Ce serait tout aussi risible et inopportun, ne trouves-tu pas? ;-D

  5. cilia

    Aïe aïe aïe, je sens que tu vas me haïr…

    D’abord, j’aime pas les Beatles. D’un autre côté, j’aime pas les Stones non plus, ça équilibre.
    Ensuite, le grand fan que tu es savais certainement déjà que sa défunte épouse était végétarienne. Ca l’a inévitablement profondément influencé. Donc, par rapport à toutes les personnalités qui virent écolos parce que c’est dans l’air du temps, je serais moins sévère avec lui.

    Enfin, et pour être un peu sérieux, si tu trouves que l’écologie n’a de sens que si on protège la nature dans l’intérêt de l’homme, tu es aussi extrémiste que certains écolos ou défenseurs de la cause animale qui respectent plus la vie non humaine que la vie humaine. Tu as, certes, une bonne excuse, tu es catholique.
    Mais, ce fait doit-il t’empêcher de réfléchir au fait que nous consommons trop de viande et de poisson ?

  6. Obi-Wan Kenobi

    Bon ben, j’allais réagir, mais Rose Noire et Cilia s’en sont chargé à ma place. Ton titre est en légère contradiction avec ton argumentation et, effectivement, entre le végétarisme et la viande matin, midi et soir, il doit y avoir une alternative un peu au milieu.

    Enfin, franchement, je ne vois pas ce qu’on trouve aux Beatles qui sont au rock ce que le croque-monsieur est à la cuisine française (ça, c’est juste pour t’énerver ;-)).

  7. polluxe

    Pareil. D’accord avec Rose Noire. Les hommes et la planète sont liés. Et de fait, quand on parle de protection de la nature c’est dans l’intérêt de l’être humain (alimentation, air etc).

    J’ajouterais qu’éviter le surpeuplement n’est pas une mauvaise chose non plus, même si ce thème là est démodé.

  8. Il est très facile de se moquer des végétarien « à oeillères » qui mélangent le rejet de la viande avec un culte inconsidéré pour la vie animale mais vous seriez bien obligeant de na pas tout mélanger avant de traiter tout ce beau monde de « cuistres » et de les tenir pour des Kollabos du méchant ordre malthusien du PNUD. Les simplifications que vous opérez me semblent relever d’une vision dogmatique même si je n’arrive pas bien à saisir lequel (un monothéisme qui aurait débouché sur l’humanisme sans doute). C’est si confortable de tout mettre dans le même panier.

    Tout d’abord, quand quelqu’un propose de faire un journée sans viande n’est pas un supôt du végétarisme puisque ce faisant, il admet qu’on puisse manger de la viande pendant les 364 jours restants. Insinuer qu’une telle proposition mène tout droit à une sorte de dictature écologique ou l’intérêt de la nature primera sur celle de l’homme est irréaliste mais dangereuse. Agiter cette marionnette repoussoir à la moindre proposition anodine destinée à nous faire un peu réfléchir sur notre mode de vie sans même nous proposer d’en changer est aussi excessif que de prétendre, comme beaucoup l’on fait pendant longtemps, que les écolos voulaient tous qu’on s’éclaire à la bougie. On peut tout à fait assumer le fait que l’homme soit un dépositaire de la nature sans s’asservir à elle puisque c’est ce qu’il fait au moins depuis la révolution du néolithique.
    On peut également aimer la viande et vouer un culte au gibier arrosé de vin rouge comme tout bon franchouillard qui se respecte et considérer tout à la fois que nous consommons trop de viande. les raisons peuvent être simplement médicales puisque tous les médecins et tous les directeurs de pensée qui les ont précédé recommande on obligent à des jours sans viande, à commencer par le carème, qui n’est pas que je sache l’affirmation d’une quelconque remise en question du dogme monothéiste qui fait des hommes un peuple élu de dieu avec une place spécifique dans la création.

    On peut aussi être pour la sobriété en terme de consommation de viande pour des question d’intérêt supérieur de l’homme. Parce qu’aujourd’hui, les forêts primaires indispensables à sa survie sont ravagées par les plantations de céréales destinés uniquement à la nourriture du bétail. Un vrai programme malthusien consisterait donc à encourager la consommation de viande et à maintenir les équilibres agricoles actuels qui mènent tout droit vers une baisse de la population via son agent le plus puissants : la famine et les maladies qui en découlent.

    Peut-être est-ce votre vénération des Beatles qui vous a perdu. Peut-être que vous en savez plus que moi sur Mc Cartney qui est peut-être un supporter du génocide malthusien mis en oeuvre par le PNUD au moyen des restrictions en viandes. Mais si c’est le cas, comment une telles confusion mentale pourrait déboucher sur quoi que ce soit ?

    Est-ce qu’un jour sans viande c’est plus crétin qu’un jour sans voiture sachant qu’il en découle à peu près la même quantité de pollution au niveau mondial? Est-ce qu’il faut pour autant vouer aux gémonies les gens de bonne volonté qui essayent de se passer de leur voiture pendant un jour pour voir ce que ça fait?

    La défense de l’humain passe par une recherche d’équilibre et la protection de ce qui est indispensable à sa survie. Si on en fait le centre de tout on oublie tout celà. C’est un humanisme plein de bonnes volonté qui a débouché sur les crimes du communisme. C’est un Humanisme déviant qui a débouché sur la solution finale. Quelle est la garantie pour moi humain que c’est un humanisme « a oeillères » qui va me protéger le mieux contre les périls à venir, surtout si il crie au loup dès qu’un idées anodine viens taquiner, que dis-je à peine effleurer son dogme?

  9. Uhm … je partage plutôt l’avis du chafouin …

    La « Planète » peut très bien vivre sans l’homme, elle l’a fait pendant très longtemps, par ailleurs.

    L’homme est à la Planète ce qui la tique est au chien. La tique a intérêt à que le chien soit en bonne santé. Le chien, lui, de la tique il s’en fout.

  10. RoseNoire

    Sur la forme cette-fois…sans être aussi acerbe que Roquettesyntaxe, je me permets de souligner comme lui que cette propension à traiter de cuistres, ou de détenteurs d’opinions ridicules ceux qui ne partagent pas tes vues et tes valeurs devient un tantinet dérangeante…

  11. @H16

    J’avoue… voire ma tête de Turc !;)

    @Rose Noire

    « Il y a une contradiction dans ton argumentation: tu dis que l’écologie doit protéger l’homme, pas la planète. Puis un peu plus loin qu’il faut protéger la nature dans l’intérêt de l’homme. C’est contradictoire  »

    Pas du tout? Ce que j’ai voulu dire, c’est que le but, c’ets l’homme. Pas la planète piru la planète. Je n’ai absolument pas dit qu’il fallait se moquer de l’écologie, mais il faut recadrer les choses. Mon titre est juste accrocheur, mais il résume bien cette réalité.

    « Libre à nous de la trouver ridicule, ça c’est autre chose. »

    Voilà. Ce qui m’agace, c’est la posture sauveur du monde et « résistant », mais tu as raison, je ne devrais pas généraliser. ET entièrement d’accord avec toi pour faire la part des choses, ce que je fais très bien avec mon idole Mc Cartney!😉

    Et sur les cuistres, excuse moi, l’insulte est plutôt gentille, donc stp, ne me donne pas de leçons. Je t’ai vu être bien plus acide sur ton blog.

    Ai-je le droit de trouver stupide de se passer de viande parce qu’il ne faut pas tuer les animaux? Et la pauvre salade, n’est-elle pas vivante? Etl’eau, n’a-t-elle pas une forme de vie? Alors suicidons-nous tout de suite!

    @Cilia

    Je savais pour Linda, en effet. Je ne suis pas si sévère que ça envers Mc Cartney, il est un prétexte pour aborder le sujet…

    « Enfin, et pour être un peu sérieux, si tu trouves que l’écologie n’a de sens que si on protège la nature dans l’intérêt de l’homme, tu es aussi extrémiste que certains écolos ou défenseurs de la cause animale qui respectent plus la vie non humaine que la vie humaine »

    Je ne suis pas extrémiste, je suis humaniste… Je parle de l’objectif vers lequel on doit tendre. Si, pour protéger la nature, on nuit à l’homme, il me semble qu’on se plante… Car l’homme est l’espèce qui domine le monde, et donc il a le droit de le soumettre à ses désirs, dans un sens qui lui soit favorable. En revanche, respecter la nature, c’est se respecter soi-même, d’un autre côté. C’est la limite qu’il doti se fixer. Ceux qui crachent par terre en crachent pas dans leur salon, en somme…

    @Obiwan

    Je ne parle pas à ceux qui n’aiment pas les Beatles😉

    Il y a de très bon croque-monsieur, en plus…

    Je ne vois pas ce que vous avez avec cette contradiction, je ne la vois nulle part! Il est sous-entendu : le « but » de l’écologie est de protéger l’homme, pas la planète, « si l’idée est de défendre la planète pour la planète ».

    @polluxe

    Planète et hommes sont liés, on est d’accord.

    @roquettesyntaxe

    En effet, je n’étais pas là pour faire une thèse sur le végétarisme, dont il ne s’agissait pas ici d’introduire toutes les nuances.

    Ensuite, Mc Cartney n’est pas un suppôt du végétarisme parce qu’il propose un jour sans viande, j’en conviens, mais il est défenseur du végétarisme (même si je ne sais pas s’il l’est lui-même), et Yoko Ono, qui elle, l’est sans ambiguïté, a dit clairement que pour elle, ce manifeste avait pour but de faire avancer les idées du végétarisme.

    Ensuite, il parle d’une journée par semaine. Pas une par an.

    Enfin, je n’ai jamais dit que cette idée là était la preuve d’un complot malthusien ou je ne sais quoi d’autre.

    J’ai juste tiré de cet exemple une réflexion sur le but de l’écologie. Pourquoi faut-il protéger les animaux et la planète? Si ce doit être un but en soi, c’est une folie. C’est tout ce que je dis.

    Derrière, il ne faut pas se leurrer, il y a d’authentiques intégristes. Ce sont eux que je veux débusquer, pas Paul Mc cartney. Ne faites pas le dupe! Et ne me traitez pas de dogmatique. Vous fantasmez complètement, là…

  12. Obi-Wan Kenobi

    Eh Chafouin, je crois que tout le monde est globalement d’accord, là, alors ne nous fâchons point !🙂 La viande, oui, mais avec modération. Et l’écologie oui, si ce n’est pas pour débarrasser la planète de son plus dangereux parasite, c’est à dire l’homme.

