Faut-il une bataille culturelle pour défendre l’honneur du Christ?

C’est le sujet du moment dans la blogosphère catholique, et au-delà, alors qu’après l’affaire du Piss Christ, l’institut Civitas refait parler de lui en menant une guérilla sans merci contre la christianophobie supposée de deux pièces de théâtre, Sur le concept du visage du fils de dieu et Golgota Picnic. Si ces pièces peuvent choquer le spectateur chrétien, faut-il pour autant rentrer dans une guerre culturelle qui plongerait perpétuellement les croyants sur la défensive et dans une position victimaire qui ne leur ressemblent pas? Modestement, je ne crois pas. Ce qui, il faut insister sur ce point, ne signifie absolument pas qu’il faille se taire et ne rien faire.

Y’aura-t-il au sein de l’Eglise une guerre entre les « mous » et les « courageux »? Entre les « forts » et les « tièdes »? Entre ceux qui piaffent de sortir leur épée du fourreau, et ceux qui rechigneraient à combattre de cette manière? C’est ce qu’on peut craindre, après le communiqué vengeur diffusé jeudi par l’institut Civitas, le même que celui qui avait mené la fronde contre le Piss Christ à Avignon, et qui livre actuellement une nouvelle bataille contre deux spectacles jugés au choix, antichrétiens ou christianophobes : Golgota Picnic et Sur le concept du visage du fils de dieu, dont les trois premières représentations parisiennes, jeudi, vendredi et samedi soirs, ont justement été perturbées par des membres de l’institut en question.

Que dit le communiqué? En substance, que ceux qui ne sont pas avec Civitas sont contre Civitas. Que dans le combat pour la foi, et contre la christianophobie, il n’y a « pas de place pour les tièdes » :

Les tièdes, toujours en quête de prétextes pour justifier leur adhésion au consensus mou, prétendront aussi que, devant les offenses, le chrétien doit rester impassible. Répondons en citant saint Jean Chrysostome : « la patience à supporter les offenses qui s’adressent à nous, c’est de la vertu; mais rester insensible à celles qui s’adressent à Dieu, c’est le comble de l’impiété ». (…) C’est pourquoi j’invite chaque chrétien digne de ce nom à contribuer à la campagne en cours.

Une réaction, bien sûr, aux interrogations venant de l’intérieur de l’Eglise, et notamment de plusieurs blogueurs tels que Koz, Pneumatis ou Inner Light qui ont tous trois estimé que Civitas faisait fausse route en luttant de cette manière contre ces pièces de théâtre, et en appelant à une manifestation contre la christianophobie le samedi 29 octobre à Paris. De là à donner les bons et mauvais points, à trier le bon grain de l’ivraie et délivrer des brevets de bon et de mauvais catholiques, il n’y a qu’un pas que Civitas a donc franchi allègrement. Un peu comme on le fait parfois à gauche avec ce qualificatif bien pratique de « social-traître », note-t-on malicieusement sur Le Rouge et le Noir, un site que je découvre avec plaisir.

Une nouvelle fois, posons la question : le catholicisme doit-il être une affaire de mecs virils? Devons-nous ressembler à ces barbus qui lancent des fatwas dès qu’un objet culturel ne leur plaît pas ou contredit leurs dogmes? Doit-on passer pour des fondamentalistes, des terroristes, comme c’est le cas de ces gens qui ont perturbé la pièce de théâtre parisienne? Quel est une nouvelle fois le bilan de l’action de Civitas aux yeux du grand public?

Vous me direz, il n’y a pas que l’image, et vous aurez raison. Mais rien que sur ce point, c’est catastrophique. Qui espérez-vous convaincre, les gars? Les fachos occidentalistes qui rêvent du renouveau de la chrétienté? Ils sont déjà dans votre camp, même s’ils ne partagent pas votre foi. Alors, qui? Et si vous n’espérez convaincre personne, pensez-vous vraiment faire reculer les prochaines initiatives culturelles du même genre? Et si vous ne le pensez pas, à quoi sert votre action? Croyez-vous que le Christ nous demande de « défendre son honneur »? Je n’ai jamais lu de trace d’un tel commandement dans l’évangile.

Et puis bien sûr il y a le fond. Une nouvelle fois, j’ai hésité. Je suis entre deux rives. C’est vrai, quoi, Civitas nous permet de nous poser une bonne question : que doit-on faire face à ce qui est souvent vécu par les chrétiens comme des agressions permanentes? Faut-il se taire? Et si non, comment agir?

L’auteur du blog Les yeux ouverts rappelle à juste titre que les évêques ont appelé les catholiques à ne pas être silencieux face à ces outrances théâtrales. Mgr Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, à ainsi demandé aux fidèles de ne « pas demeurer impassible« , et d’interpeller leurs élus. Dans des courriers adressés à Civitas, Mgr Guy Bagnard, Evêque de Belley-Ars écrit : « Il me semble également que les associations de fidèles laïcs sont les mieux placées pour exprimer les protestations adaptées, à la fois auprès des élus de la Nation et, en particulier, dans les différentes villes où doit avoir lieu le spectacle » et son collègue de Bayonne, Mgr Marc Aillet, qu’ « il est du devoir de chaque catholique de défendre le Christ et la sainte Eglise. Je vous encourage donc à servir cette noble cause en repartant sans cesse de la Croix du Seigneur ».

Et Les yeux ouverts, qui estime que la culture a une place centrale dans la société, que c’est le terrain qu’il faut occuper, de conclure :  « Je suis étonné que leur attachement (celui des blogueurs cités plus haut) à suivre les recommandations des évêques en matière d’action soient tout d’un coup relayées au second plan pour ne pas dire plus quand ces prises de positions ne collent plus avec leur façon de voir. »

Sauf que Mgr Bagnard le précise que « les chrétiens doivent donner l’exemple d’une fermeté sans violence ». Et que Mgr Vingt-Trois a aussi fermement rappelé ceci sur Radio Notre-Dame :

« On peut exprimer sa blessure, mais cela ne peut pas ­devenir un argument de combat organisé. De même que l’objectif du Christ n’est pas d’établir un royaume terrestre, notre objectif n’est pas de transformer les pays en églises, mais de vivre en chrétiens dans des pays qui ne sont pas nécessairement chrétiens. Il faut que nous acceptions que cette différence puisse aller jusqu’à l’injure et que nous ­acceptions de supporter avec le Christ l’incompréhension, l’hostilité et la violence des autres. Sinon, nous entrons dans une guerre culturelle qui n’est pas vraiment dans le sens de l’Évangile. »

C’est peut-être là que se situe la frontière entre ce qu’il faut faire et ne pas faire. Comme l’écrit Koz, « si le christianisme ne suscite pas à une réaction différente de celle du monde et du tout-venant, alors à quoi bon ? Si être chrétien ne change rien, quel est ce christianisme que l’on défend ? »

Quoi qu’on en dise, verser de l’huile de vidange sur des spectateurs, lancer des oeufs, des boules puantes, des gaz lacrymogènes, s’enchaîner à une salle de spectacle, sont des formes de violence. Invectiver, c’est rentrer dans la guerre culturelle. Civitas a beau hurler à la désinformation en ce qui concerne la perturbation de la pièce parisienne, et à louer la « belle jeunesse qui défend l’honneur du Christ », je ne vois pas comment les journalistes auraient pu inventer l’histoire de l’huile de vidange. Violences, donc.

Reste ce mot, christianophobie. S’il ne faut pas se crisper dessus, il est clair qu’il est un des éléments gênant dans le combat de Civitas, car il traduit l’état d’esprit qui anime ceux qui livrent ce combat. D’abord, une complainte, une posture victimaire. Mais peut-on être étonné de ne pas être aimé, quand on est disciple du Christ?

Et puis, ce mot qui ressemble à homophobie, xénophobie, islamophobie, bref, à ces trois concepts qui consistent à se replier sur soi pour accuser l’autre de folie, de pathologie, pour mieux le disqualifier sans même avoir à l’écouter. J’ai à ce sujet particulièrement apprécié ce billet de Philarète (merci à Inner Light de l’avoir cité) dont je me permets de citer quelques extraits :

Alors que les mots en anti- paraissent calqués sur le lexique exemplairement neutre de la chimie organique, les mots en ­-phobe empruntent le modèle de la psychopathologie. Or on ne discute pas avec un -phobe : on le soigne. Il ne défend pas des idées, il est victime d’une infection. S’il est incurable, l’isolement s’impose. À la différence des mots en anti-, les mots en -phobe sont foncièrement stigmatisants. Ils ne décrivent pas une position, mais dénoncent une tare – si bien qu’il est très difficile de se déclarer soi-même, par exemple, « islamophobe », alors qu’on peut se dire crânement « anticlérical ». (…)

Ces vocables visent à disqualifier la possibilité même d’un débat. Ils ont une fonction neutralisante : les « phobies » ne sont pas des idées, mais des maladies (voire des infections, des pestes). Or derrière la peur du débat se cache généralement le désintérêt pour la vérité ou, s’agissant de débat de nature politique, au sens large, le scepticisme à l’égard de l’idée d’un bien à poursuivre ensemble, et donc à déterminer à travers la délibération collective. Le refus du débat relève donc d’une forme profonde de relativisme : non pas du relativisme superficiel qui fait dire « à chacun ses idées », mais du relativisme profond qui rend aveugle à l’intérêt d’une confrontation des points de vue, des analyses et des arguments, confrontation qui serait susceptible de faire apparaître que certains ont tort et d’autres raison.

Dommage que Civitas, une fois de plus, oblige les catholiques mainstream  à se focaliser sur son initiative, sur la façon dont il mène sa guerre, plutôt que de s’intéresser aux pièces en question, pour lesquelles on ne peut que ressentir un profond mépris. Tellement facile, quand on est soi-disant artiste, de se lâcher sur une religion autrefois dominante, mais aujourd’hui minoritaire… Tellement facile de se croire subversif quand on est conformiste, de s’imaginer rebelle quand on épouse l’air du temps. Mais du coup, la réaction des dits « fondamentalistes » (terme clairement inapproprié, d’ailleurs, puisque les perturbateurs du spectacle ne lisent pas le texte littéralement : ils ne l’ont pas lu) donne raison à ces pseudo artistes, qui pourront clamer dans les dîners mondains qu’ils ont été persécutés par des intégristes religieux. Tu parles…

Et du coup, les catholiques sont obligés de réagir. Ils ne peuvent pas se laisser associer par un combat mené au nom de tous les chrétiens.

Mais alors, me direz-vous, déjà un peu agacés par la longueur de ce billet, mais que faire?

Des actions fermes mais non-violentes sont possibles. Distribution de tracts, dialogue avec les organisateurs, avec les élus, interpellation sur la distribution de subventions pour un spectacle qui heurte les sensibilités (quelle collectivité oserait subventionner Dieudonné, par exemple?), sont des pistes possibles. L’humour, également, est probablement une arme à utiliser. Une arme beaucoup plus efficace et convaincante que la méthode primaire et bestiale de l’huile de vidange. Une arme peut-être aussi davantage évangélique.

C’était le moyen choisi par Jésus pour contrer les provocations de pharisiens. Ainsi, dans l’évangile de dimanche dernier, quand ceux-ci lui demandent s’ils doivent payer l’impôt aux Romains, il ne leur répond pas : « eh, vas-y, fuck, christianophobe, casse-toi! Et mon, honneur, t’en fais quoi? Tu veux la guerre? Tu l’auras! », mais il s’en tire comme souvent par une pirouette fine et drôle : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Mais j’en conviens, imiter le Christ est une tâche malaisée.

Essayons quand même.

71 Commentaires

Classé dans Chafouinage, Religion

71 réponses à “Faut-il une bataille culturelle pour défendre l’honneur du Christ?

