Affaire DSK : victime ou plaignante?

Alors que le traitement médiatique de l’affaire DSK semble avoir évolué ces dernières heures – le sentiment de stupéfaction passé, et l’information digérée -, la journée d’hier a été consacrée à un étonnant virage dans la couverture médiatique. Hier, c’était la journée de la « victime », dont on aurait soi-disant pas assez parlé ces derniers jours. Mais au fait, parler « victime » est-il compatible avec la présomption d’innocence?

Comment ne pas partager l’avis de Michèle Cotta, sans doute une des plus expérimentées et des plus aguerries de nos chroniqueuses politiques? Hier midi, sur Europe 1, elle a tenu bon aux assauts répétés de la députée UMP Brigitte Barèges qui considérait que dans les premiers jours de l’affaire, on avait honteusement passé sous silence la détresse de la « victime » de DSK, pour s’appesantir lourdement sur le choc lié à son arrestation et pour se concentrer sur des arguments à décharge. Pour elle, « la victime c’est cette femme et pas DSK ». Si excès il y a eu au départ, l’avocate avec cette déclaration hallucinante passe dans l’excès radicalement inverse. Mais elle ne fait ainsi qu’emboîter le pas à toute une série de déclarations tendant non pas à essayer de rééquilibrer les choses, mais plutôt à accuser violemment le directeur du FMI en prenant fait et cause pour cette femme de chambre. Telle Gisèle Halimi, qui a eu le culot de déclarer : « Comment voulez-vous croire qu’une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité? »

Eh bien oui, comment voulez-vous… Dans ce cas, inutile de perdre du temps et de l’argent à juger DSK : condamnons-le tout de suite, avec nos amies féministes. Et pendons-le haut et court en place de grève. Au fond, ce que Gisèle Halimi déplore, c’est la nuance. Mais peut-on s’en passer dans ce type d’affaire?

Michèle Cotta, elle, a brillamment répondu. Son raisonnement est clair : dans un premier temps, il fallait digérer la nouvelle. A vrai dire, personne n’y croyait vraiment. Il était naturel qu’on se focalise sur la personne de DSK, patron du FMI et favori pour devenir le prochain chef d’Etat de la France. Et accessoirement, toutes les images l’ont montré lui, alors que le visage de la plaignante demeure obstinément inconnu. A juste titre. Mais ceci explique aussi en partie cela.

Féminisme à outrance

Et surtout, comment pouvait-on parler d’une « victime » à partir du moment où on postule par principe que l’accusé est présumé innocent? Si l’on examine les choses sous cet angle, même le fait de parler de « présumée victime » est insatisfaisant. Un présumé innocent et une présumée victime ne peuvent cohabiter. C’est impossible. Il y a donc un accusé, présumé innocent, et une plaignante. Vocabulaire sur lequel semblent se fixer les principaux médias, comme ici sur le monde.fr par exemple.

Ce qui n’empêche pas les paroles de compassion à l’égard de cette dame. Mais même celles-ci sont compliquées à entreprendre : compatir, c’est reconnaître une souffrance. Et donc quelque part, reconnaître une culpabilité…

Ensuite, prétendre que celle-ci a été totalement absente des médias dans les premiers jours de « l’affaire » est un peu malhonnête : qu’avons-nous su des faits, jusqu’ici, si ce n’est à travers sa version? Quels détails avons-nous de plus que ce qu’elle a raconté aux enquêteurs? Depuis samedi soir, on ne dispose, peu ou prou, que des éléments fournis par l’accusation, étayés çà et là par les constatations de police scientifique.

Le féminisme est en revanche pleinement dans son rôle lorsqu’il rappelle les souffrances endurées par la femmes qui sont victimes de viol. L’omerta qui les empêche bien souvent de parler. La peur de ne pas être cru. Les pressions qui les incitent à se taire. Les clichés répandus au sujet du viol (elle l’a cherché, elle était consentante, elle était moche…). Le féminisme doit se faire entendre, lorsqu’il s’insurge contre le sexisme qui existe en politique et dans la société. Lorsqu’il s’étonne qu’on puisse trouver « sympathique » ce qui ressemble plus à de la drague lourdaude qu’à de la séduction en finesse. Lorsqu’il tempête contre le fait qu’on puisse tolérer chez des hommes politiques des comportements qu’on ne laisserait passer à aucune femme, qui serait immédiatement cataloguée comme une prostituée.

Malheureusement, le féminisme, bien souvent, se croit obligé d’en passer par l’outrance pour avancer ses pions…

20 Commentaires

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20 réponses à “Affaire DSK : victime ou plaignante?

  1. Henry le Barde

    « Mais au fait, parler « victime » est-il compatible avec la présomption d’innocence? »
    Ben je suis pas le seul à pinailler, finalement😉

    Sinon, post bien balancé. Que dire de plus sur l’affaire ?

    De toute façon, beaucoup glosent dessus, pointant des détails à charge ou à décharge comme si, là-bas, on ne travaillait pas. J’espère vraiment pour les avocats et le procureur qu’ils sont sur Twitter et qu’ils lisent le français.

    En revanche, nous n’avons pas besoin de connaître la culpabilité de DSK pour entamer une réflexion sur nos lâchetés et notre tolérance vis-à-vis du harcèlement. Et ce n’est pas l’apanage du monde politique, loin de là.

  2. Ivan fils de Fiodor

    « Au fond, ce que Gisèle Halimi déplore, c’est la nuance. »

    Peut-être, sur ce coup-là, oui. Mais a-t-elle un devoir de nuance ?