    Après, c’est juste une question de forme. Admets que ton style est parfois abrupt pour les personnes qui ne partagent pas ton avis – que tu les traites de « cuistre », de « sot » ou de « vieille chaussette » ne change pas grand-chose finalement. Mais nul n’est parfait ! La preuve : Paul Mc Cartney joue très mal de la basse (pourtant, quatre notes par morceau, ça doit pas être bien compliqué).

  13. @Obi Wan

    Ce billet est un coup de gueule, classé dans la catégorie « chafouinage », qui porte bien son nom!

    En effet, je l’admets, je m’emporte parfois. Mais cela a du bon, aussi ! Même si ce n’est pas le but premier, cela fait réagir, là où les billets mesurés n’attirent souvent qu’indifférence et oubli. Le mieux est parfois l’ennemi du bien. Je me comprends😉

    Bon. En me relisant, je ne le trouve pas si virulent, ce billet. J’ai dit « cuistres », « ridicules », et « ils n’ont rien compris à la vie ». Comme propos violents, on fait pire, quand même…

    « Et l’écologie oui, si ce n’est pas pour débarrasser la planète de son plus dangereux parasite, c’est à dire l’homme. »

    C’est parfaitement résumé…

  14. cilia

    « Je ne suis pas extrémiste, je suis humaniste »

    Peut-être n’avons-nous pas la même définition du terme ‘humaniste’.😉

    Et si pour protéger la nature, il s’agit de demander aux hommes riches ( chaque français pour l’exemple ) de ne pas considérer comme un droit absolu de manger de la viande (ou du poisson parce que j’y tiens à la question de la disparition de poissecaille dans nos océans et nos mers) tous les jours et sans limite, eh bien, non, on ne nuit pas à l’homme.
    On ne nuit alors qu’aux caprices de l’homme riche. Ce qui, j’en suis sûre, t’est nettement moins antipathique.

    « l’homme est l’espèce qui domine le monde, et donc il a le droit de le soumettre à ses désirs, dans un sens qui lui soit favorable »

    Admettons même que je suis partiellement d’accord avec toi sur ce point (pour des motifs différents des tiens, mais bref), cela n’enlève rien à la lucidité que nous nous devons d’avoir sur nous-mêmes et sur notre propension à confondre désirs, conforts et besoins, dès lors que nous n’avons plus à lutter pour notre survie.

  15. @cilia

    Certes, certes..Nous ne sommes pas en désaccord! Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire! Je pointe juste du doigt les risques d’une écologie qui perde de vue sa signification.

    Les « motifs » dont tu parles (tu sous-entends qu’ils sont religieux?) ne sont pas forcément ceux que tu crois : en-dehors de tout contexte religieux, on peut estimer que l’homme est un prédateur comme un autre. Son avantage, c’est que contrairement à un loup ou un lion, il est capable de réfléchir, et de faire attention à ne pas tarir sa source de nourriture, et son cadre de vie (ce qui n’est aps toujours le cas, je te l’accorde).

    ce que je crains, c’est qu’on cherche à défendre les »proies » de l’homme, non pas parce qu’il risque d’en manquer, mais au nom d’une sacralisation de cette proie, qui, j’en suis désolé, n’est rien d’autre qu’une proie (voir ce que dit en commentaire du billet sur l’asso stéphane lamart un défenseur des animaux, qui conteste le droit de tuer un rat parce qu’il nous gêne…)

    On peut très bien envisager ça sous l’angle religieux, et d’ailleurs, l’Eglise ne manque pas d’avoir un discours très étoffé sur l’écologie (voir le blog de patrice de plunkett, qui parle beaucoup de ces questions), mais en l’occurrence, ce n’était pas tellement mon cas.

  16. RoseNoire

    Au sujet du rapport homme-animal, je souhaiterais ajouter quelque chose. Il est évident qu’Homo sapiens sapiens est au top de la chaîne alimentaire, et que nul autre membre du règne animal ne compose des symphonies, n’écrit de traités théosophiques et philosophiques ou n’invente des engins qui roulent, volent ou vont dans l’espace.
    Cependant, il me semble qu’avoir un grand pouvoir se doit d’aller avec une certaine humilité, et la volonté (le devoir?) d’exercer ce pouvoir avec discernement et responsabilité. Le fait de dire « Je suis le grand Kador de l’espèce animale, donc je fais ce que je veux en fonction de mes intérêts et basta » me choque à force d’arrogance et d’irresponsabilité, et constitue selon moi un extrémisme aussi grand que de dire « la vie de cette mouche ou de ce rat est aussi sacrée que la mienne ». (Je force volontairement le trait afin de mieux illustrer mon propos)

    Il y a un juste milieu à trouver entre ces attitudes jusqu’au boutistes. Une manière d’exploiter les ressources naturelles de façon responsable et équilibrée. Il y a toujours eu prédateurs et proies, c’est l’ordre naturel des choses. Je vais continuer à manger mon steak et porter des chaussures en cuir, sans complexe. Mais que l’on ruine un biotope naturel pour y construire un Club Med’, ou qu’on chasse et pêche des espèces jusqu’à extinction, oui, cela m’horripile.

    Veiller à un équilibre homme – nature est le rôle de l’écologie. Je parle ici de la science, et non d’un quelconque mouvement militant aux buts plus politiques que véritablement soucieux de l’écosystème.

  17. Je n’ai pas une ligne ni une lettre à retirer à ce que tu viens d’écrire. Juste milieu, comme tu dis. Je pense qu’on cherche tous à faire d’avantage attention depuis de nombreuses années. Et j’agrée évidemment à ta chute…

  18. Ce débat reprend la théologie de l’écologie spirituelle défendue par Benoît XVI lors de la messe de Pentecôte :
    « Ce que l’air est à la vie biologique, l’Esprit Saint l’est à la vie spirituelle ; et de même qu’il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne l’environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l’esprit qui mortifie et empoisonne l’existence spirituelle. Alors qu’il ne faut pas s’habituer aux poisons de l’air – et pour cela l’engagement écologique représente aujourd’hui une priorité -, on devrait agir de même pour ce qui corrompt l’esprit. »

  19. Lagavulin

    Bonjour Chafouin,
    Plus fort que Mr Beattles, notre star nationale, notre Marianne de pas mal de mairies etc etc… qui, contrairement à sa rivale Catherine Deneuve, ne porte pas de fourrure etc etc… Bref, la mobilisation de moyens financiers non négligeables par cette brave Mamie au nom de la défense de la cause animale a déjà semé la consternation dans pas mal d’endroits. Son plus grand exploit reste, à mes yeux, celui d’avoir, en vingt ans de campagne contre la chasse aux phoques et autres bestioles à fourrure, privé nombre de communautés du grand nord canadien de leur principaux revenus. Signalons au passage que le Canada est depuis longtemps reconnu pour la bonne gestion de son patrimoine naturel et qu’aucune des bestioles sauvées par la dame n’étaient menacées dans ce pays! Mais bon, les Inouits finissant l’hiver au chômage et au mauvais whisky, c’est sûrement moins émouvant que les bébés phoques… Allez, bon courage et à bientôt!
    PS. Je crois me souvenir que Mc Cartney est aussi allé se les geler sur la banquise pour protéger de son corps les gentils bébés phoques des méchants chasseurs, et aussi consoler leurs mamans après…

  20. Rom1

    Sur ce thème (écologie radicale et dérives associées), je vous conseille « Le parfum d’Adam » de Rufin, en plus ça se lit bien (c’est un roman).

    Comme vous, le roman établit (ou du moins, fait établir à ses protagonistes) une distinction nette entre la protection de la nature d’une part (ce que devrait être l’écologie), et la protection des animaux d’autre part.
    Protéger la nature, c’est préserver les équilibres des écosystèmes pour les faire perdurer, et donc considérer l’ensemble.
    Protéger « les animaux », c’est s’attacher à des individus auxquels on confère indument la qualité ou au moins les droits d’êtres humains. Les actions de Lamart, de Brigitte Bardot (par exemple), de la SPA ou contre l’expérimentation animale relèvent de cette logique, différente de la logique écologique au point d’ en être parfois antinomique (une prolifération des phoques peut devenir dangereuse pour l’environnement).

    Contrairement à vous, je classerais l’initiative de Mc Cartney (ambigüe, il est vrai) dans la première catégorie (régulation des écosystèmes), même si le végétarisme tient plutôt de la seconde (sentimentalisme anthropomorphique).

    Il y a une différence, en terme de pression sur l’écosystème, entre manger de la viande 2 fois par jour (~150 kg/an) ou 3 fois par semaine (~30kg/an) – le type de viande joue sans doute aussi.
    Le prélèvement et donc la pression sur l’écosystème est d’autant plus forte que les quantités prélevées sont importantes ET qu’on prélève haut dans la chaine alimentaire (ça marche aussi avec les océans, où les prélèvements sont trop élevés, ce qui fait qu’on descend dans la chaine). Et il y a une limite à la quantité qu’on peut prélever.
    On a introduit l’élevage et éliminé les grands prédateurs (loups, ours) afin d’augmenter cette quantité, ce qui n’est pas illégitime, mais à 8 milliards avec la consommation moyenne d’un européen, une simple multiplication montre qu’on explose la limite.

    L’initiative de Mc Cartney vise à nous encourager à diminuer notre consommation de viande. Le but (à mon sens) n’est pas de sauver la bestiole (probablement née d’une insémination artificielle) qui sera mangée, mais de faire en sorte qu’elle ne naisse pas (pour ne pas qu’elle mange le mais qui devait servir à nourrir l’Afrique).

    Il me semble justement que le but, c’est d’éviter la solution malthusienne. D’un point de vue écologique (agricole), comme le disait Malthus, le festin est limité – mais la limite est considérablement plus élevée qu’il ne le pensait, et on a sans doute de la marge du côté de l’augmentation de la production. Mais si la Chine, l’Inde et le Brésil se mettent à manger (et gaspiller, une partie non négligeable de la nourriture produite n’est pas consommée) comme l’Europe, on aboutira à une situation dont la crise alimentaire de 2007 est un avant-goût, et j’espère qu’on trouvera une meilleure réponse que celle de Malthus avant d’en arriver là.

    D’ailleurs, plus que les biocarburants (dont la production n’a pas considérablement diminué), c’est probablement l’augmentation de la demande (notamment en viande) des pays émergents qui a fait exploser le prix des céréales et de l’huile et causé cette crise.

    Je vois l’appel de Mc Cartney comme une réflexion sur nos modes de vie, une chose à laquelle ni Bardot ni Lamart ne semblent avoir pensé (pas les modes de vie, la réflexion).

    Pour rejoindre votre conclusion, si je mange peu de viande (outre pour des raisons sanitaires), c’est justement par égard pour les hommes plus que pour la planète, pour éviter d’en arriver à une situation malthusienne, où les plus pauvres seraient de facto « éliminés » parce qu’incapables de se nourrir.

