Archives de Tag: diplomatie

Eric Besson se croit toujours ministre de l’Immigration

Quelqu’un peut-il rappeler à M. Eric Besson qu’il n’est plus à l’Immigration, mais à l’Economie numérique? Depuis son arrivée dans son nouveau ministère, le transfuge du PS a du mal à prendre ses marques. Parlez lui d’un site étranger arrivé en France sans papiers : il veut illico le renvoyer chez lui! Sauf que quand le clandestin ayant déjà été chassé de chez lui, on risque d’en faire un apatride…

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Wikileaks, le culte malsain de la transparence

Julian Assange, le patron de Wikileaks

Trois jours avant la publication de 250 000 mémos diplomatiques sur le site Wikileaks, on nous bassinait déjà avec l’écho qu’auraient ces révélations fracassantes, analysées en lien avec cinq grand quotidiens : Der Spiegel, Le Monde, le New York Times, El Pais et The Guardian. Depuis, on cherche. Et à part des infos ras de plafond sur la santé de Kirchner ou la susceptibilité de Merkel, on cherche désespérément l’intérêt de ce scoop qui fragilise les positions diplomatiques de l’occident et d’une partie du monde arabe. Lire la suite

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Pour une fois qu’il y avait une information heureuse!

Photo Edouard Bride/MAXPPP

En France, on aime bien les débats superficiels. On aime bien parler pour parler. Et quand on n’est pas au pouvoir, on peut se permettre d’adopter une position tout à fait démagogique sans craindre le ridicule. Prenons pour exemple la libération de Clotilde Reiss : cet événement heureux s’est mystérieusement transformé en polémique, alors qu’il n’y a même pas l’ombre d’un chat à fouetter…

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Une Royale exaspération

segolene-royalElle ne fait décidément rien que de m’embêter, de chercher à m’agacer, de me taquiner. Et elle réussit presque à me sortir de ma torpeur bloguesque. C’est bien simple : quasiment à chaque fois qu’elle ouvre la bouche, Ségolène Royal m’exaspère, me donne des boutons, me donne illico envie de saisir mon clavier et d’écrire des textes vengeurs et acerbes. Etrange, n’est-ce pas? Non pas que les propos tenus soient toujours scandaleux, oh, ça, non. C’est plutôt la forme qu’ils prennent qui nous interloque, comme l’a brillamment analysé Jules, qui dépeint ses saillies comme animées « d’un mélange indéfinissable de toupet et de solennité, dépourvu de toute ironie qui laisse pantois l’observateur et enrage l’adversaire politique ». Lire la suite

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Lassitudes palestiniennes

Cela ne se fait pas, c’est entendu. Quand une guerre survient, il convient de prendre une posture dramatique, d’affecter de parler avec gravité, de se frapper le torse à grands coups virils. Et puis, pleurer les morts innocents, fustiger l’ennemi, le méchant, l’agresseur, souvent le plus puissant d’ailleurs.

Mais c’est justement ce qui m’afflige ce matin. Hier soir, je me suis farci quatre heures de route en guise d’épilogue à ces vacances de Noël. J’ai écouté la radio, Inter, Info, Europe, RTL. Partout, la même rengaine, les témoignages de Palestiniens joints par téléphone. On ne sait pas qui ils sont. Le reportage sur ce qu’on voit de l’extérieur de la bande de Gaza, c’est-à-dire sur rien du tout, étant donné que l’électricité a été coupée et qu’Israël interdit aux médias de passer. Les journalistes trouvent toujours quelque chose à dire. Ils décrivent le bruit des bombes, la lueur qu’elles produisent. C’est court. Lire la suite

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Un Villepiniste au gouvernement!

Bruno Le Maire, 39 ans, succèdera donc à Jean-Pierre Jouyet au titre de secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Nul n’ignore que le député UMP de l’Eure fait partie du carré de fidèles de Dominique de Villepin, dont l’avenir politique est de plus en plus compromis, avec en plus l’épée de Damoclès de Clearstream au-dessus de la tête…

Bruno Le Maire, c’était le conseiller politique de Villepin au quay d’Orsay, place Beauvau, puis son directeur de cabinet à Matignon. C’est lui qui est réputé avoir écrit son fameux discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU au sujet des projets d’invasion américaine en Irak, en 2003. C’est également l’auteur d’un livre passionnant qui avait été ici chroniqué, Des Hommes d’Etat, qui racontait très finement, de l’intérieur, le quotidien du pouvoir et des rivalités entre Chirac, Villepin et Sarkozy de 2005 à 2007, avec en toile de fond, notamment, le CPE et la crise des banlieues. Un livre qui ne ménageait pas Sarkozy…

Il est d’ailleurs comique de voir l’ancien bras droit de Villepin (qui n’a plus le droit de le voir en vertu du contrôle judiciaire de DDV) rejoindre Sarkozy au moment où l’ex-leader de l’UNEF aujourd’hui membre de la direction du PS (comme tous les anciens leaders de l’Unef, non?), Bruno Julliard, se répète en racontant que Sarkozy l’avait assuré de son soutien au moment de la lutte estudiantine et lycéenne contre le contrat première embauche, qui avait scellé les ambitions du premier ministre de l’époque.

Pendant que le PS n’en finit plus de se déchirer, pendant qu’Aubry et Royal continuent de règler leurs comptes, Sarkozy organise donc sa propre opposition, en maintenant sa politique d’ouverture. On le voit sur le travail dominical, où le débat a de fait lieu au sein de la majorité, la gauche n’étant plus que l’ombre d’elle-même. L’objectif est de faire croire que toutes les sensibilités politiques sont dan sle gouvernement alors qu’on voit bien que sur certains dossiers, tels que le travail dominical, l’exécutif est prêt à passer en force et à ignorer les oppositions internes.

La prise de Bruno Le Maire est des plus belles pour le chef de l’Etat, mais ne nous y trompons pas : elle ne doit pas nous cacher les tentatives de déstabilisations d’autres députés villepinistes, tels que l’élu de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, dont la circonscription pourrait être coupée en deux afin de l’éjecter en douceur.

Elle ne doit pas nous cacher l’entreprise de cadenassage de l’UMP, dont les clefs ont été confiées au « chouchou » Xavier Bertrand, qui aura pour mission de faire taire les mécontents, ce que Devedjian n’avait pas réussi (ou pas voulu) à faire. Et ce que Jean-François Copé ne fait pas non plus au sein du groupe à l’assemblée. Sarkozy peut compter sur Bertrand pour contrer Copé, sachant que les deux rivaux « quadras » de la droite tournent tous deux leurs ambitions vers 2017.

Tout se joue donc, de fait, à droite. On ne peut décidément que compter sur les rivalités, pour que vive le débat dans notre pays?

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