Contraception : Chatel veut faire la même chose que Royal

Après la proposition de Ségolène Royal de distribuer des pass-contraception dans les lycées, Luc Chatel préparerait un décret autorisant les mineures à consulter le médecin de leur choix anonymement, à se faire prescrire des contraceptifs et à se faire rembourser discrètement par l’Assurance-maladie. Question : quelle différence de nature y’a-t-il entre les deux propositions? Réponse : aucune, elles visent toutes deux à écarter les parents de la décision.

Novembre 2009 : face à la proposition de Ségolène Royal de distribuer des chèques-contraception dans les lycées de sa région (Poitou-Charentes), Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, tempêtait contre cette atteinte à l’autorité parentale : “Nous avons affaire à des élèves mineures, l’autorité parentale est quelque chose qui compte ”, avait-il alors expliqué, en se contredisant aussitôt, en ajoutant : “l’Education nationale n’a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur”. En quelque sorte, le Planning familial pouvait se substituer à l’autorité parentale, lui, mais pas l’Education nationale.

Janvier 2010 : Selon RTL, Luc Chatel préparerait un décret visant à autoriser les jeunes filles mineures à consulter un médecin anonymement en cas de difficulté de communication avec leurs parents. Ceux-ci ne seraient pas avertis.Le remboursement par la Sécu serait « discret ».

Si ce projet de décret se confirme, voilà qui amène à trois réflexions :

– Si on comprend la démarche de Luc Chatel, il s’agit de permettre aux mineures, dans les zones où il n’y a pas de Planning familial, de consulter un médecin discrètement plutôt qu’une infirmière scolaire, comme le proposait Ségolène Royal. On se demande dans ces conditions comment 1/ la jeune fille fera pour payer la consultation et le contraceptif, et 2/ comment le ministre envisage le remboursement « discret » par la Sécu. Tout ceci fait un peu brouillon.

– Sur le fond, on peut s’interroger sur le point de savoir pourquoi dans ce cas, c’est le ministère de l’Education nationale qui proposerait un tel décret. Si comme Luc Chatel le prétend, ce problème n’est pas du ressort de son ministère, on se demande bien pourquoi il vient s’en mêler. A moins qu’il ne s’agisse pas de convictions personnelles de sa part, mais juste d’une joute personnelle avec madame Royal.

– Autre remarque de fond : quelle différence y’a-t-il entre la proposition de Chatel et celle de Royal? Elles vont toutes les deux, peu ou prou, dans la même direction, puisque l’idée de Royal prévoyait une consultation gratuite auprès d’un généraliste après entretien avec l’infirmière scolaire.

Il n’y a donc qu’une feuille de papier à cigarette (j’ai réarrêté de fumer, merci) entre les positions de Chatel et celles de Royal. La polémique du mois de novembre ne correspondait donc pas à un ligne de fracture gauche-droite sur une question sociétale importante – à partir de quand décide-t-on de squizzer les parents sur ce genre de sujets, et quelle place doit-on accorder à la contraception dans ce pays – mais bien d’une querelle partisane stérile. Il est intéressant d’en conclure que sur ce genre de sujet, le clivage droite-gauche n’existe plus.

Publicités

44 Commentaires

Classé dans Société

44 réponses à “Contraception : Chatel veut faire la même chose que Royal

  1. koz

    Intéressant billet. J’avais commencé à le commenter, mais je vais peut-être enchaîner directement sur un billet.

  2. @Koz

    Fais, fais! je suis resté superficiel mais j’attends la suite avec impatience.

  3. pourquoisecompliquerlavie

    …. et je vais moi aussi faire un billet dont je ne pense pas qu’il vous satisfasse ni l’un ni l’autre….

  4. koz

    Mais non, pas superficiel, ce sont juste d’autres questions qui me « taraudent ».

    Pourquoisecompliquerlavie… Qu’en sais-tu ?

  5. @PSCLV

    Je me doute, pusique tu n’étais pas non plus d’accord la fois dernière! 😉

  6. Lameador

    Indépendamment du fond de la mesure, en l’absence de votation à la française, je dirais plutôt qu’il s’agit de sujets sur lesquels une partie de la droite pense comme la gauche (mais ne le dit pas au moment de se faire élire).

