Pas assez d’arabe à l’école?

Il y a des choses que je ne comprends pas. Comme cet article qui évoque le plaidoyer de ces élus de l’agglomération lilloise pour le développement de l’apprentissage de la langue arabe à l’école. Ils osent se plaindre que seulement 42% des établissements de l’académie le proposent! De deux choses l’une : se bat-on pour qu’une certaine population apprenne l’arabe, ou pour que cette langue soit accessible pour tous? Dans les deux cas, on frise le ridicule.

Ils ne sont pas les seuls, mais Dieu sait si nos amis du PS aiment flirter avec le communautarisme. Surtout à une semaine des élections.  Si quelqu’un peut m’expliquer, je suis preneur. J’ai beau me creuser la tête, faire un effort de concentration, je ne vois toujours pas ce que fait cet article dans un journal. Ou plutôt, comment des élus peuvent tenir un discours pareil : essayer de nous faire croire que l’apprentissage de l’arabe à l’école est encore trop peu développé, alors même qu’il serait susceptible d’intéresser un large public.

L’article est très bien construit, il commence par un constat alarmant. Je vous préviens, il peut vous arracher une larme, soyez attentif. « Un chiffre d’abord : 42 %. C’est le pourcentage d’établissements, dans l’académie de Lille, qui proposent l’enseignement de l’arabe. Le plus souvent, cet apprentissage est relégué en LV3, comme une troisième langue que l’élève peut apprendre après deux autres. »

Benêt comme je suis, 42%, dans un premier élan, j’ai tendance à penser que ce n’est pas trop mal. C’est presque la moitié des établissements. Et l’on se dit que dans la vie, il y a d’autres langues qui sont un peu plus utiles que l’arabe. Je ne sais pas, moi, l’anglais, l’allemand, l’espagnol. Le chinois, pourquoi pas… LV3, c’est déjà pas mal! C’est comme l’italien ou le russe… Cet apprentissage n’est donc pas « relégué » en LV3, il y est à sa place si on parle en termes universels. Mais est-ce le cas?

L’article se poursuit en effet comme ceci : « À l’heure où se poursuit le débat sur l’identité nationale, Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste et député européen, par ailleurs maire d’Hellemmes, a réaffirmé la nécessité de mieux reconnaître les langues et cultures minoritaires en France et en Europe : « Redonner leur place à ces langues, dont l’arabe, est une condition du mieux vivre-ensemble ». »

Honnêtement, on se demande ce que vient faire cette histoire d’identité nationale là-dedans. Comme le journaliste ne l’a pas sucée de son pouce, on peut légitimement penser que l’élu en question lui a suggérée cette référence. Ainsi, face au débat sur l’identité nationale, il serait urgent de développer et reconnaître les langues et cultures minoritaires en Europe? Mais alors, dans ce cas, une question naïve me brûle les lèvres : pourquoi l’arabe? pourquoi pas le polonais, le tchèque, le portugais, et autres langues joyeuses qui présentent le point commun d’être « minoritaires en France et en Europe? »

Pourquoi l’arabe, déjà enseigné dans 42% des établissements de l’Académie? A ton avis, cher lecteur? Peut-être parce qu’il y a plus de candidats à l’apprentissage de la langue arabe? Nous y voilà.Un autre élu, maire de Mons-en-Baroeul, insiste de son côté sur le fait que « toutes les initiatives pour mieux se connaître doivent être encouragées ».

Pour mieux se connaître? Mais pour mieux connaître qui? Nos chers élus parlent de faire sortir cette langue du « ghetto », mais croit-on sincèrement qu’un jour, les petits français de souche se mettront spontanément à apprendre l’arabe, alors qu’ils ont déjà du mal à se mettre à l’anglais et l’allemand? Restons sérieux.

Il n’y a donc pas besoin d’être un voyant extralucide pour deviner que cet apprentissage n’intéressera et ne s’adressera qu’à une partie de la population. Et cette manière qu’ont les élus de louvoyer et à chercher mille explications farfelues pour arriver à ce résultat pitoyable est sidérant. N’est-ce pas la première fois de notre histoire qu’au plus haut niveau, on en vient à renoncer à l’universalisme de notre idéal? Qui commence par l’apprentissage de la langue commune, que je sache. Souvenons-nous de la manière avec laquelle les Bretons ont été contraints à renoncer à leur langue!

Jamais, on n’a enseigné aux immigrés la langue de leur pays d’origine. Désormais, on lutte pour qu’ils puissent, trois générations après leur arrivée sur le sol national, retrouver leurs racines. Et on veut le faire par le biais de l’Education nationale. Quel échec terrible!

Ce ne serait pas un problème, après tout, s’il n’y avait pas un gros souci d’intégration de ces populations dans le « terreau national ». La seule solution qu’on trouve, c’est d’inciter au repli sur soi, plutôt qu’à l’ouverture. Et on se retrouvera, un beau matin, si on n’y est pas déjà, avec un pays qui ne sera plus qu’une juxtaposition de communautés assises les unes à côté des autres. Voilà la réponse des socialistes à ce débat idiot sur l’identité nationale. Les propositions de l’autre camp, la Marseillaise et le drapeau à l’école, ce n’était pas moins pathétique, remarquez.

