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Enrichir nos chromosomes avec l’immigration africaine

Jusqu’où va se nicher l’auto-flagellation occidentale, tout de même… Autrefois plein de supériorité face au reste du monde, l’Occident ne semble avoir de cesse de cultiver un déclinisme pathétique associé à une mauvaise conscience qui le conduit invariablement au dénigrement de soi.

Cet article extrait du Point, glané sur Facebook, est un modèle du genre, car il montre quelles âneries ce complexe d’infériorité est capable de nous faire dire ou écrire : en l’occurrence, alors que le sujet original de l’étude mentionnée est très sérieux quoique contesté, il parvient à inspirer à l’auteur de ce billet une vision raciale de l’histoire. Pour faire oublier à tout prix que l’Européen s’est cru supérieur, on en vient à tenter de nous faire croire que l’Africain l’est…

Oh, occidental, tu n’as pas compris? Tu es un être inférieur. L’Africain, lui, a la « richesse génétique » absolue. A la langue la plus riche. Alors si toi y en a comprendre ce qui est écrit dans ce brillant texte, si toi y en a vouloir « enrichir tes chromosomes », toi y en a intérêt à hâter le métissage de ta population et à intensifier l’immigration. Pour en revenir à la pureté de la race africaine. Et fissa!

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L’incroyable morgue de l’Occident

De quelle légitimité dispose l’Occident dans le bras-de-fer étonnant qu’il a engagé avec la Russie? Et surtout, de quelle crédibilité? A force de défendre ses intérêts en se parant d’une morale à géométrie variable, ses arguments juridiques comme politiques ne tiennent plus, preuve d’un affaiblissement considérable de l’influence des pays de l’Otan. 

La loi du plus fort s’applique assez bien en matière de relations diplomatiques, basées sur un soi-disant droit international qui n’existe que dans l’imagination de quelques idéalistes dont la plupart besognent à l’ONU. Et dans celle des profs de droit. Alors que les Etats-Unis haussent le ton vis-à-vis de la Russie, qui a reconnu officiellement comme Etats indépendants les territoires géorgiens sécessionnistes de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie, hier, Bernard Kouchner envisageait l’hypothèse de sanctions européennes contre l’ancien empire des Tsars. On aimerait savoir de quelles sanctions on parle, pour rire.

Sans vouloir donner raison aux Russes (peut-on avoir raison ou tort en la matière?), ceux-ci ne font que défendre leur sphère d’influence, après avoir été titillés pendant  des années en Europe de l’Est et dans le Caucase par des Américains un peu trop gourmands, qui ont cru trop vite que la fin de la guerre froide leur donnerait les mains libres sur toute la planète. Après avoir un tantinet chatouillés dans leur orgueil national par les ralliements systématiques à « l’ouest », l’installation de bases militaires dans leurs anciens satellites… On pouvait lire à ce sujet une très bonne analyse dans le dernier numéro de Marianne, l’hebdomadaire estimant que la guerre froide étant terminée et bien terminée, en dépit des fantasmes, le monde en était revenu « à ce qui a toujours fait l’histoire avant les idéologies : l’affrontement des grandes puissances, leurs rivalités économique et leurs aires d’influence, leur affrontement à leurs marches, et parfois, leur choc frontal, lorsque leurs opinions s’enflamment et que la raison s’épuise dans leurs capitales ».

Parler de la Russie comme d’une « hors-la-loi internationale », comme le fait Kouchner, évoquer des sanctions pour la punir, est donc d’un grotesque inimaginable. Quid des sanctions contre les Etats-Unis après l’invasion illégale de l’Irak? Quid des sanctions contre les pays de l’Otan ayant bombardé la Serbie et fait tomber Milosevic en 1999? Quel est ce deux poids, deux mesures, consistant à revendiquer l’intégrité territoriale de la Géorgie sur le droit des peuples ossètes et abkhazes à disposer d’eux mêmes, alors qu’on avait tenu le discours diamétralement opposé en direction du Kosovo l’année dernière? Il ne faut pas se plaindre de conséquences incontrôlables, une fois qu’on a ouvert la boîte de Pandore des nationalismes.

Surtout, il est très imprudent de se revendiquer d’une forme de morale universelle, quand de fait, on ne l’utilise qu’à son unique avantage, en en refusant systématiquement aux autres le bénéfice. Je n’irais pas jusqu’à affirmer, comme le fait brillamment Malakine, que l’Occident se cherche là un nouvel ennemi, afin de masquer à son peuple ses propres turpitudes, quoique la thèse soit séduisante.