    Je suis parfaitement d’accord avec ton topo sur la méthodologie journalistique mais je ne suis pas sûr qu’on puisse l’étendre à la parole de chacun. Evidemment, je préfère moi aussi les gens qui parlent prudemment, surtout lorsqu’il s’agit de choses publiques. Trop souvent les jugements à l’emporte-pièce, volontaire ou non, font d’un évènement anodin, une affaire grave.

    Mais là, faut pas pousser non plus. DSK est très suspect. Et si il est réellement tel que certains le décrivent et qu’il a réellement violé cette jeune femme, on peut comprendre la violence des propos de certains. Car nous-même qui avions déjà eu vent des frasques de Dom’, toujours dans l’hypothèse ou il est réellement un violeur, pouvons comprendre que des gens mieux informés que nous sur son rapport aux femmes, et qui n’ont justement jamais pu rien faire ni rien dire contre lui pendant des années, se lâchent, tandis qu’il est pris la main dans le sac.

    S’il est innocent de ce dont on l’accuse, évidemment, tout cela est très scandaleux et c’est pourquoi la déontologie dont tu parles est importante. Le trimbaler menotté devant les photographes et les caméras est une honte, je suis d’accord, quand bien même est-il coupable. Mais je n’ai entendu personne se plaindre de la façon dont on a montré l’ex chef d’Etat Laurent Gbagbo à la sortie de la douche lors de sa déposition ni des images de Saddam Hussein osculté par un médecin. N’est-ce pas de même une honte déontologique ? Le cas est le même : des accusés livrés en pature aux médias, parcequ’on a du mal à douter qu’il fussent coupables.

    En fait le scandale est dans un sens ou dans l’autre, selon qu’on croit à la culpabilité de DSK ou pas. Seule l’issue du procès donnera une réponse à cette question : qui des défenseurs de Strauss-Kahn ou de la jeune femme devraient avoir honte ?

    Si l’on cherche réellement à être objectif, on ne dit plus grand chose, et je préfère tout de même ces prises de positions, risquées, mais plus intéressante que le simple « let the police… »

    C’est navrant pour l’un ou pour l’autre des protagonistes, car à ce jeu, il y en a forcémment un qui prend des coups pour rien. Mais là, on a tout de même affaire à un personnage public, qui a choisi de l’être, et qui laisse de manière coupable une certaine réputation lui coller à la peau.

    Allez, je prends parti. Quoiqu’il ce soit passé dans cette chambre d’hôtel, je ne peux m’empêcher de penser que monsieur Strauss-Kahn est certainement un type qui se comporte mal avec les femmes. Et que si il en prend plein la poire depuis quelques jours, il malheureusement laissé la possibilité que cela arrive. Quand on prétend aux plus hautes fonctions on doit être meilleur que les autres, irréprochable.

    Comme écrit Gogol : « Celui en qui réside le talent doit être plus vertueux que les autres. A eux il sera beaucoup pardonné, à lui, rien. » (Bon c’est pas texto ça mais l’esprit y est.)

    Bonne journée !

  3. Ceci dit ce n’est pas la première fois – ni le premier sujet – sur lequel les féministes partent totalement en vrille. Il suffit de les lire sur twitter, on est à la limite de l’hystérie.

    A+ Chafouin

  4. Vous dites beaucoup de choses, Chafouin.

    Au sujet des réactions des politiques, des « médiatiques », et plus largement d’une grande partie des Français concernant DSK : il y a d’abord eu déni, et c’est relativement normal. Comment croire qu’un homme présenté comme aussi intelligent que le patron du FMI à pu commettre une bourde (c’est plus qu’un crime, Sire, c’est une erreur !) pareille à la veille d’une élection capitale ? Impensable. Et que ses proches (et quand on est une personne médiatique, on a beaucoup de « proches » ou se croyant tels) se soient d’abord intéressés à son sort plutôt qu’à celui de la plaignante, c’est normal. Si demain un de mes amis se retrouve en prison pour quelque raison que ce soit, coupable ou accusé à tort, je penserai d’abord à lui. Je n’aurai pas l’hypocrisie de prétendre penser d’abord à sa victime, même avérée.

    Je n’ai pas entendu Michèle Cotta. Je suis heureuse d’apprendre qu’au moins une journaliste semble garder la tête froide. Oui, jusqu’au procès, il faudrait parler de « plaignante » et non de victime. Dire « on ne sait pas ce qui s’est passé, il y a enquête », ça ne signifie pas que l’on considère cette femme (« de chambre », et pas « de ménage », au passage. J’ai beaucoup de respect pour la plupart des femmes de ménage, mais elles ne sont pas « femmes de chambre », et encore moins employées en « CDI » – si on peut employer ce terme pour un contrat de travail US – d’un grand groupe international) comme une menteuse vénale ou une dangereuse mythomane. Et pleurnicher sur son sort dans la presse, faire preuve d’une pseudo-empathie n’arrange en rien sa situation. « Je compatis de tout coeur à la souffrance de la victime », c’est plus une formule de politesse qu’autre chose. La souffrance réelle ou pas de cette jeune femme n’empêchera aucun Français de dormir.
    Quant à la phrase de Gisèle Halimi, elle n’est pas seulement ridicule, elle est méprisante.

