Archives de Tag: Morano

Quand la droite se débarrassera-t-elle de ses boulets?

Après le réconfort, l’effort. Après les vacances, le retour aux affaires. Depuis ma retraite bretonne, j’ai assisté effaré à la fuite en avant des boulets de la droite française. Incapables de présenter un bilan positif en matière de sécurité, ils paniquent. Et entre les ministres Nadine Morano qui accuse Marianne de « démagogie », Brice Hortefeux qui veut étendre les cas de déchéances de la nationalité et Christian Estrosi qui veut mettre l’insécurité sur le dos des maires, on atteint des sommets de bêtise. Qui montrent que la droite n’a rien, strictement rien à proposer sur le sujet. Lire la suite

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Affaire Woerth/Bettencourt : quand l’UMP pète les plombs

Capture d'écran lefigaro.fr

D’accord, la comptable Claire T. a démenti devant les policiers avoir tenu certains propos relayés par le site Mediapart. D’accord, l’auteur du scoop a sûrement manqué de prudence en balançant cette « bombe » sans précautions. Mais l’UMP, trop pressée de faire diversion, a littéralement pété un plomb en s’en prenant à des « méthodes fascistes ». C’est encore la faute d’internet, on vous dit! Lire la suite

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Classé dans Politique

Les Français ne veulent pas travailler le dimanche

dimancheBeaucoup de travail, en ce moment : je serai très bref ce matin, juste un petit passage pour évoquer un sondage paru mardi dans Libération sur le travail dominical. Force est de constater que les Français semblent loin d’y être favorables! Désolé, je radote, mais le sujet est crucial et c’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Après, il sera trop tard, le cheval de Troie sera dans nos murs. Alors députés de droite, réveillez-vous! Lire la suite

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Classé dans Société

L’homoparentalité reconnue par la droite!

homoparentalite1On croit rêver. C’est la soi-disant catholique Nadine Morano, soi-disant ministre de la famille, et soi-disant membre de la droite française, qui sera donc à l’origine du texte de loi qui reconnaîtra l’homoparentalité, via le statut du beau-parent, comme l’a révélé hier le site web de l’Express. Je me disais bien que cela ne disait rien qui vaille d’avoir cette femme à ce poste. Lire la suite

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Classé dans Société

Nadine Morano et le catholicisme

Depuis quelques semaines, je m’interroge sur Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. Vues les positions qu’elle affiche dans la presse, y compris tout récemment sur l’homoparentalité et encore plus récemment sur les mères porteuses, je me demande pourquoi on n’arrête pas, à tout bout de champ, de la dépeindre comme une femme « catholique », et même « catholique convaincue ».

Est-ce elle, qui insiste là dessus? Ou sont-ce les journalistes, qui nous le rappellent sans cesse comme un gimmick?

Quand il s’agit d’homoparentalité, Nadine Morano explique (Valeurs actuelles) : « Je me place du côté de l’enfant et quel que soit leur nombre, la société ne peut pas rester indifférente à leur sort ». Quand elle parle des mères porteuses, cela devient (Libération) : « Oui, si ma fille était atteinte de ce genre de malformation, je le ferais. Pour moi, ce serait un geste d’amour ». Des déclarations qui ne montrent pas une grande conviction : ses principes lâchent à la première émotion. Est-elle guidée par l’Evangile, sincèrement? Ou ses opinions sont-elles influencées, au gré du vent, en fonction de l’instinct du moment?

Rien n’est plus vrai, à ce sujet, que ce qu’en dit Patrice de Plunkett :

« Mme Morano serait une « catholique déclarée » alors que ses convictions (dans les domaines de la vie) sont le contraire de celles de l’Eglise catholique. Pour des multiples raisons, expliquées cent fois, l’Eglise désapprouve le business des mères porteuses et ce qu’on nomme « homoparentalité ». Pour autant de raisons, elle désapprouve l’euthanasie. Mme Morano approuve tout ça, et même le recommande. Comment peut-elle se déclarer catholique? Parce que l’époque est ainsi : on a le « droit » de revendiquer n’importe quelle « identité », de façon subjective, sans avoir à en donner les raisons. Mme Morano pense le contraire du pape et des évêques  mais à ses yeux – et à ceux des médias – ça n’empêche pas de se dire catholique. Après quoi l’on s’étonne de la pauvreté des débats dans ce pays: mais si les mots n’ont plus de sens, il est difficile de débattre. L’irrationnel est au pouvoir. »

Faut-il décerner des brevets de bon catholicisme? Pas sûr, cela peut être un facteur de division. Mais il est très contestable que cette dame porte sans cesse une écharpe de catholique en bandoulière si c’est pour prendre des positions exactement inverses de celles du Vatican. A la limite, ne pourrait-elle pas s’abstenir?

