Archives de Tag: famille

L’homoparentalité reconnue par la droite!

homoparentalite1On croit rêver. C’est la soi-disant catholique Nadine Morano, soi-disant ministre de la famille, et soi-disant membre de la droite française, qui sera donc à l’origine du texte de loi qui reconnaîtra l’homoparentalité, via le statut du beau-parent, comme l’a révélé hier le site web de l’Express. Je me disais bien que cela ne disait rien qui vaille d’avoir cette femme à ce poste. Lire la suite

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Préserver le lien parents-enfants

meilleurdesmondesLes propositions récentes de Nicolas Sarkozy dans le domaine de la politique familiale ont suscité de nombreux commentaires, surtout à gauche où l’on s’est indigné d’une perte d’un acquis social : le congé parental.

Nicolas Sarkozy a en effet annoncé, au milieu d’un paquet de mesures telles que la création d’un statut de beau-parent, vouloir réformer le congé parental (qui permet à l’un ou l’autre des parents à rester avec l’enfant qui vient de naître, pendant une durée de trois ans). Le président de la République voudrait doper l’offre en matière de crêches, pour que les femmes aient vraiment la « liberté de travailler, ou en tout cas la liberté de choix : Lire la suite

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Fessons la défenseure des enfants

fessee1Voilà une information de premier plan, qui est pourtant passée inaperçue, écrasée par le vacarme médiatique qui a entouré deux non-événements : le passage à la télé, hier soir, de Nicolas Sarkozy (j’avais un poker, désolé), et la mise en cause de Bernard Kouchner, l’intouchable, le saint, dont les larmes ont failli m’émouvoir, mercredi soir sur France 2. Il faut lui conseiller une carrière de comédien,  à ce médecin devenu politicien. Puis chargé d’études plutôt bien rémunérées pour le compte d’Omar Bongo.

Mais revenons à nos moutons. Jugez plutôt de la gravité de ce qui suit : embrayant sur la lamentable proposition du Conseil de l’Europe, et sur pression de l’ONU, la défenseure des enfants (une autorité administrative indépendante), Dominique Versini, propose d’interdire les châtiments corporels pour les enfants, au sein des familles et des écoles, dans son rapport sur l’application par la France de la convention internationale des droits de l’enfant. Lire la suite

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Et le dimanche, l’Etat gardera vos enfants…

J’insiste, j’enfonce la plaie dans le couteau, je rentre dans le lard. Le gouvernement va plus vite, plus loin, plus fort, peut-on lire dans le JDD sous la plume de du servile Claude Askolovitch, dont on peut s’interroger sur l’indépendance dans cette affaire (*). Alors qu’hier, la CGPME a exprimé ses inquiétudes au sujet de la libéralisation du travail dominical, et qu’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit s’exprimer à son tour sur cette question, Xavier Bertrand propose d’ouvrir des crèches sept jours sur sept.

Et pourquoi pas, en effet?

« Les nouvelles crèches notamment, il faudra aussi qu’elles puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut. Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n’auriez pas le droit d’avoir vos enfants à la crèche ? », a expliqué le bonhomme.

Et le livreur de lait de la nounou, lui aussi, pourra ouvrir le dimanche, au cas où. Le cordonnier du livreur, on ne sait jamais. Et puis l’assureur du cordonnier. Et le banquier de l’assureur. Et le magasin de vêtements du banquier?

« Il faut qu’on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français », nous explique Xavier Bertrand, l’homme dont les dents raient le parquet au point d’être ralenti dans sa course en avant et doublé par Jean-François Copé et Xavier Darcos, c’est dire… Voilà bien la preuve qu’il ne s’agit pas seulement, comme l’a prétendu Luc Chatel, de simplement toiletter la législation pour rationnaliser un système très compliqué (ce qui était est effectivement le cas). Je n’aime pas l’idée selon laquelle on envoie les gens au turbin pendant que l’Etat garde leurs enfants.