    En ce qui concerne les féministes et les femmes violées : attention à ne pas remplacer des clichés par d’autres clichés. Certaines femmes violées ont du mal à porter plainte, d’autres pas. Certains flics manquent de psychologie, d’autres pas. Le « elle l’a bien cherché parce qu’elle était en minijupe – ah ! le coup de la minijupe ! – je ne l’entends et le lis que dans la bouche et sous la plume de ces mêmes féministes. Ce sont elles qui prétendent que l’on pense ça, dès qu’on a le malheur de dire que, non, une affaire de viol est souvent bien plus compliquée que « le méchant prédateur face à la pure innocente ». Quant au cliché qui revient tout le temps, à savoir le « sa vie est foutue à jamais », je ne sais pas si beaucoup se rendent compte du mal qu’il peut faire.

  5. (PS : je trouve aussi personnellement scandaleuse la façon dont ont été exhibés Gbagbo, Saddam, et autres tyrans déchus. A choisir, je préfère l’exécution discrète de Ben Laden. Quitte à mourir, autant éviter l’humiliation)

  6. Henry le Barde

    @lambertine
    « je préfère l’exécution discrète de Ben Laden »
    Ah, il a été exécuté ?

  7. @Henry le Barde

    « Que dire de plus sur l’affaire ? »

    Il y aura sans doute encore beaucoup à dire. Jusqu’à ce qu’on soit épuisé d’en parler.

    En revanche, nous n’avons pas besoin de connaître la culpabilité de DSK pour entamer une réflexion sur nos lâchetés et notre tolérance vis-à-vis du harcèlement.

    Exact, c’est pour cela que je pense que les féministes auraient dû en rester là. Mais lorsqu’ils s’engagent sur le terrain de la culpabilité et des faits, dont ils ignorent tout, ils (elles, en l’occurrence) dérapent.

    @Ivan, fils de Fiodor

    Tout d’abord, j’adore ton pseudo. Si si. Je trouve que ça fait très Dostoïevski. On se croirait dans le Saint-Petersbourg du XIXe à te lire🙂

    « Mais a-t-elle un devoir de nuance ? »

    Je crois que c’est un devoir pour tout le monde, non? Nous sommes tous appelés à essayer de garder l’équilibre en toute chose. N’est-ce pas l’idéal de l’honnête homme du XVIIIe?

    DSK est très suspect. Et si il est réellement tel que certains le décrivent et qu’il a réellement violé cette jeune femme, on peut comprendre la violence des propos de certains.

    Le problème, c’est qu’on n’en sait rien. Tu as lu la procédure? Pas moi. Honnêtement, je ne crois que ce qui est dit au tribunal. Le reste peut faire partie de la bataille de com’ et de l’esbrouffe…

    pouvons comprendre que des gens mieux informés que nous sur son rapport aux femmes, et qui n’ont justement jamais pu rien faire ni rien dire contre lui pendant des années, se lâchent, tandis qu’il est pris la main dans le sac.

    Oui mais ça ça s’appelle le lynchage d’un homme à terre, qui est une sorte de revanche du fait d’avoir dû se taire toutes ces années. On est habitué avec la classe politique française, mais je ne m’y ferai jamais. Je trouve ça tellement méprisable. Ceux qui racontent leur petite anecdote sur DSK après s’être tus depuis des années ne méritent rien d’autre que notre mépris. Un Quatremer, lui, a eu l’audace d’en parler ouvertement!

    Et puis, ne confondons pas drague lourde et viol.

    « Le cas est le même : des accusés livrés en pature aux médias, parcequ’on a du mal à douter qu’il fussent coupables. »

    Je suis bien d’accord. Mais dans les deux cas, Gbagbo comme Saddam se sont montrés coupables l’un de fraude électorale et de guerre civile – sans parler de crimes de guerre – l’autre de tyrannie à l’endroit de son peuple. 9a ne justifie pas de les humilier, mais le contexte est différent. Et même si on compare les trois, c’est vrai qu’on se soucie toujours plus d’un de nos compatriotes que d’un Ivoirien ou un Irakien. Ceci dit, j’ai été également choqué par les images de Saddam pendu et celles de Gbagbo en marcel.

    P.S : merci pour la citation de Gogol!

    @Careagit

    Le problème, c’est le -isme après fémin-, non?

    @Lambertine

    « Je n’aurai pas l’hypocrisie de prétendre penser d’abord à sa victime, même avérée. »

    Vous avez mille fois raison. Il y a un lien affectif avec DSK qu’il n’y a pas avec cette femme de chambre. Élément renforcé par le fait qu’on n’a pas encore vu sa photo (chose étonnante, d’ailleurs, pour nous Français!).

    « Je suis heureuse d’apprendre qu’au moins une journaliste semble garder la tête froide »

    Il y en a plein d’autres, heureusement…

    « La souffrance réelle ou pas de cette jeune femme n’empêchera aucun Français de dormir. »

    Je l’ai pensé, je n’ai pas osé l’écrire. En effet, elle s’en tape un peu de nos pensées émues. Si elle a été agressée dans son intimité et sa féminité, elle doit surtout être très mal et la compassion n’y changera rien.

    Enfin, sur les clichés, je ne généralise pas mais ces phrases idiotes je les ai entendues à plusieurs reprises, et y compris, dans cette affaire, de la bouche des avocats qui ont osé dire que de toutes façons la plaignante était moche.