Je ne sais pas si ce pays est foutu, mais en tout cas, il a une nette tendance sado-masochiste et suicidaire.

47 Commentaires

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47 réponses à “Pas assez d’arabe à l’école?

  1. Les grands esprits se rencontrent… j’ai fait un papier sur ce sujet vendredi http://www.nystagmus.me/article-l-elco-logique-de-l-ecole-publique-46089308.html
    Entièrement d’accord avec toi ami.

  2. Je ne reviens pas sur la manipulation possible (certaine ?) derrière ces cries d’orfraie. Juste une question : en quoi l’allemand, par exemple, serait plus utile que l’arabe ?

  3. D’un autre côté, ça peut être très utile pour passer la commande de son hamburger halal.

    Plus sérieusement, on se demande comment cette idée d’enseigner à des enfants leur langue d’origine (qu’ils sont censés parler chez eux, donc) ne fait pas hurler de rire tout le monde. Et s’ils ne la parlent déjà plus, quel besoin ont-ils de l’apprendre ?

  4. @Natalia

    ça va finir par devenir une habitude😉

    @Al-Kanz

    Au hasard, parce que l’Allemagne est un de nos premiers partenaires économiques?

    Si si, revenez sur cette manipulation dont vous parlez, plutôt que de faire des sous-entendus vaseux.

    @Didier G.

    Espèce d’esprit facétieux, va😉

    En effet, soit ils l’apprennent en famille, soit ils ne l’apprennent pas, mais je ne vois pas l’intérêt de proposer cet enseignement « au plus grand nombre ».

  5. Wow. Le raisonnement de ces maires est vicié sur tellement d’aspects…

    Ce serait bien qu’on arrête de renvoyer systématiquement des gens à leurs origines supposées. Je crois que c’est ça qui finit par donner le sentiment qu’ils sont différents du reste de la population, alors qu’ils ne demandent qu’à avoir le même traitement que tout le monde.

  6. Obi-Wan Kenobi

    @ Didier Goux :
    En fait, il ne faut pas perdre de vue que même si l’on se prénomme Mohamed ou Ali, on peut très bien être dans une famille installée en France depuis trois ou quatre générations et donc ne parler que le français à la maison. Le fait de vouloir retrouver ses racines peut vous sembler totalement hilarant (arf, arf), mais pourtant cet étonnant syndrome touche aussi bien les Bretons, les Basques que les Maghrébins.

    @ Al-Kanz :
    En fait, si l’on considère les choses d’un point de vue géographique ou même géopolitique, oui, l’allemand est plus « utile » que l’arabe. L’Allemagne est un pays voisin et fait partie de l’Union européenne. D’ailleurs, le développement de l’apprentissage de l’allemand a contribué à la réconciliation entre nos deux pays. Mais rassurez-vous, il est désormais en nette perte de vitesse.

    @ Chafouin :
    cette sortie de Gilles Pargneaux et Rudy Eleegest m’a étonné également. D’autant que les fameux 42 % desservent plutôt leur discours. Après, sur le déclin de la France et tutti quanti, un peu de mesure : ces deux élus ont une aura plutôt limitée et cette conférence de presse ne semble pas avoir suscité de débat (juste un compte-rendu dans la presse locale…).

    Après, l’apprentissage des langues, « minoritaires » ou pas, ça pourrait être un vrai sujet de débat de fond. ça peut être utile au développement économique de la France tout autant qu’à l’ouverture d’esprit des citoyens (quelles que soient leurs origines…). Il paraît que la France est à la traîne dans ce domaine…

  7. @ObiWan

    « Le fait de vouloir retrouver ses racines peut vous sembler totalement hilarant »

    En quoi est-ce de la responsabilité de l’Etat d’aider les gens à retrouver leurs racines? La famille dont tu parles peut apprendre l’arabe, si ça lui chante. Elle n’a pas besoin de l’Education nationale pour ça. Et si elle en a besoin, la LV3 est là pour ça.

    « sur le déclin de la France et tutti quanti »

    Je ne parle pas de déclin de la France. Juste de l’abandon sans débat d’une conception intégrationniste, au profit d’une conception communautariste de la société française. Et il suffit d’aller lire le billet sus-visé plus haut par Natalia pour constater que cette philosophie n’existe pas uniquement chez nos élus locaux.

    Certains se plaignent de l’abandon de l’assimilation au profit de l’intégration, mais visiblement, on n’en est même plus à l’exigence d’intégration! On a passé l’étape d’après.

    Sinon, je suis tout comme toi favorable à l’apprentissage des langues. Favorable à ce que l’arabe soit proposé. C’est une langue qui ouvre les portes d’une culture riche et millénaire! Mais ce n’est pas ce qui est proposé ici. On nous dit ici que la LV3, et la moitié des établissements, ce n’est pas assez.

  8. René de Sévérac

    Chafouin, je suis déçu d’une telle mesquinerie.
    Je ne vois pas en quoi le désir (naïf) de parler arabe et non le charabia que parlent leurs parents, serait coupable. Il est la résultante d’une idéologie absurde renvoyant à l’idéalisation des racines.

