Apéros-géants sur Facebook : le corporatisme du web

A chaque fois, c’est la même chose. Dès que le web est mis en cause, qu’on l’accuse hâtivement de tous les maux, on assiste au même phénomène : une bronca un tantinet corporatiste des acteurs du web contre les méchants de l’extérieur, qui osent en dire du mal. Les méchants étant souvent les politiques « déconnectés de la réalité » ne connaissant rien au web, et les journalistes forcément hors du coup, puisque travaillant pour des supports traditionnels. En ce qui concerne les apéros géants organisés sur Facebook, si l’on s’en tenait à la réalité ? Il n’est pas acceptable de laisser se dérouler sur la voie publique un événement qui n’est pas géré de manière rationnelle, et qui prête le flanc à toutes les dérives. Or ceux qui s’en tiennent à une défense du net sont à côté de la plaque : ils passent à côté du vrai sujet.

Non, ce n’est pas Facebook qui a tué ce jeune homme, décédé à l’hôpital après être tombé d’un pont, dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de l’apéro-géant initié sur le réseau social et organisé à Nantes. C’est avant tout l’alcool, dont la consommation massive – sur la voie publique comme dans la sphère privée – est un fléau contre lequel il faudra bien lutter un jour, tant elle a des conséquences sociales visibles, sans parler de la santé des gens, et en particulier des jeunes. Rappelons qu’il y a eu également une soixantaines d’hospitalisations ce soir-là…

Néanmoins, on ne peut pas reprocher aux médias, comme je le vois sur twitter depuis quelques jours, de s’intéresser à ce phénomène des réseaux sociaux, qui sont quand même les instigateurs de ces réunions. Or c’est à cela que l’on assiste : dès qu’il s’agit d’internet, c’est chasse gardée. Tout autre média que rue89 n’est pas qualifié pour en parler, et pratiquera forcément l’amalgame. Il est vrai que les médias ont tendance à schématiser, à simplifier à l’excès, et on a vite l’impression que Facebook est accusé d’être le reponsable de ce décès. Comme l’écrit à juste titre Christophe Ginisty :

C’est aussi con que d’affirmer que si un rendez-vous se passe mal, c’est à cause du téléphone que l’on a utilisé pour l’organiser ou à la Poste qui a transporté l’invitation. Internet et les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen de se rencontrer. C’est le véhicule de la sociabilisation. Un véhicule certes extraordinaire mais juste un véhicule.

Certes, mais une fois qu’on a dit ça, on n’a pas dit grand chose. Et surtout, personne n’a dit que ce jeune homme a été tué par internet! L’enjeu, désormais, est double. D’une part, que fait-on de ces rassemblements initiés sur Facebook, qui quoi qu’on en disent, dépendent du préfet tout comme le moindre rassemblement de cégétistes? Et d’autre part, que fait-on de cette obsession de boire beaucoup, vite, et en groupe? La fureur des talibans du web les empêche de se poser ces questions.

Pour la première, la réponse me semble assez simple. La responsabilité de la sécurité publique est partagée entre les municipalités et les préfectures. Quand un événement s’organise, on a besoin de savoir qui le gère, et combien de personnes vont y participer, afin de savoir quelles mesures de sécurité prendre. On ne peut pas laisser 10 000 personnes s’enivrer sur la place principale de la ville sans prévoir un dispositif minimal en cas de débordement! Cela s’appelle de la gestion d’ordre public, et ce n’est absolument pas nouveau! Facebook n’y change rien. Et si ces apéros-géants ont souvent été interdits et/ou annulés (comme à Lille, tiens), c’est justement parce qu’il y avait un flou total sur les noms des organisateurs et sur le nombre de personnes susceptibles de participer à l’événement. Et peut-être, parce que l’Etat a le droit de dire si oui ou non, il veut mobiliser des centaines de policiers et gendarmes pour surveiller des jeunes en train de s’imbiber.