  8. De la part des avocats, c’est différent : ils font leur boulot d’avocats (pas très brillamment jusqu’à présent, mais on n’en est qu’au début de l’affaire). Oui, « elle était moche », c’est très irrespectueux, et, c’est vrai, c’est un bête cliché (comme si seules les belles femmes pouvaient se faire violer !). Par contre, le « elle l’a bien cherché », je ne l’ai pas lu, cette fois-ci (je ne le lis presque jamais, d’ailleurs). C’est plutôt « elle est un agent de Sarko », ou « elle comptait se faire des sous sur le dos d’un français ». Et surtout « son histoire ne tient pas la route » (et là, j’avoue, je marche quand même un peu… Parce que si son histoire est vraie, la gouvernante et le patron du Sofitel-Harlem feraient bien de se trouver un autre job vite fait. J’ai pas mal fréquenté les hôtels internationaux à l’époque où j’étais riche, et si je m’étais retrouvée face au garçon d’étage alors que j’étais en petite tenue, je vous assure que le patron de la chaîne l’aurait senti passer. Ca n’excuse pas DSK, mais il y a faute – et pour moi, faute grave – des supérieurs de la plaignante, vis à vis d’elle – et d’autant plus s’il y a un soupçon de vérité dans les affirmations de Bernard Debré – et vis à vis de leur client.)

  9. Ivan Fédorovitch

    « Nous sommes tous appelés à essayer de garder l’équilibre en toute chose. »

    Certes, mais l’équilibre, c’est relatif. Dire des choses violentes sur quelque chose de violent est-il déséquilibré ? Pour ma part, et pour prendre l’exemple qui tue, je considère que l’équilibre en 42 n’est pas t’attendre mais de résister. L’équilibre à tenir entre une victime et un agresseur n’est pas entre les deux mais du coté de la victime et même au-delà.

    Puisque tu parles d’équilibre, faisons un peu de physique. Lorsqu’une balance penche plus d’un coté que de l’autre, tu ne cherches pas à mettre du poids au milieu pour rééquilibrer, si ?

    De même, si on part du point de vue (tout à fait contestable, je ne le nie pas), que DSK est un dégueulasse notoire, et qu’il a vécu en tout impunité pendant des années, je ne trouve pas déséquilibré quil s’en prenne un peu dans les dents, maintenant qu’il ne peut plus dissimuler.

    Mais encore une fois (et la-dessus je te rejoins) tout ce qu’on peut penser de cette affaire se révèlera juste ou non à l’issue du procès (au moins d’un point de vue formel).

    Ce que je veux dire, c’est qu’on peut esssayer d’être « objectif », mais on ne peut pas l’être. Il peut toujours manquer un élément qui éclaire une situation d’une manière différente. C’est pour ça que je trouve vertueuse la prudence, la plupart du temps, mais que je pense aussi qu’elle peut-être une erreur.

    « Ceux qui racontent leur petite anecdote sur DSK après s’être tus depuis des années ne méritent rien d’autre que notre mépris. »

    J’essaie quand à moi de ne mépriser personne. S’attaquer à DSK ne doit pas être facile. Que des gens se laissent aller à leur petite vengeance n’est pas spécialement beau, mais c’est humain.

    C’est encore une question de point de vue, mais je ne vois pas DSK comme une victime. Je ne crois pas qu’il ai besoin de mon soutien, ni du tien. Je ne le charge pas, mais je ne le défends pas.

    En fait je ne crois pas qu’il ait une position juste à tenir (pas pour moi bien sûr, tout le monde se fout de mon point de vue), c’est très difficile de savoir. Mais je ne jette pas d’anathème sur ceux qui le font. Je ne sais pas qui a raison des uns et des autres et c’est pour cela que je ne condamne ni ceux défendent DSK ni ceux qui l’enfoncent. Et même si l’on sait ce qui s’est véritablement passé, on peut accorder à chacun le droit de faire une erreur.

    Après, mon peu d’empressement à défendre Strauss-kahn vient certainement aussi du fait qu’il m’a toujours été parfaitement antipathique, et ça, ça ne s’explique pas. D’ailleurs, c’est malheureux, mais la battaille d’opinion à laquelle on assiste au sujet de cette affaire a selon moi beaucoup plus à voir avec les affinités de chacun qu’avec les faits, dont nous n’avons pratiquement aucune connaissance.

  10. Ivan Fédorovitch

    Putain, je suis vraiment un troll !
    Désolé…
    Allez, je m’interdis de revenir sur ce blog avant demain, quand il y aura tellement de commentaires que je renoncerai à flooder.

  11. @Ivan

    « L’équilibre à tenir entre une victime et un agresseur n’est pas entre les deux mais du coté de la victime et même au-delà. »

    Oui mais seulement si l’agression est prouvée, tu comprends? Tant que ce n’est pas le cas comment choisir son camp?

    « si on part du point de vue (tout à fait contestable, je ne le nie pas), que DSK est un dégueulasse notoire »

    Mais mais mais… On reprocherait à DSK d’être un libertin,d ans cette société où le sexe est roi, où il s’affiche partout? Franchement, il y a comme un hiatus. Et puis, aucun « abus sexuel » de DSK n’a été prouvé à ce jour. Tu vas dire que je cherche la petite bête, mais en l’absence de vérité judiciaire, moi, je ne crois pas aux diverses déclarations.

    « C’est pour ça que je trouve vertueuse la prudence, la plupart du temps, mais que je pense aussi qu’elle peut-être une erreur. »

    Ce que je veux juste dire par là, c’est qu’avant de voir des preuves, il vaut mieux se taire sur le fond de l’affaire. ça nous évite à tous, de dire des bêtises à la sauce Halimi.

    « S’attaquer à DSK ne doit pas être facile. »

    Ben.. maintenant qu’il n’est plus rien, on ne s’expose pas à grand chose… c’est cette propension à ne prendre aucun risque dans la dénonciation qui m’amuse. C’est comme ceux qui sont devenus résistants le 7 mai 1945.