  1. Et après ?

    « Des actions fermes mais non-violentes sont possibles. Distribution de tracts, dialogue avec les organisateurs, avec les élus, interpellation sur la distribution de subventions pour un spectacle qui heurte les sensibilités (quelle collectivité oserait subventionner Dieudonné, par exemple?), sont des pistes possibles. L’humour, également, est probablement une arme à utiliser. Une arme beaucoup plus efficace et convaincante que la méthode primaire et bestiale de l’huile de vidange. Une arme peut-être aussi davantage évangélique. »

    Très bien. Bon. Et après, que proposez-vous ? La pièce est rejouée ce soir, demain soir, etc. Quelle initiative lancez-vous ?
    Je rappelle tout de même que Civitas a commencé par lancer une pétition, signée par plus de 30 000 internautes. Les théâtres ont reçu des dizaines et des centaines de courriers et de courriels, des dizaines de coups de téléphones indignés. Une tentative d’annulation par procès a échoué (Agrif). Des courriers vers les élus sont partis.
    Bon et maintenant, que fait-on ?
    Les donneurs de leçon à la Koz, Pneumatis et chafouin devraient plutôt se remettre en question.
    S’il ne faut RIEN faire, il faut le dire. Mais pour les conseils, vous conviendrez que vous arrivez un peu tard. Trop tard même. A croire qu’ils ne viennent que vous donner bonne conscience.

  2. Et après?

    1- Civitas a-t-il tenté de jeter des ponts avec d’autres « tendances » de l’Eglise avant d’agir en solo?
    2- Faut-il absolument que ces oeuvres soient interdites quand la manière douce n’a pas fonctionné?

    Pour moi, l’essentiel est de témoigner et de transmettre son message. Je l’ai fait de mon côté avec un courrier. N’habitant pas Paris, je n’irai pas lancer d’oeufs sur le public ce soir. Ni demain.

    Pour le reste, vous ne pouvez pas forcer les autres à adhérer à votre discours, et réagir de manière terroriste. Les catholiques sont minoritaires, désormais. Il faut bien l’admettre. Et en tenir compte.

    Il ne faut pas laisser passer une atteinte à notre religion. Mais ne pas laisser passer, ça veut dire ne pas laisser faire sans rien dire. Après, ça ne veut pas dire empêcher. ça ne me dérange pas que cent personnes assistent à une pièce ridicule. Voulez-vous leur interdire de penser?

  3. Très beau billet. Merci.

  4. Christianophobie supposée de ces spectacles ? En partant de là, évidemment …

    Pour ne pas en rester à l’étonnement que vous retenez et comme je sais que les lectures sur le web sont le plus souvent ultra rapides, j’invite vos lecteurs à lire mes réponses aux commentaires des blogueurs koz, Pneumatis et Paysan breton qui m’ont écrit, y compris en terme de séparation des pouvoirs, en rappelant que ces spectacles sont financés par les pouvoirs publics.
    Voici donc ce que j’écris aussi dans le billet que vous mentionnez :

    « Je suis aussi surpris que la part donné par ces blogs chrétiens ( koz, pneumatis, Inner light) soit quasi inexistante quant à l’enseignement social de l’Église et, ce n’est pas bénin, au fait révolutionnaire qui nourrit au fond ces spectacles et autres manifestations et dont la nature est spirituelle. Je les invite à lire « Pour qu’Il règne » même si le vocabulaire et les exemples mériteraient d’être actualisés. Reste que la substantifique moelle demeure.

    Je suis enfin surpris que leurs feux se concentrent sur les chrétiens invitant à réagir publiquement et à condamner ces spectacles…

    Concernant civitas, j’aurais aimé qu’à leur initiative soit associées, en amont, d’autres sensibilités chrétiennes. L’ont-ils fait ? Je n’en ai pas le sentiment mais peut-être me trompe-je. Car il m’apparaît comme une évidence que cette transversalité, associant aussi des non-chrétiens, soit essentielle en même temps qu’un condition d’efficacité et de fécondité de l’action. »
    En concluant par cet appel à lire si le temps vous le permets :
    http://www.citeetculture.com/article-piss-christ-hellfest-la-christianophobie-en-question-72419322.html

    Pax et Bonum !

  5. Merci pour l’approche équilibrée de cet article. J’essaierai d’y répondre, ainsi qu’à celui des Yeux Ouverts, sur Inner Light d’ici quelques jours, le temps d’y réfléchir au calme.

  6. @Les yeux ouverts

    Avez-vous vu ces pièces? Pas moi.

    Quant à la citation de votre billet, j’y ai partiellement répondu : si certains se focalisent sur civitas plutôt que sur ces pièces, la faute à qui? C’est Civitas qui fait la une de l’actualité avec sa tactique contestable, pas ces pièces…

    Quant à l’enseignement social de l’église, je vous trouve bien dur avec ces blogueurs, puisque justement, une partie d’entre eux déplorent souvent que les médias ne retiennent que les discours du pape sur la sexualité et pas le reste, sur le social.

    @Darth et Marc

    Merci

  7. Pingback: Retour aux fondamentaux, morale des catho-bombers et autres intellos « IGNITE !

  8. Merci pour ce billet. CIVITAS et les intégristes en général sont vraiment mal placés pour se permettre de donner des leçons de moralité. Ils doivent avoir oublié leur passé glorieux: occupation par la force de l’église saint Nicolas du Chardonnet avec expulsion du curé, incendie du cinéma saint Michel (avec des blessés), destruction de Piss Christ et récemment interruption d’un spectacle dans un théâtre… Tout cela me rappelle étrangement les manières d’agir du collectif ACT UP à ND de Paris… Des buts très différents, mais la méthode est malheureusement la même. Et que Civitas ne vienne pas prêcher le respect du sacré: Qui a donc interrompu un temps de réflexion et de méditation dans ND de Paris sous prétexte qu’un rabbin y avait été invité?

  9. Voilà le communiqué officiel de CIVITAS qui justifie leur action dans ND de Paris (qui n’est pas un théâtre) en présence du Cardinal Vingt-Trois qui n’est plus chez lui dans sa cathédrale car c’est Civitas qui lui dicte la bonne conduite en interrompant un office, notez aussi le mépris affiché des jeunes tradis (ils oublient qu’ils deviendront vieux eux aussi un jour, peut-être alors auront-ils acquis la sagesse?) pour les vieux de la génération conciliaire, édifiant… Tout cela bien sûr en priant la Vierge Marie. Je ne pense pas que le clergé de saint Nicolas du Chardonnet apprécierait l’interruption d’un office à la mémoire de Pétain, de Franco ou de Louis XVI (au choix, on peut rallonger la liste) par des catholiques en désaccord avec la politisation d’extrême droite de la tradition…
    http://www.civitas-institut.com/content/view/604/2/

  10. Juste une remarque pour commencer : je sais que Pneumatis est assez grand pour se défendre lui-même, mais lui reprocher de ne pas parler de social sur son blog, c’est quand même fort de café.

    Sinon, je comprends que l’on puisse être outré que l’argent public serve à subsidier des « blasphèmes ». Mais l’argent public ne sert-il jamais à subventionner aussi des spectacles d’inspiration chrétienne, ou d’autres initiatives,ou mouvements ? Et veut-on,en tant que chrétiens,être subventionnés par l’Etat?

    Pour le reste,je ne peux que répéter ce que j’ai déjà dit ailleurs : vous prétendez qu’il y a une guerre culturelle entre les cathos et les cathophobes?Alors,combattez l’Ennemi,avec ses propres armes.Pas de l’huile de vidange,mais de l’art. Créez. Ecrivez des livres et des chansons, mettez en scène des pièces, réalisez des films, composez des opéras. Donnez à boire à la foule qui a soif. Et elle l’a, soif. Voyez le succès d’un film comme « Des Hommes et des Dieux », d’un roman pour ado comme « Ondine » à la pub inexistante, comptez les spectateurs au spectacle de Robert Hossein sur Marie…

    Agissez comme des personnes intelligentes, et pas comme des microterroristes de troisième zone. Avec l’aide de Dieu.

  11. Instructif… Toute comparaison avec des faits récents serait purement fortuite…

    Un commando de la LDJ (« Ligue de Défense Juive » )

    a attaqué le cinéma St Michel à Paris
    qui programme le film Gaza-Strophe

    Communiqué de Claude Gérard, Directeur du Cinéma Espace Saint-Michel :

    Dimanche 3 avril à 17h l’Espace Saint-Michel a été victime d’une agression. Une vingtaine d’individus a tenté de pénétrer dans la salle où commençait la séance du film « Gazastrophe, Palestine » en blessant le projectionniste qui les en empéchait et après avoir laché et collé dans le hall du cinéma une avalanche de tracts nous assimilant à des « Antisémites »

    Ce film documentaire de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk, qui est à l’affiche depuis le 16 mars, n’a rien d’antisémite et il aurait d’ailleurs été certainement interdit dans le cas contraire et le Saint-Michel ne le passerait pas.

    Il ne fait que recueillir, entre autres, des témoignages sur la souffrance de la population Palestinienne de la bande de Gaza au lendemain de l’opération « Plomb durçi »menée par l’armée israélienne entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009.

    Voilà près d’un siècle que le Cinéma Saint-Michel existe et défend son attachement à l’indépendance et à la liberté d’expression. Il a notamment surmonté l’épreuve de l’incendie dont il a été victime lors de l’attentat en 1988 contre la projection du film de martin Scorcese « La dernière tentation du christ ».

    L’agression dont nous avons été victime hier est une nouvelle occasion de proclamer haut et fort cet attachement à notre indépendance et à la liberté d’expression pour les œuvres que nous accueillons sur nos écrans.

    Claude Gérard, Directeur de l’Espace Saint-Michel

    COMMUNIQUE DE PRESSE DES REALISATEURS DU FILM  » GAZA-STROPHE, PALESTINE  »

     » Dimanche 3 avril à 17h55, un commando d’une vingtaine d’individus, membres de la LDJ (Ligue de Défense Juive), s’est attaqué au Cinéma Espace St Michel (Paris Vème) qui projette en ce moment notre film documentaire « Gaza-strophe, Palestine ». Grâce à l’intervention du projectionniste, leur opération a échoué, et les séances programmées ont pu se dérouler comme prévu.

    Equipés de chaînes et d’antivols, le commando (formé de jeunes gens très excités) a tenté d’enfermer le projectionniste et l’ouvreuse afin de pouvoir pénétrer dans le cinéma et d’interrompre la séance. Mais le personnel du cinéma a courageusement résisté à l’agression et a réussi à appeler la police. Visiblement surpris par cette résistance inattendue, les agresseurs ont rapidement pris la fuite, après avoir frappé le projectionniste, et promis de brûler le cinéma. Ils ont collé dans le hall les autocollants de la Ligue de Défense Juive, et jeté des tracts haineux. Une plainte a été déposée par le projectionniste, le directeur du cinéma envisage les suites judiciaires et dénonce l’agression contre son cinéma.

    Après les pressions diverses des groupes intolérants pro-israël qui ont conduit à la déprogrammation du film à Versailles, et d’un débat à Ris Orangis, le 16 mars, les menaces et intimidations de leurs nervis racistes ne nous empêcheront pas de continuer à animer sereinement les projections du film à Paris et ailleurs.
    Nous appelons à un rassemblement de soutien ce Mardi 5 avril à 20h30 devant le cinéma Espace Saint-Michel, place Saint-Michel, Paris 5ème ».

    Les réalisateurs, Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk

    Le film Gaza-strophe, réalisé par Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk, est en salles depuis le 16 mars. Salué par la critique, et couronné de plusieurs prix internationaux, il a néanmoins été l’objet d’attaques nombreuses des lobbies extrémistes pro-israéliens.