Ce qui nous conduit aux second problème, celui de l’alcoolisation. Pascal Riché, sur rue89, nous émeut aux larmes en nous expliquant que ces apéros sont le moyen qu’ont trouvé ces jeunes de lutter contre l’absence d’horizon lié à la crise économique, et cite une sociologue nous assurant qu’il s’agit d’une petite compétition entre villes, du plaisir de « compter ses amis », etc. Mais ce n’est pas le sujet! On utilise un moyen qui permet de toucher un maximum de gens pour promouvoir un événement où le but va être de boire de l’alcool, et si possible beaucoup d’alcool, et où les participants vont surtout être des jeunes. Il me semble donc normal que cela inquiète les autorités et que celles-ci prennent les mesures propres à assurer la sécurité du public. Les préfets ne peuvent pas se contenter de l’explicatif, ils doivent regarder ce qui se passe dans la rue et interdire ce qui peut amener du danger. L’expérience montre que ces apéros créent une situation de danger : il est donc irresponsable de les laisser s’organiser.

Jean-Marc Ayrault a donc mille fois raison : il faut en finir avec cette démagogie du laisser-faire, où l’on craint d’être qualifié de liberticide. Ici, il n’est pas question de liberté, mais d’abus de liberté!

Reste que sur l’alcoolisation massive, on ne s’en tirera sûrement pas à coups d’interdictions. L’éducation et la pédagogie sont certainement de meilleures armes pour lutter contre ce fléau… qui n’est pas nouveau mais a tendance à s’amplifier.

Publicités

24 Commentaires

Classé dans Société

24 réponses à “Apéros-géants sur Facebook : le corporatisme du web

  1. Barbara

    Bravo. Merci de remettre les choses dans leur juste perspective.
    Et s’il s’agit juste d’organiser un rassemblement le plus grand possible, pourquoi est-ce obligatoirement autour de l’alcool. Pourquoi ne pas venir avec une fleur, ou une carte postale de sa commune, et d’échanger ensuite avec un autre participant ?

  2. Le problème en effet, ce n’est ni Facebook, ni le net… non, ce qui est réellement le problème c’est :

    – La remise en question de l’autorité publique sur la voie publique (ce qui englobe également toutes les « flashmob »). Le fait que la rue appartient, non plus au peuple et géré par l’administration disposant d’un pouvoir de police délégué, mais à une agrégation d’individus. C’est une remise en cause pure et simple du contrat social… Nos contemporains ne font plus la différence entre se réunir pour boire 2 bières entre copains dans un endroit public (ce qui est encore acceptable), et prendre un apéro géant réunissant plus de 10.000 personnes.

    – L’imbrication forte entre technologie et pratiques sociales ne permet plus de dire de manière aussi nette qu’avant, que les technologies sont « neutres ». D’un point de vue purement technique, elles le sont, mais dans ce qu’elles permettent et l’orientation qu’on leur donne, elle le sont beaucoup moins.

    – L’usage de la technologie entraîne également une dissolution de la responsabilité. Qui peut-être déclaré responsable de la mort du jeune homme : l’administration publique ? facebook ? la personne qui a lancé l’apéro géant ? la victime ? Tout le monde va vouloir se dédouaner et en premier lieu le ou les organisateur(s).

    – Et puis il y a l’alcool, seul capable de créer du lien social dans une société totalement individualiste. Ces jeunes sont tout simplement schizophrènes : ils utilisent des médias sociaux, pour organiser des rassemblement dans une optique purement individualiste (aucun sens du bien commun) et se rendant bien compte qu’ils ne savent pas ce qu’est une véritable « relation sociale », une « amitié », se saoûlent pour se donner l’impression qu’ils sont bien « ensemble » …

    Triste…

  3. Pingback: Apéros-géants sur Facebook : le corporatisme du web « Pensées d … | rssFrance.net

  4. « Qui peut-être déclaré responsable de la mort du jeune homme » Mais lui uniquement ! A la limite, les potes avec qui il était, il ne faut pas aller chercher plus loin.

  5. Olympe

    Personne n a dit ça ? Regarde le journal e tf1 13h hier

  6. Bob

    Skeepy< Et puis il y a l’alcool, seul capable de créer du lien social dans une société totalement individualiste

    Il va falloir élaborer un peu plus sur ce point…

    J'approuve Corto, la personne décédée est la seule responsable de sa consommation excessive d'alcool.

