Archives de Tag: MAM

Mais qui croit à l’ouverture?

allegresarkozyL’ouverture, un concept censé démontrer la tolérance, l’écoute, et la réflexion de celui qui la pratique. En filigrane, une arme de guerre destinée à pilonner son adversaire. Concernant Nicolas Sarkozy, l’objectif semble en partie atteint puisque le PS semble totalement K.O. debout après les coups de boutoir répétés du président. Mais en réalité, et alors que le socialiste Claude Allègre  est pressenti pour entrer au gouvernement, l’ouverture n’est qu’un leurre et personne n’y croit vraiment : elle n’apporte strictement rien à l’exécutif. Lire la suite

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MAM remporte le prix de la blague de la semaine

mam1Vous savez quoi? Michèle Alliot-Marie, notre chère ministre de l’Intérieur, a réussi à comptabiliser les « bandes organisées  » en France.

Et c’est précis!

« Il y a aujourd’hui en France 222 bandes. Ces 222 bandes sont à 79% en région parisienne et elles comportent environ 2.500 individus qui sont des permanents de ces bandes, 2.500 autres qui sont des occasionnels », a-t-elle détaillé sur Europe-1. « Parmi eux, vous avez 47% de mineurs, donc 53% de majeurs et la grande majorité d’entre eux sont des gens désocialisés », a souligné Michèle Alliot-Marie. « Cette désocialisation se marque par des attaques contre tout ce qui représente l’autorité, l’Etat et notamment les policiers ». Lire la suite

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Pourquoi il faut se méfier des chiffres de la délinquance

Lille, manifs anti-CPE (2006)

Lille, manifs anti-CPE (2006)

Chaque année, une fois que la sempiternelle (et pénible) tradition des voeux s’achève, une autre commence : le bal des chiffres de la délinquance de l’année passée. D’abord au niveau national, pour contenter l’égo du ministre, ensuite dans chaque département, pour satisfaire l’égo du préfet, et enfin, dans chaque commissariat. Si personne ne prend véritablement ces chiffres au sérieux, ils indiquent néanmoins une tendance qui a une influence « globale » sur l’opinion publique. Une tendance, pas un résultat fiable, tant les chiffres sont lissés à tous les niveaux.

On ne peut pas véritablement parler de fraude, de maquillage ou de triche organisée, ce serait excessif. En revanche la façon dont est organisé le système doit inciter celui qui consulte les chiffres de la délinquance avec grande circonspection. Lire la suite

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Casseurs dans les manifs, saboteurs de trains, et ensuite?

Ainsi donc, les milieux de l’ultra-gauche sont clairement soupçonnés d’être à l’origine des sabotages en série qui ont touché ces derniers jours la SNCF et ses usagers. Reste à établir si oui ou non, ils ont bénéficié de complicités internes, tant il paraît évident qu’il fallait connaître le fonctionnement de l’entreprise publique pour l’atteindre aussi facilement.

On le disait ici-même au sujet du NPA, de Jean-Marc Rouillan et du blogueur CSP : lorsque le moteur de l’action politique, publique ou clandestine, est la haine, il ne peut en sortir rien de bon. Il ne peut en sortir que de la violence. Et on a tout à redouter de ses conséquences. Les faits nous auront très vite donné raison.

Sauf qu’en l’occurrence, il ne s’agit pas des mêmes mouvances que celles qui congratulent et vénèrent Olivier Besancenot : les dix individus arrêtés hier pour les sabotages contre les installations de la SNCF semblent appartenir à des groupes « anarcho-autonomes ». Vraiment, rien à voir, même si les passerelles existent et que les lignes bougent assez facilement.

Le profil est plutôt jeune : le cerveau présumé du groupe, le plus âgé, a 34 ans, et les autres ont entre 23 et 30 ans. Ils habitent en Corrèze, à Rouen, Paris, Limoges. Sont décrits comme des gens sans histoires, plutôt « gentils et polis », qui vivent en communauté. Ils ne travaillent pas et tentent d’appliquer des formes d’altermondialisme : élevage de chèvres, culture d’un potager…

Pourtant, certains d’entre eux sont déjà connus pour avoir participé à des actes de violence en France ou à l’étranger. En l’espèce, les sabotages ne risquaient pas de faire dérailler des trains ou de causer des pertes autres que financières, mais peut-être ne s’agissait-il que d’un début?

D’ailleurs, ces mouvances dites « anarcho-autonomes » sont peu ou prou constituées des mêmes personnes que celles qui cassaient des vitrines dans les manifestations anti-CPE ou dans les manifestations lycéennes de décembre 2007, qui balançaient des canettes sur la police ou brûlaient des voitures après l’élection de Nicolas Sarkozy : des individus sans foi ni loi, qui ne croient en rien, et qui sont donc totalement incontrôlables.