    Les Verts Europe Ecologie : Le ministère de l’intérieur doit dissoudre la LDJ

    Hier (dimanche 3 avril) à 16h50 au cinéma Espace St Michel à Paris, une vingtaine de membres de la LDJ – Ligue de Défense Juive – ont voulu enfermer les spectateurs d’une séance de cinéma projetant le film « Gazastrophe » relatant les évènements d

  12. @Lambertine: « Pour le reste,je ne peux que répéter ce que j’ai déjà dit ailleurs : vous prétendez qu’il y a une guerre culturelle entre les cathos et les cathophobes?Alors,combattez l’Ennemi,avec ses propres armes.Pas de l’huile de vidange,mais de l’art. Créez. Ecrivez des livres et des chansons, mettez en scène des pièces, réalisez des films, composez des opéras. Donnez à boire à la foule qui a soif. Et elle l’a, soif. Voyez le succès d’un film comme « Des Hommes et des Dieux », d’un roman pour ado comme « Ondine » à la pub inexistante, comptez les spectateurs au spectacle de Robert Hossein sur Marie… »

    Tout à fait d’accord: la guerre culturelle se joue par la culture… Ce qui n’exclue pas à mon avis, lorsqu’une oeuvre donne une image fausse du Christ ou de l »Eglise, de le faiire remarquer, mais avec des arguments et des témoignages, pas des tentatives de pression…

  13. EVANGILE SELON SAINT MATTHIEU CHAPITRE 26:
    51 Un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.
    52 Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée.
    53 Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges ?

  14. Laure

    Cher bloggeur,

    Cher bloggeur et chers lecteurs,

    Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler que les catholiques qui ont agi ces derniers jour, et continuent d’agir, ne le font ni par colère ni pour la frime. Notre-Seigneur est injurié publiquement, par un moyen bénéficiant du soutien officiel de la Mairie de Paris et de l’Etat français. Nous aimons Notre-Seigneur, nous L’adorons passionnément, nous avons été lavés de son Sang, nourris de sa Chair, de son Ame, de sa Divinité, donc nous défendons l’Etre que nous aimons le plus au monde lorqu’Il est humilié.

    La réponse à ces pièces de théâtre a été soigneusement pensée et prévue tout l’été par l’Insitut Civitas, l’existence de ces pièces étant connue dès le printemps. Elle comprend une pétition (plus de 34 000 signatures), des tractages, des lettres aux élus et aux directeurs des théâtres (qui n’ont pas empêché la première pièce de commencer à se produire), une grande manifestation contre l’antichristianisme (29 octobre 18h, place des Pyramides), 330 messes privées et autant de messes publiques que de prieurés en réparation (célébrées par la Fraternité St Pie X). Des actions ponctuelles, spontanées ou coordonnées, s’joutent à tout ceci, lors de chaque représentation.

    Le jour de la première, des militants d’Action Française ont tenté en vain d’enchaîner les portes du Théâtre pour empêcher les spectateurs d’entrer (http://www.gloria.tv/?media=207868). La pièce a ensuite été interrompue par des militants du Renouvau Français qui avaient acheté leurs places et sont montés sur la scène pour dire un chapelet de réparation (http://www.gloria.tv/?media=207834). Il y a eu ce soir-là un blessé grave (un jeune d’Action Française écrasé par un car de police), 31 interpellations musclées et 19 gardes à vue.

    Le lendemain, vendredi, une poignée de jeunes catholiques a empêché pendant une heure les spectateurs de s’approcher du théâtre par un tir nourri d’oeufs et d’huile de vidange (http://www.gloria.tv/?media=207835). Act’Hope a également manifesté devant les portes pour en interdire l’accès, tandis que de jeunes catholiques tractaient sur la place du Châtelet et dans les rues alentour. Une vingtaine d’interpellations, 9 gardes à vue. Notez que nous avons choisi les oeufs et l’huile parce que ces moyens sont inoffensifs (à part les taches, il n’y a aucun risque de blesser qui que ce soit) mais ont le mérite de toucher l’amour-propre des rebelles de salon qui viennent s’afficher en Prada au théâtre, dans une posture intellectuelle de démythifieurs en carton. Les policiers qui furent nos geôliers ont été agréablemet surpris par notre courtoisie, notre docilité… et notre propension à prier toute la journée. Notez également que le « dialogue » cher à votre coeur n’est pas absent de la riposte, puisque les jeunes qui tractent discutent bien évidemment avec les spectateurs qui acceptent de prendre ces tracts.

    Tous les jours, la jeunesse catholique de Paris se relaie pour perturber les pièces ou gêner l’accès au théâtre, en sachant pertinemment quels risques cela représente. Tous ceux qui ont été mis en garde à vue ont en effet eu l’honneur et l’avantage de passer 24 en cellule et cela nous coûtera à chacun un jugement au tribunal correctionnel dans quelques semaines. Nous le savions, nous avons choisi d’agir.

    St Jean Chrysostome, Père de l’Eglise : « La patience à supporter les offenses qui s’adressent à nous, c’est de la vertu ; mais rester insensible à celles qui s’adressent à Dieu, c’est le comble de l’impiété. »

    Si vous voulez « souffrir avec le Christ », « vous offrir avec le Christ », « tendre l’autre joue », rien ne vaut une manifestation inoffensive et un rosaire chanté derrière des barreaux.

    Veuillez noter que nous n’ »imitons » personne. Les catholiques n’ont jamais toléré que l’on injurie le Bon Dieu, à aucune époque, sauf un certains nombre de pacifistes des XXème-XXIème siècles qui ont une notion mal comprise de la Charité.

    Acte de Charité : « Mon Dieu, je vous aime de tout mon coeur et plus que toutes choses, et j’aime mon prochain comme moi-même por l’amour de vous. » Plus que toute chose. Donc plus que mon prochain. Notre-Seigneur, qui a dit : « Celui qui dit à son frère +imbécile+ sera passible du grand conseil », a aussi dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. »

    Si quelqu’un refuse par principe de défendre l’honneur de Dieu, on peut donc supposer qu’il ne défendra pas non plus sa mère si elle est insultée, qu’il laissera violenter sa femme sans rien dire ou enlever ses enfants sans s’interposer. Si ce n’est pas le cas, doit-on supposer que son amour pour la personne de Jésus-Christ est très théorique, très peu pratique ?

    Au fait : inutile de lire la presse, les journalistes racontent n’importe quoi en copiant les uns sur les autres comme d’habitude. En particulier l’allusion aux « fatwas fondamentalistes chrétiennes » : dès le début, on s’attendait à ce genre d’âneries. Ils sont tellement prévisibles !

  15. Artemis

    Peut-être que Civitas se trompe de méthode. Ils ont au moins eu le mérite de faire parler des cathos là où pus personne n’osait rien dire et de moderniser un tant soit peu une contre-culture chrétienne dans ce pays.

    Pour ce qui est de l’affaire du Piss Christ d’Avignon, je rappelle:
    1) que Civitac a orchestré une pétition et une manif, sountenues par l’évêque du lieu. Civitas n’a pas appelé à la destruction d’une oeuvre ou toute autre action violente

    2) les vandales étaient-ils membres de Civitas? C’est fort possible. Mais justement, j’aimerais bien le savoir. Pourquoi des jeunes qui ont payé leur billet et ont été filmés n’ont pas éta arrêtés? Et s’ils l’ont été, pourquoi le grand public n’a pas été prévenu? Si quequ’un a des informations là dessus, je suis preneuse. Mais je soupçonne l’affair d’être bidonnée
    3) Le lendemain de la dégradation du Piss Christ, le feu a été mis à la Sagrada Familia de Barcelone, consacrée par B16 quelques mois plus tôt. La même semaine, une église a été spoliée. Où étaient notre ministre et les défenseurs de la culture? Pourquoi ne les a-t-on pas entendu se dresser contre la barbarie?
    4) Il n’y a rien de plus démocratique que de manifester. Les manifestants de Civitas ont lancé de l’huile de vidange? Possible. On aimerait bien entendre les ommentateurs s’indigner AUSSI pour le manifestant dont la jambe a été écrasée par un car de police qui embarquait les autres après qu’ils aient été menottés à terre

  16. Yogi

    La stupidité et le caractère purement pavlovien de ces réactions me paraît d’autant plus criant que, d’après La Croix, la pièce en question est « un acte bouleversant d’amour et d’humanité » qui renvoie chacun à « ses expériences les plus intimes, ses croyances, sa foi en l’homme et en Dieu. »
    http://www.la-croix.com/Archives/2011-07-22/Le-vieil-homme-et-son-fils.-Sur-le-concept-du-visage-du-fils-de-Dieu-de-Romeo-Castellucci-Opera-Theatre-a-Avignon.-Reportage-de-l-un-de-nos-envoyes-speciaux-_NP_-2011-07-22-692142

    Comment concilier Foi et capacité de raisonnement me paraît un sujet de plus en plus problématique.

  17. @Lambertine

    « Alors,combattez l’Ennemi,avec ses propres armes. »

    En effet, ce qui n’exclut pas de réagir concrètement quand on est indigné. Mais il y a réaction et réaction…

    @Robert Culat

    Merci de ces précisions. J’aime bien l’idée du chapelet organisé à St Nicolas du Chardonnet pendant une messe pour Louis XVI. Mais enfin, le le comparons pas à Franco!

    @Laure

    « Nous aimons Notre-Seigneur, nous L’adorons passionnément, nous avons été lavés de son Sang, nourris de sa Chair, de son Ame, de sa Divinité, donc nous défendons l’Etre que nous aimons le plus au monde lorqu’Il est humilié. »

    Je ne mets pas en cause votre bonne foi, je prétends juste que ce n’est pas la bonne méthode à la fois sur le fond et sur la forme.

    Franchement, citer l’Action française et le Renouveau français – associé, d’après son site, aux organisations néofascistes Forza Nuova ou la Falange espagnole… – comme partenaire d’une telle action me laisse pantois.

    Comment distinguer votre interventionnisme et le militantisme d’extrême-droite? Comment faire la part des choses entre ce qui est guidé par la religion, la foi, et les arrières-pensées politiques?

    Je pense que si vous vous étiez contentés de distribuer des tracts et de dialoguer, non seulement votre message aurait été mieux perçu, mais il n’y aurait pas eu toutes les conséquences que vous décrivez (interpellations, blessés, etc.). Vous n’êtes pas naïve quand même?

    Par ailleurs, si ma femme est insultée dans la rue, je ne suis pas sûr que la meilleure tactique consiste à aller casser la figure de celui qui a émis le compliment. Là encore, question de choix.

    Et ne venez pas me parler de la profondeur de l’amour que ressentent les uns et les autres. ça n’a rien à voir, c’est juste une tournure d’esprit qui vous fait agir ainsi. Ne postulez pas que certains sont moins croyants que vous, merci.

    Enfin, parce que cette citation de St Jean Chrysostome commence à m’agacer, le père de l’Eglise parle de ne pas rester insensible. Entre être indifférent et jeter de l’huile et des oeufs, il y a une nuance importante, vous ne croyez pas? Merci donc de ne pas utiliser le sage propos d’un saint pour justifier vos actes.

    @Artemis

    La destruction du Piss-Christ est la conséquence directe de l’agitation déclenchée par Civitas.

    Et si c’est un complot, la police n’est pas aux ordres du lobby christianophobe, que je sache. S’il y a des caméras, comme vous le dites, on voit des choses. Je doute fort que les organisateurs eux-mêmes aient attaqué l’oeuvre pour discréditer Civitas. A vrai dire ils n’en avaient pas besoin…

    @Yogi

    La Croix a le droit d’avoir sa vision des choses, que peuvent ne pas partager tous les chrétiens. J’ai ceci dit entendu parler de la portée symbolique de cette pièce. mais je ne l’ai pas vue. Donc…

  18. L’institut CIVITAS et ses amis devraient lire et méditer la lettre du pape Jean-Paul II aux artistes, le bienheureux Jean-Paul II était lui-même un artiste… A aucun moment le pape n’invite dans sa lettre à condamner l’art « dégénéré » contemporain (ça c’est Hitler qui l’avait fait) ni à organiser des actions visant la censure d’œuvres « blasphématoires »… Il fait un historique très intéressant du rapport entre l’art et la religion catholique et prend acte de l’indépendance du monde l’art par rapport à la religion depuis… la renaissance! Il invite enfin les artistes chrétiens à se retrousser les manches! Pour la question du blasphème lisez ce qu’en dit le Catéchisme pour adultes des Évêques de France (je sais ce sont d’horribles modernistes qui ont perdu la foi… Mais jusqu’à nouvel ordre ce sont eux les pasteurs légitimes de l’Église et pas Mgr. Fellay et ses acolytes): numéros 547-549. Les numéros 39 / 41 et 43 / 46 sont en plein dans le vif du sujet.