    J’envie la démocratie Suisse

  7. Lameador

    Et concernant le fonds de la mesure, je suis pour (bien que de droite).

  8. Pingback: Une contraception discrète pour les mineures ? « Pourquoi se compliquer la vie ?

  9. do

    Ils avaient déjà balisé le chemin en faisant des cartes de sécu personnelles dès 16 ans: ça couve depuis longtemps.

    cela dit, il serait intéressant de savoir si les avortements (autorisés sans avis parental dès 16 ans de toutes façons) concernent majoritairement des mineures empêchées de prendre la pilule: ça pourrait être un moindre mal (bien qu’un mal quand même). Mais à mon avis, c’est l’inverse qui va se produire, comme ça a été le cas dans la population en général.

    Cela dit, dès lors qu’ils parlent d’éducation sexuelle à des mineures sans l’autorisation de leurs parents (puisque on ne peut pas soustraire ses enfants à ces cours, même s’il y est dit des choses contraires à ses convictions), le reste va forcément évoluer dans le sens d’enlever cette fonction éducative là aussi aux parents.

    Il faudrait que la sexualité, qui relève de l’intime, soit laissée entièrement à la sphère privée, comme la religion. On peut très bien aborder la reproduction chez les mammifères, voire chez l’homme, sans faire de la propagande pour toutes sortes de pratiques qui heurtent les convictions de beaucoup de gens (mon fils, au planning, à 16 ans, a appris que les singes verts copulaient père avec fils, fils avec frères, etc, et que c’était un moyen pour se débarrasser des tensions nerveuses accumulées et pour vivre en paix entre singes: pourquoi inciter aussi ostensiblement des jeunes -qui n’avaient rien demandé- à avoir des relations sexuelles précoces et anormales? La fille d’une amie, collège ou lycée privé, à Paris, avait eu un commentaire sur le fait qu’on pouvait commencer par avoir des relations sexuelles avec son cousin.)

    Ce n’est plus de la biologie, là, c’est d’ordre moral, c’est ça qui ne va pas. On peut étudier l’histoire des religions, pas amener les enfants à la messe ou à la mosquée, eh bien, on devrait se contenter de leur faire un cours de biologie et enlever tout ce qui est discours incitatoire ou exemples de pratique concrète.

  10. axel

    @ do
    il semble évident que vous n’avez jamais reçu d’éducation sexuelle à l’école. Celle-ci n’est peut-être pas parfaite mais elle est des plus « fonctionnelle », c’est à dire qu’elle prend soin de ne heurter personne et ne pousse aucun vers des « pratiques ».
    Si ces séances existent c’est parce que les adolescents en ont besoin et que depuis 40 ans elles ont fait leurs preuves.

  11. @Axel

    Je pense que votre chute discrédite le reste de votre commentaire. Eduquer à la « technique », ce n’est pas éduquer à mon avis. Les résultats, eux, sont catastrophiques puisque les avortements de mineures augmentent chaque année… Bref.

    @Do

    On est d’accord, c’est un « moindre » mal. mais moi c’est la logique d’ensemble qui ne me va pas : inciter les gens à prendre des contraceptifs sans contrôle, c’est les inciter à la facilité et à ne pas réfléchir au sens de la sexualité. C’est faire les choses à l’envers…

  12. pourquoisecompliquerlavie

    @Do : laisser l’instruction religieuse aux parents, on en a aussi vu l’effet : nous sommes passés d’une france majoritairement catholique à une France dont seule 4,5% de la population pratique.

    Or la différence entre la religion et le sexe, c’est que le désir de Dieu est une fonction spirituelle difficile à identifier alors que le désir de sexe est une fonction animale que les jeunes mâles de notre espèce, comme dans toutes les espèces, reconnaissent très vite ! Et il y a beaucoup trop de parents qui n’abordent pas, ou peu, ou trop tard le sujet dans tous ses aspects : pratiques, affectifs et spirituels.

    En particulier avec les filles à qui il faut absolument apprendre qu’un petit ami qui les quitte parce qu’elles se refusent à lui, n’est qu’un crétin qui ne les mérite pas et qui les aurait quittées au premier autre prétexte venu. Et tout cela est à faire avant que les filles ne connaissent leurs premières amourettes.