En réalité, on ne cherche pas tant à contenter les Français qu’à adapter de force leur mode de vie aux desiderata de quelques-uns, et notamment de lobbies de la grande distribution et des grandes enseignes du textile. Pour le secteur de l’ameublement, c’est déjà fait… Et tant pis pour les conséquences sociales/sociétales de la mesure! On se doute qu’une fois la brèche entamée, et une fois passé le moment de l’émotion du travailler plus pour gagner plus, le doublement du salaire n’existerait plus que dans les rêves les plus fous des employés. 

Et quand on regarde de plus près sur le sondage malhonnête publié par le JDD (merci à un commentateur de Koz de l’avoir signalé, j’étais passé à côté…) on se rend compte que ce ne sont pas « 67% des Français qui sont prêts à travailler le dimanche », comme on l’a entendu partout… Mais 17% des Français qui répondent « oui, toujours » à la question « Travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous? », contre 33% qui répondent « non jamais » et « 50% « oui, de temps en temps », ce à quoi ils auraient aussi pu répondre « non, pas toujours »!

P.S : la photo illustre bien sûr ma promenade en forêt de dimanche dernier.  C’est un appel à la méditation, plus qu’à la consommation!

P.P.S : après avoir désigné Askolovitch de l’adjectif « servile », et en confrontant mon opinion avec celle de plusieurs commentateurs, je retire ce mot excessif issu d’un premier jet un brin énervé. Mea culpa. On peut néanmoins s’interroger et s’inquiéter au sujet de l’indépendance du JDD dans cette affaire. Un sondage manipulé et déformé, qui sort le jour même d’une interview accordée à un ministre qui le même jour, est en déplacement de promotion sur ce thème dans un centre commercial, ça fait beaucoup. Et ça fait surtout beaucoup les affaires du gouvernement, il me semble.

P.P.P.S. : lire aussi le point de vue gauchiste de Koz.

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Libéraliser le travail dominical, c’est fragiliser l’individu et la famille

« Le dimanche n’est pas un jour comme les autres, c’est vrai. Mais il faut aussi voir comment les choses évoluent. Nous ne pouvons pas refuser à des personnes qui souhaitent travailler le dimanche de le faire », a expliqué hier le ministre du Travail,  Xavier Bertrand, en déplacement avec le secrétaire d’Etat à la consommation, Luc Chatel, pour rappeler la mobilisation du gouvernement sur ce sujet.

On y est : le vote de la proposition de loi Maillé, repoussé plusieurs fois, et qui multiplie les dérogations, pourrait intervenir avant la fin de l’année.

Toujours le même raisonnement : le principe reste que le dimanche est un jour de repos, et qu’on ne va pas revenir dessus! Mais on va assouplir, avec le chantage à la création d’emplois et au retour de la croissance, pour protéger la liberté de ces gentils travailleurs qui veulent bosser plus pour gagner plus, et d’ailleurs, un sondage très opportun nous apprend que 67% des Français (je me demande qui?je n’en connais pas) sont prêts non pas à aller faire des courses le dernier jour de la semaine, mais bien à travailler ce jour-là! Il va falloir m’expliquer…

C’est la grande technique : assurer qu’on va respecter un principe, et dans le même temps, lui tordre le cou en appelant à briser les tabous et à sortir des carcans.

On a déjà examiné en détail la proposition de loi Richard Maillé, qui ne va pas très loin, il est vrai, mais écorne déjà sérieusement le principe du repos dominical. Ne soyons pas dupes : une fois que la brèche sera ouverte, les nouvelles exceptions passeront comme une lettre à la Poste. On a ici même beaucoup débattu des conséquences que pourraient avoir une libéralisation du travail du dimanche. Et beaucoup dénoncé l’hypocrisie de ceux qui ouvrent déjà chaque dimanche au mépris de la législation. Pas de radar pour eux.

Je ne vais pas aborder à nouveau les contours économiques de cette loi, même si je reste persuadé, d’une, que le portefeuille des Français n’étant pas extensible, l’ouverture des commerces le dimanche n’augmentera pas leur pouvoir d’achat, et de deux, que les grands perdants seront une nouvelle fois les commerces de ville, si l’on en reste là. Je reste aussi convaincu qu’une « pause commerciale » ne fait pas de mal pour l’Homme. Marre de voir des gens se promener en famille dans les centres commerciaux! Ils seraient aussi bien en forêt à cueillir des champignons.