  19. Artemis

    Au Chafouin,

    Voire… J’ai lu un très intéressant post sur l’art interactif et sur le Piss Christ destructurant les symboles (le sacré dans l’urine) devenant lui même un symbole destructuré (l’ovre d’art mutilée). En gros, les vandales sont les disciples de l’auteur du Piss Christ. Qui a fait son oeuvre pour faire réagir les gens… Qui réagissent!!!
    Mais il y a un brin d’ironie dans mes propos et je ne voudrais pas avoir l’air de cautionner la moindre violence, ni à Avignon, ni à Paris. Comme vous le dites à Laure, faire des pétitions, tracter, prêcher la Parole, dire des chapelets, je suis pour. Lancer des oeufs et de l’huile sur les gens et enchaîner un théâtre, non. J’ai suffisamment critiqué les Indignés de Madrid qui ont craché et lancé des détritus sur les jmjistes pour ne pas approuver ce genre de comportement.
    Mais il n’en reste pas moins que je n’ai pas le fin mot de l’affaire d’Avignon et que je maintiens qu’on peut se demander si, soit les vandales n’étaient pas ce qu’on prétend qu’ils étaient, soit les charges contre eux étaient insignifiantes. Sinon, pourquoi n’en parle-t-on pas? Toute info est bienvenue. Pdc

  20. Il est bizarre que les versets d’Évangile cités plus haut ne provoquent aucune réaction de la part de Laure… Il est vrai que ce n’est que le Christ qui parle à l’un de ses disciples trop zélé pendant la Passion… Mais l’expérience des saints devrait au moins nous enseigner la bonne manière de défendre « l’honneur du Christ ». Je vous renvoie à ce qu’écrit Saint Ignace de Loyola dans le Récit du Pèlerin et comment il confesse une erreur de jeunesse…

    Le récit du pèlerin
    Ignace de Loyola et le maure
    Défendre l’honneur de Notre-Dame

    Et sur ce chemin il lui arriva une chose qu’il sera bon d’écrire pour que l’on comprenne comment notre Seigneur se comportait avec cette âme qui était encore aveugle, bien qu’elle eût de grands désirs de le servir en tout ce qu’elle pouvait connaître. Et ainsi il décidait de faire de grandes pénitences, n’ayant plus tellement en vue de satisfaire pour ses péchés que d’être agréable à Dieu et de lui plaire. Et ainsi, lorsqu’il se souvenait de faire quelque pénitence que les saints avaient faite, il se proposait de la faire et même davantage. Et il trouvait toute sa consolation dans ces pensées, ne considérant aucune chose intérieure et ne sachant pas ce qu’étaient l’humilité, ni la charité, ni la patience, ni le discernement pour régler et mesurer ces vertus. Mais toute son intention était de faire de grandes œuvres extérieures parce que les saints les avaient faites pour la gloire de Dieu, sans considérer aucune circonstance plus particulière.
    Donc, alors qu’il allait son chemin, un Maure le rejoignit, monté sur un mulet. Et tous deux, faisant route en parlant, en vinrent à parler de Notre-Dame. Et le Maure disait qu’à son avis la Vierge avait bien conçu sans un homme ; mais qu’elle demeure vierge en enfantant, il ne pouvait le croire ; et il donnait pour cela les causes naturelles qui se présentaient à lui. En dépit des nombreuses raisons avancées par le Pèlerin, il ne put le faire renoncer à cette opinion.
    Et alors, le Maure s’élança si rapidement qu’il le perdit de vue ; il resta là à penser à ce qui s’était passé avec le Maure. Là-dessus lui vinrent des motions qui provoquaient du mécontentement dans son âme, parce qu’il lui semblait qu’il n’avait pas fait son devoir, et qui lui causaient aussi de l’indignation contre le Maure, parce qu’il lui semblait qu’il avait mal fait en laissant un Maure dire de telles choses de Notre-Dame et qu’il était tenu de le rattraper pour l’honneur de celle-ci.
    Et c’est ainsi que lui venaient des désirs d’aller chercher le Maure et de lui donner des coups de poignard pour ce qu’il avait dit. Et demeurant longtemps dans le combat intérieur de ces désirs, il resta à la fin dans le doute, sans savoir ce qu’il était obligé de faire. Le Maure, qui était parti en avant, lui avait dit qu’il allait à un endroit qui se trouvait un peu plus loin sur le même chemin que le sien, très près du chemin royal, mais sans que le chemin royal passât par cet endroit.
    Et alors, après s’être fatigué à examiner ce qu’il serait bon de faire et ne trouvant aucune chose certaine à laquelle se décider, il se décida à ceci, à savoir laisser aller la mule les rênes lâches jusqu’à l’endroit où les chemins se séparaient. Et si la mule allait par le chemin du village, il chercherait le Maure et lui donnerait des coups de poignard ; si elle n’allait pas en direction du village, mais prenait le chemin royal, il le laisserait tranquille. Et ayant fait comme il l’avait pensé, notre Seigneur voulut que, bien que le village fût à un peu plus de trente ou quarante pas et le chemin qui y allait très large et excellent, la mule prît le chemin royal et laissât celui du village.

  21. Koz

    Yogui : « Comment concilier Foi et capacité de raisonnement me paraît un sujet de plus en plus problématique. »

    Hum, tu viens pas de citer La Croix ?

  22. Artemis

    Je suggère d’étudier la théologie. On y étudie justement cela: l’articuliation entre foi et raison. C’est souvent passionnant, parfois difficile, de temps en temps consolant.

    Et c’est un peu plus évolué que d’enfoncer des portes ouvertes en traitant le propos des autres de stupidités, sans y voir toutes les nuances qui s’expriment. Pdc

  23. Jean (sans avatar !)

    Je ne suis pas chrétien, mais je trouve que le christianisme est une religion très intéressante, qu’il est porteur d’une vision de l’Homme particulièrement belle (que l’Eglise catholique perverti parfois malheureusement – désolé de ce jugement personnel🙂 )

    Quand on s’intéresse à cette vision de l’Homme, à toutes les belles pages qui ont été écrites par des chrétiens sur ce qu’est le développement de tout l’Homme et tous les Hommes, sur ce qu’est la charité, l’amour du prochain…, on en vient à se demander où des chrétiens peuvent trouver du temps pour mener des actions contre ces pièces de théâtre.

    Si Dieu existe et qu’il a un honneur, ne trouvez-vous pas qu’il est bien plus bafoué par la façon dont nous traitons notre prochain ? Nous vivons dans un monde où des êtres humains meurent de faim, où en France des gens vivent dans la rue et dont beaucoup vont mourir cet hiver, où dès l’enfance, certains sont condamnés à ne pas recevoir l’éducation élémentaire à laquelle ils auraient droit, où certaines formes de travail se font dans des conditions indignes… Si Dieu se préoccupe de nous, son emploi du temps doit être surchargé ! A-t-il le temps de s’indigner de pièces de théâtre qui sont peut être bien moins insultantes que vous ne voulez le croire et peut être beaucoup plus profondes ?

    Bon, mon commentaire est grandiloquent et mal écrit, mais malgré tout, si votre foi vous donne une telle énergie, pourquoi la mettez vous au service de cette cause pour le moins douteuse, plutôt qu’au service de la charité chrétienne ? La foi est plus belle quand elle est guidée par l’amour de Dieu et des Hommes, que par la haine et la colère.

  24. Blanc

    Heureusement, un ou deux commentateurs rappellent que l’action de l’autre jour au théatre de la ville, n’était pas le fait de « Civitas ». Qui, néanmoins, est en pointe dans la protestation contre cette ignominie. Mais pas ce jour là, ou un Camelot du Roi a été écrasé par un bus farci d’argousins de la raie-publique; Quant à celui qui évoque Louis XVI dans un contexte qui se veut infamant, c’est bien lui qui mériterait d’être « emmerdé »….Cela étant, blog et commentaires intéressant, laissant à réfléchir….Sujet difficile…

  25. Quitte à s’envoyer des saints à travers la figure, autant citer Ste Catherine de Sienne. Que nous révèle–t-elle ? Que rien ne peut atteindre Dieu, certainement pas les blasphèmes ou les pitreries théâtrales de je ne sais qui… Le rejet de Dieu, la volonté de le souiller ne souille jamais que ceux qui s’y abandonnent. Ceux-là ont déjà leur punition, ceux-là ont déjà souillé leur âme. Ceux-là se sont insultés eux-mêmes. A quoi bon réagir plus que de raison ? Dieu n’est pas à défendre puisque rien ne peut l’atteindre, rien ne peut l’entamer.

    En revanche, les chrétiens sont à défendre. Surtout ceux d’ailleurs, qui vivent loin de l’occident. Et l’Eglise est à défendre. Civitas nous pond une croisade de bazar pour deux pièces de théâtre, très bien. Personne ne dit rien quand dans chaque pays que le Pape visite, on manifeste comme si l’on recevait l’arrière petit cousin d’Adolf Hitler. Personne ne songe à défendre, expliquer, expliciter les positions de l’Eglise que l’on déforme à longueur de temps.

    Les intégristes sont très à la pointe de la défense des icônes. Soit. Les entend-t-on témoigner de l’Evangile ? Les entend-on communiquer sur les vertus de l’humilité, de la patience, de la douceur, de l’amour ? Où sont les paroles (le verbe) du Christ dans toute cette hystérie ?

  26. RH

    Article complètement hors sujet: il s’agit d’art et d’artistes. Si vous n’êtes pas capable de comprendre ces formes d’art que sont la défécation, l’huile de vidange, les bacs d’urine, les boules puantes, s’enchaîner, etc… tout cela fait partie d’un renouveau artistique auquel vous êtes visiblement définitivement hermétique. Laissez les artistes faire leur métier, et tentez de guérir de votre conservatisme poussiéreux.

  27. Je respecte Louis XVI, ne feignez pas de ne pas comprendre la fine pointe de mon propos.
    Mais je n’ai aucun respect pour ceux qui utilisent Louis XVI à des fins partisanes et surtout pour ceux qui font de la religion et de la tradition un paravent et un prétexte pour développer leur idéologie politique nauséabonde et remplie de haine. En dernier lieu je rappelle que Louis XVI ne fait parti des saints du calendrier et que le 21 janvier c’est sainte Agnès qui est fêtée par les catholiques.

  28. Laure

    @ RH : Jugement téméraire. Regardez les vidéos des actions de perturbation, et redites-moi que nous sommes « hystériques ».

    @ Le Chafouin : Le parti communiste, les verts et les socialistes ont meilleure odeur pour les media. Est-ce le critère de vos alliances ?

    @ Tous : Vous savez tous que les media déforment systématiquement dans le mauvais sens les informations qui concernent les catholiques, quels qu’ils soient… et vous avez quand même pris tout ce qu’ils ont écrit pour argent comptant ? Vous regardez tous des quantités de vidéos sur internet, mais c’est trop long de visionner celles qui démentent les accusations portées contre d’autres chrétiens ?

  29. Gjpd

    Sujet passionnant et très bien commenté.
    De toit cela je retiens de part et d’autre une égale envie de trouver le bon comportement face au trouble que cause ces divers « œuvres ».

    Reste que je vois dans la position de Civitas une irrépressible envie de faire concorder leur fougue avec les propos de St. J. Ch.
    Personnellement la scène de Jésus intimant l’apôtre, l’ami, le fidèle parois les fidèles, de ranger l’épée, l’emporte de loin.

    Moi aussi j’aimerais brandir le poing et l’amour de notre Seigneur à la face des imbéciles. En cela je me sent Homme parmi les Hommes et mon cœur battant plus fort face à ces agressions me dit de le suivre! En quoi cela pourrait me distinguer des hommes et des femmes qui réagissent ainsi… depuis la nuit des temps. Pour l’honneur.

    Chers frères amis de Caritas. On en a tous raz le bol. Et l’Eglise a besoin de votre force. Comme le Christ a eu besoin de ses apôtres.