    Enfin, il ne faut pas oublier qu’il n’y a aucune égalité entre l’apprentissage scolaire et l’apprentissage en famille : un enfant qui recevra une véritable éducation en famille (et pas seulement des interdictions non expliquées) préférera toutjours ce qu’il apprend en famille à ce qu’il apprend à l’école.

    Je rappelle que la même question se pose à propos de l’apprentissage de l’histoire, de l’économie, matières dans lesquelles le choix des sujets et le choix des mots ou des aspects traités du sujet peut être tout autant pervers.

    @u chafouin : bien sur que c’est faire les choses à l’envers, c’est même pire que cela, l’envie de contraception montre surtout que les choses n’ont pas été faites ! ni par l’école ni par les parents ! et je préférerai toujours une contraception à un avortement.

  13. pourquoisecompliquerlavie

    @koz : j’attends avec impatience ton billet

  14. J’ai eu peur : je croyais que Chatel voulait aussi s’inviter à une réunion où il n’était pas invité :))

    Sinon oui. Polémique futile et politichienne… C’est à soupirer…

    Bonne année copain de ouèbe

  15. Teleo

    @lechafouin: Inciter les gens à consommer (ce que l’on fait en permanence par la publicité), c’est inciter à la facilité et à ne pas se poser de questions sur le sens de l’existence et notamment sur l’état dans lequel nous comptons laisser notre planète à nos descendants.

    En comparaison de ces maux aux conséquences bien identifiées (pollution massive, etc.), ils me semble que les galipettes des adolescentes françaises sont de bien peu d’importance.

  16. Louve

    Oui, Teleo, bien sûr, le SIDA, les grossesses précoces et l’équilibre affectif sont des sujets sans importance… (ils n’occasionnent certes aucun rejet de CO2)

  17. @Louve

    Vous m’ôtez les mots de la bouche! Je ne savais pas que sur chaque sujet, on pouvait citer le dérèglement climatique comme épouvantail.

    @PSCLV

    Ce que je ne comprends pas dans votre position, c’est que vous vous contentez d’un moindre mal pour y être favorable. Peut-être suis-je trop idéaliste, mai sje pense qu’on peut faire mieux pour des ados que des distributions de pilules en douce et dans le dos des parents. c’est anti-éducatif au possible et je suis fort marri que l’Etat en vienne à ça.

  18. cilia

    Chafouin,

    Tout à fait d’accord avec ton billet.
    Je ne sais pas si la droite cherche à la jouer cool, progressiste, de gauche quoi, ou si, contrairement aux apparences d’une UMP solide et vive face à un PS délabré et sans projets, le parti au pouvoir n’a en fait aucune vision et chope des « idées » un peu au hasard et par calcul politicien. Le projet de monnayer la présence en cours de certaines classes n’était pas mal non plus dans le genre.
    Et si elle ne l’a pas déjà fait, Royal, en tout cas, a un boulevard devant elle pour démontrer que c’est bien elle l’initiatrice de ce décret.

    Bien sûr, toujours pas d’accord avec toi sur l’aspect de court-circuiter les parents 😉
    Rappelle-toi tout de même que les préservatifs sont en vente libre. Je ne sais pas si des statistiques existent sur ce sujet, mais je pense qu’une part importante des relations sexuelles commencent avec de simples capotes. Si je suis ton raisonnement, il faudrait interdire leur vente libre ?
    Je crois vraiment que tu confonds (inexpérience oblige) l’influence parentale et l’autorité parentale. En manière de sexualité des ados, il n’existe pas d’autorité parentale. En revanche, l’influence parentale peut être absolument déterminante.

  19. Pingback: Koztoujours » L’autorité parentale, c’est quelque chose qui compte

  20. @Cilia

    Ah, pardon, mais je vois une différence de taille entre un préservatif et la pilule… Le premier est une mesure temporaire, pas l’autre.. Enfin moins temporaire…

    Sinon, sur influence et autorité, en effet, ce sont des querelles sémantiques mais je crois qu’évidemment il n’y a pas d' »autorité » au sens strict. Je disais cela en référence aux propos de Chatel. Mais il me semble bien que les parents ont le droit de décider ce qui est bon pour leurs enfants, tant que ceux-ci ne s’assument pas.