    Il y a plus d’un demi siècle, mes parents, pour ne pas handicaper leurs enfants à l’école, venaient à l’expression française en notre présence alors que l’occitan était la voie naturelle d’expression.
    Mais c’était un temps où l’identité nationale n’était pas un sujet de débat mais un sentiment fort; et quand on passait une heure en rang, à se les cailler, le matin du 11 novembre on savait tous – même si ça nous emmerdait- qu’un grand père ou plus avait laissé sa vie là bas (pour ma part 4 enfants de mon arrière grand mère y sont restés !).

    Pour revenir au sujet, sachez que la connaissance de l’arabe est nécessaire à la lecture du Coran; comme nous avions la nécessité de connaitre le latin …

  9. @René

    1/ Ce n’est pas à la république de se mêler des histoires de Coran.
    2/Je n’ai pas dit que le fait de s’intéresser à sa culture d’origine était coupable, mais que je ne voyais pas ce que venait faire l’Education nationale là-dedans.

  10. h16

    Article très intéressant et information qui mérite d’être relayée.

  11. René de Sévérac

    Toujours pas d’accord.
    Je suis aussi triste que vous de voir où nous allons !
    1. Non, ce n’est pas à la République de faire ceci ou cela. Ce n’était pas mon propos.
    2. C’est moi qui dit que le fait de s’intéresser à sa culture d’origine était sinon coupable, mais facteur de particularisme. Et c’est l’Education nationale qui exécute les désirs développés par l’idéologie.

    Je suis déçu d’avoir été aussi mal compris.
    Je ne suis pas un propagandiste de l’islam.

  12. jaina

    Copé a rédigé un article sur Slate il y a quelques mois où il propose une analyse allant plutôt dans le sens de l’appel de ces maires : http://www.slate.fr/story/10177/faire-de-la-langue-arabe-une-option-comme-une-autre-par-jean-francois-cope

    J’aimerais citer notamment le passage suivant, qui devrait répondre au point 2 de votre réponse à René :
    « On voit aussi qu’un département sur deux n’offre pas de formation d’arabe au secondaire, ce qui oblige 1 800 élèves à prendre des cours par correspondance auprès du CNED (Centre national d’enseignement à distance). En revanche, plus de 65 000 jeunes en âge d’être scolarisés suivent des cours d’arabe dispensés par le secteur associatif. Or aucun contrôle n’existe sur cet enseignement: il peut être d’excellente qualité comme donner lieu à des dérives voire à des récupérations intégristes à l’insu des parents. »

  13. Obi Wan : oui, en un sens, ce concept de « racines » mis à toutes les sauces a en effet tendance à me faire marrer.

    Et René pointe quelque chose d’intéressant, lorsqu’il signale que l’apprentissage de l’arabe est nécessaire à l’étude du Coran : ça me paraît plus solide, et aussi moins « rigolo » que vos fantasmatiques racines…

  14. Lechafouin, aucun sous-entendu vaseux. Sinon, j’ai fait allemand première langue ^_^

  15. Mon grand-père parlait l’espéranto.

    Il croyait en l’Europe, et je crois aussi qu’on devrait se concentrer sur ce type de langage universel et sur l’anglais.

  16. Claribelle

    Je cite : « Jamais, on n’a enseigné aux immigrés la langue de leur pays d’origine. Désormais, on lutte pour qu’ils puissent, trois générations après leur arrivée sur le sol national, retrouver leurs racines. Et on veut le faire par le biais de l’Education nationale. Quel échec terrible! »

    Grave erreur ! Cela fait plus de 25 ans que ça existe, notamment en primaire: ça s’appelle Enseignement des Langues et Cultures d’Origine (ELCO), issu d’un partenariat avec l’Education Nationale et un certain nombre de pays étrangers, et c’est proposé (en principe) aux élèves étrangers mais souvent suivi par des élèves désormais français, descendants d’immigrés. Les cours sont dispensés par des professeurs envoyés par le Consulat des pays en question et ont lieu souvent le soir après la classe ou le mercredi (dans les commune où il existe une communauté d’origine étrangère). Dans ma commune, il y a comme ça des cours de portugais (sur 2 écoles) et d’arabe (sur 1 école) proposés aux enfants (ou plutôt à leurs parents; les gosses, eux, ne sont pas chauds pour se rajouter 1h30 de classe supplémentaire par semaine).
    Cela pose plusieurs problèmes: d’intégration (quand ces enfants seront-ils définitivement français ?), de discrimination (pourquoi le petit marocain y a droit et pas le petit roumain ? et pourquoi les Français « de souche » ne pourraient-ils pas apprendre l’arabe par ex.?), d’idéologie (en même temps que la langue, quel message fait-on passer ?), de compétences (quelle est la formation de l’enseignant ?), etc.

    Après, pour le collège et le lycée, c’est une question d’offre et de demande: plus il y aura de parents qui demandent une option, plus elle aura de chances d’ouvrir un jour (surtout avec un relais efficace via les associations de parents d’élèves… ou le député du coin); moins elle sera demandée et plus vite elle fermera (ex: il n’y a plus d’allemand 1ère langue ni de portugais 2ème langue dans ma commune).

