Archives de Tag: homoparentalité

Si t’es contre l’homoparentalité, t’es rien qu’un homophobe

homophobieAlors qu’une enseignante vient de voir le tribunal administratif de Besançon annuler le refus d’agrément d’adoption que lui avait opposé le conseil général du Jura au motif qu’elle vivait en couple avec une autre femme, son avocate affirme qu’il s’agit là d’une vraie victoire contre l’homophobie. Questions : n’être pas d’accord et refuser de céder aux revendications des gays, lesbiens, et trans, c’est être homophobe? Croire profondément qu’un enfant a besoin d’un papa et d’une maman, est-ce être homophobe? Finalement, être en désaccord avec l’autre, est-ce être autrophobe? Lire la suite

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L’homoparentalité reconnue par la droite!

homoparentalite1On croit rêver. C’est la soi-disant catholique Nadine Morano, soi-disant ministre de la famille, et soi-disant membre de la droite française, qui sera donc à l’origine du texte de loi qui reconnaîtra l’homoparentalité, via le statut du beau-parent, comme l’a révélé hier le site web de l’Express. Je me disais bien que cela ne disait rien qui vaille d’avoir cette femme à ce poste. Lire la suite

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Nadine Morano et le catholicisme

Depuis quelques semaines, je m’interroge sur Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. Vues les positions qu’elle affiche dans la presse, y compris tout récemment sur l’homoparentalité et encore plus récemment sur les mères porteuses, je me demande pourquoi on n’arrête pas, à tout bout de champ, de la dépeindre comme une femme « catholique », et même « catholique convaincue ».

Est-ce elle, qui insiste là dessus? Ou sont-ce les journalistes, qui nous le rappellent sans cesse comme un gimmick?

Quand il s’agit d’homoparentalité, Nadine Morano explique (Valeurs actuelles) : « Je me place du côté de l’enfant et quel que soit leur nombre, la société ne peut pas rester indifférente à leur sort ». Quand elle parle des mères porteuses, cela devient (Libération) : « Oui, si ma fille était atteinte de ce genre de malformation, je le ferais. Pour moi, ce serait un geste d’amour ». Des déclarations qui ne montrent pas une grande conviction : ses principes lâchent à la première émotion. Est-elle guidée par l’Evangile, sincèrement? Ou ses opinions sont-elles influencées, au gré du vent, en fonction de l’instinct du moment?

Rien n’est plus vrai, à ce sujet, que ce qu’en dit Patrice de Plunkett :

« Mme Morano serait une « catholique déclarée » alors que ses convictions (dans les domaines de la vie) sont le contraire de celles de l’Eglise catholique. Pour des multiples raisons, expliquées cent fois, l’Eglise désapprouve le business des mères porteuses et ce qu’on nomme « homoparentalité ». Pour autant de raisons, elle désapprouve l’euthanasie. Mme Morano approuve tout ça, et même le recommande. Comment peut-elle se déclarer catholique? Parce que l’époque est ainsi : on a le « droit » de revendiquer n’importe quelle « identité », de façon subjective, sans avoir à en donner les raisons. Mme Morano pense le contraire du pape et des évêques  mais à ses yeux – et à ceux des médias – ça n’empêche pas de se dire catholique. Après quoi l’on s’étonne de la pauvreté des débats dans ce pays: mais si les mots n’ont plus de sens, il est difficile de débattre. L’irrationnel est au pouvoir. »

Faut-il décerner des brevets de bon catholicisme? Pas sûr, cela peut être un facteur de division. Mais il est très contestable que cette dame porte sans cesse une écharpe de catholique en bandoulière si c’est pour prendre des positions exactement inverses de celles du Vatican. A la limite, ne pourrait-elle pas s’abstenir?

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Ce n’est pas à la Justice de trancher le débat sur l’homoparentalité

De l’art d’imposer petit à petit et très subtilement une modification de notre droit, qui devrait plutôt être tranchée politiquement et après débat public. Ce dernières semaines, nous avons assisté à des décisions de justice qui reconnaissent de facto l’homoparentalité. Qui la « valident » aux yeux de la société. Ce n’est pas son rôle, mais l’incurie de l’Etat lui laisse-t-elle vraiment le choix?

Deux décisions ont d’abord été rendues par une même juge aux affaires familiales du Tribunal de Grande Instance de Lille. En décembre, deux lesbiennes habitant ensemble à Tourcoing depuis 15 ans, chacune mère d’un enfant, ont ainsi acquis une délégation d’autorité parentale réciproque sur l’enfant de l’autre. Cette délégation, comme le rappelle Le Monde, « ne crée ni lien de filiation, ni conséquence successorale, mais donne cependant une première assise juridique à l’homoparentalité : il autorise le « tiers » à accomplir les actes de la vie courante – scolarité, soins médicaux – et surtout, lui reconnaît une place dans la vie de l’enfant ». En 2006, la Cour de Cassation avait ouvert la voie en considérant qu’on ne pouvait exclure cette délégation pour deux femmes vivant ensemble de manière « stable et continue »., dès lors qu’il s’agit de l' »intérêt supérieur de l’enfant« .