Pour le reste, les syndicats me paraissent totalement hors-sujet en se focalisant uniquement sur la question du libre choix et du salaire. C’est bien sûr une revendication importante, mais il faut dépasser cet aspect : même payé double et choisi librement (mais ne rêvons pas), le travail dominical ne serait pas satisfaisant.

C’est en effet une véritable révolution de société qu’on risque de subir avec la généralisation du travail dominical. Je suis bien placé pour le dire : dans mon entreprise, on va bientôt devoir tous travailler par roulement le dimanche. Le journalisme ne s’arrête certes pas un jour par semaine. Mais je note que nous n’avons pas eu le choix, et qu’il n’y aura pas d’augmentation de salaire ce jour-là.

Politique de civilisation? Mon oeil! Si on voulait tuer la famille, si on voulait isoler encore plus l’individu, on n’agirait pas autrement. Car que va-t-il se passer? Pour ceux qui travailleront le dimanche, un décalage total par rapport à la société. Des périodes de travail de dix jours sans interruption, avec le jeu des repos hebdomadaires. Et si tout le monde prend ses repos de façon librement choisie, et donc différente, n’est-ce pas la mort de la convivialité?

L’avantage d’un repos identique pour tous saute aux yeux : cela permet à tous de se retrouver, amis, familles… Mariages, communions, bar mitzvah, repas familiaux, pendaisons de crémaillère…

Au lieu de cela, et si l’on s’oriente dans cette voie, certains prendront leurs repos le lundi, d’autres le mardi, etc. Avec parfois, au sein d’une même famille, un mari qui ne prend pas ses jours le même jour que son épouse! Et les enfants, dans tout ça?

On parle beaucoup en ce moment, évidemment, des origines de la crise financière actuelle, de la cupidité, de l’égoïsme des marchés, de leur absence de moralisation. Mais à quoi sert-il de se répandre en banalités et en grands mots, si ce n’est pour en retenir aucune leçon?

Car que fait-on, là, à part raisonner uniquement en termes économiques, et en oubliant tout le reste? En oubliant, tout simplement, l’homme?

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Nadine Morano et le catholicisme

Depuis quelques semaines, je m’interroge sur Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. Vues les positions qu’elle affiche dans la presse, y compris tout récemment sur l’homoparentalité et encore plus récemment sur les mères porteuses, je me demande pourquoi on n’arrête pas, à tout bout de champ, de la dépeindre comme une femme « catholique », et même « catholique convaincue ».

Est-ce elle, qui insiste là dessus? Ou sont-ce les journalistes, qui nous le rappellent sans cesse comme un gimmick?

Quand il s’agit d’homoparentalité, Nadine Morano explique (Valeurs actuelles) : « Je me place du côté de l’enfant et quel que soit leur nombre, la société ne peut pas rester indifférente à leur sort ». Quand elle parle des mères porteuses, cela devient (Libération) : « Oui, si ma fille était atteinte de ce genre de malformation, je le ferais. Pour moi, ce serait un geste d’amour ». Des déclarations qui ne montrent pas une grande conviction : ses principes lâchent à la première émotion. Est-elle guidée par l’Evangile, sincèrement? Ou ses opinions sont-elles influencées, au gré du vent, en fonction de l’instinct du moment?

Rien n’est plus vrai, à ce sujet, que ce qu’en dit Patrice de Plunkett :

« Mme Morano serait une « catholique déclarée » alors que ses convictions (dans les domaines de la vie) sont le contraire de celles de l’Eglise catholique. Pour des multiples raisons, expliquées cent fois, l’Eglise désapprouve le business des mères porteuses et ce qu’on nomme « homoparentalité ». Pour autant de raisons, elle désapprouve l’euthanasie. Mme Morano approuve tout ça, et même le recommande. Comment peut-elle se déclarer catholique? Parce que l’époque est ainsi : on a le « droit » de revendiquer n’importe quelle « identité », de façon subjective, sans avoir à en donner les raisons. Mme Morano pense le contraire du pape et des évêques  mais à ses yeux – et à ceux des médias – ça n’empêche pas de se dire catholique. Après quoi l’on s’étonne de la pauvreté des débats dans ce pays: mais si les mots n’ont plus de sens, il est difficile de débattre. L’irrationnel est au pouvoir. »

Faut-il décerner des brevets de bon catholicisme? Pas sûr, cela peut être un facteur de division. Mais il est très contestable que cette dame porte sans cesse une écharpe de catholique en bandoulière si c’est pour prendre des positions exactement inverses de celles du Vatican. A la limite, ne pourrait-elle pas s’abstenir?