On le voit aujourd’hui : ce groupe était, selon la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie « surveillé depuis plusieurs mois » par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, issue de la fusion RG-DST). Il faisait même l’objet depuis avril dernier, de la part de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la PJ, d’une enquête pour dégradations. Selon une source du Monde, la SDAT soupçonne « d’éventuels liens avec l’ultra-gauche allemande, qui a déjà revendiqué des actions contre des trains transportant des déchets nucléaires‘. On les surveillait, certes, mais on n’a pas pu empêcher les sabotages…

Certains commentateurs s’étaient  gaussé de ce constat, que j’avais relevé dans l’article susnommé consacré à CSP : oui, la menace de radicalisation d’éléments isolés de l’ultra-gauche est prise très au sérieux par le pouvoir en place et les autorités policières. « Depuis mon arrivée au ministère, j’ai souligné les risques de résurgence violente de l’extrême gauche radicale », a précisé MAM au cours de son point-presse. Des cellules de veille existent dans chaque département, sous l’égide des directions locales du renseignement intérieur. Au même titre que la menace islamiste.

Et il faut dire que oui, on peut craindre cette montée de fièvre. En tant que journaliste, j’ai déjà été confronté à cette réthorique impossible à contrer, à cette haine du système, à cette volonté de vivre en marge de la société, de ne pas se compromettre avec le « mal ». Je cotoie ce genre d’individus de temps à autre, et je dois dire que j’ai toujours été effrayé par leur détermination, la rage sourde qui les anime, et surtout, cette faculté à tomber dans la paranoïa. Quand on est inconditionnel, on devient irrationnel.

Avec la crise qui pointe le bout de son nez, et qui risque de faire des ravages importants, on a d’ailleurs tout lieu de penser que ces groupes vont se renforcer, se radicaliser et mener des actions autrement plus importantes que ces sabotages qui ressemblent à un simple rodage. Reste à espérer qu’on ne revivra pas l’hécatombe causée par les Brigades rouges, la Bande a Baader et autre Action directe…

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Plus de sécurité avec moins de policiers?

Désormais président, Nicolas Sarkozy n’a pas pour autant coupé les ponts avec la place Beauvau, qui lui a servi de véritable laboratoire politique et de tremplin vers l’Elysée. Avec Frédéric Péchenard à la tête de la DGPN (direction fénérale de la police nationale) et Michel Gaudin à la Préfecture de police de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a deux « proches » dans la place, qui lui permettent de court-circuiter Michèle Alliot-Marie et d’avoir toujours la haute-main sur la police.

Avec lui, les grandes réformes de la Maison Poulaga sont en marche. Pour le meilleur comme pour le pire… On a d’abord eu la fusion DST-RG. Un serpent de mer enfin concrétisé. A vrai dire, cela faisait des années que cette révolution était dans les cartons, depuis que les RG ont « officiellement » arrêté leur travail « politique », et ne planchent désormais quasiment plus que sur la prévention du terrorisme islamisme. Les risques de doublons avec la DST étaient trop forts : le gouvernement a eu le courage d’aller à l’encontre de ce que désiraient ces services. Car ici comme ailleurs, les rivalités sont importantes. Qui dit fusion, dit un seul chef, au lieu de deux. Et ainsi de suite dans toutes les subdivision territoriales… Ceci explique cela!

Première réforme courageuse, donc. Et la refonte du système devrait se poursuivre : il faut s’attendre, à moyen terme, à une fusion police-gendarmerie, les forces armées n’ayant plus vocation en Europe à pratiquer le maintien de l’ordre. Les Belges ont déjà enterré leur gendarmerie, après tout. Et puis, le rapprochement entre la police et les douanes pourrait suivre, tout comme la réorganisation de CRS complètement anachroniques.

Tout cela, c’est le meilleur. Des idées qui tendent à faire coïncider l’organisation de la police avec la réalité du terrain. Le pire, en revanche, et qui est l’objet de cette note, c’est la volonté de tailler dans les effectifs de police, en profitant des départs à la retraite. Selon le Figaro, un document de travail du ministère du budget évoque la suppression de « 8.375 et 10.375 emplois équivalents temps plein (ETP) de policiers et de gendarmes, entre 2009 et 2011 », Aujourd’hui, on compte environ 120 000 policiers et 100 000 gendarmes.