    Enfin, sur la juste mesure entre défense de DSK ou de la plaignante, tout ce que je veux dire, c’est que la meilleure position est sans doute de ne faire ni l’un ni l’autre. Depuis le début de l’affaire, j’ai plutôt tendance à défendre DSK, non pas sur les faits qui lui sont reprochés, mais sur l’impact médiatique que peut avoir une telle accusation sans autre forme de preuve, et sur le traitement médiatique qui lui a été consacré. ce qui revient à juger sur la forme, pas sur le fond. DSK ne m’a jamais paru ni antipathique ni sympathique, mais je dois avouer que les images que j’ai vues de lui m’ont meurtri pour lui, sa famille, son honneur. Mais après coup, on se rendra peut-être compte qu’il l’a mérité…

    @Lambertine

    J’ai pas mal fréquenté les hôtels internationaux à l’époque où j’étais riche, et si je m’étais retrouvée face au garçon d’étage alors que j’étais en petite tenue, je vous assure que le patron de la chaîne l’aurait senti passer.

    Pas faux, surtout qu’en l’espèce, il semble même qu’ils aient été deux dans sa chambre.

  12. Mais non tu n’es pas un troll…

  13. S1ned

    En tout cas, pour les ricains, ya pas de doute, il est coupable. Ya qu’a voir ce qu’ils disent dans les medias, c’est hallucinant. C’est le nouveau Polanski.

  14. Ivan Fédorovitch

    « Oui mais seulement si l’agression est prouvée, tu comprends? »

    Parfaitement ! Mais je crois aux « rôles », les institutions, (politique, presse, judiciaire) sont tenues à une stricte observance des règles, ils doivent montrer l’exemple. Mais pour la société civile une plus grande liberté doit selon moi être accordée. Y compris celle de dire des choses imprécises ou fausses, car parmi ces « incohérences » peuvent se cacher une vérité que le temps ne peut encore voir. Comme dit Paul Klee « le génie, c’est l’erreur dans le système. »

    C’est aux journalistes de choisir ou non de relayer certaines choses. Je pense que madame Halimi a le droit de dire ce qu’elle veut mais que les journalistes sont responsable de diffuser ou non l’information.

    Pour prendre un exemple caricatural, je ne crois pas qu’il faille interdire à un pasteur protestant de brûler un coran. En revanche on peut reprocher aux journalistes de relayer l’action de ce crétin et d’en faire un évènement public. En choisissant de relayer l’info, le journaliste choisi de faire d’une action isolée et marginale un évènement planétaire aux conséquences monstrueuses.

    Je ne dis pas que les journalistes ne doivet pas relayer les infos. Parfois certaines choses doivent être dites. En revanche je suis contre l’excès de prudence dans la parole publique. Mais c’est mon point de vue…

  15. cilia

    Coucou Chafouin,

    (désolée de revenir avec un post si sérieux😉 )

    J’arrive un peu après la bataille …
    Je ne suis pas féministe et ne cherche pas particulièrement à défendre G. Halimi. Mais je ne suis pas d’accord avec ton jugement sur ses propos.

    « Eh bien oui, comment voulez-vous… Dans ce cas, inutile de perdre du temps et de l’argent à juger DSK : condamnons-le tout de suite, avec nos amies féministes »

    Une semaine qu’à chaque intervention d’un « ami » de DSK nous avons droit au ‘comment voulez-vous que cet homme, qui est mon ami, ait pu se comporter comme un porc, innocentons-le tout de suite, avec nos amis socialistes’, alors bon, hein, à convictions préexistantes, convictions préexistantes et demi.

    « Féminisme à outrance »

    Quelle outrance ?

    Celle d’un avocat qui a souvent défendu des femmes victimes de viol, qui est femme elle-même, et qui a donc intégré beaucoup des laideurs de certains hommes et juge vraisemblable le récit de N. Diallo ?

    Ou la mienne alors, à ce compte, qui tient pour bien plus vraisemblable son récit que celui qui semblerait être en préparation par la défense, d’une relation consentie après séduction (éclair !) de cette femme par DSK ?

    Cela ne m’empêche cependant nullement de considérer comme possibles des scenarii différents.
    Tu écris au sujet des paroles de compassion : « Mais même celles-ci sont compliquées à entreprendre : compatir, c’est reconnaître une souffrance. Et donc quelque part, reconnaître une culpabilité… »
    Je peux te dire qu’il est très compliqué pour moi et certainement pour beaucoup de gens de garder à l’esprit qu’un coup monté (je ne parle pas de complot) reste une possibilité à ce stade de l’affaire.

    Cela doit-il pour autant m’empêcher, sauf à entrer dans la catégorie des féministes outrancières, de dire que je peine effectivement à croire qu’une mère immigrée célibataire peu argentée n’a pas deux-trois bricoles à l’esprit plus impérieuses que l’envie de faire une gâterie à un DSK de passage à l’hôtel qui l’emploie ?

    Cela doit-il m’empêcher de dire que ces derniers jours m’ont prouvé de la manière la plus réelle et flagrante qui soit, qu’en cas de viol, il faut y réfléchir à dix fois avant de porter plainte ? G. Halimi parle aussi de cela.

    C’est du féminisme à outrance ça ?