  30. A lire les commentaires, en particulier ceux de Robert Culat qui pour un prêtre pourrait me semble t-il donner l’exemple de la modération), la dialectique fonctionne à plein régime !
    @ Laure et blanc : merci de vos précisions. Cela fait plusieurs mois que civitas annonce son action, ( légitime, j’y reviendrai, entre autre, dans un prochain billet sous presse) sans que cela ait suscité le moindre intérêt dans la cathosphère ni la moindre contre-proposition  » constructive » ou « positive ».
    Dans cette « affaire », nous sommes sur le champ public, avec des financements publics : il conviendrait de ne pas l’oublier. Comme il conviendrait de bien « comprendre » le tour d’esprit et les fondements d’un bonne partie de l’art contemorain fondé sur le surréalisme. Comme il serait utile de méditer sur la distinction des pouvoirs
    @ chafouin : je suis dur ? Non, réaliste plutôt.

  31. @Les yeux ouverts

    « je suis dur ? Non, réaliste plutôt. »

    Peut-être plutôt ne retenez-vous de ces blogueurs que ce qui vous arrange…

  32. Tiens, au fait, voilà le communiqué qu’a rédigé l’artiste en réponse aux actions militantes :

    « Je veux pardonner à ceux qui ont essayé par la violence d’empêcher le public d’avoir accès au Théâtre de la Ville de Paris.
    Je leur pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font.
    Ils n’ont jamais vu le spectacle ; ils ne savent pas qu’il est spirituel et christique ; c’est-à-dire porteur de l’image du Christ. Je ne cherche pas de raccourcis et je déteste la provocation. Pour cette raison, je ne peux accepter la caricature et l’effrayante simplification effectuées par ces personnes. Mais je leur pardonne car ils sont ignorants, et leur ignorance est d’autant plus arrogante et néfaste qu’elle fait appel à la foi. Ces personnes sont dépourvues de la foi catholique même sur le plan doctrinal et dogmatique ; ils croient à tort défendre les symboles d’une identité perdue, en brandissant menace et violence. Elle est trés forte la mobilisation irrationnelle qui s’organise et s’impose par la violence.
    Désolé, mais l’art n’est champion que de la liberté d’expression.

    Ce spectacle est une réflexion sur la déchéance de la beauté, sur le mystère de la fin. Les excréments dont le vieux père incontinent se souille ne sont que la métaphore du martyre humain comme condition ultime et réelle. Le visage du Christ illumine tout ceci par la puissance de son regard et interroge chaque spectateur en profondeur. C’est ce regard qui dérange et met à nu ; certainement pas la couleur marron dont l’artifice évident représente les matières fécales. En même temps -et je dois le dire avec clarté- il est complètement faux qu’on salisse le visage du Christ avec les excréments dans le spectacle.
    Ceux qui ont assisté à la représentation ont pu voir la coulée finale d’un voile d’encre noir, descendant sur le tableau tel un suaire nocturne.

    Cette image du Christ de la douleur n’appartient pas à l’illustration anesthésiée de la doctrine dogmatique de la foi. Ce Christ interroge en tant qu’image vivante, et certainement il divise et continuera à diviser. De plus, je tiens à remercier le Théâtre de la Ville en la personne d’Emmanuel Demarcy-Mota, pour tous les efforts qui sont faits afin de garantir l’intégrité des spectateurs et des acteurs.

    Romeo Castellucci
    Sociétas Raffaello Sanzio »

  33. Artemis

    A Jean,

    Excellent idée. A ce propos, pouvez-vous nous partager, ce que vous, vous faites en matière de charité chrétienne?

    A Laure,

    J’ai écouté hier quelqu’un qui a assisté au spectacle. la personne ne nie pas l’intention insultante vis-à-vis de NS mais elle a aussi été insultée par les manifestants. Je comptais aller à la manif contre la christianophobie samedi mais je n’irai pas: il n’est pas admissible que des gens se prétendant catholiques (ce qui reste à prouver pour les schismatiques faisant partie de la manif) aient la moindre action violente. Donc insulter les gens, balancer des produits même non létaux, c’est innacceptable.

    J’ai participé à des Cercles du silence, la marche pour la vie, des manifs pour les Chrétiens d’Orient, le Benoithon, toutes sortes de processions, fait de l’évangélisation de rue etc. Jamais je ne me suis sentie inquiète sur le sens des responsabilités et la non violence des organisateurs. Mais là, je ne prendrai pas le risque.

    Vous devriez vous mettre au pied du Christ crucifié pour vous et vous demander ce qu’Il vous demande. Et ce qu’Il vous demande, c’est d’annoncer l’Evangile. Alors allez dire des chapelets devant le théâtre, distribuez des tracts, faites de l’évangélisation de rue, écrivez au théâtre, faites des banderoles, participez à des débats ou blogguez sur tous les sites des journaux. Mais ne portez pas atteinte aux personnes et respectez leur liberté. Pdc

  34. tschok

    Je fais juste ma tournée des popotes.

    Donc, le Chafoin (avec Koz, Pneumatis, Inner Light et Cathoreve que je dois encore aller voir) est un blog « tiède » ou cathomou.

    Et Yeux Ouverts un cathodur. Le mec viril du groupe, c’est lui.

    C’est bon à savoir parce que je m’y perds un peu.

  35. @tschok:

    Cathoreve est le blog d’un journaliste de Témoignage Chrétien, plutôt sur la ligne « catho progressiste » , d’après ce que j’en ai lu.

    Les blogs Koztoujours, Pneumatis et Penséees d’outre politique sont sur une ligne plus conservatrice, mais essaient de trouver une ligne de crête entre le catholicisme progressiste et le catholicisme « dur » façon Le Salon Beige ou Civitas. Ils semblent attachés à être le plus fidèles possible à l’enseignement de l’Eglise, sans pour autant tomber dans le repli identaire.

    Les Yeux Ouverts n’est ni tradi ni d’extrême droite, ce qui le distingue de certains des blogs les plus durs, mais est très attaché aux questions liées à la place du christianisme dans la culture (il est par ailleurs formateur sur le doctrine sociale de l’Eglise au sein d’Ichtus) et prend souvent (parfois me semble-t-il plus par raison que de coeur) des positions proches de celles de la tradisphère. Pneumatis et lui se rejoignent dans leurs références fréquentes à la DSE, malgré ce que suggére le dernier billet de son blog sur la christianophobie.

    Je suis plutôt de gauche, mais je me sens plus proche des cathos modérés que des progressistes. Mon blog (Inner Light) traite surtout des liens entre musique black metal et christianisme, et de la polémique sur le Hellfest. Sur cette dernière, j’ai des positions très antagonistes de celles des yeux Ouverts (qui est très engagé depuis 2008 contre ce festival), ce qui nous amène très fréquemment à échanger sur la question.

    J’espère que je n’ai pas déformé ou caricaturé la position de tel ou tel de ces blogueurs accidentellement. Toutes mes excuses si c’est le cas.

  36. @Laure

    « Le parti communiste, les verts et les socialistes ont meilleure odeur pour les media. Est-ce le critère de vos alliances ? »

    Qu’allez vous chercher là? Je ne vois vraiment pas le rapport. Tout ce que je dis, c’est que les personnes qui sont venus chahuter la pièce font aussi partie pour certains de mouvements nationalistes liés à des partis néofascistes. A vous de me dire si cela vous plaît ou pas. Que ces mouvements soient bien vus par les médias ou pas ne change rien à l’affaire! je vous rappelle que le nationalisme exacerbé a été condamné plusieurs fois par l’Eglise.

    @Artemis

    Tout à fait d’accord pour ne pas gober tout ce que disent les médias sans broncher. Comme vous le dites, on est bien placés pour savoir que concernant les catholiques, ceux-ci ne sont pas à une approximation ou une mauvaise foi près.

  37. « Mais je leur pardonne car ils sont ignorants, et leur ignorance est d’autant plus arrogante et néfaste qu’elle fait appel à la foi. Ces personnes sont dépourvues de la foi catholique même sur le plan doctrinal et dogmatique ; ils croient à tort défendre les symboles d’une identité perdue, en brandissant menace et violence. Elle est trés forte la mobilisation irrationnelle qui s’organise et s’impose par la violence.
    Désolé, mais l’art n’est champion que de la liberté d’expression. »
    Tout est dit dans cette phrase ! Exactement de la même veine que les déclarations de André Breton, le fondateur du mouvement surréaliste.
    @ darth manu,
    Merci pour ton dernier commentaire
    @ chafouin,
    Tu ne vas pas me dire que ton discours a changé concernant la « bonne » attitude à avoir selon toi dans ces situations. C’est de cela dont il est question et avec quoi je ne suis pas ok.

  38. Un complément, estrait d’un communiqué de civitas :
    Le premier journal qui a réagi à l’action de ces jeunes, c’est le journal « Le Monde ». Il l’a fait en des termes qui en disent long sur la manipulation des esprits à laquelle s’exercent certains journalistes. En effet, le titre de ce premier article parlait de « prise d’otages au théâtre de la ville », pas moins, tandis que le titre du second article parlait de « fatwa culturelle ». Des titres à sensation destinés à un lectorat habitué à lire en diagonale. Des mots qui choquent, loin de la réalité qu’ils prétendent décrire. Or, il faut savoir que le journal Le Monde a pour président du directoire du conseil de surveillance un certain Pierre Bergé. Et la fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent est justement, quel hasard, « grand mécène » du Festival d’Automne de Paris qui a programmé Golgota Picnic, second spectacle blasphématoire qui suscite l’ire des chrétiens. Ces articles du Monde ont donné le ton. Bien d’autres journalistes ont suivi le mouvement et utilisé des mots sans en respecter le sens. L’objectif est bien sûr de disqualifier l’opposant à ces spectacles, de le présenter comme infréquentable puisque « violent » et « fascisant ». De la sorte, quelques journalistes aux ordres ont pour mission d’éluder le vrai débat. « L’antichristianisme de notre société est-il fantasmé ? Est-il réel ? Peu importe », écrit avec cynisme Thomas Schlesser pour le média « Rue89 ».
    Un second : la communauté bénédictine du Barroux indique son soutien à ces facistes de même que la fraternité Saint Pierre.

  39. Le Sage

    Le seul fascisme réel est celui de la classe politique démago et intolérante qui profuse le venin de l’insulte, de la décadence et de l’oppression contre des gens qui n’ont pour « faute » que celle d’appartenir à la religion chrétienne. Je doute qu’un blasphème semblable fait à une autre religion ne soit jamais autorisé, il serait immédiatement poursuivit pour islamophobie ou antisémitisme ou autre. Mais insulter Jésus semble quelque chose de normal dans cette société décadente et oppressante ! Et où est l’égalité entre les citoyens dans un tel état de fait ?
    Pourtant je ne suis pas tradi, mais plutôt ce que ces derniers qualifieraient de « moderno » ; Or je ne puis garder le silence alors que le venin du mensonge et de la haine de cette société contre les valeurs judéo-chrétiennes se déverse en toute impunité en insultant mon Seigneur et ceux qui le révèrent dans le même temps !