  17. Obi-Wan Kenobi

    @ Didier Goux :
    C’est vrai que nous sommes issus du néant, que nous ne naissons nulle part et que nos parents ne sont originaires de nulle part. Je sais que je suis un grand sentimental, mais j’ai la faiblesse de croire que l’on peut concilier attachement à ses « racines » et attachement aux valeurs de la République. Alors pardonnez-moi d’excuser des enfants d’origine maghrébine d’ambitionner d’apprendre l’arabe comme moi j’ai tenté, dans ma folle jeunesse, d’apprendre le breton que l’Etat français, à une autre époque, s’était appliqué à faire oublier à mes ancêtres (ainsi que le rappelle le Chafouin).

    @ Chafouin :
    J’espère que tu as compris le fond de ma pensée. Je n’approuve pas l’initiative politique et l’opportunisme qu’elle semble révéler. Mais le débat m’intéresse néanmoins.
    Bien sûr qu’il appartient à l’Education nationale de proposer l’apprentissage des langues, et pas uniquement de l’anglais. Une langue, c’est une grammaire, donc une façon de raisonner très particulière. Apprendre une langue, c’est apprendre un nouveau moyen de réfléchir, d’organiser ses idées. Donc s’ouvrir l’esprit (et découvrir qu’il existe autre chose que le langage binaire 0-1, Bien-Mal, qu’affectionnent certains commentateurs de ton blog).

    Merci à Claribelle de cette précision, même si elle concerne l’enseignement primaire, qui n’était pas évoqué dans le billet. Le vrai danger réside dans les associations plus ou moins contrôlées qui viennent dispenser des cours d’arabe réservés aux Arabes plus que dans des cours dispensés par des professeurs de l’Education nationale et ouvert à tous.

    @ René de Séverac :
    N’est-il pas une bonne chose que quelqu’un s’intéressant au Coran cherche à le lire dans sa version originale ? A mon avis, les fondamentalistes islamistes n’ont pas forcément grand chose à y gagner…

  18. @obiwan

    Je n’ai pas dit qu’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat d’enseigner les langues, je dis qu’il doit bien choisir entre différentes langues. Il a d’ailleurs choisi de plaquer les langues mortes, le latin et le grec. Pas assez vendeur!

    Developper l’enseignement de l’arabe n’a aucun objectif stratégique similaire à celui de développer l’apprentissage de l’anglais ou de l’allemand : ici, il s’agit juste de faire plaisir à une partie de la population en fonction de ses racines.

    J’insiste : si tu as envie d’apprendre le breton, c’est ton choix, mais je ne vois pas pourquoi ce devrait être une LV2. C’est ridicule. Pour l’arabe, c’est pareil. Hormis l’intérêt culturel que cette langue représente (donc pour une minorité) ou l’intérêt qu’elle suscite chez des populations immigrées et/ou musulmanes (là encore une minorité), je ne vois pas trop ce qui peut pousser quelqu’un à apprendre l’arabe.

    Quant au Coran, il ne doit pas être un prétexte pour favoriser cet enseignement de l’arabe à l’école. Que dirait-on si on enseignait le latin d’église à l’école, afin que les élèves puissent comprendre la bible! Quelle inversion des valeurs, en si peu de temps…

    « Pardonnez-moi d’excuser des enfants d’origine maghrébine d’ambitionner d’apprendre l’arabe comme moi j’ai tenté, dans ma folle jeunesse, d’apprendre le breton « 

    Je crois que ça n’a rien à voir. Il n’y avait sûrement rien de communautaire dans ta folle envie à toi. Et puis, vivais tu dans un quartier breton où tout le monde parlait breton dans la rue, et où ton curé parlait breton à la mosquée?

    @Al-Kanz

    Vous avez bien parlé d’une manipulation, j’aimerais bien savoir laquelle😉

    Vous avez bien fait de choisir l’allemand. Moi qui ai fait latin-grec, j’ai l’air bien idiot, maintenant.

    @René

    Pardon je vous ai lu à l’envers. C’est ça, aussi, de lire les commentaires avant d’avoir bu son café.

    @Jaina

    Merci de la précision! Elle montre cette perpétuelle attitude qui consiste à vouloir accompagner une mutation de l’intérieur, pour la contrôler, plutôt que de chercher à orienter cette mutation dans un sens différent… C’est exactement cela que veut faire Copé.

    La question c’est plutôt : mais pourquoi ont-ils envie de parler arabe, alors qu’ils ne sont pas arabes mais français?

    Deuxièmement : d’après l’article que je lis chez Natalia, je lis autre chose que ce que dit Copé : ce sont des profs nommés par les consulats qui donnent les cours en primaire. Donc on ne contrôle rien de ce qui y est dit, en fait.

    @Diaph16

    C’est encore un autre problème!

    @Claribelle

    Oui, enfin aujourd’hui ou il y a 25 ans… A l’échelle de l’histoire, c’est nouveau. C’est ce que je voulais dire. On a changé de registre pour s’aligner sur le modèle anglo-saxon. L’article en lien, chez Nystagmus, l’explique très bien. Je vais l’ajouter au billet, d’ailleurs.