 La véritable question est : l’Occident a-t-il les moyens de ses ambitions? Peut-il continuer à dire ce qui est bien ou pas, en se voilant la face sur sa propre puissance? Peut-il se permettre une opposition frontale avec le premier producteur mondial de pétrole et grand fournisseur de gaz?

Il y a tout à parier qu’en dehors des gesticulations de Bernard Kouchner et Condoleeza Rice, cette histoire de sanctions, probablement d’origine polonaise ou balte, ne soit qu’une grosse blague destinée à montrer les muscles. A répondre à Dmitri Medvedev, qui assurait lundi que le cas géorgien devait constituer « un avertissement pour tous ». Et à éviter ainsi une contagion à la Moldavie (Transnistrie), à l’Ukraine (Crimée).

L’Histoire jugera, bien sûr. Mais jusqu’ici, la morgue occidentale ne semble pas bien plus convaincante que celle qui avait été déployée au sujet de la Chine et du Tibet.

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L’économie, véritable guide spirituel de l’Occident « moderne »

Un peu écoeuré, après tous ces commentaires démesurés sur l’Université du Medef, organisée hier dans le cénacle, le saint des saints, j’ai nommé HEC. Sur la présence ultramédiatisée de Sarkozy, sur le discours économique du patron des patrons (non, pas Parisot, Sarko). Sur ce triste spectacle : voir tout le monde en haleine pour savoir « ce qui va se passer » au sujet de la reine économie. On se serait cru, hier, au beau milieu d’une journée pas comme les autres. Une journée spéciale. Où il fallait être pour compter. Vous écoutiez Info, Inter, Europe 1 ou RTL en vous levant, vous ne pouviez y échapper. Trémolos dans la voix. Reporters, envoyés spéciaux, allez coco, ça c’est bon! Vous allez déjeûner, autoradio, on vous ressert le même plat. « Mais était-ce la place de Nicolas Sarkozy, l’université d’été du Medef? ». Les débats profonds. Laissez-le, ce brave homme. Il a bien le droit de discourir devant qui il veut. Et en l’occurrence, devant les principaux intéressés : les patrons.

Economie, économie. Comme si le chef de l’Etat avait les moyens (à défaut de la volonté) de changer quoi que ce soit. Comme si l’économie changeait réellement nos vies. Comme si elle était la condition de notre bonheur sur terre. Comme si elle incarnait une espèce de Veau d’or du XXIe siècle. Qui sera aussi celui de la dépression (nerveuse, celle-là). Comme si on était tous concernés. Comme si c’était une lutte, une bagarre, à laquelle il fallait tous prendre part. Mais qu’y peut-on?

Attention, personne ne prétend que le sujet n’est pas important. Il l’est, il faut en parler, expliquer, pour des gens comme moi qui n’y comprennent pas grand-chose. Mais tout de même. Quelles emphases journalistiques, quel traitement de l’information! Quand on pense à tous ces bien-pensants (oui oui, FOG, tu t’es reconnu) cherchant à nous faire croire que nous vivons en pays marxiste où les libéraux n’auraient pas droit de cité. Alors qu’on nous bassine nuit et jour avec les cours de bourse, les fluctuations du pétrole, le niveau du yen. Alors que des gens pleurent lorsque les exportations sont faibles. Et qu’un magazine s’appelle « Mieux vivre votre argent ».

Côté web, Koz et Versac (entre autres) ont été impressionnants de zèle avec leur liveblogging en direct de Jouy. Quatre posts chacun! Bien sûr, ils en ont tout à fait le droit et leurs sujets sont intéressants. Il n’y a rien de personnel là-dedans. Mais c’est assez comique, assez révélateur de voir où vont les priorités. Ce n’est pas aussi prolixe que pour le deuxième tour de la présidentielle, mais on n’en est pas très loin! Franchement, quel était l’enjeu décisif de cette journée? Qu’en retiendra-t-on, à part que Sarkozy se croit toujours en campagne? Qu’il ressasse des promesses déjà réalisées pour certaines (enfin, en partie…)?

Pendant ce temps, une info passe quasiment inaperçue : dans Le Point de jeudi, François Hollande se déclare – ou presque – candidat pour la présidentielle de 2012. Sacré Flamby.

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