  40. Amblonyx et non Amblonix… Toutes mes excuses à l’auteur…

  41. Et pour rester constructif, un point de culture, film passé trop sous silence par (beaucoup de) nos clercs (et Civitas ?)
    http://luc1249.wordpress.com/2011/10/12/12-octobre-sortie-de-tree-of-life-en-dvd/

  42. Un texte de nos Évêques (Catéchisme des Évêques de France) d’une actualité frappante:
    « Le refus de Dieu, à notre époque, prend des formes diverses, depuis l’athéisme serein ou militant jusqu’à l’indifférence. Il arrive même que, par une mystérieuse hostilité vis-à-vis de Dieu (dans laquelle le croyant peut déceler la présence de l’Adversaire), des hommes et des femmes cultivent une véritable haine du Seigneur, de tout ce qui l’évoque et de tous ceux qui l’invoquent. Littérature, presse et films nous montrent parfois ce genre de dérision et de blasphème alors que d’autres œuvres ouvrent sur le mystère de l’homme et de la vie spirituelle.
    Il est donc important d’évangéliser la culture, les milieux et les mentalités pour que la référence à Dieu y trouve sa juste place et ne soit pas systématiquement écartée. Mais ces refus, nous le savons, ont de multiples causes surestimation de la connaissance scientifique, révolte devant le scandale du mal, notamment les injustices et la souffrance des innocents, répulsion à l’égard de Dieu et de la religion rencontrés dans leurs caricatures.
    Certaines oppositions, toutefois, peuvent être plus proches d’une véritable attitude religieuse que des conformismes sans âme. N’oublions pas non plus que les saints eux-mêmes ont connu la tentation de se révolter contre le scandale de la souffrance: « Cela ne m’étonne pas, Seigneur, que vous ayez si peu d’amis, à la manière dont vous les traitez », disait sainte Thérèse d’Avila. Et le concile Vatican II, dans son Message aux pauvres, aux malades, à tous ceux qui souffrent, ose nous dire: « Le Christ n’a pas supprimé la souffrance; il n’a même pas voulu en dévoiler entièrement le mystère; il l’a prise sur lui, et c’est assez pour que nous en comprenions tout le prix. » On doit donc se garder de juger ceux qui semblent refuser Dieu. L’indifférence et l’athéisme militant doivent nous trouver lucides sur le mal, mais humbles et respectueux des personnes. Le concile Vatican II souligne en même temps ce que peut être la responsabilité des chrétiens dans la genèse de l’athéisme: « Les croyants peuvent [y] avoir une part qui n’est pas mince, dans la mesure où, par la négligence dans l’éducation de leur foi, par des présentations trompeuses de la doctrine et aussi par des défaillances de leur vie religieuse, morale et sociale, on peut dire d’eux qu’ils voilent l’authentique visage de Dieu et de la religion plus qu’ils ne le révèlent » (GS 19). » (n°548-549)

  43. Artemis

    La bonne nouvelle, c’est que l’auteur de la pièce, en faisant sienne les paroles du Christ, finit par annoncer l’Evangile et faire le contraire de ce qu’il visait. Mais comment peut-il reprendre à son compte les pensées de quelqu’un qu’il rejette?

    Encore un petit effort et il finira peut-être par reconnaître son shepherd… Ou finir dans des sophismes schizo!

    En attendant, on parle du Christ. Pdc

  44. Yogi

    @Artemis : Je ne comprends pas bien votre commentaire, puisque l’auteur se déclare croyant. Qu’il n’exprime pas sa foi de la même manière que vous le disqualifie-t-il pour autant ?
    Dtc

  45. Pingback: Revue de Presse : Argent, Assise, Abrutis, Assises… « Lemessin

  46. @Pensées d’outre-politique.

    Billet mauvais et de mauvaise foi. Je m’explique.

    Voilà comment s’est passée ma lecture :

    « L’institut Civitas refait parler de lui en menant une guérilla sans merci contre la christianophobie supposée de deux pièces de théâtre … » Une guérilla sans merci à coups de chapelets sanguinolents, de prières tapageuses, menée par de jeunes catholiques à genoux manifestement diablement enragés contre ces pièces dites de théâtre toutes gentilles et pleines de bons sentiments ? Vous n’êtes certainement jamais venu au Châtelet depuis une semaine…

    Puis, comme Koz, vous nous proposez une définition insuffisante du catholicisme, parce que négative. « Devons-nous ressembler à ces barbus qui lancent des fatwas dès qu’un objet culturel ne leur plaît pas ou contredit leurs dogmes? » Le catholicisme se fiche pas mal d’être assimilé à tel ou tel machin sous prétexte que ce sont les ennemis du moment. Si on suit votre raisonnement contre-théologique, purement sophistique du reste, on dira que la doctrine sociale de l’Eglise s’apparente au communisme, on dira que les processions ressemblent à du nazisme, etc.

    Mais très vite je comprends que vous êtes vous-même la victime de la rhétorique médiatique. Visiblement, le Monde fut votre première source d’information. Vous avez pompé. Vous en reprenez la rhétorique, comme Rue89. « Fondamentalistes. » Au lieu de récuser un terme inadéquat (car protestant par définition) et idéologique (censé rappeler le massacre récent en Norvège), vous vous demandez naïvement : « Doit-on passer pour des fondamentalistes, des terroristes, comme c’est le cas de ces gens qui ont perturbé la pièce de théâtre parisienne ? » Ils ne sont rien de tout cela, et je ne sache pas que prier sur une scène était un acte terroriste ! Qui s’est fait sauter ? Qui s’est fait tuer ? Vous faites de la désinformation genre mairie de Paris. Vous vous arrêtez aux apparences médiatiques, et vous balayez d’un revers de main la question de la vérité des faits.

    « Doit-on passer pour … » demandez-vous, pour évidemment répondre que non ne ne devons pas passer pour. Vous devez pourtant connaître la propension des médias à exagérer… Pour moi, je préfère aller prier devant ce théâtre avec 700 de mes camarades et « passer » pour un terroriste, que de rester comme tous ces vieux pseudo « chrétiens » derrière leur clavier à débiter des âneries avec assurance pour « passer comme il faut » auprès de ceux qui nous haïssent.

    « Croyez-vous que le Christ nous demande de « défendre son honneur »? Je n’ai jamais lu de trace d’un tel commandement dans l’évangile. » Ah ! mais tout s’explique, vous êtes un protestant ! Vous faites une lecture étriquée de la Bible ? La première leçon du catholicisme, c’est de nous montrer précisément que les interstices renferment des émerveillements. Si vous ne savez pas lire entre les lignes, allez chez les évangélistes. « Jésus n’a pas dit qu’on ne devait pas mettre de préservatifs ! » « Jésus n’a pas dit que … » C’est tellement triste d’en être réduit à ce genre d’arguments. En plus, vous avez l’air de vous targuer tout particulièrement d’une connaissance approfondie de la Bible. Et, avec toute la morgue qui semble vous habiter et tout le mépris que vous avez pour les catholiques pratiquants (vous en avez visiblement moins sur la patate contre les blasphémateurs), vous déclarez : « ‘fondamentalistes’, terme clairement inapproprié, d’ailleurs, puisque les perturbateurs du spectacle ne lisent pas le texte littéralement : ils ne l’ont pas lu… » Vous prouvez ainsi :

    1)° que vous ne connaissez pas la définition du fondamentalisme que j’ai rappelée plus haut (il est d’essence protestante car il est un retour aux Écritures dans leur interprétation littéraliste vs. le traditionalisme catholique qui est un retour à la dogmatique comme exercice de l’intelligence pour retrouver l’unité de la parole divine dans la somme des parties fragmentaires et incomplètes des Écritures);

    et 2)° que vous n’avez pas lu la Bible, contrairement à nous, qui avons sans doute le mérite d’être plus jeunes et de savoir plus. Voici ce que dit Jésus en l’occurrence :

    Matthieu, 10:34 « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. »

    Matthieu, 21:12-13 « Puis Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et acheteurs qui s’y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs, ainsi que les sièges des marchands de colombes. Et il leur dit : ‘Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites un repaire de brigands !’ ».

    Matthieu, 24:6 « Vous aurez aussi à entendre parler de guerres et de rumeurs de guerres ; voyez, ne vous alarmez pas : car il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin. On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume ».

    Luc, 22:38 « Ils dirent :  »Seigneur, voici deux épées. » Et il leur dit:  »Cela suffit ». »

    Luc, 22:49 « Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent :  »Seigneur, faut-il frapper du glaive ? » Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l’oreille droite. Mais Jésus prit la parole et dit :  »Restez-en là ». Et, lui touchant l’oreille, il le guérit. »

    Et un petit commentaire de Saint-Augustin sur un passage de Luc en prime : « Si la morale chrétienne jugeait que la guerre est toujours coupable, alors, lorsque dans l’Évangile des soldats demandent un conseil pour leur salut, on aurait dû leur répondre de jeter les armes et d’abandonner complètement l’armée. Or, on leur dit (Luc 3:14) « Ne brutalisez personne, contentez-vous de votre solde. » Leur prescrire de se contenter de leur solde ne leur interdit pas de combattre. »

    Quant à l’huile de vidange, méthode « primaire et bestiale » (vous vous foutez visiblement de notre gueule…), il faut être sacrément terroriste pour oser en verser sur les « mocassins Gucci » que madame Bobo « a achetés spécialement pour cette swooooirée exceptionnelle ».
    Mais bref, si vous ne ressentez pour ces pièces qu’« un profond mépris », je n’y peux rien. Vos références sont Lustiger et Podvin.
    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Un protestant en reste là. Un catholique traditionaliste, connaissant le latin, remarque que Jésus ne dit pas « ce qui appartient à César », ni « ce qui revient à César. » D’ailleurs, les disciples ne payèrent pas l’impôt.

  47. L’Abbé Grosjean a vu la pièce et nous fait part de ses impressions:
    http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=613077

  48. La réponse de l’Abbé Grosjean aux réactions suscitées par le lien précédent…http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=613184

  49. Myriam Picard et l’abbé Grosjean tombent dans le panneau, par Ennemond : http://www.fecit-forum.org/forum.php?id=7215

  50. @Tancrède

    Je pense que vous confondez tout, malheureusement, emporté que vous êtes. Je suis étonné de votre assurance, de vos certitudes. Le doute ne vous habite donc jamais? C’est peut-être l’avantage de la jeunesse : la fougue. Mais parfois, la fougue empêche la réflexion, et la sagesse. Quand on grandit, vous verrez, on gagne en maturité et en modération.

    Bref. Vous méritez tout de même des réponses.

    « Le catholicisme se fiche pas mal d’être assimilé à tel ou tel machin sous prétexte que ce sont les ennemis du moment.  »

    Je ne vous dit pas qu’il faut avoir peur de « passer pour » ceci ou cela. Je vous dis que le catholicisme n’a rien à voir avec une citadelle assiégée, et ne doit pas se comporter comme une minorité, ne doit pas s’inspirer de ce que font SOS racisme ou les barbus.

    Libre à vous de citer les rares épisodes de la bible où on voit Jésus s’emporter ou citer le glaive. Mais si vous avez lu les évangiles, vous ne pouvez dire avec sérieux que le combat de Civitas ressemble aux méthodes du Christ. Il se laisse clouer sur une croix! Il se moque de son honneur, et ne répond pas lorsqu’on l’attaque. Il ne se défend pas, alors que Pilate lui donne mille fois l’occasion de se dédouaner, et à al limite, rechigne à le crucifier. Non, Jésus ne veut pas, parce que son objectif n’est pas de vivre, mais de sauver les hommes.

    Et vous, vous venez pigner pour une pièce de théâtre que vous n’avez pas vue? Et au sujet de laquelle des personnes qui ne sont pas des « protestants » (facile) mais des prêtres de l’Eglise, disent que leur interprétation « blasphématoire » n’est pas si évidente que cela?

    Et vous, voudriez défendre l’honneur du Christ (qui ne vous le demande pas) en vous attaquant à une image du Christ qui ne vous plaît pas?

    « Mais très vite je comprends que vous êtes vous-même la victime de la rhétorique médiatique.  »

    Je vous remercie, je n’ai pas 18 ans, je suis moi même journaliste, j’ai assez souvent sur ce blog dénoncé la rhétorique médiatique concernant les catholiques pour ne pas avoir de leçons à recevoir de vous.

    J’ai pris le temps de lire de nombreux articles sur ce sujet. J’ai attendu avant d’écrire. J’ai également lu les contre-réactions de ceux qui ont participé à ces actions. Elles ne niaient pas les faits relevés par les articles que j’ai cités. Après, les termes utilisés (fondamentalistes, intégristes), je ne les aimes pas. Je ne suis pas responsable de ce qu’écrit Le Monde.

    Enfin, quand vous dites que ne « passez pas » pour des terroristes, parce que prier n’est pas un acte terroriste, vous oubliez que même ceux qui n’ont pas lu le journal, qui passent juste dans la rue à ce moment là, ne peuvent pas comprendre votre action, même si on postulait qu’elle était justifiée (ce qui n’est pas le cas). Comment doivent-ils interpréter le fait de voir une bande de jeunes à genoux en train de prier dans la rue? J’ai assisté à ces scènes devant le planning familial de Lille ou devant un cinéma qui passait le film inspiré du roman Da Vinci Code. Les gens qui passaient par là ne peuvent pas comprendre! Pour eux, ces prières sont des violences. Or ne pas vouloir essayer d’adapter son message à ceux qui l’entendent, c’est à mon avis, excusez-moi, idiot.