    Vous avez raison, c’est une question d’offre-demande pour ce qui est du lycée. C’est pour ça qu’on arrive à 42% des collèges et lycées dans l’académie de Lille : il y a plus de candidats à l’apprentissage de la langue arabe que dans la Creuse.

    Ce qui m’irrite, c’est que le politique ne cherche pas à lutter contre ça. Qu’on titille cette « envie » de racines à des fins électorales. C’est irresponsable.

  19. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :

    Tu as bien vu que je ne défendais pas l’idée de faire de l’arabe une LV2. Quand bien même cela deviendrait possible, je ne verrais pas cela comme un terrible danger (je suis un incorrigible optimiste…).
    « Hormis l’intérêt culturel que cette langue représente (donc pour une minorité) ou l’intérêt qu’elle suscite chez des populations immigrées et/ou musulmanes (là encore une minorité), je ne vois pas trop ce qui peut pousser quelqu’un à apprendre l’arabe. » Tu as déjà trouvé deux raisons, ce n’est pas si mal.

    On peut déplorer la disparition de l’enseignement des langues mortes. Mais à moins de les rendre obligatoires, je ne vois pas comment les sauver.

    Mais qui veut lire la Bible en VO, par ailleurs, n’apprendra pas le latin de messe, mais plutôt le grec, ou mieux, l’araméen. Néanmoins, je n’ai pas utilisé l’argument du Coran pour justifier l’apprentissage de l’arabe. Je répondais simplement à une certaine inquiétude que j’avais cru déceler chez Didier Goux.

    « Il n’y avait sûrement rien de communautaire dans ta folle envie à toi. » Je crains, cher Chafouin, que tu ne sois dans le procès d’intention. Pourquoi les motivations d’un enfant de Breton seraient-elle différentes de celles d’un enfant d’Algérien ? Tu présumes beaucoup.

    « Et puis, vivais tu dans un quartier breton où tout le monde parlait breton dans la rue, et où ton curé parlait breton à la mosquée ? » Viens un jour à Roubaix, tu verras que la réalité n’est aussi sombre que celle que tu imagines. Les quartiers ne sont pas « arabes » et on y parle encoe le français (et aussi le ouesh-ouesh).

  20. @Obiwan

    « pourquoi les motivations d’un enfant de Breton seraient-elle différentes de celles d’un enfant d’Algérien ? Tu présumes beaucoup. »

    Je sais pas si tu as remarqué, mais les bretons ne sont pas regroupés dans des ghettos comme c’est le cas pour les descendants (pas tous, bien sûr) des premières générations d’immigrés maghrébins…😉

  21. ChristineB

    Si 42% des écoles bretonnes proposaient l’apprentissage du breton, nous serions en démocratie.

  22. @chafouin j’essaie de faire l’effort de revenir plus tard (j’ai aussi fait latin-grec)

  23. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :

    voilà un bon sujet de réflexion : pourquoi sommes-nous choqués que des descendants d’immigrés du Maghreb veuillent apprendre l’arabe et pas que des descendants de Bretons veuillent apprendre le breton ? Pourquoi sommes-nous choqués de voir des drapeaux algériens au Stade de France et pas des drapeaux bretons lors de la finale de coupe de France entre Rennes et Guingamp ? Bref, pourquoi serions-nous plus indulgents avec les Bretons qu’avec les Maghrébins, alors que le terrorisme breton a déjà tué ?

    PS : pas besoin de ghetto, les Bretons disposent déjà de toute une région. Reste à savoir si Nantes en fait partie ou non…

  24. « mais croit-on sincèrement qu’un jour, les petits français de souche se mettront spontanément à apprendre l’arabe, alors qu’ils ont déjà du mal à se mettre à l’anglais et l’allemand? Restons sérieux. »

    Pour ma part, je suis un « petit français de souche », et j’aurais effectivement aimé apprendre l’arabe à l’école. Je vis à Lille justement, dans une métropole où la communauté issue des pays du Maghreb est très importante. Et, je trouve pas ça tout à fait dénudé de sens que de proposer cette langue dans les écoles. D’une part, elle est parlée par plus de 400 millions de personnes dans le monde (moins de 200 millions pour l’italien, 600 millions pour l’anglais). C’est pas bête de dire que l’allemand c’est important d’un point de vue géographique et économique. Mais ce n’est pas idiot non plus de considérer l’usage de l’arabe comme un atout économique. Bien sûr ça dépend du métier que vous comptez pratiquer, mais l’arabe peut être un outil très appréciable pour le commerce. Enfin, pour moi je trouve pas ça absurde d’apprendre l’arabe quand on est français de souche comme tu dis. Les américains (de souche) apprennent l’espagnol car au sein de leur peuple beaucoup sont issus des pays d’Amérique latine. Je pense qu’on peut, si on veut, avoir le même intention en France.

    Voilà donc pour répondre à ta question: oui je crois « sincèrement qu’un jour, les petits français de souche se mettront spontanément à apprendre l’arabe ».🙂

    Pour le reste, je suis d’accord sur le fait que les élections influencent les politiques sur ce sujet. Et ton article est bien rédigé par ailleurs.