Sans rentrer dans les détails de la méthode (fermeture de brigades de gendarmerie, allongement du temps de travail des policiers…), l’idée générale de ce projet est de centraliser de plus en plus les forces de l’ordre, afin de rationnaliser et de gagner des postes. Pourquoi, dans une agglomération, avoir deux brigades criminelles dans deux communes différentes, si on peut en avoir une seule? Pourquoi avoir un centre gérant les appels au 17 pour chaque commissariat, si l’on peut en avoir un seul pour tout le département?

J’ai une certaine légitimité à parler de la question. Sans entrer dans les détails, j’ai l’occasion, dans mon travail quotidien, de côtoyer des policiers et j’en connais un bout sur leur façon de s’organiser et de communiquer.

En gros, l’argument des ceux qui défendent cette réforme est celui-ci : on va centraliser, gagner des postes, ce sera plus efficace. D’ailleurs, vous voyez bien qu’on va sur le bon chemin vu l’amélioration constante de nos résultats.

Deux remarques, au sujet de ces chiffres. La première, c’est qu’on peut les interpréter dans tous les sens qu’on veut, et les manipuler aisément :

Interprétation : « les infractions à la législation sur les stupéfiants ont baissé de 30% en octobre » (exemple sans fondement). Qu’est-ce que ça veut dire? Que les gens ont moins consommé de drogue, qu’on a moins attrapé de dealers, ou qu’on a décidé d’orienter, ce mois-ci, le travail des enquêteurs sur un autre thème? Les chiffres, ont cet intérêt, surtout : voir où est la délinquance, dans quel secteur, et s’organiser et frapper en fonction.

Manipulation ; rien n’est plus facile que de manipuler les chiffres. On a déjà parlé ici de cet ouvrage publié par deux chercheurs, démontrant comment la police jongle avec les chiffres. A lire absolument.

Deuxième remarque au sujet des chiffres, le taux d’élucidation est la plus grosse arnaque qui existe dans la police. C’est en gros l’indicateur mesurant l’efficacité des forces de l’ordre. Il représente le pourcentage d’affaires considérées comme « résolues », par rapport au nombre d’infractions constatées. En France, ce taux flirte avec les 35%.

– Une affaire peut être considérée comme résolue à partir du moment où un suspect a été présenté à la justice. On ne s’intéresse pas au résultat de la procédure judiciaire : si le prévenu ou l’accusé est relaxé, le fait est quand même élucidé!

– Avec la course à l’échalotte, les policiers et gendarmes de terrain sont contraints de ramener chaque semaine un certain nombre de « TA » (timbres amendes). Et les unités d’enquête ont des objectifs de résultat. Celles-ci ont donc tout intérêt à priviliégier les enquêtes a priori « faciles » et pas trop longues à résoudre. Ce qui ne veut pas dire qu’elles laissent tomber les autres. Quant aux patrouilles de terrain, le plus simple pour elles est de s’installer à un carrefour et à choper tous ceux qui conduisent sans ceinture ou en téléphonant. Une amende délivrée = un fait constaté et résolu en même temps! Le policier atteint son quota, et son chef est content : il fait grimper le taux d’élucidation artificiellement et sans trop se donner de mal!

La diminution des effectifs n’est donc pas problématique en soi. Mais accompagnée de cette politique du résultat typiquement sarkozyste (rechercher l’objectif n’est pas blâmable en soi, mais il l’est dans ces conditions), elle nous conduit à la catastrophe. Les résultats ne baisseront pas, à coup sûr : il suffit de les orienter où on veut. L’insécurité, elle, augmentera irrémédiablement.

Globalement, la police agit constament pour faire baisser le sentiment d’insécurité plutôt que l’insécurité elle-même. Elle met le paquet sur les affaires médiatiques. Musèle la presse en ne l’informant que de ce qui l’arrange, en la censurant et en la menaçant : j’en ai été témoin.

Elle met un maximum d’uniformes sur la voie publique pour rassurer les gens (surtout dans les centres-villes, les banlieues, faut pas exagérer non plus, eux on leur envoie les CRS), mais en piquant sur les effectifs d’investigation ou de police-secours. Vous savez, ces unités qui secourent les gens, les victimes de violences conugales et tous ceux qui composent le « 17 » (quand on leur répond, au bout de parfois 5 à 10 minutes d’attente).  On diminue l’accueil dans les commissariats, ce qui fait que si vous voulez déposer plainte le week-end, vous devrez vous lever de bonne heure et disposer de la vertu de patience. Avoir aussi une bonne voiture, pour rallier la ville la plus proche.

Le policier de terrain, lui, n’est pas en cause: il dénonce lui-même cette politique. Les chefs, eux, agissent sous la férule du supérieur direct. Se plaignent en off. Chacun craint pour sa place… Et la sécurité du citoyen, là-dedans?

