Revue de liens (2)

Pas trop eu le temps de bloguer cette semaine à cause d’un activité chargée. Je me propose de partager avec vous quelques billets ou articles glanés cette semaine sur mes blogs ou médias favoris. Bonne lecture.

Chez Edmond, D’une cigale à quelques fourmis, au sujet des indignations « faciles », des pétitions, des copier-coller de coups de gueule non vérifiés qui s’empilent dans les boîtes mails de députés… qui ne se voient pas toujours remerciés quand les râleurs obtiennent pourtant satisfaction. Attention donc à ne pas seulement se mobiliser virtuellement, mais aussi à se renseigner sur le fond des sujets sur lesquels on s’inquiète. Et à songer à dire merci quand les pouvoirs publics répondent positivement à nos attentes :

Le catho de base, le modèle générique, le croyant standard (attention : je suis en train de généraliser) a tout de même une façon assez irritante de signer des trucs sans trop se renseigner sur la véracité de l’objet de son ressentiment, voire même souvent parfois sans prendre la peine de regarder qui a vraiment écrit le texte au bas duquel il appose son auguste paraphe.

Chez Koz, qui a choisi d’ôter son masque et de sortir de l’anonymat, cet article si juste, dans la série des intégristes de la laïcité, en l’occurrence sur cette étrange réaction du Grand Orient de Frande aux inquiétudes Mgr XXIII au sujet de la révision des lois de bioéthique. En gros, les francs-maçons ne veulent surtout pas dénier le droit aux catholiques de parler, mais s’ils pouvaient la fermer, ce serait aussi bien :

L’Eglise, ses représentants, ses fidèles, continueront de s’exprimer. Ils continueront de donner leur avis sur la marche du monde, parce qu’ils se sentiraient coupables et incohérents de se désintéresser ainsi du sort de leurs prochains. D’autres continueront d’affirmer que ceux-là sont les seuls en France, en république et en démocratie, auxquels on pourrait dénier par principe la liberté d’opinion. Pas certain qu’une telle position puisse véritablement asseoir leur crédibilité.

Sur Slate.fr, dans la rubrique « L’explication », Ceci n’est pas une pipe, c’est un viol, article très didactique sur ce qu’est réellement un viol ou pas, sur le ressenti des victimes, les conséquences que ces agressions peuvent avoir pour elles. Et surtout, cet article explique bien aussi comment un viol n’est pas toujours accompagné de violence. Il semblerait même que 49% des viols ne le sont pas. A lire :

S’il est difficile de chiffrer exactement le phénomène, ses explications sont nombreuses. Le viol est un acte de domination qui commence souvent par de la peur, un sentiment que l’on trouve dans nombre detémoignages de victimes. Une peur qui paralyse totalement la victime, ou la sidère selon le terme utilisé en psychologie. Le site SOS Femmes utilise une métaphore souvent citée pour décrire cette sensation : «La victime se retrouve dans la même situation qu’un lapin traversant une route de nuit et qui est pris dans les phares d’une voiture: pétrifié, figé, tétanisé, incapable de réagir, il se laisse écraser par la voiture.»

Authueil essaie de nous expliquer pourquoi Sarkozy sera réélu en 2012. Selon lui, l’élimination de DSK aurait du ouvrir la voie à un ticket Hollande-Aubry. Au lieu de ça, on devrait avoir une alliance Aubry-Royal, une guerre de tranchée contre Hollande (qu’Aubry déteste, lire cet article de rue89), et comme en 2007, au terme de la primaire, une difficulté pour les socialistes à se rassembler. Et donc la voie serait libre pour une réélection du président sortant. On a beau dire, le système choisi à droite (un candidat s’impose et fait taire les autres) est moins démocratique mais beaucoup plus efficace…

Les militants socialistes vont avoir leur guerre interne, et elle s’annonce encore plus violente, car entre les deux favoris, aucun ne se dégage véritablement, et le vainqueur sera sans doute désigné à une courte majorité, avec le soutien de la troisième. On aura donc Martine Aubry comme candidate du PS, qui battra au second tour un François Hollande pourtant arrivé en tête du premier tour. On aura la rancoeur de Hollande et de ses partisans, qui ne « rouleront » pas pour Aubry, et un attelage compliqué à gérer entre Aubry et Royal, cette dernière n’ayant rejoint la première que pour niquer le troisième. Ces trois là se haïssent, à un point tel que toute réconciliation est impossible. Des années de querelles internes qui s’enveniment laissent des traces.

Radical Chic doit également être du même avis puisqu’il vilipende l’élection présidentielle et cette obsession de l’homme providentiel. Voilà qui donne à réfléchir : qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, Sarkozy puisse avoir encore ses chances, lui qui a irrité une bonne partie de la population pendant ces quatre dernières années? Lui qui peut compter, au mieux, sur une base de soutien qui plafonne à 25%?

Les chances de victoires s’étiolent, et paradoxalement une campagne réussie à gauche ferait bien plus que de changer (tranquillement) la donne politique ; elle contribuerait à nous faire entrer dans l’age de la majorité politique, le moment où l’on vote pour un programme et pas pour une gueule, des promesses vaines ou des rêves d’amour vaches (n’est ce pas Le Pen fille ?). Le moment où nous désignons des représentants, des techniciens du pouvoir, et pas des semi roitelets braillards. Cela peut sembler délirant au moment où l’hyper personnalisation de la com permet de fabriquer une nouvelle Le Pen, et pourtant je pense qu’on n’est pas loin du mouvement de reflux, et du retour à des principes sains. Rêvons un peu.

Pendant ce temps-là, chez H16, on se moque gentiment des croûtes exposées dans le parc du Château de Versailles, qui selon le taulier, nous coûtent très cher par rapport à l’intérêt escompté, et compte-tenu du fait que personne ne nous a sollicité pour savoir ce qu’on en pensait :

J’ai dit « on nous propose » alors que le verbe est bien sûr « impose », dans tous les sens : d’un côté, on aura eu la présence d’esprit de ponctionner nos poches du montant correspondant pour ces bouts d’acier rouillés, et de l’autre, on les aura placés au milieu de Versailles sans nous demander notre avis. (…)

Un peu plus loin, on pourra admirer ce que notre aimable artiste a sobrement intitulé « Effondrement », qui est probablement l’état général dans lequel le contribuable se trouve quand la facture de ces pitreries lui parvient.

Mais j’aimerai bien savoir, indépendamment de la pertinence de ces … mhm disons œuvres et de l’extraôôôôôôrdinaire génie du maître, ce qui justifie qu’on dépense régulièrement l’argent du contribuable pour des expositions parfaitement arbitraires (et d’un goût discutable), à la seule discrétion du type en charge du lieu.

Poster un commentaire

Classé dans Blogs, Brèves d'outre-comptoir

Un petit commentaire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s