  7. Il faut légiférer et mettre en cause Dieu, responsable des agissements des hommes. Arf.

  8. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :

    globalement d’accord avec toi. Juste une précision : il me semble que si l’apéro géant de Lille n’a pas eu lieu, c’est bel et bien parce qu’il y avait un organisateur clairement identifié qui a « bêtement » demandé des autorisations à la préfecture et à la mairie et qui s’est « bêtement » soumis au refus de ces deux autorités.

    Ce qui s’est passé à Nantes semble tout à fait l’inverse. Facebook n’étant cependant pas une technologie totalement anonyme, reste à savoir si la police ou la justice chercheront à remonter jusqu’à celui qui a lancé l’invitation pour le sermonner à l’aide d’un bon vieux rappel à la loi (d’ailleurs, si quelqu’un a le courage de nous trouver l’article du Code pénal qui interdit les rassemblements sur la voie publique sans autorisation préalable… Moi, j’ai un peu la flemme).

  9. panouf

    @ Le chafouin: d’accord avec toi, n’empèche que sur les politiques déconnectés du terrain et les médias hors du coup c’est vrai, ou en tout cas cela va dans le meme sens que ce que je constate tous jours!!
    Ca justifie rien, et srtt pas le fait d’éviter le problème, mais c’est quand même basé sur la réalité… sans compter qu’en plus les médias classiques méprisent le net, alors qu’ils ne sont pas foutu de faire des articles moitié aussi bien!!
    C’était le coup de gueule du jour de panouf.

    Pour le reste, totalement d’accord

  10. @panouf

    J’ai toujours trouvé cette opposition net/médias ridicule, comme s’il y avait une opposition entre deux philosophies différentes… Mais du côté du net, on se positionne trop, je trouve, comme si ce support était un rival des médias, ce qui est franchement ridicule. Ce n’est qu’un support, justement.

    @Obiwan

    Justement, le type avait été jusqu’au bout de sa responsabilité. J’entends les défenseurs d’apéros crier au scandale mais le fait est qu’il doit y avoir un cadre aux rassemblements festifs. On n’est pas en anarchie.

    Pouir les responsabilités, je nage, mais j’avoue que ce ne doît pas être très difficile de remonter au créateur du groupe Facebook de l’apéro nantais… Je pense même que n’importe qui le peut!

    @bob et corto

    Votre position est très libérale mais j’avoue que ça me chiffonne : ôter la responsabilité qui incombe à chaque homme ou femme me gêne, mais dire qu’aucune autre responsabilité – y compris morale – ne peut être mise en jeu, je trouve ça un peu léger.

    On en revient à ce show organisé à Paris, où on devait balancer de l’argent au sommet d’un bus. Les libéraux expliquaient que l’organisateur n’avait aucune responsabilité dans les saccages prévisibles qui avaient logiquement suivi!

    Je trouve ça sidérant. Pourquoi, lorsqu’on organise un événement sur la voie publique, existe-t-il une loi? mais justement pour prévoir ce genre de choses. Eviter les drames.

    @olympe

    On en a parlé sur twitter, mais la vie ne s’arrête pas à TF1 🙂

    @Skeepy

    Je retiens surtout que l’apéro est le lieu de sociabilisation majeur à cet âge là. ce n’est pas en soi mauvais, mais le fait que ça dérive très souvent doit poser question.

  11. Thaïs

    @skeepy : »Je retiens surtout que l’apéro est le lieu de sociabilisation majeur à cet âge là »
    Je n’en suis même pas vraiment sure. J’ai l’impression que c’est juste un prétexte pour se rassembler et chacun avec ses potes de se retrouver pour picoler ou dragouiller. Ce qui se faisait chez l’un ou chez l’autre, dans le jardin du coin ou sous un porche, se déroule dans une unité de lieu. La sociabilisation ??? y-a-t-il réellement un échange ? (a part les canettes voire les seringues) Bon maintenant je n’y suis jamais allée.