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Le noyautage de la police, avant une grande réforme de la Maison Poulaga

Nicolas Sarkozy, qui est partout, sur tous les fronts, plusieurs  fois de suites dans les JT, qui s’exprime sur tous les sujets, qui a cinq idées novatrices par jour et qui, il faut le dire, risque la surchauffe cérébrale à court terme, n’a pas oublié, à l’aube de son quinquennat de noyauter une police pourtant confiée à Michèle Alliot-Marie. De quoi faciliter la grande réforme de la Maison Poulaga dont Sarkozy rêve.

Il n’a jamais vraiment quitté la Place Beauvau depuis 2002. C’est son bébé chéri, son assurance tous risques. Il avait tardé à la quitter pour revêtir ses habits de candidats : il n’a pas tardé non plus à la retrouver dès les prémices de son quinquennat. Hier en conseil des ministres, deux postes-clefs de la Police nationale ont en effet été confiés à deux de ses plus fidèles lieutenants de l’Intérieur. Sur « proposition du ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie », officiellement.

Michel Gaudin, d’abord. L’ex patron de la direction générale de la police nationale (DGPN) est remercié de ses bons et loyaux services en accédant à la tête de la préfecture de police de Paris, un poste prestigieux jusque là occupé par le chiraquien Pierre Mutz, qui devient de son côté préfet de la région Ile-de-France. Gaudin avait montré sa fidélité à Sarkozy en demeurant dans la place sous l’ère Villepin. Puis comme ministre de l’Intérieur sous l’intérim de Baroin. Jeu de chaises musicales. Frédéric Péchenard, l’ami d’enfance de Sarko qui avait été nommé directeur de la PJ en 2006, accède au poste de n° 2 de Beauvau : il devient DGPN à la place de Michel Gaudin.

En nommant ainsi deux proches aux deux postes les plus élevés (l’un maîtrise Paris, l’autre la France), Sarkozy n’agit pas au hasard. Il marque son territoire. Preuve que la marge de manoeuvre de MAM, dont la nomination à ce poste reste très étrange, voire incompréhensible. Et à ceux qui s’étonneraient de voir la police ainsi politisée et manipulée, il faut conseiller la lecture de l’excellent livre Place Beauvau, qui au-delà des polémiques qui avaient entouré sa sortie l’année dernière, est un ouvrage expliquant avec précision les liens étroits entre police et pouvoir. Et allant jusqu’à postuler que pour devenir président, il fallait être passé par l’Intérieur (Non, Baroin, pas toi!)…

Pour Nicolas Sarkozy, l’important est à la fois de maîtriser la police, qui est un instrument incomparable de pouvoir, mais aussi de faciliter la grande réforme de la Maison Poulaga qui est sur toutes les lèvres et qui devra être menée par Alliot-Marie. Certes, Sarkozy a déjà changé beaucoup de choses dans la police : gilets pare-balles pour tous, instauration d’une politique du résultat (et de pressions sur le flic de terrain), redécoupage des zones de police et de gendarmerie, décomplexification et défense des policiers.

Le nouvel enjeu est grand. D’énormes chantiers restent à accomplir, et en premier lieu, celui qui consisterait à calmer les hommes de terrain, énervés par les dangers de plus en plus grand de leur métier, mis en parallèle avec la faiblesse des effectifs, des salaires et des retraites. Sarkozy devra aussi forcément renouer avec une forme de police de proximité, étant donnée l’échec flagrant de la politique consistant à la remplacer par des CRS qui ne connaissent rien à la réalité : ils sont formés pour le maintien de l’ordre, et absolument pas pour la psychologie.

Ces CRS ne pourront d’ailleurs pas échapper à la réforme. Ce corps est aujourd’hui convoité : les majors de promotion y accourrent, alléchés par les primes de déplacement inhérents à la nature de ces compagnies qui bougent sans cesse d’une région à l’autre. Il faudra supprimer cette mobilité, qui n’aide pas à la connaissance du terrain, bien entendu.

Et puis, Sarkozy ne pourra pas éviter de s’occuper des aux autres serpents de mer de la Maison Poulaga : les rapprochements police-gendarmerie et police-douanes qui font grincer les dents mais permettraient plus d’efficacité et moins de rivalités entre des corps qui se détestent et se méprisent cordialement. Il faudra achever la fusion entre DST et RG, qui travaillent sur les mêmes thèmes : en gros, terrorisme, islamisme, terrorisme, islamisme.

Il n’est pas sûr que MAM, fort appréciée des militaires, parvienne à mettre au pas une institution noyautée de toutes parts par les syndicats, qui sont de véritables acteurs du pouvoir exercé par la Place Beauvau. Dans cette optique, la nomination de proches de Sarko à la tête de la Maison prend tout son sens…

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