    Bonne continuation

  25. Oscar

    @Obi Wan
    « pourquoi sommes-nous choqués que des descendants d’immigrés du Maghreb veuillent apprendre l’arabe et pas que des descendants de Bretons veuillent apprendre le breton ? Pourquoi sommes-nous choqués de voir des drapeaux algériens au Stade de France et pas des drapeaux bretons lors de la finale de coupe de France entre Rennes et Guingamp ? Bref, pourquoi serions-nous plus indulgents avec les Bretons qu’avec les Maghrébins, alors que le terrorisme breton a déjà tué ? » C’est une très bonne question je trouve !
    Je pense que nous nous sentons plus proches des bretons que des Algériens, un breton c’est un « gars de chez nous ». Quant on visite la Bretagne, on ne se sent pas trop dépaysé, ça fait partie de notre culture. Non ? Du coup, on se dit qu’apprendre le breton c’est plus naturel pour quelqu’un qui vit en France qu’apprendre l’arabe ; un peu comme on étudie l’histoire de France, le breton fait un peu partie de l’histoire de France, et apprendre le breton c’est rester français.
    Apprendre l’arabe, c’est nous faire totalement sortir de chez nous (j’en suis d’ailleurs témoin, j’ai essayé ! C’est vraiment balaise…), c’est une langue qui a un génie tout à fait propre, particulier, qui ne nous est pas familier (rien que l’alphabet différent, mais aussi la façon de penser, beaucoup moins rationnalisante). Je pense donc que la comparaison avec le breton, pour être éclairante, n’est cependant pas tout à fait pertinente.
    Faut-il cependant apprendre l’arabe à l’école ? S’il y a demande, je ne suis pas farouchement opposé à cela. C’est une langue qui risque de servir de plus en plus…
    Le problème c’est qu’on n’apprend le français de façon très superficielle, et qu’il devient difficile à un élève de terminale de ne pas faire de fautes d’orthographe…Alors faire une LV3, voire même une LV2 dans ces conditions…
    Au contraire des langues mortes, qui structurent généralement davantage l’esprit, qui permettent de mieux connaître le français qu’elles ont enfanté, et donnent accès à une grande partie de notre patrimoine culturel et spirituel. En plus, elles n’ont quasiment pas d’intérêt pratique, est il me paraît très intéressant que l’enseignement ne soit pas seulement destiné à « servir à quelque chose », mais donne aussi accès à des valeurs, considérées comme inutiles, mais qui n’en restent pas moins des valeurs.

  26. @ObiWan

    Sur le débat sur l’appartenance de Nantes à la Bretagne, on pourrait y passer des heures! Un indice sur mon opinion : le chateau des ducs de Bretagne est toujours à Nantes, à ce que je sache. C’était leur capitale. Et toc pour les Rennais.

    Le second débat que tu lances est tout aussi intéressant, quoique plus grave. Je pense que ce n’est pas la même chose : les Bretons sont pour la plupart en Bretagne, justement. Ils sont français depuis Anne de Bretagne (c’est-à-dire la fin du XVe siècle), et nous ressemblent, si ce n’est leur passion pour le granit. Ils ne menacent donc pas l’essence commune.

    Ce qui inquiète, chez les maghrébins, c’est justement cette crainte de voir modifié, j’allais dire, le code génétique de la nation. Les gens craignent une « mutation », si je puis dire. Autant il est enrichissant d’être influencé par des éléments de culture étrangère, autant s’il y en a trop, tu risques de perdre ta propre nature. Et de ne plus savoir qui tu es.

    Les Bretons, par rapport à ça, sont très peu menaçants.

    Ensuite, je ne suis pas choqué que des descendants dez Maghrébins veuillent apprendre l’arabe mais :

    1/ 42% c’est largement suffisant, qu’on cesse de nous casser les oreilles avec ça,
    2/ Comme Zemmour (je ne vais pas me faire que des amis) je trouve qu’il est important que les « étrangers » s’intègrent à une nation en acceptant de se défaire d’une partie (sinon de la totalité) de leur propre culture d’origine. C’est ainsi qu’on construit une Nation, selon ma conception. En l’occurrence (mais on peut en dire autant des Asiatiques), on s’achemine de plus en plus vers la création de nations concurrentes sur le même territoire.

    @françoiscolin

    Je ne doute pas qu’il existe des gens authentiquement intéressés par l’apprentissage de l’arabe… ce n’est pas mon propos de généraliser. Cette langue n’est pas « inutile », je n’ai jamais dit ça. Mais globalement, elle est moins importante stratégiquement que l’anglais, l’allemand, l’espagnol et j’allais même dire, que le chinois! Ben voilà, personne n’apprend le mandarin en France…

  27. S1ned

    @ Oscar et Chafouin
    +1
    Ça paraît évident que les Bretons sont beaucoup plus proches de nous que les personnes utilisant l’arabe.

    Comme tu le dis Chafouin, 42 % c’est suffisant. A Tours, il n’y a que 1 lycée qui fait cela, et personne ne crie ( même s’il y a moins d’immigrés ou personnes issue de l’immigration à tours ) . Tours n’est sûrement pas une ville (région ? ) intéressante comparée à Lille. Donc faire ça pour une élection, c’est vraiment tout petit.