    Et d’ailleurs, quitte à manger (et surtout produire) moins, autant manger mieux !

  21. « Donc ce qu’on va lui répliquer, ce qui sera valable pour la plupart des écologistes dits modernes, c’est ceci : les gars, si vous oubliez que l’écologie doit protéger l’homme, et non la planète, vous nous conduisez au désastre. »

    Oui et non. C’est sûr que ce qui nous embête, avec les changements climatiques et autres catastrophes naturelles, c’est que ça nous retombe directement dessus, et qu’instinct de préservation oblige, l’écologie, c’est aussi pour sauver nos fesses (du moins jusqu’à ce qu’on colonise une autre planète en meilleur état ou que sais-je encore…).

    Mais l’écologie, il me semble que c’est aussi remettre les choses un peu dans l’ordre. Ce blog est hébergé par un laïc, soit, mais en attendant, depuis la Bible, les hommes (du moins les chrétiens, mais ils ne sont pas les seuls) sont persuadés que le monde a été crée juste pour eux. C’est parce qu’on est le plus intelligents (ou au moins les moins stupides) que la Terre entière a été créée dans le seul but de nous servir.

    Bon, cela dit, refuser de manger de la viande par idéologie, ce n’est pas quelque chose que je partage, surtout que vouloir protéger la nature en niant la chaîne alimentaire (quoi de plus naturel ?), c’est pas très cohérent ! Je ne mange pas beaucoup de viande, mais c’est uniquement par goût ! Cela dit, les adeptes du végétarisme n’ont pas totalement tort en disant qu’on consomme trop de viande. Les chiffres sont à confirmer, mais il me semble que les deux tiers de la production agricole est utilisée pour nourrir le bétail, lequel, élevé de façon intensive, pose effectivement des problèmes écologiques.

  22. Une salade, non, ça n’est pas vivant de la même façon qu’un animal. Parce qu’un animal, ça souffre.

    D’ailleurs, on en est tellement gêné que personne (ou presque) ne filme jamais un (c’est un exemple au hasard) élevage belge de porcs. On ne filme pas les camions d’antibiotiques et d’antidépresseurs que l’on fout dans leurs mangeoires tellement leurs conditions d’élevage sont dégueulasses. On ne filme pas les crocs qu’on arrache et les queues qu’on coupe parce que ces porcs, stressés par leurs conditions d’élevages, se bouffent entre eux. On ne filme pas les truies sanglées et attachées au sol avec les mamelles ensanglantées par la masse de petits cochons qu’on leur fait allaiter.

    Polo le Beatles sait ça… Voilà pourquoi il parle de raisons morales pour être végétarien.

    Polo connaît aussi les raisons économiques: aujourd’hui, pour nourrir les bestiaux des pays riches, on consomme plus de céréales que de céréales pour nourrir directement les humains. D’où les OGM pour essayer de pousser les rendements.

    Au mieux, pour fournir une calorie de viande, il faut sept calories végétales. Ajoutez, dans les mêmes proportions, l’eau nécessaire qui sera, dans les années qui viennent, de plus en plus rare.

    En un mot comme en cent, si on ne consommait presque plus de viande, on résoudrait immédiatement le problème de la faim dans le monde.

    On en reparlera dans 20 ans: quand le végétarisme presque complet sera devenu majoritaire.

    Personnellement, il y a 20 ans, quand je parlais du réchauffement climatique et, par exemple, de la priorité à redonner au rail, on me prenait pour un imbécile… Alors…

  23. Rom1

    Le végétarisme est sans doute déjà largement majoritaire, vu que 4 milliards d’êtres humains vivent avec moins de 2$ par jour.

    Que les porcs souffrent, cela ne me pose pas (trop) de problèmes moraux. Le porc a un système nerveux, mais pas de conscience. C’est un animal, pas un humain, il perçoit la douleur mais n’a pas d’autres sentiments que ceux que nous humains projetons sur lui.
    D’ailleurs ces animaux (comme la plupart de ceux qu’on élève) sont issus d’une sélection qui, le plus souvent, les rends inaptes à la survie à l’état sauvage.

    Ce qui me pose problème, en revanche, ce sont les conséquences de ces méthodes d’élevages. Outre les répercussions du stress et de l’absence de mouvement sur la qualité de la viande, les médicaments dont on les bourre pour compenser des conditions d’hygiène déplorables (du fait de la concentration, sans quoi les porcs sont très propres) se retrouvent dans notre nourriture.

    Les résistances aux antibiotiques viennent pour grande part de là. Du coup on se retrouve avec des résistances virales qui se développent et des épizooties en pagaille…

    Je pense qu’un amendement du système se justifierait sans avoir besoin de recourir à des photos choc et à des justifications morales ^^.

    P.S: pourquoi un élevage *belge* de porcs ?

  24. Cher Romi,

    Quelles jolies certitudes! Ainsi, un porc ne fait ressentir la douleur, il n’a pas de conscience comme nous autres humains, si délicats, si élaborés, si peu capables de construire éventuellement des camps de concentration sur le modèle de l’abattage de masse des animaux!

    Cher Romi, qu’est-ce que ça change? Cela ferait qu’on souffre moins de ne pas avoir des sentiments délicats comme les vôtres? Ce porc n’aurait pas de sentiments?

    Certes, les sentiments d’un porc sont moins élaborés que les vôtres mais écoutez par exemple les beuglements angoissés d’une vache pendant plusieurs jours quand on lui a retiré son veau… Et vous verrez que même vos sentiments à vous seront touchés par les sentiments de ce pauvre bovin.

    J’ajoute que ce que vous racontez bêtement (MDR) sur les animaux pourrait être décalqués sur les humains handicapés mentaux profonds ou dans le coma.

  25. J’adore les gens qui expliquent doctement que « certains » écologistes préfèrent les animaux aux hommes. Vous avez vu beaucoup de gars comme ça? Ils sont où? Ils sont nombreux? Ils ont écrit quelque chose quelque part?
    A moins que ça ne soit un pur fantasme d’adorateurs du foie gras…

  26. RoseNoire

    Le fait que la souffrance ne soit pas dérangeante si elle est subie par un être qui n’a pas de conscience? Difficile de ne pas trouver une telle idée parfaitement répugnante.
    Tiens, à ce tarif-là, remettons certains malades psychiatriques dans des mouroirs tels qu’ils existaient au 18ème siècle. On pensait aussi que, vu qu’ils n’avaient pas la conscience d’être, leurs souffrances étaient peu importantes. Retournons donc aux cachots pleins de paille pourrie et non chauffés, aux coups de trique et toutes ces sortes de choses.
    Le fait de devoir expliquer que si un boeuf, un chien, ou un chat se prend des coups de bâtons, et bien il ***hurle*** de ***douleur***, cela me fait désespérer de l’intelligence humaine.

  27. Obi-Wan Kenobi

    Oh bah mince alors ! Didier Specq dont je lis quotidiennement les articles dans Nord éclair tombe dans le piège de la loi de Godwin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin) dès sa première intervention. N’est-ce pas un peu « too much  » de comparer les conditions d’élevage à celles d’un camp de concentration ? Pour ma part, j’ai plus de compassion pour les déportés que pour les cochons. Refermons là cette parenthèse.
    Car Rom1 pose assez bien les enjeux dans son premier message.

    Pour ma part, je ne m’avancerai pas sur le thème : « les animaux ont-ils une conscience et du chagrin à leur petit coeur ? » Le plus important, ce sont effectivement les conséquences sur la santé de l’être humain des conditions d’élevage des porcs en Belgique et ailleurs. Là-dessus, il me semble qu’on est tous d’accord.

    Ensuite, faut-il devenir végétarien, voire végétalien (on a vu de belles manifs à Lille de végétaliens, Didier Specq, donc oui, les « écologistes qui préfèrent les animaux aux hommes », ça existe) ? J’avoue mon égoïsme : non, je n’ai pas le courage de renoncer à la viande. En manger moins, d’accord, mais plus du tout, non. Je précise que priver un enfant de protéines animales peut être préjudiciable pour sa santé – et je parle en connaissance de cause, je ne me contente pas de vous renvoyer à une cinglante réplique du Dr House.
    L’homme, comme le cochon, est omnivore. C’est comme ça depuis la nuit des temps (enfin, surtout depuis qu’il sait tailler des silex et allumer un barbecue). Il peut même être un prédateur utile.

    PS : quand on habite dans le Nord, je ne vois pas en quoi le réchauffement climatique pose problème, bien au contraire. Avec un peu de chance, avec la montée des océans, Lille ne sera plus qu’à cinq minutes de la mer.😉

  28. @Obi etc…

    Je n’ai pas comparé les élevages intensifs d’animaux aux camps de concentration. Il faut apprendre à lire, mon canard: j’ai dit que les nazis ont opérés de la même façon et ont utilisé certaines techniques similaires; d’ailleurs, les nazis, pour pouvoir faire plus facilement leurs saloperies, expliquaient que ceux qui étaient dans les camps étaient des sous-hommes, qu’ils n’avaient pas la même sensibilité délicate que les amateurs de musique classique allemande, qu’ils n’avaient pas de sentiments, etc, etc…

    Il existe une philosophe française, Elisabeth de Fontenay, qui a beaucoup écrit là-dessus et t »éviterait de dire certaines « bêtises ». Je te recommande notamment le « Silence des Bêtes ».

    Quant « aux végétariens, aux végétaliens et, ça oui, les écologistes qui préfèrent les animaux aux hommes, ça existe »… J’avoue ne pas avoir compris ce que tu veux dire, une truie n’y retrouverait pas ses petits. Peut-être suis-je trop bête?

    « Ne pas manger de viande, ça peut être préjudiciable, je suis placé pour le savoir, etc, etc. » Là aussi, je ne pige pas ton raisonnement. Il me semble que des populations entières, depuis la nuit des temps, ne mangent pas de viandes. Les Indes, tu connais? Et les Indiens contruisaient déjà des palais quand tes ancêtres (et les miens) grimpaient encore dans les arbres.

    L’homme est omnivore. Ben oui. Et alors? Est-ce que ça l’empêche de faire des choix dans ce qu’il mange. Exemple: j’ai des mains qui me permettent d’étrangler mais, pour l’instant, je ne m’en suis pas encore servi comme ça.

    Autre exemple: le chien de mon copain a des crocs qui lui permettraient de le saigner ou de zigouiller aisément d’autres animaux. Il ne l’a pas encore fait parce qu’il aime son maître et que mon copain l’empêche de tuer les bestioles qui passent à sa portée. C’est vrai que ce magnifique épagneul breton mange à sa faim (exclusivement une alimentation à base de soja et de légumes). C’est fou, non?