  21. Louve

    L’autre différence avec le distributeur de capotes, c’est qu’il n’est pas destiné aux seuls mineurs.
    Alors certes, des mineurs peuvent tout autant se servir que des adultes, mais il n’y a pas le message : « vous êtes mineurs ? Vous voulez avoir des relations sexuelles, mais vos parents ne sont pas d’accord ? Venez-nous voir qu’on vous donne raison. C’est eux les méchants. »

  22. Et quand les études montrent que plus la contraception est promotionnée et encouragée, plus le nombre d’avortements augmente le projet de décret de Luc Chatel n’en est que plus irresponsable ! Ou pire !
    L’éducation affective et esxuelle des enfants est la responsabilité des parents, d’abords. Mais le ministère de « l’éducation » n’en a cure et promeut l’idéologie du genre ainsi que l’homosexualité dans les CM1 et CM2 !
    Parler de droite ou de gauche n’a plus grand sens et il nous semble que de plus en plus que la frontière est entre une culture de vie et une culture de mort !

    http://citeetculture.over-blog.com/article-propagande-homo-en-cm1—cm2-41700204.html

    http://citeetculture.over-blog.com/categorie-11237988.html

  23. cilia

    Chafouin,

    Ah mais Chafouin, la sexualité des ados pour toi c’est seulement la relation stable et durable d’une jeune fille avec son copain ?
    Au contraire, ce qui m’inquiète le plus en tant que mère, ce sont les rapports au gré de l’occasion favorable, avec le préservatif pour seule précaution. Et ce, tout autant par crainte d’une grossesse, d’une contamination, que par crainte de l’impact mental, du non respect de sa personne à travers l’usage de son corps.
    Je n’aurais pas vraiment apprécié non plus que mon fils ait une relation longue et sexuellement active quand il était ado, mais le côté temporaire n’est absolument pas plus rassurant pour un parent !

    Et encore une fois, non, les parents ne décident pas de ce qui est bon pour leurs enfants en matière sexuelle. Les parents transmettent une histoire, un modèle, un idéal en matière affective et sexuelle, mais ils ne décident pas. Les parents veillent sur leurs enfants en les éduquant et en connaissant leurs emplois du temps, leurs fréquentations, bref, leurs vies, mais ils ne décident de rien.
    Tu fais comme si, en matière sexuelle, la signature en bas d’un formulaire des parents devrait être requise. Mais on ne parle pas de l’ouverture d’un compte d’épargne ou d’une inscription dans un club sportif là !

    Louve,

    Avez-vous des références, ou des expériences qui illustrent cette opposition bons/méchants ?
    De ce que je connais du système, il s’agit plus de la part du corps médical traditionnel, scolaire ou associatif d’une neutralité vis à vis des ados.
    En matière d’IVG par contre…

  24. Claribelle

    Pour que le volet « sécurité sociale » soit discret, il faut qu’il soit… inexistant ! La carte perso à 16 ans n’empêche pas le décompte sécu général et c’est là où la question « c’est quoi cette consultation du Dr Machin le mois dernier ? » prendra tout son sens…
    La seule solution serait un bon gratuit donné à la jeune fille par l’infirmière scolaire (d’où un décret Châtel) qui permettra de payer (après renvoi à la sécu) le bon docteur lequel pourra prescrire éventuellement la pilule (qui, elle, est rarement remboursée).
    Le plus gênant dans l’histoire, c’est non seulement l’absence d’implication des parents mais aussi la banalisation de l’acte sexuel chez les ados « Quoi, t’es encore vierge à 17 ans, mais t’es pas normaaaaale ! » à travers cette facilité (qui renforcera la pression des garçons sur les filles qui rêvent pourtant encore d’amour romantique… au moins au début).

  25. Louve

    Cilia,
    Quand je dis « méchants », il faut bien sûr entendre « bornés à refuser que tu aies accès à la contraception ».
    C’est bien le message que passe Chatel en autorisant les ados à consulter un médecin sans l’avis des parents pour qu’il puisse leur prescrire un contraceptif. Bien sûr, le médecin ne va pas dire à l’ado « rolala, quand même, tes parents quels arriérés ». Il va juste lui donner raison en toute neutralité.