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L’interdiction de la fessée, une urgence absolue!

Lue sur le monde.fr, cette brève qui m’a fait bondir de ma chaise : le Conseil de l’Europe veut en finir avec la fessée. Et l’organisation lance donc une grande campagne pour sensibiliser les parents sur cette question.

Incroyable!  Le Conseil de l’Europe, cette organisation non gouvernementale qu’il ne faut pas confondre avec l’Union européenne, n’a donc rien de mieux à faire, le dimanche après-midi, que de réunir une conférence internationale avant de s’entendre sur cette déclaration : « Aucune religion, situation économique ou méthode d’éducation ne saurait justifier de frapper un enfant, de le gifler, de lui donner la fessée, de le maltraiter, de l’humilier ou de recourir à toute pratique qui porte atteinte à sa dignité ».

Il ne s’agit pas pour moi, ici, de défendre la fessée. On pourrait en parler pendant des heures. Philosophiquement, abstraitement, il semble évident que la violence est toujours un aveu d’échec, et que la bonne éducation est celle qui n’a pas besoin d’élever la voix pour se faire comprendre. Comme le bon chef est celui qui se fait d’emblée obéir et respecter.

Non, ce qui suscite mon courroux, c’est le caractère non seulement donneur de leçons, mais surtout le côté absolu de la déclaration. Rien ne justifie la fessée! Absolument rien! Ni une religion, ni une situation économique, encore moins une méthode éducative! On parle, carrément, « d’atteinte à la dignité des enfants ». Messieurs-dames, nous avons là une quasi-religion, qui distribue les bons et mauvais points, qui décide de ce qui est bon, ou non, pour l’homme. Et en quel honneur?

Mais on nous rassure dans Libé : l’initiative du Conseil est exclusivement préventive, il n’y aura pas de poursuites. Encore heureux! et pourquoi pas une excommunication?

Bien sûr, le journal de Laurent Joffrin ressort l’éternel expert selon lequel les fessées que subissent les enfants sont la cause des violences que l’on observe entre adultes. Sans blague? Ne serait-ce pas plutôt l’inverse? L’absence d’éducation digne de ce nom qui provoque un bazar sans nom? Personnellement, je commence à en avoir un tout petit peu assez des psychologues, des psychiâtres, des leçons perpétuelles qu’ils donnent au monde, de leurs préconisations abstraites, de leur avis qui diffère selon l’école à laquelle ils appartiennent.

Car dans les faits, dans la vraie vie, que voit-on? Des enfants brimés, battus, traumatisés? Des atteintes à la dignité? Oui, cela existe, même en France. Mais quand on n’a pas d’enfant, il suffit de se balader dans un supermarché ou dans n’importe quel lieu public (je ne parlerai même pas de super nanny)  pour constater le désastre éducatif actuel, le caractère pathétique des adultes que les marmots mènent par le bout du nez. Depuis qu’on les vouvoie, qu’on leur demande leur avis (y compris pour des questions qui leur échappent totalement), qu’on en fait l’égal des grands, les enfants déraillent, car ils sont perdus.

N’est-ce pas cela, qui est une atteinte à leur dignité? Qui est la vraie atteinte à leur dignité? N’est-ce pas là qu’il faut agir, au lieu de continuer à culpabiliser des parents souvent bien impuissants à trouver des solutions?

Et puis, si l’on veut un peu élargir le sujet, il est assez amusant de voir que les Etats et les organisations internationales, lorsqu’ils sont impuissants à règler la mission pour laquelle il ont été choisis (la gestion de la cité), s’emparent très vite de la question du bien et du mal pour se mettre à édicter des lois morales. Mais depuis quand, en définitive, le Conseil de l’Europe est-il mandaté pour dire aux parents comment ils doivent éduquer leurs enfants?

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