Deuxième étape, toujours au TGI de Lille et en décembre, la validation de la garde alternée pour deux homosexuelles ayant élevé une fille ensemble (l’un d’elle avait bénéficié en Belgique d’une insémination artificielle) avant de se séparer. Là aussi, cela revient à reconnaître aux deux partenaires du couple homosexuel un rôle de « parents ». Dans son jugement, la « jaf » relève qu’ « il apparaît discriminatoire d’exclure un enfant de la possibilité de bénéficier du partage de l’autorité parentale souhaitée par sa mère et son ancien amie sur le seul motif qu’elles sont de même sexe ».

On pourrait dire aussi qu’il est discriminatoire que seuls un homme et une femme puissent concevoir un enfant, mais ma foi, c’est ainsi que la nature en a voulu. Il est discriminatoire que je sois brun et pas blond comme j’aurais voulu, mais c’est ainsi que je suis né, tant pis. Je peux rouspéter tant que je veux, ça n’y changera rien.

Troisième étape, hier : la France a été condamnée par la CEDH (cour européenne des droits de l’homme) pour avoir refusé l’adoption à une femme sur le motif qu’elle était homosexuelle (elle l’avait déclaré). Pour le détail, et notamment sur les faits et la portée de cette décision, allez voir chez Maître Eolas. Voici l’attendu qui doit selon lui (à raison, sans doute) retenir notre attention :
 

La Cour rappelle que le droit français autorise l’adoption d’un enfant par un célibataire (…), ouvrant ainsi la voie à l’adoption par une personne célibataire homosexuelle, ce qui n’est pas contesté. Compte tenu de cette réalité du régime légal interne, elle considère que les raisons avancées par le Gouvernement ne sauraient être qualifiées de particulièrement graves et convaincantes pour justifier le refus d’agrément opposé à la requérante.

Même si on peut s’interroger sur le fait que la CEDH puisse se mêle de ces questions, celle-ci ne fait que répondre à la question posée et constater la réalité de la situation française. Encore Eolas :

Tombez, mes bras, pends, ma machoire, saisis-moi, ô stupéfaction. Alors que le Conseil d’Etat valide de manière constante des refus d’agrément fondés sur l’homosexualité du demandeur à l’agrément, les représentants de la France devant la Cour européenne des droits de l’homme revendiquent que les homosexuels peuvent adopter en France, et ce depuis la loi du 11 juillet 1966 qui a étendu l’adoption aux célibataires. Je ne suis pas sûr que l’assemblée gaulliste élue en novembre 1962 ait vraiment eu conscience d’autoriser l’adoption par des homosexuels. Tout ça pour dire « Voyez comme nous n’opérons pas de discrimination à l’adoption envers les homosexuels ». Tout en étant incapable de dire combien d’homosexuels ont effectivement un jour adopté un enfant…

Ha ! Au bal des faux-culs, le carnet de bal de la République est rempli jusqu’à la marge.

En définitive, le débat sur l’homoparentalité apparaît comme totalement pipé. En l’occurrence, il n’y a pas de débat. L’hypocrisie de l’Etat français est totale : il laisse faire la Justice sur cette question, au coup par coup, alors même qu’il accepte le principe soit d’une adoption par un célibataire homosexuel (qui pourra alors se mettre en couple, ce qui posera effectivement des problèmes d’ordre pratique par la suite), soit d’une insémination d’une femme homosexuelle (mêmes conséquences que pour le cas précédent). Et bien sûr, un ou une homosexuelle peut très bien avoir conçu un enfant avec une personne du sexe opposé.

L’homoparentalité n’est pas légale alors que des homosexuels peuvent avoir des enfants. Complètement surréaliste. On dirait que l’Etat rame à contre-courant, juste parce que les lois sur l’adoption n’ont pas été rédigées avec suffisamment de précision dans le passé. Même s’ils pourraient s’abstenir de trancher ainsi de tels faits de société, les juges ne sont pas tellement en cause dans cette affaire : ils sont contraints de trouver des solutions au cas par cas aux problèmes qui se posent aux justiciables. Ils ont le devoir de répondre aux questions posées.

Il serait temps que l’Etat prenne ses responsabilités. Il n’appartient pas aux juges de règler une question aussi importante! Oh, bien sûr, il semble que ce soit peine perdue parce qu’on sait que ceux qui sont sceptiques sur la question sont d’horribles réactionnaires coincés et pas du tout « aware ». On connaît le poids du (con)formisme dans notre pays. Pas d’accord? facho! Comme s’il s’agissait de « progrès ». Peut-être est-ce inhumain ou très ringard de souhaiter à tout enfant d’avoir un père et une mère (je ne suis de mon côté pas tellement pour l’adoption pour les célibataires, homosexuels ou non). Peut-être est-ce manquer considérablement d’ouverture d’esprit. Peut-être est-ce même insultant vis-à-vis des homosexuels, qui on le comprend bien, souhaitent comme tout un chacun satisfaire au « besoin de reproduction » que ressent tout être appartenant au règne animal.

Qu’ils me pardonnent. Lorsqu’on est s’oppose à l’homoparentalité, on ne ressent aucune hostilité envers les homosexuels. On ne veut pas les priver de quoi que ce soit. C’est juste à l’enfant qu’on s’intéresse. Et ne me dites pas que ça ne regarde pas l’Etat : on veut bien qu’il se mêle d’économie, on veut bien qu’il veille à notre consommation de tabac, au taux de sucre qu’on a dans le sang.

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