  12. pourquoisecompliquerlavie

    Internet n’est qu’un facilitateur : le téléchargement illégal de musiques ou de film est moins risqué que le vol de CD ou DVD.

    Convoquer 10.000 personnes en trois lignes cliquables sur FB est plus facile que de téléphoner à des copains, les convaincre de téléphoner à leurs copains qui devront téléphoner à leurs copains qui devront téléphoner à leurs copains. 3 semaines après, ils sont encore au téléphone et pas sur la place publique.

    Reste que le téléchargement illégal est un vol, même si ce n’est que pour son usage personnel, comme acheter un sac Vuiton contrefait est aussi un délit.

    Convoquer des gens pour une biture est une connerie. Se rendre à cette convocation est une connerie. Individuelle. Que la collectivité l’accepte est aussi une connerie : ces manifestations coûtent cher, forces de l’ordre, équipes de soin, nettoyage. Pour un résultat stérile.

    @ObiWan
    Il n’y a pas que ce qui peut être grave, mort accidentelle, comas éthyliques, blessures, tournantes ….
    Il y a aussi leur profond mépris des autres et de la collectivité. Parce que ces gens arrivent à jeun avec les bouteilles et repartent bourrés en laissant les bouteilles et toutes les autres ordures que leur « liberté » et leur sens de la « con-vivialité » ne leur font pas ramasser.

    NB : les raves ? pas mieux.

    @Chafouin, @Skeepy
    Vous avez raison : c’est l’éducation qui fait que les jeunes peuvent apprendre à boire, à ne pas abuser, à ne pas se droguer, à ne pas se complaire dans cette fausse con-vivialité …

    @moi-même : non mais, quelle vieille c. réac. !

  13. @ Rosselin

    D’un point de vue purement sécuritaire, il faudrait interdire aussi les matchs de foot et de rugby, les bals et feux d’artifice du 14 juillet, les rassemblements sur les Champs-Élysées après une victoire de l’Équipe de France, autant d’événements que l’État tolère davantage que ces apéros géants. Mais ça ne diminue pas pour autant le danger des dits apéros, ni les ravages de l’alcool chez les jeunes, ravages de plus en plus difficiles à endiguer.

  14. brozit

    « D’un point de vue purement sécuritaire, il faudrait interdire aussi les matchs de foot et de rugby (…) »

    Notons aussi que vu la quantité de personnes présentes et l’imprégnation alcoolique générale, ça semble avoir été relativement bon enfant (un mort, certes, mais par sa propre imprudence, semble-t-il. Et des bagarres, forcément).
    Pas vraiment de vandalisme, agressions, pillage de commerces, batailles rangées avec la police comme après un match récent de l’équipe de football d’Algérie, par exemple.

  15. ValLeNain

    Je vais me permettre de donner mon avis, puisque je risque fort de participer à l’apéro géant lyonnais s’il n’est pas interdit (enfin s’il n’y a pas une horde de CRS prêts à nous mettre sur la tronche)

    La grande différence avec un regroupement de cégétistes, c’est que pour les apéros Facebook, il n’y a pas d’organisateurs ! Il y a les créateurs de la page, qui effectivement vont décider de l’heure, du lieu, après concertation avec ceux qui ont rejoint le groupe (on répond bêtement à des sondages) et puis c’est tout ! Ce n’est pas un truc géré par quelques personnes, c’est tout le monde qui « s’auto-gère » (ça risque d’en faire rigoler certains), c’est peut-être anarchiste comme mouvement.

    Bon à Lyon, ça risque d’être un peu différent puisqu’avec les évènements qu’on connait, il va y avoir des orgas qui demandent actuellement les autorisations nécessaires, mais pour les autres, c’est plus un mouvement de foule soudain…

  16. Bonjour, je tenais à rectifier le tir : mon précédent commentaire vite expédié et à l’humour moyen m’oblige à revenir par ici, d’autant que j’apprécie l’analyse pragmatique de ce billet et la teneur portée résolument vers la protection des jeunes et leur rapport avec l’alcool.
    J’ajoute juste qu’hormis les risques d’alcoolisation massive et donc des conséquences dramatiques comme à Nantes, il y a aussi en marge de tous rassemblements des problèmes de violence et de racket initiés par des groupuscules qui profitent de l’aubaine (pour exemple, les réunions au Champs de Mars ponctuant la fin du bac).
    Les jeunes ne sont pas idiots, ils comprennent toutes ces choses-là. Aussi, il ne faut pas hésiter à interdire des rassemblements si ceux-ci présentent un danger.