    Si cela vous indiffère de savoir comment est reçu le message que vous délivrez, c’est que vous agissez uniquement pour vous-mêmes. Quelles conclusions en tirer?

    « Vos références sont Lustiger et Podvin »

    Et je n’en ai pas honte. Si vous préférez M. Escada et Mgr Lefebvre, libre à vous.

  51. C’est dommage car, finalement, vous m’auriez presque convaincu sur l’argument de la réception difficile de nos prières aux yeux des passants (l’un des derniers arguments mobilisés). C’est votre avant-dernière phrase qui m’a sauvé de l’adhésion à votre argument (vous n’avez « pas honte » d’avoir pour références Mgr Lustiger et Mgr Podvin (donc j’imagine aussi que Vingt-Trois ça marche aussi)). Je ne connais pas M. Escada. La politique m’indiffère. Quant à Marcel Lefebvre, reconnaissons-lui au moins le mérite, dans son intransigeance, d’avoir maintenu hors de l’Église une voix ferme qui a permis – paradoxalement – de sauver « dans » l’Église les merveilles de l’esprit du concile de Trente (l’IBP, la FSSP et l’ICRSP en partie, découlent de la FSSPX et sans la FSSPX il n’y aurait pas aujourd’hui de rite extraordinaire). Bref, passons. Mes références sont aussi Mgr Centène et Mgr Aillet.

    Mais je reprends quelques points de votre réponse.

    1°) La fougue, c’est surtout la spontanéité de la Foi. Si vous parlez de « sagesse » et de « réflexion », permettez-moi de vous rappeler que, comme vous l’avez dit vous même, vous êtes « journaliste » et non pas « théologien » ou « clerc ». Les docteurs de l’Église ont pensé et sans doute mieux que nous tous, et c’est pourquoi nous interprétons les saintes Écritures avec eux et non pas seuls (comme les protestants réunis en d’infinies sectes). Nous les méditons, ces Écritures, forts que nous sommes de la Tradition conçue comme Somme de l’intelligence des siècles pour combler l’écart entre la Révélation (toujours mystérieuse) et les Écritures (toujours parcellaires). Nous obéissons donc à la fois à la spontanéité de notre Foi et à la maturation de la doctrine correctement approfondie.

    2°) Nous avons réussi à sortir de la Rome païenne des martyrs et des arènes et vous comptez nous y ramener ? Vous nous demandez en effet de « ne pas nous comporter en minorité ». Mais nous sommes en minorité ! Et vous nous demandez de feindre que nous sommes en majorité ? C’est insensé ! puisque nous ne le sommes pas ! Alors oui, les catholiques, nous sommes, à l’instar des « barbus » comme vous dites, en minorité, dans une République laïque. Vous, je le répète, vous semblez n’être préoccupé que par la « peur » d’être assimilés aux barbus, ce qui est typique du sionisme chrétien, occidentaliste et nationaliste, d’influence finkielkrautienne.

    3°) « Les rares passages où Jésus ne se défend pas, dites-vous » … Relisez saint Thomas d’Aquin in extenso. Comme les protestants, vous poussez l’imitation du Christ à l’extrême et à l’absurde. Nous ne sommes pas lui. Nous n’avons pas été crucifiés. Au contraire et positivement, nous avons les mains libres, si j’ose dire. Et il est écrit que nous serons jugés sur nos actes. C’est pourquoi, selon Thomas, votre interprétation de la Passion est erronée parce que vous en faites un argument en faveur de l’attentisme et du pacifisme exacerbé : nous ne sommes pas Dieu. Lui savait que son destin était la crucifixion et devait se laisser crucifier en rémission de nos péchés. S’il avait voulu lutter, il aurait lutté. Il a toujours à sa disposition des « légions d’anges » prêtes à lui prêter main forte comme il le dit. Mais précisément il n’en fait pas usage car il nous revient à nous seuls de faire la preuve de notre fidelitas. Nous ne sommes pas des calvinistes ! C’est pourquoi l’Eglise catholique mobilise l’exemplarité des saints fêtés hier : combien parmi eux se sont montrés rampants ? Ils étaient superbes et n’ont cherché qu’à s’élever.

    4°) Quant à l’interprétation, nous avons la nôtre, vous avez la vôtre. Ne cherchez pas à nous l’imposer. Mais notons quand même que Castellucci partage plutôt notre point de vue puisque, ayant entendu Boutin, Grosjean et consort, il a déclaré « d’autres » (ss-ent « que moi ») « font de ma pièce une interprétation christique ». Donc son intention n’était pas pieuse (quoique certains puissent personnellement vivre la pièce comme telle) mais blasphématoire, et ça tombe bien parce que c’est ce que nous retenons, et c’est comme lui que nous la ressentons.

  52. @Tancrède

    1/ Ces évêques ne sont pas pour moi des « références », mais je n’en ai pas honte. J’apprécie aussi d’autres évêques tels que Mgr Aillet. Disons que je ne considère pas le monde (et encore moins l’Eglise) comme un tout qui doit être divisé entre bons et mauvais! Essayez, je vous assure que ça fait du bien.

    2/ Le rite dit « extraordinaire » n’a pas été « sauvé » par la FSSPX. D’autres communautés pratiquent ce rite, tiens, au hasard, les moines bénédictins de Fontgombault. Qui n’ont pas eu besoin de rompre avec Rome pour continuer à célébrer la messe comme ils l’entendaient.

    3/ « Nous obéissons donc à la fois à la spontanéité de notre Foi et à la maturation de la doctrine correctement approfondie. »

    Je ne suis pas en désaccord avec ça. En l’occurrence, je n’ai pas l’impression que les actions entreprises autour de ce théâtre soient le fruit d’une maturation de la doctrine, Cf. tout ce que j’ai écrit plus haut, et aussi plus bas.

    4/ « Vous nous demandez en effet de « ne pas nous comporter en minorité ». Mais nous sommes en minorité !  »

    Dans ce cas, pourquoi vous comporter comme des personnes qui exigent des autres ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire? Pourquoi balancer des oeufs sur quelqu’un qui exerce sa liberté en allant voir une pièce de théâtre dont on lui a dit du bien? Qui êtes-vous pour essayer de l’empêcher de voir cette pièce? Et croyez-vous que vous parviendrez à empêcher toute offense envers Jésus-Christ ou l’Eglise? Que vous pourrez clouer le bec de tous ceux qui s’exprimeront? Mais vous rêvez!

    Je n’ai pas « peur » de passer pour ceci ou cela, je le répète. Mes prises de position, sur ce blog, me valent régulièrement d’être traité de la même façon que vous l’êtes actuellement, je n’ai donc nullement peur d’assumer mes convictions. Et je n’ai d’ailleurs pas à m’en justifier auprès de vous, qui semblez si prompt à juger quelqu’un que vous ne connaissez même pas.

    En revanche, ce qui m’importe, c’est de ne pas agir comme les barbus, non pas par peur du quand-dira-t-on mais tout simplement parce que je sais qu’ils se trompent! Pourquoi adopter une mentalité de citadelle assiégée, se comporter comme une « communauté » offensée, puisque nous savons que la victoire sera au bout? Et qu’elle est d’ailleurs déjà là!

    Quand je regarde le comportement des saints, dont vous parlez, je ne vois pas de trace d’actions de ce type. La fougue, oui, bien sûr! J’admire des St Martin, des St Jean Bosco, et bien d’autres, ils n’ont jamais eu froid aux yeux et n’ont pas reculé. Ils ont été fermes quand il le fallait. Ils ont été doux, aussi. Compréhensifs. Je ne vois pas ces qualités dans ce type d’action. Pourtant, je pense et je penserai toujours que c’est une vertu évangélique très importante.

    Pour autant je n’ai JAMAIS dit qu’il ne fallait rien faire, si on juge que nous sommes offensés. Je réagirais à coup sûr si je voyais des personnes fourrer des hosties dans leurs poches. Je réagirais à coup sûr si je voyais deux garnements en train de détruire une statue de la vierge. Mais réagir, ça veut dire quoi? ça veut dire leur casser la figure? Je ne crois pas. Et j’insiste : il y a une différence entre une agression contre la figure même du Christ (une hostie, en l’occurrence) et une agression contre une représentation. Ce n’est dans ce cas pas un sacrilège, et je ne sais même pas si on peut parler de blasphème. Enfin, je ne vois pas comment un non-chrétien peut être accusé de blasphème. ET je le répète : quel fruit peut déboucher de votre action? Comment les gens qui lisent le journal, qui vous croisent dans la rue, peuvent interpréter votre action, autrement qu’en se demandant qui sont ces fous qui prient à genoux?

    Au final, votre argument des catholiques « mous » ou rampants » n’a pas lieu d’être. C’est tout simplement un argument fallacieux. Je ne suis pas moins catholiques que vous, j’estime simplement, au terme d’une réflexion approfondie, que vous faites fausse route et que votre combat est contre-productif.

    5/ Nous ne sommes pas Jésus, bien évidemment. Mais à ce compte là, vous pourriez dire « nous ne sommes pas Jésus, donc certes il a épargné la femme adultère, mais bon, on ne peut pas l’imiter en tout, donc rétablissons la lapidation pour les femmes adultères. » On peut développer avec plein d’autres exemples. Non, je ne suis pas d’accord. Nous devons tendre au maximum vers l’imitation de Jésus-Christ. Par ailleurs, je n’ai pas cité l’exemple de la passion pour dire que nous devons nous coucher, mais pour dire que Jésus ne nous demande pas de défendre son honneur, c’est tout à fait différent.

    6/ Sur Castellucci : il n’a jamais dit que sa pièce était « d’inspiration christique », mais je vous ferais remarquer qu’il n’a jamais dit non plus que sa pièce était destinée à offenser les chrétiens ou le Christ. Personnellement, j’ai davantage confiance dans le jugement de l’abbé Grosjean,qui est quelqu’un dont j’apprécie les prises de position, et surtout, qui a vu la pièce, que dans celle de ceux qui balancent des oeufs sans l’avoir vue.

    Pour autant, je vous prie d’accepter mes excuses si vous estimez que j’ai été trop dur envers ceux qui ont participé à ces actions, ce n’était pas mon intention. J’ai juste l’impression que beaucoup font fausse route sans s’en rendre compte.

  53. Arrêtez avec cette histoire d’oeufs et d’huile, je vous en prie ; c’est de la mauvaise foi. Vous m’accusez d’en être indirectement un responsable ou de cautionner ce genre d’agissement ; c’est de la diffamation. C’est le fait de deux individus allumés. Comment pouvez-vous juger ainsi un rassemblement énorme auquel vous n’avez pas assisté sur la base des dérives bon enfant de deux gamins ? De ce rassemblement, vous ne connaissez que ce qu’ont bien voulu en dire les medias. Nous n’avons, je le répète, rien à voir avec ceux qui se sont signalés par des jets d’oeufs et d’huile (et ça n’étaient pas des cocktails molotov).

    Quant au rite tridentin, cf. le consistoire du 24 mai 1976 : « Le nouvel Ordo, dixit le pape Paul VI, a été promulgué pour être substitué à l’ancien, après une mûre réflexion, et à la suite des instances du Concile Vatican II. Ce n’est pas autrement que notre saint prédécesseur Pie V avait rendu obligatoire le missel réformé sous son autorité, à la suite du Concile de Trente ». Le rite tridentin a bel et bien été abrogé pendant au moins 8 ans (vinrent ensuite les actions de la FSSPX, les excommunications, et les réactions de Jean-Paul II dans Ecclesia Dei adflicta. Voyant en effet l’intransigeance, comme je disais, du courant traditionaliste, il a demandé à ce que l’ancien Ordo soit très largement libéralisé afin d’éviter l’hémorragie. Naquirent alors l’ICRSP, plus tard la FSSP, etc., etc. qui ont donc profité de la position de Mgr Lefebvre pour retrouver une place dans l’Eglise.)