    Après, sur la question de fond, je voudrais apporter 2,3 petits trucs. Comme tu le dis encore Chafouin,  » je trouve qu’il est important que les « étrangers » s’intègrent à une nation en acceptant de se défaire d’une partie (sinon de la totalité) de leur propre culture d’origine. » En plus, je ne pense pas qu’il soit de l’ordre de la « bienséance » de réclamer ses racines lorsqu’on émigre. Quand tu vas chez un pote, tu ne réclames pas un lit 2 places avec télé dans la chambre, tu prends ce qu’il y a, parce que t’es invité. Et encore, je ne parle pas de l’immigration illégale.
    Vous allez dire qu’on en a invité une bonne partie. Peut-être, et alors? S’il n’avait pas envie de venir, ils pouvaient rester. Ils savaient très bien à quoi s’en tenir. C’est un autre débat assez complexe🙂
    Cela en dit long sur l’idéal de la « bienséance » parmi les étrangers ( sans généraliser bien sûr ).

  28. Certains vont finir par proposer d’apprendre le gaulois, pour retrouver nos racines…

  29. S1ned

    @ Le Chafouin

    Rhoooo, j’aurais plutôt dit « réac »😀

  30. ChristineB

    @Paul,
    Il se trouve justement que gaulois et breton, c’est à peu de chose près la même langue.

  31. J’aimerais, si c’est possible, beaucoup avoir des précisions sur le « breton ». D’abord, le « breton » n’existerait pas puisqu’il n’a pas eu un état moderne qui l’aurait unifié.

    Cet espace linguistique breton se diviserait pour l’essentiel en deux branches: le « gallo » (qu’on aurait choisi d’oublier parce qu’il avait aussi des racines latines donc proches du français) et les parlers bretons (faisant partie effectivement du même espace linguistique) qu’on aurait choisi d’unifier.

    Donc les gens qui parlent breton aujourd’hui choisiraient en fait, à leur insu, de parler une langue qu’on a unifiée mais ne parleraient pas obligatoirement la langue que parlaient effectivement leurs ancêtres.

    La bonne question, ça serait donc, ce « on ». Qui est ce « on »? Car, bien sûr, ce « on » prend une décision politique: dire qu’une langue est importante, que ce n’est pas simplement un patois, qu’elle ne doit pas disparaître, qu’on dit l’unifier, qu’on doit systématiser sa grammaire, qu’il faut que l’éducation nationale l’enseigne, que ça doit être une option au bac, etc.

    Exemple: le terme « Breizh », qui veut dire Bretagne, et donc on aurait unifié la graphie. Pourquoi le « h »? Parce que, m’a-t-on dit, le son « z » n’est pas prononcé dans le pays vannetais. Donc, « on » déciderait de l’écrire ainsi, pour signifier que certains Bretons ne le prononceront pas. Tout ça, ce sont des décisions politiques.

    On me souffle dans l’oreillette que cette graphie « Breizh » aurait été décidée et officialisée en 1942. C’est pas vrai quand même?

  32. Bashô

    Sans parler du problème de la langue elle-même ; il faut parler des langues arabes au pluriel. L’arabe du Coran, l’arabe classique ( un peu comme le latin des élites occidentales jusqu’au XIX siècle –Jean Jaures écrivit son mémoire de thèse dans cette langue–, un latin un peu différent de celle de Cicéron et de César), l’arabe standard moderne, la langue écrite commune, née lors de la nahda, et les langues parlées, très différentes au point qu’on parle de diglossie. Un marocain et un libanais auront du mal à se comprendre à moins de connaître l’arabe standard que seule une élite maîtrise, et qui est celui enseigné par l’Education Nationale, avec une forte incursion dans la langue classique.

    Il s’agit donc plutôt de l’enseignement des « humanités » arabes, ce qui est plutôt paradoxal étant donné le fait qu’on ait quasi-sacrifié les classiques (latin-grec) (j’avais fait latin-grec jusqu’en terminal S; après moi et quelques autres de ma génération, plus personne donc classe supprimée).

  33. Bashô

    de celui de Cicéron et Césard pardon! On ne peut éditer nos commentaires?

  34. @Bashô

    Il n’y a que moi à disposer de ce méga pouvoir d’éditer les commentaires😉

  35. Obi-Wan Kenobi

    @ Paul
    A conditions d’être sûrs que tous nos ancêtres étaient gaulois, ce qui n’est pas forcément évident.

    @ Didier Specq :
    Vous semblez avoir quelqu’un de très bien informé dans l’oreillette. Dites nous en plus !

    @ Chafouin et les autres :
    J’ai l’impression que vous partez du principe qu’apprendre l’arabe est un acte de non-intégration. Je ne vois pas en quoi chercher à mieux connaître la culture de ses grands-parents serait incompatible avec le fait de vivre « à la française ». On parle bien ici de l’apprentissage de l’arabe dans le secondaire. Ceux qui peuvent se permettre cette option au collège ou au lycée doivent, il me semble, avoir un niveau acceptable dans les autres matières (français, maths, histoire, anglais…). On est loin du problème posé par l’apprentissage de l’arabe en primaire, réservé aux ressortissants ou enfants de ressortissants de pays du Maghreb et dispensés hors du cadre de l’Education nationale.