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Classé dans Religion

A quand une politique familiale?

Il n’y a plus de politique familiale en France. D’un côté, rien n’est fait, bien au contraire, pour interrompre l’éclatement de la cellule de base de la société, qui est une des plus fortes défenses de l’individu face à l’arbitraire, de l’autre, les coups de pouce « économiques » aux familles sont menacés. On le voit aujourd’hui avec la polémique qui fait rage au sujet de la suppression du financement par l’Etat de la carte famille nombreuse de la SNCF.

On avait parlé ici, il y a quelque temps. du danger qu’il y avait à laisser disparaître la famille. En tant qu’entité sociale, elle permet non seulement un épanouissement correct de l’individu, mais aussi et ce n’est pas négligeable, elle est un corps intermédiaire. Elle offre donc à l’individu une défense, un obstacle face à la collectivité et au risque de l’arbitraire.

A tort ou à raison, on a ainsi préféré soutenir le bien-être et le bonheur supposé de l’individu à court terme, quitte à affaiblir ce noyau naturel de la vie. Quoi qu’on en pense, la généralisation du divorce, qu’on facilite de plus en plus au point de vouloir le déjudiciariser, fait partie de ce processus. De la même façon, le succès du PACS est une précarisation de l’engagement conjugal, et donc de la famille. Plus de couple, pas de famille…

On pourrait ainsi multiplier les exemples qui montrent que l’Etat ne réfléchit pas sérieusement à la question. Qu’il navigue à vue, à court terme, sans jamais se poser, s’interroger. En un mot, il n’a pas de politique familiale.

Il en est de même en ce qui concerne les coups de pouce économiques accordées aux familles, et qu’on aurait tort de résumer à des mesures sociales. C’est justement ce que fait l’Etat, quand il veut par exemple conditionner les allocations familiales à un certain plafond de salaire. Au départ, ce n’était pas le but ni l’esprit de cette somme d’argent, qui était destiné à encourager les familles à avoir des enfants (après la première guerre mondiale, me semble-t-il), et non pas à les aider à survivre.

Au sujet de la carte familles nombreuses de la SNCF, c’est le même processus. Pour résumer, l’Etat va supprimer l’enveloppe qu’il accorde chaque année à la SNCF (70 millions) pour financer ses tarifs dits sociaux (dont les réductions accordées aux familles nombreuses). Pas de panique, la carte sera maintenue mais sera du coup payante, à l’instar de la carte 12/25 ou grand voyageur (petit désavantage quand même, comme le rappelle l’Union nationale des associations familiales, pour qui la tarification sera ainsi dépendante d’une activité commerciale et par nature changeante).

En somme, comme résume Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la famille (mais quelle famille?), il faut que les avantages restent les mêmes « sans être à la charge de tous les contribuables ». « Nous avons un engagement que nous devons tenir vis-à-vis des français, c’est la bonne gestion des deniers publics », conclut la ministre. Et cette femme a été nommée défenseur des intérêts de la famille?

Il y a deux points sur lesquels ce que dit Mme Morano est très contestable. Le premier, sur la forme, c’est que si on suit son idée, il faut également démanteler la Sécurité sociale, qui n’est rien d’autre qu’une mutualisation « à la charge de tous les contribuables ». Il faut que chacun paie pour ce qu’il coute, et point barre : Tel est le message de Nadine Morano.

Le deuxième point s’intéresse plus au fond : le problème, c’est que La famille est sans cesse envisagée comme un coût, là où elle devrait être vue comme un investissement, une chance, quelque chose de positif. Aider les familles à s’en sortir, les soutenir, les accompagner, leur donner les moyens d’assurer une bonne éducation à leurs enfants, c’est rendre service à un pays. C’est économiser sur d’autre postes de dépense.

On montre tout le temps du doigt l’éducation apportée les parents. On essaie toujours d’y substituer une forme de collectivisme (dont le plus connu s’appelle l’Education nationale). Un certain nombre de catastrophes (dont la violence dont font de plus en plus preuve des mineurs, d’ailleurs) tout à fait nouvelles sont directement causées par cet abandon de la famille et par son démantèlement. Il est incompréhensible que l’Etat ne s’en aperçoive pas.

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