    Dans cette réflexion, je trouve que Koz exprime bien ma pensée (http://www.koztoujours.fr/):

    « (…)A ceci près qu’en l’occurrence, qu’en cas de « problèmes de communication », l’Etat donnerait la priorité à la décision de l’enfant.

    A ceci près qu’en cas de « problèmes de communication », il apparaît acquis que ledit problème vient nécessairement des parents et non de l’enfant, puisque c’est la décision de ce dernier qui est retenue.

    Il n’est pas sûr que, dans une période délicate de la vie, l’Etat délivre là le bon message aux adolescents, qui pourront en déduire, en cas de conflit avec les parents, que leur autorité est relative, et que leur avis prévaudra. Il est loin d’être certain également qu’une telle décision contribue à aplanir lesdits « problèmes de communication ». »

  26. pourquoisecompliquerlavie

    @u Chafoin : je sais bien que le moins pire ne fait pas un bien.
    Ce que je pense, c’est que dès lors que cette question de la contraception se pose, c’est que l’éducation préalable est à moitié ratée. A moitié seulement car ce sont des jeunes qui au moins veulent une contraception, ce qui est toujours mieux que ceux qui pratiquent sans contraception.

    @Claribelle : il suffirait de transférer avec ce décret en projet, la technique qui s’applique déjà aux « IVG médicamenteuses » sur mineures, sans autorisation des parents : attribution par le médecin d’un numéro fictif connu des médecins de la sécu.

  27. Louve

    PSCLV, vous dites : »A moitié seulement car ce sont des jeunes qui au moins veulent une contraception, ce qui est toujours mieux que ceux qui pratiquent sans contraception. »

    Je vous comprends bien, mais qu’est-ce qui vous dit que ces jeunes choisiraient nécessairement de pratiquer sans contraception s’ils n’ont pas accès à la pilule? IL y a tjs le préservatif, et puis il y aussi la possibilité que certains jeunes ne sautent pas le pas parce qu’il y a cet aspect moral (bien que souvent mal compris) qu’essaient (souvent maldroitement) de leur transmettre leurs parents.

    Un jeune qui ne sait pas bien où il en est, qui ne sait plus trop s’il doit écouter ses parents ou ses copains, s’il voit que l’Etat prend partie et lui donne une sorte de caution, il ne va plus douter bien longtemps.

  28. Gwynfrid

    @ Cilia: « contrairement aux apparences d’une UMP solide et vive face à un PS délabré et sans projets, le parti au pouvoir n’a en fait aucune vision et chope des « idées » un peu au hasard et par calcul politicien. »

    +1. C’est évident sur la plupart des sujets économiques et sociaux. Le Grenelle de l’environnement et la taxe carbone sont de bons exemples, mais il y en a des tas ailleurs.

    « Les parents veillent sur leurs enfants en les éduquant et en connaissant leurs emplois du temps, leurs fréquentations, bref, leurs vies, mais ils ne décident de rien. »

    +1 aussi. Et d’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, à moins de vouloir empêcher les ados de devenir des adultes ?

    @ Chafouin: « Je pense que votre chute discrédite le reste de votre commentaire. Eduquer à la “technique”, ce n’est pas éduquer à mon avis.  »

    Ben oui, mais si l’EN prétendait éduquer vos enfants sur les aspects moraux, vous ne seriez pas d’accord (moi non plus d’ailleurs). C’est bien aux parents de le faire. De ce point de vue, les cours d’éducation sexuelle à l’école ont l’avantage de rappeler aux parents qu’à un certain âge, il est temps d’aborder la question.

  29. @cilia

    Ah mais Chafouin, la sexualité des ados pour toi c’est seulement la relation stable et durable d’une jeune fille avec son copain ?

    Non! et c’est justement ce qui m’inquiète 😉 En multipliant les contournements de l’autorité parentale, qui par instinct de protection, a tendance à vouloir contrôler ce que les enfants font, on ne « responsabilise » pas les enfants. Après, ça dépend bien sûr des cas… Mais la tendance de fond, c’est qu’on autorise à faire n’importe quoi. J’espère tout de même que les médecins joueront leur rôle. ça ne pourra pas être pire qu’au Planning.