  17. panouf

    @ Le chafouin: Pour moi il y a clairement une différence entre les deux types d’informations, et actuellement cette différence devient une opposition: les journalistes doivent écrire un certain nombre d’articles dans un temps donné, sans avoir le temps de creuser, et ne cherchent pas à vérifier leurs sources au delà des dépèches AFP et autres; cela n’est pas le cas pour les blogueurs, qui écrivent s’ils le veulent, quand ils le veulent, et peuvent passer un temps important à préparer leurs articles, ce qui amène une bien meilleure qualité.
    Cela amène une philosophie différente: pour le journaliste, il faut écrire rapidement qqch sur une dépèche AFP, et ils se contentent de description là où chez certains blogueurs comme Eolas, on a des analyses et des explications, et où on creuse…
    Donc pour moi, oui, la différence de contrainte des supports amène une philosophie différente chez ceux qui les utilisent: qualité ou quantité des articles…
    Je trouve aussi que le besoin de faire systématiquement un éditorial, une page sexo, une page jeux, une page télé, une page ciné est un vrai problème: ce n’est parce qu’un support est payant et régulier qu’il doit y avoir toujours toutes les catégories même s’il n’y a pas d’articles de qualité dedans!! (je fais une exception pour l’actualité…)

    @PSCLV: entièrement d’accord!! je suis moi même en médecine, et en dépit de du dévouement des organisateurs, qui n’hésitent pas à sacrifier toutes leurs soirées pendant un an dans l’organisation, l’égoïsme de ce genre de soirées me sidère: ce ne sont que volonté de se bourrer la gueule, de de chopper et de baiser dans les coins, et on se fout royalement des ennuis que cela peut causer à d’autres: après tout, cela ne les tuera pas, ils sont payés pour ça, et on n’est pas là pour se prendre la tête… En fait je pense qu’ils seraient très étonnés si on leur faisait la remarque que chercher les personnes en coma éthylique est chiant, et qu’ils n’ont pas à imposer ça aux autres…
    Et quant aux WEIs (week end d’intégration) et autres CRITs, leurs but est de chercher des gens qui ne refuseront pas, parce qu’ils ne sont pas encore au courant, de les accepter chez eux;

    Je plussoie donc entièrement lmeur mépris de la collectivité dès qu’elle s’étend au delà de leurs copains de fac ou de fiesta.

  18. @Panouf

    Sans vouloir te faire de la peine, les blogueurs référence comme Eolas sont rares. La plupart des blogueurs se contentent de broder sur l’actualité créée par les médias. Et on est souvent plus dans le registre de l’opinion que de l’information… Les moyens d’investigation sont quand même assez limités!

    Quant au contenu des médias en eux-mêmes, et des journaux puisque tu en parles, e gros problème est que le journal est un « pack d’infos » que tu achètes dans son intégralité, sans pouvoir choisir ce qu’il y a dedans… Difficile d’envisager autre chose tant que l’information restera sur papier!

    @Val le nain

    « mais pour les autres, c’est plus un mouvement de foule soudain… »

    C’est là tout le problème!