    Enfin, la « pièce » de théâtre. Votre argument, c’est que « personne ne l’a vue » et que « tout le monde en parle » et vous nous citez l’avis SUBJECTIF et donc sans aucune autorité de l’abbé Grosjean, etc., dont on sait pourtant qu’il n’est pas neutre dans cette affaire (il a des difficultés bien connues avec les traditionalistes qu’ils soient hors de ou dans l’Église).

    Le seul jugement OBJECTIF possible et derrière lequel la communauté catholique tout entière devrait se ranger avec obéissance, c’est celui que rend l’Église éternelle qui a tranché comme en témoigne son Catéchisme officiel (et ça n’est pas celui de Pie X) en CEC 2148. Ainsi apprend-on qu’il n’y a pas eu sacrilège mais blasphème, vue la définition qui est donnée de celui-ci en CEC 2148 : « Le blasphème s’oppose directement au deuxième commandement. Il consiste à proférer contre Dieu – intérieurement ou extérieurement – des paroles de haine, de reproche, de défi, à dire du mal de Dieu, à manquer de respect envers Lui dans ses propos, à abuser du nom de Dieu… L’interdiction du blasphème s’étend aux paroles contre l’Église du Christ, les saints, les choses sacrées… »

    Dites-moi maintenant ce qu’il en est de la pièce de Castellucci, est-elle blasphématoire ? Voici ce qu’en disent CEUX QUI SONT ALLÉS LA VOIR.

    (Je m’inspire ici du témoignage de Frédéric Espieux http://www.riposte-catholique.fr/jeanne-smits/pour-defendre-lhonneur-du-christ-un-catholique-temoigne#.TrFWsc1Smg4 )

    Les personnes ayant vu dernièrement la pièce aux dernières représentations n’en auront vu qu’une « version dédiabolisée » :
    1°) La scène montrant des enfants jetant des grenades sur le Christ a été momentanément supprimée après le festival d’Avignon. Cela démontre la gratuité de la scène et l’évidente intention provocatrice et le coup marketing. « La preuve que cette scène n’existe que pour choquer », c’est qu’elle « peut être supprimée » sans rendre bancale la pièce de théâtre. C’était donc superflu, inutile, ça ne relevait pas de l’art (l’art c’est le pur, l’essentiel, on ne peur retrancher aucun élément d’une véritable oeuvre d’art, « par-faite » et accomplie).
    2°) La scène finale (scène de souillure du visage du Christ) est accompagnée de la diffusion dans l’assemblée d’une odeur d’excréments (« gratuité également dernièrement supprimée) avant que
    3°) le visage du Christ ne soit lacéré et détruit.

    Donc, « Castellucci va jusqu’à modifier le contenu de son « œuvre» en fonction du public et de l’affluence des médias. »

    Et pour finir, deux témoignages :

    « Le vieux passe derrière le portrait avec un bidon rempli de sa merde, puis une musique stressante se fait entendre. Là, la scène passe dans l’ombre faisant ressortir le portrait. Puis le Christ est déformé, Il se tord, puis des trous se font en haut du visage, et là de la merde coule, le recouvrant de haut en bas. C’est là que j’ai craqué, j’en ai pleuré pour être franc. Et j’ai été sorti. La phrase tu (n’) es (pas) mon berger arrive ensuite. Quelque soit l’interprétation qu’on en fasse, personne n’a le droit de couvrir de merde le visage du Sauveur. Qu’on ne me fasse pas croire que c’est un signe d’amour, ou juste un artifice pour faire « réfléchir ». Pour cela, il y a beaucoup d’autres moyens qu’un vrai artiste saurait utiliser. »

    « Le premier moment, assez pathétique, où l’image joue un rôle est celui où le fils excédé par la déchéance de son père vient se coller à l’icône et semble l’embrasser en répétant plusieurs fois le nom de Jésus, nom qui est repris par une voix susurrante allant crescendo.

    Immédiatement après, le père quitte la scène par la gauche par rapport à l’icône et il n’y a désormais plus d’acteur sur scène, les lumières s’éteignent et l’on ne voit plus dans l’obscurité que l’image du Christ éclairée par derrière, le tout au son presque assourdissant d’ une étrange musique plutôt malsaine.

    En fait le père “réapparaît” car il est manifeste qu’il gravit une sorte d’escalier. On voit très bien qu’il se trouve derrière l’icône car son corps semble se frotter au revers de l’image et on le devine très bien gravissant une sorte d’escalier; et c’est en arrivant à la hauteur des yeux de celle-ci qu’il s’oublie une nouvelle fois inondant en quelques secondes tout le visage du Christ de matière fécale bien marronnasse : ce n’est donc pas “une sorte d’encre qui se répand sur le visage de l’icône” ou “un voile noir qui coule sur le portrait du fils de Dieu” mais bien le père qui l’inonde de ses déjections en parfaite contradiction avec ce que déclare l’auteur (propos de Castellucci sur le tract). C’est à partir de ce moment là – et pas du tout avant – que se répand dans la salle une odeur désagréable qui veut évoquer celle de la matière fécale. Après quelques secondes, deux machinistes presque invisibles viennent tirer sur l’image du Christ qui , nous le découvrons à cet instant était reproduit sur une sorte de voile – et le déchire : il ne reste alors qu’un carré blanc sur lequel apparaît le texte “You are my Shepherd” où petit à petit apparaît la mention “not” entre “are” et “my shepherd” sans que ce supplément ne clignote ni ne soit aussi visible que le reste. À cet instant la lumière se rallume et la pièce est terminée sans que ne se déroule la scène des enfants qui jetteraient – merde ou grenades – sur l’icône qui de toute façon à disparu. »

    « La liberté d’expression est à respecter comme sacrée ? Qu’elle respecte donc aussi ce qui est sacré ! » (Mgr Podvin)

  54. Yogi

    @ Tancrède : Il me paraît tout à fait plausible que la scène des enfants ait été supprimée pour que ceux-ci ne soient pas mêlés aux événements.

    Il est également regrettable que Castelluci n’ait pas vu sa propre pièce, pour qu’il fasse des affirmations erronées au risque d’être contredit par n’importe quel spectateur.

  55. @ Tancrède :
    Voir le billet de cet ancien franc maçon :
    http://www.citeetculture.com/article-castellucci-le-regard-d-un-ancien-franc-macon-88265637.html

    @ Darth Manu,
    Mrg D’Ornellas ne fait en la circonstance pas preuve de prudence, c’est le moins que je puisse écrire : cf le billet du Père Viot ci dessus

    @ tous :
    Une vidéo qu’il faut voir, du moins c’est ce que je pense. :
    http://www.citeetculture.com/article-golgotha-picnic-une-video-que-je-vous-conseille-88352300.html
    Et enfin, à propos des nouveaux appels à manifester :
    http://www.citeetculture.com/article-breve-nouveaux-appels-de-civitas-a-manifester-88354307.html

  56. Bonjour, ceci est ma première contribution.
    Face à des créations, artistiques ou non, blasphématoires ou non, quelle est l’attitude juste ? Tendre la joue gauche ? Oui mais alors cela ne doit rien devoir à la peur, qu’elle soit celle qui nous tétanise devant le danger immédiat ou qu’elle soit celle de déplaire aux ennemis, agresseurs ou détracteurs, afin de gagner un délai en vue d’une paix alors illusoire. (il me revient les Accords de Munich). Il y a aussi une forme de dictature morale du monde qui veut imposer la notion de tolérance comme vertu cardinale, quasiment indépassable. Cette pression produit à la fois une crainte et une quête de reconnaissance, on ne veut pas déplaire et on veut être agréé par l’esprit du monde. Au nom d’un humanisme factice qui se substitue à l’amour agapé, on oublie l’esprit de l’Evangile.
    Dans le quotidien de notre vie de catholique, en présentant la joue gauche on surprend effectivement le violent, parce que cela perturbe cet ordre établi par le péché et qui habite notre nature blessée: peur donc, orgueil, colère, haine, vindicte, œil pour œil, volonté propre, domination, etc. Jésus ne dit pas que cette joue gauche va être inévitablement molestée à son tour mais il existe à l’évidence une forte probabilité qu’elle le soit. Cela implique donc à coup sûr une mort à soi-même. Il s’agit de rien de moins qu’un acte de foi et d’espérance pur que seule la grâce peut donner.
    S’en prendre aux « blasphémateurs » ? Oui, mais avec les dons de l »Esprit. En vue de toucher les âmes, en ayant MIEUX et PLUS à proposer aux brebis qui errent sans Berger. En ayant jusqu’à de la compassion pour toutes ces foules qui cherchent au fond à rencontrer de vrais disciples du Christ. Car cette époque crie à sa manière, dans des convulsions, son besoin d’enfantement à la Vérité.
    On peut donc présenter la joue gauche en n’étant pas dans l’esprit de Jésus et chasser les marchands du temple sans répondre à la moindre motion du Saint Esprit …
    Jésus, qui se laisse gifler tandis qu’il accomplit sa passion, interroge son agresseur: pourquoi fais-tu cela ? Face aux marchands il ne pratique pas la tolérance molle, il manifeste une sainte colère. Jésus n’est pas pacifiste et il n’est évidemment pas venu régler des comptes, il est juste. Il fait tout pour le Salut du monde.
    Il me semble que nous devons laisser ces créations, ou supposées telles, nous interroger à l’intime du cœur. Que manifestons-nous de la civilisation de l’amour ? Voulons-nous nous convertir jusqu’à faire les mêmes œuvres que le Christ pour aller vers le bonheur que Dieu promet et qui, en passant, bouleverseront tous ces chercheurs de sens ? Fraternellement.

  57. Un article à lire pour démasquer l’Institut Civitas et la personnalité de son président:
    http://www.lavie.fr/religion/foi-et-politique-l-ecole-extremiste-12-03-2009-21686_10.php
    Après on comprend le mieux le plaisir qu’ils prennent à diviser les catholiques de France sur des sujets très secondaires par rapport aux urgences de l’évangélisation et du témoignage de la vie chrétienne dans la Cité.

  58. arnorian

    @ L’Abbé Culat :
    Monsieur l’Abbé, jugement téméraire sur la foi de calomnies… Rings a bell ?
    C’est sûr que vous, en fin connaisseur des catholiques traditionnels que vous fréquentez si assidument, vous êtes certainement bien placé pour faire des commentaires sur nos capacités d’évangélisaton. Où en sont vos églises vides, tandis que les nôtres se remplissent ?

  59. arnorian

    @ chafouin :
    Lorsqu’il représentait sa pièce « Genesis », très équivoque, en 2002, Romeo Castellucci s’est revendiqué disciple, héritier et continuateur de Lucifer, « l’ange de l’art » (interview de RealTimesArts exhumée par Daniel Hamiche).
    Depuis, il a produit une inversion de la trilogie de Dante. Son « Paradiso » où l’adoration est froide, morne et désespérante, est racheté par un « Inferno » vivace où peut enfin s’épanouir l’individualité moi de chacun.
    Ses pièces « Paris » (inceste en direct entre un père et son fils, avec bruitages of course, avec une mise en scène rappelant le sacrifce d’Abraham) et « Engonidia » (une femme nue se contorsionne rien que pour le plaisir du voyeurisme) sont inmontrables tellement elles sont obscènes et dégradantes.
    Prochaine pièce représentée en Italie : « Le voile noir du pasteur » où un « acteur » s’enfile des morceaux de verre dans l’anus en prononçant trois fois le nom de Dieu.
    De toute évidence, ceux qui ont cru voir dans « Sur le concept etc. » une oeuvre chrétienne ont été abusés. Le diable aussi croit en Dieu.

  60. Pingback: Faut-il dissuader l’Etat et les collectivités territorialesde subventionner des oeuvres antichrétiennes? « Inner Light

  61. Pingback: Dieu ne peut pas être un concept ! | christorama

  62. Pingback: Mourir à perdre la raison « Le Petitchose

  63. Pingback: Mourir à perdre la raison « Le Petitchose

Un petit commentaire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s