  16. @Cilia

    « Une semaine qu’à chaque intervention d’un « ami » de DSK nous avons droit au ‘comment voulez-vous que cet homme, qui est mon ami, ait pu se comporter comme un porc, innocentons-le tout de suite, avec nos amis socialistes’, alors bon, hein, à convictions préexistantes, convictions préexistantes et demi. »

    Mais je ne soutiens pas ces socialistes… Même s’il y a une part de sidération dans leurs propos initiaux, pour la plupart d’entre eux. A part les strauss-kahniens, bien sûr. Et puis, ils n’ont à aucun moment dit que la femme de chambre était une menteuse. Gisèle Halimi, elle, n’hésite pas à présenter DSK comme un coupable.

    « Celle d’un avocat qui juge vraisemblable le récit de N. Diallo ? »

    Juger de faits à la lecture d’articles de journaux, voilà ce que je conteste. Personnellement, je ne me fais aucun avis sur cette affaire : parfois, il faut avoir l’humilité de dire : je ne sais pas. J’entends aussi des amis qui me disent « comment veux tu obliger une femme à faire une f…, il suffirait qu’elle le morde pour se dégager? », ou « comment peut-on aller tranquillement déjeuner avec sa fille après ça? » ou « comment peut-on être assez idiot pour rappeler l’hôtel pour signaler l’oubli d’un téléphone, et dire où on se trouve? ». Arguments pas idiots non plus, à ce compte là. Ceci pour te répondre sur le côté « vraisemblable » des deux versions. Mais je persiste : je ne sais pas. Je n’en sais rien. Je n’ai pas les éléments pour juger. Pourquoi Gisèle Halimi, elle, se croit suffisamment informée pour tirer des conclusion? Elle fait donc la même erreur que les « sexistes » qu’elle entend dénoncer. C’est ça que j’appelle du féminisme à outrance. Pas le reste.

    Ceci étant, je suis tout à fait d’accord avec ceux qui dénoncent ces paroles sexistes, de Lang, de Badinter, de Jean-François Kahn. Tout ceci doit être très difficile à vivre pour les femmes qui ont été agressées et n’osent pas en parler.

    P.S. : sur l’histoire de la tactique consistant à vouloir démontrer une relation consentie, tout ceci est de l’interprétation journalistique; Jusqu’ici, aucun des deux avocats de DSK n’a dit explicitement que ce serait la tactique utilisée.

    PPS : je te déconseille de parler de vraisemblance. Tu ne sais rien de cette femme. Tu ne sais pas qui elle est. Jusqu’ici, les éléments recueillis sont largement anti-DSK, puisqu’on n’a que les indices relevés par l’accusation, et que le passé sulfureux de DSK en matière de relations avec les femmes. Mais harcèlement n’est pas viol.

  17. Ceci dit, à l’appui de ta thèse, je trouve cette tribune parue dans Le Monde très intéressante, et en particulier ce paragraphe

    « C’est pour cette raison que nombre de nos concitoyens ont eu le sentiment pénible qu’en France, on n’avait pas accordé à Madame Diallo un respect égal à celui qui fut témoigné à son agresseur présumé, Dominique Strauss-Kahn. Cette situation choquante n’est pas d’abord un problème de morale personnelle, mais de justice et d’institutions communes. On l’entrevoit bien : présomption d’innocence et présomption de véracité sont aussi cruciales l’une que l’autre pour bâtir une justice des crimes et délits sexuels marchant sur ses deux pieds. Mais pour le moment, nous ne les distinguons pas clairement et savons encore moins comment les faire tenir ensemble. Tout se passe alors comme si on ne pouvait choisir l’une que contre l’autre. En se targuant de respecter les grands principes pour DSK au moment où il était cloué au pilori, les partisans sincères de la présomption d’innocence n’ont pas vu qu’ils bafouaient au même instant la présomption de véracité à laquelle avait droit la jeune femme qui l’accuse de l’avoir violentée. »

  18. cilia

    « Je te déconseille de parler de vraisemblance. Tu ne sais rien de cette femme »

    Pas tellement moins que DSK si on y réfléchit bien.
    N’est-ce pas une illusion que de croire que nous savons (je veux dire le citoyen lambda qui ne le connaît pas personnellement) plus d’un homme public que d’une personne quelconque ?

    Dans une affaire comme celle-ci, ce sont la réelle morale personnelle et un comportement sexuel ‘sain’ ou déviant qui sont déterminants pour juger. Or je ne sais rien de ceux de DSK (à part l’affaire T. Banon qui me paraît, encore, vraisemblable).

    Donc je ne vois pas pourquoi, je ne devrais pas initialement accorder ma confiance à une femme qui porte plainte pour tentative de viol. C’est un choix de bienveillance.
    Et il me semble que G. Halimi fait le même.
    La phrase « Comment voulez-vous croire qu’une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité? » est certes maladroite, mais ce n’est que cela, je pense : une affaire de confiance accordée a priori.

    Cette bienveillance n’empêchant évidemment aucunement de pouvoir accepter l’idée d’autres scenarii possibles, de reconnaître à DSK son droit à la présomption d’innocence et à se défendre, et encore moins de condamner franchement, a posteriori, si il était avéré que la plaignante a totalement menti afin de nuire à cet homme et d’en tirer intérêt.

    « Juger de faits à la lecture d’articles de journaux, voilà ce que je conteste. »
    Chafouin, la police de NY a arrêté un homme, enquête, un premier juge a refusé la libération sous caution, un deuxième l’a accordé à des conditions très sévères. Voilà des faits. Les connaître par la presse n’est qu’une affaire de support de diffusion d’informations.