    C’est vrai, ce charmant animal roux et blanc n’a pas eu le choix. Contrairement aux hommes qui, eux (tu as remarqué?), ont le choix, par exemple, de choisir un régime alimentaire, de dire des bêtises, etc. Le choix, ça, c’est une différence. Mais ça nous fait porter aussi sur les épaules plus de responsabilités…

  29. Rom1

    @Didier Specq:
    C’est assez étonnant qu’on s’écharpe comme cela, parce que je crois qu’on est assez d’accord sur le fond. Et avec RoseNoire aussi d’ailleurs.

    Ma formulation était un peu provocatrice, mais vous noterez que je n’ai pas dit que le traitement des porcs en batterie ne me dérange pas, mais qu’il « ne me pose pas trop de problème moraux » (le « trop » entre parenthèses, mais je l’ai mis), ce qui n’est pas pareil.
    Je n’ai pas nié non plus que les animaux souffrent (et pas que les mammifères).

    Mais je maintiens une distinction stricte entre l’humain et l’animal, et d’ailleurs je souligne que les handicapés aussi « profonds » soient-ils, sont des êtres humains et conscients (idem pour les comateux et les malades psychiatriques, dont « l’âme » -psyché- ne pourrait être malade s’ils n’en avaient une), et que du coup NON, en aucun cas ce que j’ai dit sur les animaux ne peut se décalquer à qui que ce soit, handicapé fût-il/elle (que d’ailleurs, je me refuse à manger, alors que je mange du poulet – trait d’humour douteux).

    Les maltraitances aux animaux me répugne autant que vous (enfin peut-être un peu moins), mais je refuse de mettre un cochon (ou un chat, ou un chien, ou un cheval) sur le même plan qu’un humain.
    Martyriser un chat, c’est méchant et vicieux (et inquiétant quant à la personnalité de qui se livre à un tel passe-temps). Torturer un humain, c’est criminel.

    Pour résumer ce que je disais dans mes précédents commentaires, je voulais dire que
    (1) l’initiative « un jour sans viande par semaine » tient plus de la comm’ pour un changement raisonnable et justifié de notre mode de vie que de la propagande pour le végétalisme ou l’écologie radicale tendance extinction volontaire de l’espèce humaine
    (2) pour combattre les dérives de l’élevage intensif, les risques sanitaires -pour l’environnement et les consommateurs- me semble un angle d’attaque plus mobilisateur (à mon avis plus pertinent aussi) que l’amélioration de la condition animale

    — — —

    J’essaierai de lire Elisabeth de Fontenay si je parviens à mettre la main sur ses écrits (à Dresde, ça risque de ne pas être facile).
    Les extraits que j’ai pu trouvé après une recherche rapide semble montrer qu’elle s’attaque à la distinction homme/animal (enfin, plutôt homme/mammifère, les animaux qui ressemblent le plus à l’homme), dans une perspective de redéfinition de l’humanisme:

    Dans une interview du Figaro (à propos des élevages), cette remarque sur la technicité du productivisme qui me semble au cœur du problème:
    « Il n’y a plus d’animaux domestiques. Les animaux de ferme ne se reproduisent en quelque sorte plus, on les produit désormais en série. »

    sur œdipe.org interview parue dans le journal « Le Figaro » du 6 mars 2001 – « Un sanglant non-sens »:
    « Il faut pour finir faire l’hypothèse que c’est aussi dans les rapports que nous instaurerons avec les animaux dans la grande cité mondiale, que se décidera le mode de relation des hommes entre eux.  » et un peu plus loin,
    « L’humanisme du « propre de l’homme » n’a guère su montrer ses capacités de résistance à l’horreur. »

    Sur ce second point, je me permets quand même de signaler que les instances religieuses ont eu des relations très tendues avec les totalitarismes national-socialiste et stalinien (avec la dictature militaire franquiste par contre… mais hélas, les décisions des Églises ne sont pas toujours guidées uniquement par des considérations spirituelles et morales).
    Sur le premier point (les rapports entre humains), j’espère que nos sociétés arriveront à surmonter leur aversion à l’autre sans devoir en passer par un stade « Stéphane Lamart », sans quoi je nous vois mal partis. Quelque part, cette réflexion me fait penser à la thèse d’Aimé Césaire selon laquelle la colonisation a fait le lit du fascisme: en détruisant la notion d’humanité, les abus coloniaux se sont retournés contre ceux qui les ont commis (il explique ça mieux que moi bien sûr ^^, je vous conseille de le lire).
    Chez De Fontenay, les animaux me semblent tenir le même rôle « d’inférieurs » que les théories racistes de l’époque coloniale (dont l’équivalent serait mon anthropocentrisme arrogant, ce que je trouve un peu exagéré mais bon) attribuaient aux autochtones.

    Pour ma part, la meilleure définition d’être humain que je connaisse c’est: la descendance de 2 êtres humains. Ou, ce qui nait de l’union de 2 êtres humains, est un être humain.
    Philosophiquement, c’est court (parce que récursif), mais c’est la seule -à ma connaissance- qui tienne la route en pratique.

    — — —

    En conclusion de ce long commentaire, je refais référence au roman de Rufin sur le terrorisme écologique et l’écologie profonde – celle qui fait passer la nature avant l’homme, c’est vraiment dans le sujet.
    Le livre présente un personnage fictif qui planifie une opération terroriste de grande ampleur au nom de la protection de la Terre.
    Pour le romancier, ceux qui « aiment les animaux plus que les hommes » maquillent une forte misanthropie avec un prétexte écologique.
    Dans la notice finale, il précise ses sources d’inspiration, dont David Ehrenfeld (The Arrogance of Humanism) ou Edward Abbey (Le Gang à la clef à molette) semblent les plus radicales (et c’est autre chose que Mac Cartney).

  30. Romi,

    Ce que je veux dire, c’est que la distinction entre l’homme et l’animal me semble plutôt une affaire de degré: il n’y a pas de différence frontière en quelque sorte.

    Vous trouverez -certes de façon très peu élaborée- des sentiments chez les animaux, quelquefois de l’empathie gratuite pour une autre race animale, un étonnement élémentaire devant la mort, de l’amour, des relations familiales, des chants, même des accents régionaux chez les mêmes oiseaux, de la solidarité quelquefois, du langage… Certes de façon très archaïque.

    Pourquoi j’insiste là-dessus? Parce que ça nous permet de comprendre intuitivement que nous sommes DANS le monde, DANS la planète… L’opposition entre l’homme et la planète (nous sauver d’abord, la planète, c’est pas le but, etc) me semble donc une opposition archaïque, dépassée, une prétention dangereuse et infondée.

    C’est le paradoxe: avec le développement de la science, l’être humain a appris que (s’il réfléchit un peu) il n’est qu’un tout petit bout de vue dans l’univers (Galilée, Copernic, etc), qu’il n’en est pas le centre, qu’il est une sorte de descendance du règne animal (Darwin), qu’il possède dans son beau cerveau si performant des cerveaux animaux anciens, qu’il est manipulé éventuellement par l’inconscient (Freud), etc.

    Evidemment, c’est long à admettre. Imaginez que, 2000 après, la non-violence intégrale de Jésus n’a pas encore été pigée par les chrétiens.

    Regardez les informations stockées dans le cerveau reptilien (agression, copulation, territoire) et vous comprendrez mieux le comportement des « politiques », de l’automobiliste soudain fou furieux, du petit chef qui tient à sa cour féminine, du guerrier, des femmes adeptes de la promotion canapé, des hommes qui tapent « leur » femme, etc.

    Et le végétarisme là-dedans? Eh, bien, il me semble aussi inévitable, un jour, que l’abolition de la peine de mort, la fin du colonialisme, l’égalité hommes-femmes, la fin de l’idée que la race blanche est plus parfaite que les autres.

    Si vous lisez le « tour de France par deux enfants » (qui était le livre de lecture de base dans toutes les écoles françaises vers 1900), vous verrez que, dans ce livre plein de bons sentiments par ailleurs, les idées, que je cite plus haut, sont balancées comme des évidences incontestables.

    Avec la progression énorme de l’espèce humaine et le problème de la faim (dans le meilleur des cas, 7 calories végétales produisent une seule calarie animale), avec la progression de la prise de conscience de la douleur qui est un phénomène ressenti aussi durement par les animaux (n’oubliez pas que, dans les années 50, on estimait souvent que les bébés ne souffraient pas ou, en tous cas, ne s’en souvenaient pas! J’ai vu, de mes yeux vus, des traitements infligés aux enfants qui, aujourd’hui, mèneraient directement l’infirmière au tribunal), avec l’épuisement de la planète, avec l’affaiblissement du modèle occidental (bien manger, c’est manger un plat autour de la viande avec une garniture de légumes; regardez une carte de restaurant français, on désigne le plat par la bidoche qu’il contient), avec, avec…

    Bref, le végétarisme comme l’alimentation bio en parallèle progresseront inexorablement. Voilà, ce que je veux dire, c’est tout.

    Ceci dit, je ne m’étonne pas des réactions vives sur ce sujet: c’est un mode de vie qui est contesté, donc, c’est très profond.

    Prenez un écolo basique et expliquez-lui que, s’il n’est pas concerné par le végétarisme et qu’il prend souvent l’avion, c’est un hypocrite… Vous verrez, même lui, il sera furieux car il sera touché dans son mode de vie.

  31. Romi,

    Ah, oui, j’ai oublié de dire une chose importante. Paulo le Beatles propose une journée sans viande et blabla, blabla… Bon, c’est le truc classique pour attirer l’attention sur un problème humanitaire, politique, sociétal, etc… Personnellement, je comprends Paulo mais j’ai peut-être tort.

    Or, voyez la réaction épidermique du propriétaire de ce blog: « J’ai honte de Paul Mac Cartney et de son idée stupide de journée sans viande ». Vraiment, même si on n’est pas d’accord, qu’est-ce qu’il y a de si honteux et de si stupide là-dedans? Qu’est-ce qui mérite une réaction aussi agressive? C’est curieux, non?

  32. A l’instant même, sur Thé ou Café (France 2), Alain Ducasse, une des plus grands cuisiniers français, dans son restaurant au sommet de la Tour Eiffel: « C’est mon rêve, si j’ouvrais un restaurant sur Mars, ce serait un restaurant végétarien, c’est l’avenir ». Encore un gars stupide et honteux…

  33. @didier
    Je vais te repondre un peu plus tard car je n’ai plus de connexion internet chez moi et que d’un telephone c’est pas tres pratique…🙂
    Je promets une reponse dans l’apres-midi,foi de chafouin!