  36. @ObiWan

    « J’ai l’impression que vous partez du principe qu’apprendre l’arabe est un acte de non-intégration. »

    Quand c’est accompagné d’un repli sur soi et d’un sentiment de ne pas être français, oui, c’est inquiétant. Cela ne le serait pas, en effet, s’il n’y avait que ça…

  37. S1ned

     » Je ne vois pas en quoi chercher à mieux connaître la culture de ses grands-parents serait incompatible avec le fait de vivre « à la française ». »

    Obi, je ne vois pas en quoi le fait de ne pas connaître l’arabe soit un problème pour connaître la culture de ses grand-parents. Tu as besoin de parler latin pour connaître la culture de la Rome antique? ( Ne me dis pas que ce ne sont pas tes grands parents. Ils sont un peu plus éloignés c’est vrai🙂 )

  38. Obi-Wan Kenobi

    @ S1ned :
    Retourner un argument, ce n’est pas y répondre. En tout cas, oui, figure-toi, apprendre le latin a été l’occasion pour moi de mieux connaître la civilisation romaine, tout comme le fait de visiter Rome. De la même manière, j’ai beaucoup appris sur la culture et l’histoire allemande grâce aux cours d’allemand (allemand LV1 et latin en option, tu vois un peu mon profil de premier de classe…).
    Bref, il y a plein de moyens d’avancer sur le chemin de la connaissance et je ne comprends pas en quoi il serait blâmable de vouloir augmenter ses savoirs plutôt que de rester dans l’ignorance.

    Encore une fois, désolé, mais dire que les descendants d’immigrés qui apprennent l’arabe sont dans une démarche de repli communautaire relève du procès d’intention.

  39. @ObiWan

    Tu éludes ma réponse selon laquelle je ne me repose pas QUE sur cet argument pour craindre un repli communautaire. Il y a plein d’autres indices qui convergent vers ce constat.

    Mas en effet, les communautés issues de l’immigration maghrébine ne sont as les seules concernées, pour être impartial.

  40. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :

    Es-tu sûr que ceux qui sifflent la Marseillaise au Stade de France sont les mêmes qui apprennent l’arabe au collège ou au lycée ? Es-tu sûr que ceux-là sont pris en train de brûler des voitures après un match de l’Algérie ? Je ne nie pas certains « indices » d’un repli communautaire, mais je n’y amalgame pas l’apprentissage de la langue. Encore une fois, je trouve que l’on est, là, dans le procès d’intention.

  41. @ObiWan

    42% des lycées. 42%! et ça n’est pas encore assez pour certains. Par ailleurs je ne fais aucun lien entre cette affaire et les histoires d’incendie ou de Marseillaise sifflée, qui sont des épiphénomènes. Je parle du repli global. Du fait que dans certains quartiers, quand tu regardes autour de toi, tu te demandes si tu as changé de pays. ça, c’est du repli.

  42. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :
    Sur les 42 %, j’ai dit plus haut que cela semblait suffisant et je t’ai rejoint sur l’opportunisme politique qui a guidé cette conférence de presse.

    Ce qui ne m’interdit pas de penser, cependant, que l’apprentissage de l’arabe au collège et au lycée n’est pas un danger pour notre beau pays et pas forcément un signe de repli communautaire. Et quand bien même, il ne faudrait pas supprimer le symptôme mais plutôt en chercher la cause. Est-ce que tu suis mon raisonnement ?

  43. S1ned

    @Obi Wan Kenobi

     » l’apprentissage de l’arabe au collège et au lycée n’est pas un danger pour notre beau pays »

    Certes, il est plus dangereux d’acheter des armes que d’apprendre l’arabe, là n’est pas la question .

    En effet, il n’est pas dangereux que des jeunes gens apprennent l’arabe à l’école. Mais peut-être feraient-t-ils mieux d’apprendre le français et la culture francaise avant l’arabe et la culture arabe. Cela me paraît simplissime. Tu disais que ce n’est pas une forme de repli en soi. Non c’est vrai, mais c’est une manière de rester dans son pays, de rester dans sa culture, et donc indirectement c’est une forme de repli communautaire. Evidemment par rapport au latin c’est différent, étant donné qu’une quinzaine de siècle a passé ( super profil de premier de classe, que je possède aussi sans être premier de classe🙂 ).

  44. adnstep

    Ce dont ces clowns de gauchistes ne se rendent pas compte, c’est que dans 10 ans, on aura un parti musulman en France, qui va leur piquer ce qui leur reste d’électorat, et nous débarrasser définitivement de restes de la gueuse.

  45. Obi-Wan Kenobi

    @ S1ned :
    « Mais peut-être feraient-ils mieux d’apprendre le français et la culture française avant l’arabe et la culture arabe. Cela me paraît simplissime.  » C’est d’ailleurs pour cela que vous constaterez sur n’importe quel emploi du temps d’un élève de collège que le nombre d’heures de français dépasse largement celui de la LV3.

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