  19. ValLeNain

    @ Le chafouin : c’est peut-être le problème, mais comment peut on arrêter ce qui n’est pas prévu ? C’est vrai que l’évènement est prévu dans le temps, mais on ne sait ni qui viendra, ni précisément quand, ni d’où. Comment peut-on interdire l’accès à une place à des gens, on ne sait pas s’ils participent à cet apéro ou s’ils sont étrangers à cette histoire, on ne peut finalement pas relier toutes ces personnes, elles participent à un évènement factice en quelque sorte… Et je suis pour que cela continue, je trouve que c’est une belle occasion de faire la fête sans justement suivre les règles de la soirée, pas de manière de faire la fête, chacun vient quand il veut et fait la fête comme il le souhaite. Mais je suis contre les débordements, seulement des débordements il y en a partout et on ne veut pas toujours les empêcher (il n’y aurait plus de match OM-PSG sinon…)

  20. Barbara

    Force est de constater qu’un rassemblement de plusieurs centaines, et a fortiori de plusieurs milliers de personnes doit être encadré. Il y aura les risques dus à la présence de nombreuses personnes sur la chaussée, les mouvements de foule. La nécessité de laisser des couloirs libres pour la circulation des secours etc.

  21. Emmanuel

    Un truc qui n’a pas été assez souligné à mon goût : les médias passent leur temps à présenter l’informatique et l’internet comme un facteur d’enfermement et de repli du monde vers le « chacun chez soi ». C’est sans exagérer la vision qu’en donne le JT de JP Pernaut. Et là, alors qu’il est possible de présenter ces apéros comme l’exploitation d’Internet pour des rencontres réelles, tout de suite c’est : Internet et le désordre, Internet et la biture. Ca aurait pourtant fait un beau sujet de JT, « ils utilisent Internet pour organiser des évenements conviviaux, avec l’arrivée des beaux jours ».

    Je sais que les préfectures aimeraient rendre obligatoire les demandes préalables pour organiser des pique-niques entre amis au bord de la Seine, mais il faudrait aussi qu’ils admettent qu’entre l’ordre public et la liberté, c’est l’ordre qui sert à la liberté, et pas le contraire. Et que ces apéros Facebook ce sont avant tout des évenements conviviaux et spontanés, toujours plus sympas que les festivités organisées comme le 14 juillet et la fête de la musique, n’en déplaise à leurs promoteurs.

  22. ValLeNain

    en tout cas, tout comme celui de Lille, l’apéro de Lyon a été annulé, c’est bête, c’aurait été le plus gros, avant que Paris ne s’en mêle…

  23. Le plus triste dans tout ça c’est que dans les grandes villes les gens en sont à un point ou ils leur faut avoir recours à des sites internet pour envisager de discuter avec celui qui se trouve à coté d’eux… et discuter avec les gars/filles de la table d’à côté au bistrot ça vous vient pas à l’idée ..??
    Moutons de panurge j’ai lu plus haut; Facebook vous doit beaucoup apôtre de la société virtuelle, des millions de $ grâce à votre adhésion à cette “communauté”. Et le plus drôle c’est que se sont les mêmes qui hurlent contre les fichiers policiers qui… s’autofichent avec plaisir…
    Allez, un peu d’imagination et qu’il y ait au moins un concert, un happening quelconque, car à mon goût, la simple promesse d’une murge me paraît bien fade…

  24. ValLeNain

     » ils leur faut avoir recours à des sites internet pour envisager de discuter avec celui qui se trouve à coté d’eux » ah bon ? Le but de Facebook, ce n’est pas de parler à ses voisins, et d’ailleurs ce n’est pas de parler les autres (si c’était le but originel ça ne l’est plus…)

    « Facebook vous doit beaucoup apôtre de la société virtuelle, des millions de $ grâce à votre adhésion à cette “communauté”. » Et alors ? c’est gratuit, je ne vois pas où est le problème, si Facebook se fait de l’argent par notre adhésion gratuite, tant mieux pour lui.

    « Et le plus drôle c’est que se sont les mêmes qui hurlent contre les fichiers policiers qui… s’autofichent avec plaisir… » On peut ne pas vouloir être fiché et parler de ce qu’on a envie avec notre cercle d’amis (allez, amis virtuels pour vous faire plaisir), on n’est pas censés être fichés par Facebook, le système a été détourné et utilisé autrement que ce qui était prévu…

    Non décidément, je ne suis pas d’accord avec vous « creer marque », vous m’avez l’air d’être juste un anti-réseaux sociaux qui ne voit que le diable dans le web 2.0

Un petit commentaire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s