  34. Cher chafouin…

    A force de bouffer des animaux innocents, ton karma a beaucoup souffert et une souris t’a probablement grignoté ta connexion…

    A ta place, ce midi, j’éviterais le plateau de fruits de mer ou les tomates aux crevettes… Prends plutôt une carbonnade flamande: au moins, tu n’auras contribué qu’à la mort et aux souffrances que d’un seul animal.

    Bisous.

  35. @didier specq

    Où ai-je vu les ayatollahs verts? Ben toi, par exemple, puisque tout dans tes paroles montre que si on mange de la viande, on est à côté de la plaque et qu’on cautionne un génocide!😉

    Les « animaux innocents »… Mais à t’entendre, pusique tu affirmes que la différence entre les hommes et les animaux n’est qu’une question de degré (quoique, moi, je n’ai jamais vu un animal capable d’évoluer, de progresser, contrairement à l’homme, seul animal doué de raison, et ça, c’est pas une sacrée différence de nature?), je te le dis : pourquoi manges tu des salades, qui elles aussi, ont droit à la vie?

    Au sujet de l’élevage de bêtes en batterie, je vous dirais que les jolis troupeaux dans les montagnes, avec un gentil berger, c’est bien, mais à six milliards d’humains, ce n’est pas possible. On s’adapte, donc. De même que la production de voitures dans l’usine de papa ne fonctionne plus : il faut bien répondre à la demande. Pourquoi, à ton avis, est-on passé à l’ère industrielle à la fin du XIXe?

    Ce qui vaut pour l’économie vaut aussi pour la production de bouffe. Et c’est la même chose pour les végétaux que les animaux, d’ailleurs.

    Alors après, parfaitement d’accord pour respecter ces animaux, ne pas les traiter comme des pierres. Mais dans le FOND,il n’y a pas de différence entre élever des porcs en batterie et les élever dans un joli champ. Dans les deux cas, le but est de le manger, donc…

    Ensuite, je plussoie sur obiwan sur le point godwin. Et cela rejoint sur ce que je disais : quand on ne voit plus la différence entre l’homme et l’animal, justement, on perd l’objectif de vue. On veut sauver l’animal pour l’animal, et ça n’a aucun sens. Car au bout du compte, on nous dira qu’il faut réduire le nombre d’humains pour que nos gentisl boeufs soient bien traités.

    Donc oui, un animal est un sous-homme, contrairement à un juif. Point godwin amplement mérité, donc !😉 entièrement d’accord avec Romain sur ce point : quand on met sur un pied d’égalité les hommes et les épagneuls, on est mal barré…

    « L’homme est omnivore. Ben oui. Et alors? Est-ce que ça l’empêche de faire des choix dans ce qu’il mange. Exemple: j’ai des mains qui me permettent d’étrangler mais, pour l’instant, je ne m’en suis pas encore servi comme ça. « 
    Pire! tu compares maintenant le fait de manger de la viande à un crime.

    « L’opposition entre l’homme et la planète (nous sauver d’abord, la planète, c’est pas le but, etc) me semble donc une opposition archaïque, dépassée, une prétention dangereuse et infondée »
    Je n’oppose pas les deux, à aucune moment.. J’ai reconnu que mon titre était ouvertement provocateur. Je n’ai pas dit « sauvons nous d’abord, et fuck la planète » mais « sauvons la planète, pour nous sauver nous ».


    « Imaginez que, 2000 après, la non-violence intégrale de Jésus n’a pas encore été pigée par les chrétiens. »

    Tu as lu les Evangiles?😉 Je n’y ai jamais vu de théorie de la non-violence intégrale… Plutôt un plaidoyer pour l’amour.

    Quant à Paulo, ok, j’y suis allé un peu fort. Admettons.

    @Lisa

    « depuis la Bible, les hommes (du moins les chrétiens, mais ils ne sont pas les seuls) sont persuadés que le monde a été crée juste pour eux. C’est parce qu’on est le plus intelligents (ou au moins les moins stupides) que la Terre entière a été créée dans le seul but de nous servir. »

    C’est en effet ce que je considère, mais ça ne veut pas dire que l’homme peut faire ce qu’il veut de la nature. Servir, mais pas asservir. En la détruisant, de mon point de vue de chrétien, non seulement il nuit à la création, mais en plus, il se pénalise lui-même, ce qui n’est ni respectueux, ni même censé… Voilà ce que je veux dire depuis le début dans ce débat : je ne méprise nullement la nature. Seulement, l’objectif ne doit pas être la planète en soi, mais la planète, pour l’homme. Je pense qu’il n’y a pas besoin d’être chrétien pour dire cela. Mais ici, je ne me cache pas…

  36. Tout dans mes propos montreraient, selon toi, que, lorsqu’on mange de la viande, on est à côté de la plaque et on cautionne un génocide…

    Amusant puisque je dis exactement l’inverse: pour nourrir tous les humains, il va falloir un jour moins manger, voire peut-être ne plus du tout manger de viandes… Je répète: au mieux, pour produire une calorie de viande, il faut sept calories végétales. N’importe quel spécialiste de l’alimentation te dira qu’il est impossible de nourrir la population mondiale comme on nourrit la population des pays occidentaux, la planète ne le supporterait pas.

    Le problème, c’est que tout est lié: la terre, la planète, l’eau, le monde vivant et sensible, le mode végétale, de tout ça, il va falloir user sobrement. Il se trouve que les théories végétariennes rejoignent peu ou prou cette vision écolo des choses. Evidemment, on peut ne pas être d’accord, je ne suis pas sectaire…

    Sur les Evangiles, je suis sûr, parce que je connais ces textes mieux que toi ne t’en déplaise, que, très concrètement, à part chasser les marchands du temple, le Christ est toujours non-violent même quand on lui fait subir les pires avanies. Tendre la joue gauche quand la joue droite est frappée, ça me semble très non-violent. Mais peut-être que je ne sais pas lire.

    Ce fut d’ailleurs un des problèmes des premiers chrétiens par rapport à l’empire romain: ils refusaient de porter les armes.

    Les animaux innocents, c’étaient de l’humour (quoique). Tu n’as jamais des animaux évoluer? Darwin, tu connais? Certains animaux savent d’ailleurs relativement s’adapter dans le moyen terme (sur la reproduction, la taille, certaines habitudes alimentaires, les formes « familiales » etc). C’est relativement connu, tu sais. Evidemment, ça n’a rien à voir avec l’adaptabilité et l’intelligence humaines qui évidemment, je le répète, sont infiniment plus prodigieuses.

    Les céréales qui ont le droit à la vie? Mon Dieu, que c’est bête. Tu n’as pas remarqué qu’il existait comme un petit différence (système nerveux, réceptivité à la souffrance, etc) entre une salade et un animal? Un enfant de trois ans le sait au moins empiriquement.

    Donne un couteau à un enfant et dis lui de découper un lapin vivant et, ensuite, dis lui de découper une salade… Tu vas voir s’il ne développe pas une certaine empathie avec le lapin. Par contre, il va découper la salade. D’ailleurs, une civilisation raffinée, en général, s’arrange souvent pour qu’on ne reconnaisse pas nettement l’animal qu’on mange. Regarde la cuisine chinoise par exemple.

    Effectivement un grand singe comme le gorille , par exemple, est un animal légèrement moins développé qu’un homme. Darwin encore, tu connais? Lucy, tu connais? Même certaines expressions du visage de l’homme sont proches avec ces rameaux supérieurs de l’évolution animale. Ce qui ne met d’ailleurs pas un signe « égal » entre ce singe et l’homme. Je n’ai jamais confondu. Il n’empêche que j’ai de la sympathie pour ces singes, effectivement, je ne suis pas le seul au monde d’ailleurs à réagir comme ça. Ceci dit, entre lui et un homme, je choisirai l’homme. Ce serait bien que, de temps en temps, on attaque quelqu’un sur ce qu’il a dit et non pas sur ce qu’il aurait dit.

    Je ne compare pas le fait de manger de la viande à un crime. Je dis simplement que ce n’est pas parce que l’homme est omnivore qu’il est obligé d’abattre des animaux et de les manger.

    Effectivement, un homme est capable d’étrangler avec ses mains ou de violer, ça n’est pas pour ça qu’il le fait. Cette comparaison entre les comportements possibles ne veut pas dire que manger de la viande est un crime!

    Bon, là, jusqu’ici, ce sont des corrections élémentaires par rapport à des clichés très peu élaborés.

    Intéressant est en revanche ta comparaison avec l’ère industrielle. Désolé de le dire: il y a une notion fondamentale que tu n’as pas comprise. En matière d’alimentation (qu’elle soit végétale ou carnée d’ailleurs) on n’est pas capable de multipler les rendements par des dizaines, des centaines, des milliers (ou des milliards en informatique). On multiplie (par rapport au niveau 1900 par exemple) par unités en matière d’élevage ou de culture.

    Tu piges? En 1930, par exemple, on faisait une voiture là où, avec la même énergie par exemple et le même travail humain, on en fait 200 ou 500 aujourd’hui. Là, où l’on produisait un ordinateur en 1970, on en produit un million plus performant aujourd’hui. Il y a plus d’électronique aujourd’hui dans un téléphone portable que dans la capsule Appolo qui a atterri sur la lune en 1969.

    Mais, dans le même temps, les rendements du blé à l’hectare ont été multipliés par 4 ou 5, pas plus. Et, encore, on a souvent abîmé les sols (engrais pesticides, antibiotiques, etc) alors que les terres cultivables ne sont guère extensibles à l’infini.

    Tout le problème est là: par rapport à l’extension de la population, par rapport aux problèmes de malnutrition déjà existants, on n’arrive pas à multiplier la production agricole comme on a multiplié la production industrielle.

    Une des possibilités, c’est que les priorités du mode de vie occidental (terres servant à nourrir les bestiaux voire les 4X4 par le biais de l’éthanol) s’imposent moins.

    C’est ce que tente d’expliquer Paul Mc Cartney et ça n’a rien de stupide ou d’honteux. Hubert Reeves, par exemple, dit la même chose et place le végétarisme comme une des trois urgences du siècle pour sauver la planète et les hommes.

    Bref, tout ça pour dire que mon propos n’a rien de particulièrement novateur ou original. Ce sont des propos d’ayatollah vert? Disons poliment que tu as encore des progrès à faire dans l’art de la discussion démocratique.

  37. Obi-Wan Kenobi

    @ didier specq :

    cher ami, tout d’abord, restons cordiaux et évitons de parsemer nos messages de « tu piges ? » et autres « il faut apprendre à lire » un peu agressifs. Car avant de s’aventurer sur le terrain scientifique, mieux vaut s’assurer d’avoir les connaissances scientifiques.

