Imagine there’s no John Lennon

Je ne peux pas l’imaginer. Trente ans après ta mort, John, je t’en veux toujours un peu d’avoir cassé les Beatles. Je t’en veux toujours pour tes conneries, tes bed-in idiots, tes provocations et ton utopie délirante.

Mais je ne saurai trop te dire merci. Pour ton lyrisme. Pour avoir été bien davantage qu’un musicien : un poète, un penseur, un révolutionnaire. Merci aussi et surtout pour avoir été l’âme des Beatles. Pour avoir suscité cette folie créatrice des Sixties. Sans Mc Cartney, on n’aurait pas eu Lady Madonna, Let It Be ou Yesterday, mais sans toi, c’est encore pire, on aurait loupé Come Together, Strawberry Fields Forever, I am the Walrus et Norwegian Wood.

Merci de m’avoir accompagné, toute mon adolescence, et encore aujourd’hui. J’ai découvert la musique en écoutant les Beatles sur mon petit magnétophone. Et je les place toujours bien plus haut, dans mon panthéon musical, qu’Arcade Fire, Radiohead ou Pink Floyd, qui sont des nains musicaux à côté des Fab Four.

Il y a quelque chose de mystérieux en toi qu’on peut difficilement décrire. Ces perpétuelles oppositions entre ton impétueuse arrogance et ton infinie fragilité, ton cynisme et ta fébrilité, cette aisance insolente et cet absolu manque de confiance en toi.

Tout cela fait de toi un homme meurtri, déchiré, mais surtout un artiste inégalé. Comme tu l’avais toi même prévu, tu as été mythifié par cet attentat tragique qui t’ôta la vie au moment où tu avais enfin trouvé la paix. Ce n’est pas un hasard si c’est toi dont on fête les trente ans de la mort. Jagger, Page, Waters, Wilson ou Dylan ne t’arrivent pas à la cheville. Il y a du boulot pour te trouver un successeur…

4 Commentaires

Classé dans Musique

4 réponses à “Imagine there’s no John Lennon

  1. Ah mince, j’avais manqué cet article…
    Moi aussi je lui en veux toujours d’avoir cassé les Beatles. C’est bien pire à mes yeux que ses bêtises idiotes, ses sorties façon « Bigger than Jesus ». Il a brisé le plus phénoménal jouet musical du XXe siècle.
    Mais j’admets ne pas être objectif : je suis dans le clan des gentils garçons un peu trop sages, j’ai toujours été vachement plus McCartney. Il a une meilleure bouille de bon copain (alors que Lennon fait toujours la gueule), il est plus drôle (moins que Ringo, certes, et certes aussi Lennon a eu des saillies formidables), et surtout il est toujours vivant. Du coup, il aura du mal à devenir une icône, mais il a prouvé qu’il savait être une légende sur la longueur. C’est moins brillant mais plus méritoire, même si je sais bien que Lennon n’a pas fait exprès de mourir. Quoique…

    Cela dit, Chafouin, tes choix de chansons des Beatles me déçoivent presque… Enfin, j’imagine que c’est par manque de place que tu n’as pas mentionné Across the Universe, Eleanor Rigby, All you need is love et Revolution. Entre autres.😉

  2. Alors… Finalement après avoir lu un magazine special John Lennon (quatre ou cinq heures de lecture, le pied), j’ai réalisé qu’en fait il avait eu raison de briser les Beatles. T’imagines, toi, quatre papys tournant dans des zénit de province à la Deep Purple? T’imagines l’angoisse, la déception? T’imagines le douzième album pourrave en 1976?

    Finalement, les Beatles sont ce qu’ils sont parce qu’ils ont toujours été au top. Les meilleurs de leur génération.

    Par contre, tes choix de chanson, je ne suis pas vraiment d’accord, trop kitschouille pour moi mais les goûts et les couleurs…

  3. Alors moi, j’ai été archi-fan de Lennon (c’est pas toi chafouin qui dira le contraire), quand j’étais ado un peu perdu à la recherche de mon idôle.. (avant de rencontrer Le seul digne d’adoration, ça c’est dit au passage). Je le préferais justement parceque déja mort, il était plus mystérieux. Et puis, ses chefs d’oeuvre post Beatles me bluffaient ! (Give me some truth, How ?, Love, Isolation…).Ils me bluffent toujours d’ailleurs. Et puis il y avait chez lui une poésie un peu désabusée qui séduit généralement les jeunes adolescents!

    Mais j’en suis revenu. Et j’avoue qu’aujourd’hui il m’est difficile d’apprécier un morceau en passant outre le message véhiculé. Et son regard sur le monde ne me parle plus trop. M’étant interressé enusite à McCartney post Beatles, je dois reconnaître que je le trouve plus musicien. Plus polyvalent.
    Et puis il a aussi ses perles le Maca : Junk, Maybe I’m amazed, Lovely Linda, Live and Let die, C Moon🙂

    Bref tout ça pour donner mon avis.🙂

    Joyeux Noël.

  4. Pingback: Les Beatles et plus si affinités… « Le crépuscule des consentants

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