    « Mais harcèlement n’est pas viol. »
    C’est exact.
    Mais cela fait aussi partie des problèmes très sérieux que toute cette affaire soulève.
    Je suis très frappée (assez désolée aussi, il faut bien le dire) par toutes ces frontières hermétiques qu’une grande partie des journalistes sur la défensive, et quelques politiques, nous expliquent avoir valeureusement érigées entre la vie privée et la vie publique, entre un fait jugé par un tribunal et un fait (pourtant vieux comme le monde et d’une banalité à pleurer) non dénoncé auprès des forces de l’ordre puis de justice, entre un homme qui harcèle continuellement les femmes et un homme qui, dans certaines circonstances, est peut-être capable de forcer un peu, entre la légitimité d’assurer aux électeurs une juste connaissance de du profil psychologique (entre autres) de leurs plus grands responsables politiques et le devoir d’exclure consciencieusement le rapport au sexe de celui-ci …

  19. « Donc je ne vois pas pourquoi, je ne devrais pas initialement accorder ma confiance à une femme qui porte plainte pour tentative de viol. C’est un choix de bienveillance.
    Et il me semble que G. Halimi fait le même. »

    Je te l’accorde, nous ne savons rien non plus de DSK. C’est justement ce qui doit nous inciter à ce qu’une lumière rouge s’allume dans notre hémisphère droit. Prudence. Après, que tu fasses ce choix de bienveillance ne me choque pas dans la mesure ou tu respectes la présomption d’innocence. Ce n’était pas le cas de Gisèle Halimi. Mais il est vrai qu’en la matière, on joue les équilibristes et qu’il est difficile de respecter les deux personnes à la fois.

    « Chafouin, la police de NY a arrêté un homme, enquête, un premier juge a refusé la libération sous caution, un deuxième l’a accordé à des conditions très sévères. Voilà des faits. Les connaître par la presse n’est qu’une affaire de support de diffusion d’informations. »

    Mais quelqu’un se souvient d’Outreau ou quoi? Là aussi, des policiers avaient arrêté des gens, là aussi il y avait soi-disant des preuves, là aussi il y avait détention provisoire. Franchement, tant que les deux parties n’ont pas jeté leurs cartes sur la table, tout cela n’est que du bluff. On ne sait même pas quelle version des faits a DSK!

    « entre la légitimité d’assurer aux électeurs une juste connaissance de du profil psychologique (entre autres) de leurs plus grands responsables politiques et le devoir d’exclure consciencieusement le rapport au sexe de celui-ci … »

    Là, entièrement d’accord. Je suis sidéré par tout ce que j’ai appris depuis deux semaines. Sidéré qu’on ait pu le taire. Et sidéré de constater que tout cela était en réalité écrit (sur agoravox, dans des bouquins) mais que juste, ça n’avait pas été relayé. Encore une fois, on voit le pouvoir énorme et malfaisant des services de com’. Et la vulnérabilité des médias, qui sont bien souvent à leur merci, contraints de se taire s’ils veulent continuer d’aller à la soupe…

  20. Yvette Fleurié

    La victime de DSK

    En tant que femme , je suis indignée de la façon dont certaines presses ont escamoté le préjudice subi par cette dame , complètement anéantie , perdue dans le désarroi , atteinte au plus profond d’elle-même , si durement touchée qu’elle a pris plusieurs heures pour sortir de ses émotions et prendre la réaction de victime de droit , pour se présenter devant la justice .

    Tellement bafouée dans sa dignité, tellement malheureuse, tellement malade, et si gravement qu’elle devra se faire soigner pendant longtemps si ce n’est toute sa vie.

    Comment aujourd’hui, le ‘’présumé innocent’’ (DSK) puisse imaginer un seul instant qu’il puisse avoir des circonstances atténuantes et penser qu’il ne serait pas aussi fautif qu’il a été annoncé à juste titre en 1er jugement de comparution ?

    En tant que femme responsable et fortement éprise de justice, je me dois de garder la tête froide et écouter mon égo, ce dernier malgré tout, me met en garde, concernant ce sujet qui me tient à cœur « la défense systématique du sexe faible face au sexe fort » et entre autres, l’idée de connaître d’avance « ce dénigrement malsain des préjugés masculins, catalogués de mauvaise foi » :
    -n’y a-t-il pas un désir en moi de me révolter fortement ?
    -n’y a-t-il pas en moi une volonté de ne rien entendre qui puisse nuancer l’explication d’un fait ou qu’il puisse atténuer la culpabilité d’un acte ?
    -n’y a-t-il pas en moi un refus de peser la gravité de cet acte ?
    -n’y a-t-il pas en moi aussi « des préjugés féminins » tout simplement ?

    Alors je me souviens des Affaires que j’avais défendues et qui m’avaient partiellement déçues pour la raison bien simple que je m’étais emballée un peu vite sans voir toutes les implications du contexte : en Affaires de mœurs, sexuelles qui plus est, il faut être bien circonspect et cerner le subjectif qui caractérise les préjudices aussi grands soient-ils.
    Pour faire court
    Dans l’affaire DSK, les faits se sont avérés reconnus par le procureur : il y a eu « tentative de viol » – donc sans viol apparemment *’-
    Donc tout réside dans le mot « tentative » Y avait-il intention de viol ? Rien n’est moins sur !