    1) Je maintiens l’atteinte du point Godwin. Utiliser l’expression « de la même façon » et l’adjectif « similaire » ne vaudrait pas, selon vous, comparaison. Première nouvelle : je m’en vais donc vérifier ma grammaire.

    2) Je maintiens aussi que le chafouin n’a pas inventé les écolos qui préfèrent l’animal à l’homme. Ils existent et tel David Vincent, je les ai vus. Ils manifestaient dans le centre-ville de Lille. Néanmoins, ils ne représentent qu’une minorité parmi laquelle je ne classerai pas Paul Mc Cartney (que je classe parmi les pires compositeurs du XXe siècle, mais c’est un autre débat).

    3) Je ne sais pas dans quel livre d’histoire vous êtes aller chercher cette histoire d’Indiens qui construisaient déjà des palais quand nos ancêtres vivaient encore dans les arbres. Là, il faut sourcer. Ou arrêter de raconter des carabistoules.

    4) « Tu n’as jamais vu des animaux évoluer ? Darwin, tu connais. » Là, vous faites fausse route. La théorie de l’évolution de Darwin, ce n’est pas, un jour, une espèce qui décide d’évoluer elle-même parce qu’elle se dit « tiens, si j’évoluais ». C’est une nouvelle espèce qui apparaît suite à des mutations génétiques et qui prend la place de la précédente car elle est mieux adaptée. ça s’appelle la sélection naturelle et c’est un truc assez cruel, à faire braire les enfants qui lisaient les drôles de bouquins de 1900.

    C’est par ces sélections que l’homme (ou plutôt homo sapiens sapiens) s’est retrouvé en haut de l’échelle. Figurez-vous que s’il s’était contenté de cueillette de fruits éternellement, s’il n’avait pas eu envie de bouffer de la viande, on ne serait pas là aujourd’hui à disserter allègrement sur Internet.

    Je sais que les végétariens estiment que l’on peut trouver l’équivalent des protéines animales – et donc des acides aminés – partout. Mais il faut s’astreindre à un régime très strict (et pas très miam). Et si jamais de gentils parents végétariens (ou -liens) ne font pas très attention, ils ont de gentils enfants d’1m32 à la fin de leur croissance. C’est une réalité.

    Bref… Vous avez l’air tellement sûr de vous d’être dans le sens de l’Histoire qu’il est difficile de vous contredire. Mais puisque vous voulez des certitudes sur le futur, en voilà une, tout droit sortie de ma boule de cristal : un jour, le Soleil en fin de vie brûlera toute forme de vie (y compris les gentils petits moutons et les chiens végétariens) sur Terre puis la Terre avec. Nous cherchons donc à protéger un astre promis à une mort certaine au lieu de chercher un moyen de peupler une autre planète (puis de la polluer et d’épuiser ses matières premières).

    Bonne journée !

  38. Note : précédent commentaire mis à jour et complété :

    [MAJ : Version remaniée et complétée sur ordinateur…]

    @didier specq

    Je vais repondre brievement car je suis toujours depuis le telephone et ce n’est absolument pas pratique.

    D’abord, sache que je considere la democratie comme une ineptie. Le pouvoir du peuple, quelle blague!
    Ensuite, je crois que la discussion est ouverte, non? Est-ce moi qui dit aux autres qu’ils n’ont rien compris à ceci ou cela?

    Ayatollah: integrisme. Je trouve qu’entre dire ” il faudrait mettre le frein sur la viande (opinion acceptable et censee) et dire “puisque c’est ca je ne mangerais plus de viande” (posture du vegetarien) il y a un pas tres important. C’est cette dernière idée que je critique et que je trouve ridicule. Vouloir se priver de viande, qui est un grand plaisir sensible, pour sauver les bêtes, je ne comprendrai jamais.

    Pourquoi, pour être logique, ne te prives tu pas seulement de temps en temps de viande? Tu dis “Le problème, c’est que tout est lié: la terre, la planète, l’eau, le monde vivant et sensible, le mode végétale, de tout ça, il va falloir user sobrement.” Sobrement, oui, mais pourquoi se priver totalement??

    C’est cela que je critique chez certains écolos : leur jusqu’au-boutisme. Ils ne savent pas s’arrêter.

    En plus, resumer le problème de la surconsommation de l’occident a la viande est tout a fait reducteur… Comme s’il n’y avait que ça! C’est un peu comme si tu voulais revenir à la bougie pour en pas cautionner le nucléaire avec ton ampoule branchée sur le 220 V.. C’est exactement le même raisonnement.

    On sait donc où le raisonnement, poussée à l’extrême, conduirait : malthusianisme (moins de gens = plus de respect de la nature), voire décroissance, pourquoi pas. Voilà comment, sous prétexte de sauver la nature, on en reviendrait tout doucement au moyen âge.

    Quant à l’Evangile, je te remercie, je crois bien le connaître : il me semble que Jésus, à l’évidence, est un apôtre de la non-violence, mais ça ne constitue pas le fond ni l’essentiel de son message. Ce n’est que la suite logique, la conséquence du message principal qui est celui de l’amour. Mais en effet, quand il s’agit de chasser les marchands, Jésus ne se prive pas d’user de violence. Donc il n’y a pas de non-violence absolue. Et les Chrétiens ne voulaient pas se battre pour l’empereur, ce n’était pas la guerre en tant que telle qu’ils refusaient. La preuve avec Saint Martin, par exemple.

    “Tu n’as jamais des animaux évoluer? Darwin, tu connais?”

    Je ne voudrais pas parodier Obiwan, mais en effet, les animaux s’adaptent, mais ne progressent pas. Les espèces évoluent, il y a la sélection naturelle, mais pas d’évolution dan sune vie d’animal, contrairement à l’homme, qui évolue sans cesse. Jamais tu ne verras un moineau installer le chauffage central dans son nid… Ou alors tu me préviens tout de suite.

    “Tu n’as pas remarqué qu’il existait comme un petit différence (système nerveux, réceptivité à la souffrance, etc) entre une salade et un animal? ”

    Si, je l’ai remarqué. Il y a donc une différence de naturer entre le monde minéral et le monde végétal (la vie), et uen autre différfence de nature entre le monde végétal et le monde animal (allez, rien que le fait de se mouvoir!) Toi, tu parlais d’une différence de degré entre l’homme et l’animal, j’ai juste voulu te répondre par l’absurde.

    “Je ne compare pas le fait de manger de la viande à un crime. Je dis simplement que ce n’est pas parce que l’homme est omnivore qu’il est obligé d’abattre des animaux et de les manger.”

    Et moi je te dis que ce n’est pas parce qu’il y a plus de monde sur terre et donc moins à manger qu’il faut se priver de manger. On peut juste manger moins, à la limite.

  39. @Obi

    Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà dit. Un point seulement.

    La phrase sur la civilisation indienne qui a toujours été majoritairement végétarienne et qui construisait des palais tandis que nos ancètres grimpaient encore aux arbres. Des carabistouilles, dis-tu. Alors note que l »empereur Ashoka, connu de tous les Indiens qui donnent même son nom à certains de leurs restos en France, vit deux ou trois siècles avant JC. Il est connu pour avoir été à la tête d’une civilisation brillante qui a parsemé l’Inde de constructions quelquefois somptueuses dont les touristes peuvent toujours admirer les vestiges aujourd’hui. Bien entendu, l’Inde n’a pas commencé avec Ashoka qui a converti le pays au bouddhisme végétarien. Tu tapes Ashoka sur Wikipédia et tu as l’essentiel.

    A ce moment-là, sur notre sol français, il n’y avait rien de notable. Les Chinois peuvent tenir le même raisonnement par rapport à la France.

    Si les gens n’avaient pas mangé de viande, dis-tu, il n’y aurait pas Internet… Raconte ça aux Indiens (leur pays est le premier exportateur au monde de matériel informatique), tu les feras sourire.

    Attention, je n’ai pas dit que les végétariens seraient supérieurs. Je ne dis pas non plus que l’Inde est une civilisation supérieure. Je dis simplement que, face à la civilisation gréco-latine par exemple, la civilisation indienne n’est pas négligeable.

    Voilà, restons en là. Je rengaine mes arguments d’ayatollahs aussi stupides et honteux que ceux de Paul Mac Cartney. Et puis, de toutes façons, comme la démocratie est une ineptie, ne discutons pas.

  40. @diderspecq

    Le fait de discuter avec des personnes avec qui on est en désaccord n’est pas « démocratique », et je suis pour l’ouverture malgré le fait que je juge la démocratie inefficace. Bref. C’est bien pratique, en tout cas, comme réponse, pour éluder les miennes!😉

  41. Obi-Wan Kenobi

    @ Didier Specq

    eh ben, c’est un peu facile de jouer les vierges effarouchées pour éluder les différents points que j’avance ! Contrairement au Chafouin, j’aime bien la démocratie et j’aime bien la confrontation des arguments. Et contrairement à toi, je ne pense pas détenir une vérité absolue.

    Deux ou trois siècles avant Jésus-Christ, mes ancêtres les Gaulois ne vivaient plus dans les arbres. Certes, ils ne construisaient pas de somptueux palais attrape-touristes-qui-viennent-en-gros-avions-qui-polluent, mais ils savaient se construire bien plus qu’un abri sommaire. Et puis tu le dis toi-même, « l’Inde n’a pas commencé avec Ashoka qui a converti le pays au bouddhisme végétarien ». Donc ton argument peut être considéré comme nul et non avenu.

    A propos d’Internet, il me semble que l’on doit cette sympathique invention à l’Occident – mais je peux me tromper… Là n’est pas l’important. Ce que je voulais dire par là, c’est que si l’on s’était toujours contenté de cueillette (et d’amour et d’eau fraîche), la civilisation n’aurait certainement pas évolué à la même vitesse. Si les ancêtres de l’homo sapiens n’avaient pas capté qu’ils avaient un pouce opposable, que grâce à ça, ils pouvaient tailler des silex en pointe et que grâce à ça, ils pouvaient tuer un mammouth (qui pourtant écrase les prix) et que grâce à ça, ils pouvaient manger à leur faim… Le fait de chasser et de devenir carnivore a permis à l’homme de se dégager du temps pour faire autre chose que cueillir-baiser-dormir. C’est pourquoi nous avons de jolis mais inutiles palais en Inde, des consoles de jeux et des blogs sur Internet. Sans parler, en plus du temps libre dégagé, des avantages des protéines animales, et des acides aminés qu’elles apportent, sur le développement du cerveau.

    Voilà. J’espère que tu auras autre chose qu’un brave toutou qui mange des croquettes sans viande à m’objecter (je soumets d’ailleurs ce cas de maltraitance sur animal à l’association Stéphane Lamart).

  42. La seule écologie de conscience est la « deep ecology ».
    Son but n’est pas de défendre les intérêts de l’homme, car c’est une philosophie holiste, le sentiment de faire partie d’un tout.
    Ainsi, Marguerite Yourcenar démontra la relation induite entre les abattoirs (et les usines Ford ayant inspiré Hitler) et les camps de concentration…
    Ensuite, la fabrication de viande a fait détruire 90% des sols (selon l’agronome Claude Bourguignon), pollué 85 des rivières (pesticides cancérigènes) à cause d’une production intensive. Il faut 40 protéines végétales pour produire une animale (je suis vegan depuis 35 ans et en bonne santé malgré la propagande de la télévision), la France est le premier importateur de soja au monde et crée des famines dans les pays pauvres.
    Bref, l’action de Mac Cartney est remarquable dans le sens où si la Terre devenait humainement végétarienne, beaucoup moins de production agricole suffirait, la famine serait probablement éradiquée et les sols dépollués, sans parler de la dimension «morale» chère de Pythagore à Günther Schwab.
    Bref, vous ne voulez pas comprendre, c’est le temps de la colère des Dieux contre la démesure humaine, et la troisième guerre mondiale est sans doute pour bientôt.
    J’espère que la race humaine n’y survivra pas, car c’est une belle pourriture…

  43. « J’espère que la race humaine n’y survivra pas, car c’est une belle pourriture… »

    Merci d’avoir donné une preuve de ce que je voulais dénoncer…

  44. Le plaisir est pour moi.
    Aller, quelques citations et non des moindres :

    Günther Schwab : « – Quel suicide ils se paient, ricana le Patron. – Absolument. Lorsqu’il s’agit de leur propre destruction, ils sont toujours généreux (…) – C’est de la folie ! – J’ai déjà dit que la soif du profit est une maladie mentale. – Le destin du monde serait-il donc entre les mains de fous ? – De fous et de criminels, oui ! – Que peut-on faire contre cela ? – Contre cela, rien du tout, mais pour cela, tout. Passez du coté du Diable, prenez une profession orientée vers la décadence, et je vous ferai riche ».
    Charles Darwin : « La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores ».
    Georges Cuvier (promoteur de l’anatomie comparée) : « L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme, ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores… Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’homme chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes n’excite pas l’horreur et le dégoût ».
    Dominique Guillet (Kokopelli) à propos de Roger Heim : « Pourquoi ses recherches ont-elles été reléguées aux oubliettes de l’histoire? Ses prises de position très écologiques devaient certainement irriter la mafia de l’agrochimie qui avait pris le pouvoir en France avec la complicité des administrations, de l’INRA et de certains “scientifiques”. En 1963, il rédigea l’introduction de la traduction de l’ouvrage de Rachel Carson “Le Printemps Silencieux”, (non réédité depuis 1972 ! ), le premier ouvrage à dénoncer l’emprise de la mafia de la chimie agricole et des pesticides  (…) En clair, si l’Etat n’est pas capable de protéger le peuple, quand le peuple se portera-t-il partie civile pour amener devant les tribunaux tous les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous les autres ? (…) En France, l’ouvrage décisif de Rachel Carson fut suivi par celui de Gunther Schwab “La Cuisine du Diable” en 1964, par celui de Bernard Charbonneau “Le Jardin De Babylone” en 1969, par celui de Jean Dorst “Avant que Nature ne meurt” en 1969 (préfacé par Roger Heim) et par celui de Roger Heim “L’Angoisse de l’an 2000”, un recueil de textes dont il rédige la post-face en septembre 1972. Le mois suivant, Pierre Fournier lança la revue “la Gueule Ouverte” dont le n°12 d’Octobre 1973 titre “Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants ?”. Mais tout comme il fallut attendre 30 ans pour que la lutte contre l’amiante initiée par les militants de la Gueule Ouverte porte ses fruits, il fallut encore attendre une trentaine d’années avant que n’éclate le scandale de l’éradication des abeilles par le Gaucho et le Régent, avant que ne soient publiés les ouvrages du cancérologue Dominique Belpomme, avant que ne soit publié l’ouvrage de Nicolino et de Veillerette “Pesticides : révélations sur un scandale Français” ».
    Albert Einstein : « Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C’est par erreur qu’on lui a donné un grand cerveau puisque la moelle épinière lui suffirait amplement. On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation. L’héroïsme sur commande, la brutalité stupide, cette lamentable attitude de patriotisme, quelle haine j’ai pour tout cela ! Combien méprisable et vile est la guerre ! Je préférerais être déchiré en lambeaux plutôt  que de participer à quelque chose d’aussi méprisable. Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre n’est rien d’autre qu’un assassinat pur et simple ».
    ,Association AMAVIE : « Il aura fallu le temps que la pollution tous azimuts cancérise les populations et extermine l’environnement, que la médecine chimique crée plus de maladies qu’elle n’en soigne, que la sécu soit en faillite et que les hôpitaux (y compris psychiatriques) dégorgent, tout cela au profit du seul saint business, pour que cette gabegie de plus d’un demi siècle atteignant son paroxysme finisse par poser question (…) Il est plus que temps que le lobby des tueurs de millions d’humains et tortionnaires de milliards d’animaux soit neutralisé ».

  45. … neutralisé … d’une façon ou d’une autre.
    Comme la raison est dictée par l’intérêt et que ce dernier est toujours personnel (jeter un animal vivant dans l’eau bouillante pour le plaisir du goût, quel pied) , l’humanité ira jusqu’à sa propre destruction.
    La guerre a commencé en 2001 lorsque les US ont fomenté le 11 septembre pour justifier une guerre de colonialisme, et le pseudo terrorisme a permis de mettre les cerveaux sous contrôle.
    Les mouvements anti-vivisection font déjà partie des groupements terroristes d’après la loi américaine et, personnellement, on m’a enlevé mes droits civiques.
    Je suis « vegan », je suis un dangereux criminel, je vous assure…

  46. s1ned

    @ Georges – Dominique

    Personnellement, je ne vous comprend pas trop, vous mélangez beaucoup de sujet à la fois.😉
    La Troisième guerre mondiale, la fin du monde, les végétariens, l’attentat soi-disant fomenté par les USA…
    Je ne vois pas trop le rapport avec le sujet, mais bon chacun ses idées hein?😉

    Hmm, après avoir lu et relu vos posts, je suis arrivé a ceci:
    En gros vous pensez à peu près tous que manger de la viande c’est cool et ca fait de mal à personne. Une minorité pense que c’est mieux de manger végétarien, parce que l’homme à été « fabriqué » pour ca, et par respect pour les animaux.

    Je me souviens d’un récit de moine végétariens, c’était une communauté entière. Le Pape avait regardé d’un mauvais oeil cette communauté, pensant qu’il fallait de la viande pour être en bonne santé:

    « La réponse de la communauté fut d’envoyer à pied trois compagnons, parmi les plus vieux. J’en faisait partie. Nous avions 95, 96 et 92 ans. Quand nous arrivâmes devant le Pape, nous protestâmes en lui montrant notre âge et notre dynamisme. Le Pape nous renvoya dans notre communauté, et nous pûmes garder nos habitudes »

  47. Sined : « La Troisième guerre mondiale, la fin du monde, les végétariens, l’attentat soi-disant fomenté par les USA…
    Je ne vois pas trop le rapport avec le sujet, mais bon chacun ses idées hein ? »

    Pourtant le lien psychologique et économique me parait évident : un mélange d’égoïsme personnel, la manipulation constante, la surpopulation nous amenant bientôt à 9 milliards d’humains, la guerre qui est toujours déclenchée à cause du manque de ressource (alors que la production de viande saccage ces ressources et détruit les forêts naturelles), la pression des lobbies agricoles et industriels, tout va donc dans le sens de faire dénigrer le végétarisme.
    D’ailleurs, je pense comme Chomsky que le terrorisme a été fomenté à dessein pour contrôler tout le reste, les habitudes alimentaires en faisant donc partie.
    Je continue de penser que seule une approche globale (holiste) et la plus large possible peut permettre de comprendre ce qui se passe, incluant les lectures de Foucault, Deleuze à titre d’indication.
    Guénon sera trop hermétique ici.
    Autre exemple : il faudrait faire immédiatement suspendre l’utilisation des téléphones portables…
    Que fait le pouvoir ?
    Rien !
    Il aide 2 fois plus les éleveurs que l’agriculture céréalière et 4 fois plus l’agriculture chimique que celle biologique, car tout est une question d’argent.
    Il n’est donc pas possible de discuter sur le végétarisme sans comprendre le moteur du Monde dans lequel nous vivons.
    Et ce moteur est basé sur le contrôle des consciences et le mensonge.
    C’est mon point de vue.
    Voilà pourquoi j’aborde ces sujets dans un semblant de désordre…

  48. Sined : bravo pour votre citation.
    Et merci.

  49. s1ned

    @ Georges Dominque
    De rien😉

    Tout cela est un peu confus, allez y argumentez😉

  50. « Autre exemple : il faudrait faire immédiatement suspendre l’utilisation des téléphones portables…
    Que fait le pouvoir ?
    Rien ! »

    Et les grille-pain?

  51. s1ned

    Tu oublies les réveils

  52. Ben oui, c’est vrai qu’au XIXe siècle on vivait tellement mieux…

  53. Il y a des sites de chercheurs qui établissent EN EFFET que ce sont les ondes des appareils ménager qui ont fait augmenter (doubler) les cancers en 20 ans (plus les retombées des particules radioactives des essais nucléaires à ciel ouvert qui mettent 40 ans à nous retomber sur la gueule) et que le tabagisme est un bouc émissaire.
    Faites cette expérience chez vous : arrosez moitié de vos plantes (pendant 2 mois) avec de l’eau passée au micro-onde, et vous les verrez crevez…

    Citations :

    Jean Pic de la Mirandole (1463 – 1494) : « L’homme maître, ordinateur et sculpteur de soi-même, libre de choisir entre le mal et le bien, entre la folie et la sagesse, don et liberté que l’animal n’a pas. Mais précisément cette quasi-liberté de choix (car qui la dira complète?) nous rend responsables. Quand nous frappons un enfant ou quand nous l’affamons, quand nous l’élevons de telle sorte que sa pensée soit faussée ou qu’il perde son goût de la vie, nous commettons un crime envers l’univers qui s’exprime à travers lui. La même chose est vraie quand nous tuons inutilement un animal, ou quand sans bonne raison, nous coupons un arbre. Chaque fois, nous trahissons notre mission d’homme qui serait d’organiser un univers un peu meilleur », texte débutant l' »Oeuvre au noir ».