    Dans les cas généraux déjà vécus, prenons en exemple d’un cas rencontré : juste pour montrer qu’il faut voir une multitude d’aspects de la mise en situation. Rencontre fortuite et heurtée de 2 êtres de sexe opposé : le sexe fort « force » le sexe faible à l’accepter.
    La recherche des juges et avocats a consisté à examiner méthodiquement les mœurs dominantes de l’homme (MDH) et les mœurs dominantes de la femme (MDF) qui sont en présence
    *’Avertissement : La défense de l’homme incriminé choisissant de plaider « coupable »
    Voici les 2 aspects analysés dans ce cas spécifique c’est à dire en dehors du viol spécifiquement caractérisé (dit avec pénétration forcée et brutale sous la menace)

    En premier : en matière de MDH
    Parmi les nombreux agissements connus et triés (…/…)*², une particularité de mœurs retenues a été celle du mâle qui éprouve l’envie sexuelle d’être nu et de rechercher le contact épidermique en espérant trouver le consentement de la partenaire. En cas de refus, le mâle n’ira pas plus en avant, la brutalité ne sera pas celle d’un violeur dangereux à part quelques mouvements de mains plus ou moins maladroits, éventuellement portant à conséquence. En fonction de l’excitation (les prémisses en solo ayant probablement devancées la rencontre fortuite) il peut avoir éjaculation externe (assimilée à l’éja-précoce). La déception du mâle est alors relativement forte, en fonction de son caractère, il se peut que des insanités et des jurons soient prononcés à l’encontre de la partenaire, sans qu’il y ait menaces pour l’avenir de la femme contrairement à celles prononcées par un forcené dangereux.

    En deuxième : en matière de MDF et de psychologie féminine réactive
    En général, la complexité est bien plus grande, chez la femme l’aspect « combinaison de facteurs » est importante
    Parmi les nombreuses MDF connues et à trier ( …/…)*² , il faut associer les réactions rencontrées en cas de mise en situation fortuite, et là, il faut discerner, en plus, une multitude de cas particuliers d’états psychologiques ‘’postopératoires’’ (venant après l’acte sexuel non sollicité d’avance, voire après une simple tentative non proposée)
    Avant même de sélectionner les MDF, il faut connaître aussi ses éventuels « préjugés » de femme vis-à-vis de l’homme : Quel est le degré et la catégorie de considération ? Le Concept de la femme ici cataloguée (en parallèle avec le Catalogue des mœurs de référence) est celui de « l’homme protecteur » et apprécié comme tel, mais au regard du potentiel des intimités sexuelles de la femme, son appréciation reste relativement négative : nudité moche, voire dégoutante – rapport sexuel juste par nécessité physiologique donc au rythme du ‘’minimum syndical’’ en situation conjugale

    MDF type : Dans le cas examiné, la particularité de mœurs sélectionnées a été celle de la femme qui éprouve des envies sexuelles peu fréquentes et qui a besoin en outre d’une préparation mentale antérieure à l’acte (en général, il est préférable que ce soit elle qui décide d’un rapport ou pas)

    Il va sans dire que toute situation impromptue entachée d’obscénités aux yeux de la majorité de ces catégories de femme*’’ est une agression et deviendra même une attaque physique encore plus grave si les prédispositions mentales sont de type plus sévères (révulsions envers l’homme par exemple accentuées par des antécédents non cicatrisés – inceste – viol ou autres humiliations).
    *’’juste pour imager ce point de vue « aux yeux de », imaginez le tableau de la situation opposée- la femme nue qui s’approche de l’homme par surprise pour se coller contre lui- Y a-t-il agression aux yeux de majorité d’homme ?

    A partir de cette idée forte d’agression, tout prend de l’ampleur : la femme bafouée (réellement mais de son propre point de vue parfois) va très vite au fil du temps augmenter son mal-être, et se sentir humiliée autant physiquement que moralement, atteinte au plus profond d’elle-même : …la réparation judiciaire est justifiée … toutefois, dans quelle mesure ?

    …ALORS !
    Le crime ? Oui, en le situant à sa juste valeur : les MDH du présumé coupable.
    Le préjudice ? Oui, …et à nuancer probablement : il faut tout de même peser les effets amplificateurs de l’évènement, qui peuvent prendre beaucoup d’importance en fonction de l’état des mœurs antérieures de la victime, ses concepts, ses MDF.
    Les effets qui peuvent être exagérés de ce fait, sont à corriger, médicalement ou psychologiquement bien avant l’évaluation du tribunal, ensuite, judiciairement le préjudice doit être travaillé en toute objectivité.

    Les catégories de mœurs données à titre d’exemple sont trouvées à force d’enquêtes exhaustives et restent à confirmer en connaissance des dossiers réels.
    Transposé à l’Affaire DSK, Le tribunal va tenir compte de tous ces éléments : CE N’EST PAS SIMPLE lorsqu’on sait qu’il faut pouvoir « cataloguer » les mœurs

    Et puis, il y a la notion qui fâche, le « politiquement correct », phénomène amplificateur indéniable :
    1-N’y a-t-il pas une femme de couleur qui a été mal traitée par un blanc ? Connaissant la femme noire, je peux avancer que c’est terrible : le mal est insupportable pour la victime
    2-N’y a-t-il pas un honteux faussé social ? L’homme politique de haut rang qui manque de respect au peuple : le scandale est encore plus fort, la victime est outrée (outrageusement pour forcer sur le pléonasme)
    3-N’y a-t-il pas ce fameux problème de civilisation ? L’inégalité inextricable entre homme/femme est en filigrane : d’emblée la victime est bien entendu le sexe faible et pour autant faut-il systématiquement la défendre au mépris de certaines nuances ?

    *²(…/…) se reporter aux recensements spécialisés des Mœurs sexuelles : Nomenclatures des Concepts et Catalogues des Mœurs – Rappel / MDH = mœurs dominantes de l’homme incriminé – MDF = mœurs dominantes de la femme incriminée

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