    Marguerite Yourcenar :
    « Je me dis souvent que si nous n’avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans les wagons à bestiaux, ou s’y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches ou de chevaux, envoyés à l’abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945 »

  54. Retenez bien ces formules :
    « Chaque fois, nous trahissons notre mission d’homme qui serait d’organiser un univers un peu meilleur »
    « personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945 »
    Tout s’y trouve et justifie que l’écologie ne doit pas servir l’homme … mais la vie.
    Toute la vie.

  55. Tenez, sur le net ce soir :
    « Il paraît que les restaurateurs chinois paient le chat 50 yuan (5,2 euros)… et qu’on trouve de nombreux consommateurs surtout dans le Sud de la Chine ! »
    Bon appétit…

  56. Ah … petite liste des personnes données comme végétariennes :

    Musique
    Bryan Adams (Végétalien)
Rick Allen (Def Leppard)
Joan Baez 
Shirley Bassey
David Bowie
Frida (Abba) 
Kate Bush 
Jimmy Cliff
Léonard Cohen 
Phil Collins 
Nicole Croisille
Diane Dufresne 
Bob Dylan 
Mylène Farmer
Peter Gabriel 
Boy George 
Dizzy Gillespie 
Garry Glitter 
Martin Gore (Dépêche Mode)
Nina Hagen 
Hilary Hahn (Violoniste)
George Harrison 
Whitney Houston
Billy Idol 
Joe Jackson 
LaToya Jackson 
Michael Jackson 
Nik Kershaw 
Lenny Kravitz 
Cindy Lauper 
Avril Lavigne 
John Lennon 
Annie Lennox (Eurythmics)
Paul & Linda Mc Cartney
Jeane Manson
Chris Martin (Coldplay)
Jeanne Mas
Elli Medeiros 
Yehudi Menuhin
Moby (Vegan)
Morrissey (ancien du groupe Smiths)
Nadiya (Chanteuse R n’B)
Olivia Newton John 
Chris Novoselic (Nirvana)
Sinead O’Connor
(Végétalienne)
Yoko Ono (Veuve de John Lennon)
Vanessa Paradis 
Pink (Chanteuse R n’ B )
Prince
Carlos Santana
Michel Sardou (et sa femme Anne-Marie)
Shirel 
Robert Smith (The Cure)
Jimmy Sommerville
(The Communards)
Ringo Starr (et sa femme,
Barbara Bach)
Dave Stewart 
Sting (Police)
Michael Stipe (REM)
Stone (de « Stone & Charden »)
Diane Tell
Tanita Tikaram 
Tina Turner 
Shania Twain (Végétalienne)
Susan Vega 
Womack and Womack
Yazz
Rika Zaraï

    Personnalités d’hier et d’aujourd’hui
    Apollonios de Tyane
François d’Assise
Isaac Bashevis-Singer
Azouz Begag (Ministre français) 
Bouddha
Charlotte Brontë
Cuvier
Charles Darwin 
Leonard de Vinci
Thomas Edison 
Albert Einstein
Empédocle
Benjamin Franklin 
Mahatma Gandhi
Jane Goodall (primatologue) 
Steve Paul Jobs (Co-fondateur de Apple)
Jiddu Krishnamurti 
Lamartine
Lanza del Vasto
Martin Luther 
Théodore Monod
Montaigne
Isaac Newton 
Platon
Plotin
Plutarque
Porphyre
Pythagore
Prince Sadruddin Aga Khan
Henry Salt 
Albert Schweitzer 
George Bernard Shaw 
Percy Bysshe Shelley
Reine Sophie d’Espagne 
Philippe Starck 
Emanuel Swedenborg
Nikola Tesla
Léon Tolstoï
Voltaire
Marguerite Yourcenar 
Zoroastre

    Cinéma – Spectacle
    Béatrice Arnac
Rosanna Arquette 
Richard & Leslie Bach (Star Trek)
Kim Basinger 
Nathalie Baye
Candice Bergen
Orlando Bloom 
Claudia Cardinale
Julie Christie
Cindy Cinnamon (actrice canadienne)
James Cromwell
Penelope Cruz
Willem Dafoe
Cameron Diaz
Arielle Dombasle 
Fred Dryer (Rick Hunter)
Clint Eastwood
Peter Falk (Colombo)
Richard Gere 
Melanie Griffith 
Larry Hagman (Dallas)
Daryl Hannah
Mariel Hemingway (Végétalienne)
Dustin Hoffman
Katie Holmes
Francis Huster 
Jude Law 
Patrick McNee
Tobey Maguire
Demi Moore
Annette O’Toole
Gwyneth Paltrow (Végétalienne)
Anne Parillaud 
Anthony Perkins 
Joaquin Phœnix
Marie-Claude Pietragalla (danseuse)
Brad Pitt 
Natalie Portman
Charlotte Rampling 
Robert Redford
Yves Rénier
Steven Seagal
Coline Serreau 
Brooke Shields
Alicia Silverstone (Végétalienne)
Sylvester Stallone
Hilary Swank 
Jean-Claude Van damme 
Lindsay Wagner (Super Jaimie)
Naomi Watts
Johnny Weissmuller (Tarzan)
Lambert Wilson

    Télévision
    Pamela Anderson
Jean Bertolino
Tracy Bingham (Alerte à Malibu)
Barbara Edwards (BBC)
Frantz Olivier Giesbert
Bogdanov Grichka et Igor
Paris Hilton
Joanna Lumley (Absolutely fabulous) 
Alyssa Milano (actrice série TV « Charmed »)
Julie Snyder (animatrice)
Vanessa Warwick (MTV VJ)
Daphne Zuniga (Melrose Place)
    Sport
    Surya Bonali (Patinage)
Djamel Bouras (Judo médaille d’or JO)
Andreas Cahling (Body Building)
Fausto Coppi (Cyclisme)
Patrick Edlinger (escalade mains nues)
Ivan Lendl (Tennis)
Carl Lewis (végétalien- 9 médailles d’or aux J.O.)
Robert Millar (Cyclisme)
Alain Mimoun (Marathon)
Edwin Moses (Athletisme)
Martina Navratilova (Tennis)
Isabelle Patissier (Escalade mains nues)
Murray Rose (Natation)
Emil Zatopek (Marathon)
    Mode
    Nadja Auermann
Jenny Blyth 
Pamela Bordes 
Christie Brinkley 
Victoria Cooper 
Rachael Garley 
Angie Hill 
Adriana Karembeu 
David LaChapelle (Photographe)
Yasmin Le Bon 
Kathy Lloyd 
Gail McKenna 
Carre Otis 
Laetitia Scherrer
Christine Stone
Amber Valletta

  57. Mais pourquoi l’idée simple de ne pas polluer, de ne pas nuire à la matière, devrait-elle toujours être confisquée par l’écologie qui est une idéologie de la nature particulière, avec une idée, une conception de la nature assez curieuse? Ne pas saloper les forêts, etc a de tout temps été un souci pour beaucoup…seulemetn voilà,, une idéologie venant des chantres les plus vils d’une culture dangereuse, e Europe et des sectes et autres ligues de vertu aus Etats-Unis a confisqué la simplicité du fait de ne pas salir, mettre en danger, etc en quasi religion!
    L’idée même de nature a une histoire (un livre de roert Lenoble la retrace) tandis que certines civilisations l’ignorent: nature est une construction intellectuelle plaquée sur la matière (j(j’ainpas trouvé mieux) qui évolue,change..natura, en latin, c’est « ce qui est en train de naître »…
    Bref, à partir de problèles techniques (dépolluer, assainir,e tc) est née toute une idéologie faite d’un fatras étonnant de tout ce qu’il y a de plus moche au monde.Le mot même écologie vient d’un théoricien du racisme (eh oui: les races « dégénérées » voire dénaturées ») tandis que la réintroduction des espèces fut prônée et réalisée par un vrai de vrai nazi, Walther Schoenichen!
    Alors laissons tomer l’écologie et, autrement, sainement, voyons quels sont els problèles et mettons en oeuvre les moyens de ne pas nuire au monde! PAs beson de cettereligiosité! Le mot même de « pollution », avec la signification récente qu’il a, avait, avant l’écologie un sens moral et religieux! Et ce n’est pas un hasard s’il a été appliqué au fait de salir !
    La vie me plaît trop pour être écolo: chassez le naturel, il devient écolo!
    Ne laissons pas ces gens confisquer la nature!

  58. Tiens, on oublie toujours saint-Just parmi ls végétariens! (un assassin « buveur de sang » végétarien, pas mal non?)…
    Et je vous conseille de vous pencher sur Kellog, végétarien souvent cité, inventeur des corn flakes…encore faut-il savoir pourquoi et quele idéologie insensée ce foldingue trimballait! encore un que les écolos aiment! Là, c’est grave et rigolo! John Kellog (vois pour commencer wikipedia)luttait contre le désir sexuel, voulait un régime d’alimetn non échauffants et considérait lamasturbation comme un « self rape », un viol contre soi-même…! Poésie pure, non? là, on est dans l’idéologie native des Etats-Unis! En europe, outre saint just, on a pas mal de drôles d’oiseaux parmi les « pionniers »… Dont René dumont, collaborateur pétainiste, écrivant dans le journal de l’infâme adré Bettencourt!
    Ne nius laissons pas confisquer la nature par els écolos!

  59. Yogi

    Juste pour contribuer à la réflexion des catholiques de passage sur la frontière entre l’homme et l’animal, la [position](http://www.choisir.ch/IMG/pdf/De_l_animal_aIEUR_l_homme.pdf) du jésuite [Eric Charmetant](http://www.jesuites.com/actu/2007/charmetant.htm), auteur d’une thèse sur le sujet.

  60. De cet article et de la teneur des commentaires que je lis ici, j’en déduis que l’homme n’a probablement plus beaucoup de temps à vivre sur cette planète. Comment rester aveugle devant de la disparition lente et certaine de la faune, des terres agricoles , des forêts, de l’eau potable, des matières premières. L’homme est certainement l’être le plus prétentieux et le moins raisionnable de la planète car il ne sait
    pas limiter l’incroyable pouvoir de transformation … et de destruction que lui a donné ses 1000 cm3 de cervelle. Tant pis pour lui.

  61. De cet article et de la teneur des commentaires que je lis ici, j’en déduis que l’homme n’a probablement plus beaucoup de temps à vivre sur cette planète. Comment rester aveugle devant la disparition lente et certaine de la faune, des terres agricoles , des forêts, de l’eau potable, des matières premières. L’homme est certainement l’être le plus prétentieux et le moins raisionnable de la planète car il ne sait
    pas limiter l’incroyable pouvoir de transformation … et de destruction que lui a donné ses 1000 cm3 de cervelle. Tant pis pour lui.

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