    Les parents transmettent une histoire, un modèle, un idéal en matière affective et sexuelle, mais ils ne décident pas.

    On parle pas d’enfants qui ont 25 ans, mais plutôt 15, là! je suis bien content d’avoir eu, lorsque j’avais cet âge là, des parents qui contrôlaient ce que je faisais.

    @PSCLV

    « dès lors que cette question de la contraception se pose, c’est que l’éducation préalable est à moitié ratée »

    mais ne pensez vous pas que l’arbre tombe du côté d’où il penche, si je puis me permettre, et que la question de la contraception peut se poser, tout simplement parce que tout le monde le fait? Et non parce que les parents ont raté quelque chose?

    @Gwynfrid

    Ce que je voulais dire, sur l’éducation, c’est que non, cette forme d’éducation n’a pas « fait ses preuves », come le disait un commentateur. S’il n’y a pas les parents, derrière, pour donner un peu de sens, ça ne fonctionne pas. D’ailleurs c’est ce qui se passe. Faut-il pour autant contourner les parents? Je n’aime pas ce genre de procédé.

  30. Gwynfrid

    Cette forme d’éducation a-t-elle fait ses preuves ? Je crois que c’est une affaire de verre à moitié vide ou à moitié plein. Côté vide: les avortements sont toujours trop nombreux. Côté plein: nous sommes loin d’avoir le taux de grossesse et d’avortement qu’on trouve chez les adolescentes aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.

    Après, est-ce que cela dépossède les parents de leur responsabilité éducative ? Je dirais que c’est surtout le cas pour les parents qui veulent bien se laisser déposséder.

  31. cilia

    Chafouin,

    Nous avons du mal à nous comprendre apparemment. Bon, je réessaie 😉

    Quand je parle des capotes, tu me réponds, oui, mais c’est pas pareil, ça c’est du provisoire. Mais réalise combien pour toutes les générations de jeunes depuis l’épidémie du sida, la responsabilité de base, c’est simplement d’en utiliser.
    Et comme le rappelle justement Pourquoi… , les ados qui font la démarche d’une contraception médicale sont déjà dans un autre processus et une prise de responsabilité (ou en tout cas, une tentative de prise de responsabilité) supérieure.

    « En multipliant les contournements de l’autorité parentale, qui par instinct de protection, a tendance à vouloir contrôler ce que les enfants font, on ne “responsabilise” pas les enfants »

    C’est peut-être moi, ou peut-être as-tu écrit trop vite, mais cette phrase n’a pas de sens.
    Au-delà de ce que l’on peut penser de l’évolution de notre société, le but des cours d’éducation sexuelle (le terme est impropre d’ailleurs, mais bref), de bio sur la reproduction chez l’humain ou d’accessibilité aux moyens de contraception est précisément de responsabiliser les enfants, enfin, les ados.
    Personnellement, je pense qu’il y a des améliorations à apporter au système. Pas dans un sens de morale, mais plutôt dans une plus grande franchise sur les conséquences mentales, psychologiques.
    Mais, ta phrase semble vouloir dire que responsabiliser les ados devrait consister à leur dire qu’ils ne doivent qu’obéir à leurs parents et ne rien entendre d’autre que leurs sons de cloche. Ca n’a pas de sens !

    « On parle pas d’enfants qui ont 25 ans, mais plutôt 15, là! »

    Hmm…
    Parce que transmettre à ses enfants un modèle de vie affective et sexuelle, tu penses que ce n’est que lorsqu’ils ont 25 ans qu’il faut commencer à y songer ? !

    « je suis bien content d’avoir eu, lorsque j’avais cet âge là, des parents qui contrôlaient ce que je faisais. »

    J’imagine que tu exprimes, avec des mots différents, ce que je voulais te dire en parlant de connaître les emplois du temps et les fréquentations de nos enfants et de nos ados.

    Pour finir, et désolée de tant me répéter, y compris depuis ton précédent billet sur le projet jumeau de Royal, l’influence que les parents peuvent avoir sur la sexualité de leurs enfants n’est pas compromise. .
    Comme le dit très bien Gwynfrid (salut Gwynfrid au passage, ravie de vous lire 😉 ), si il y a des parents qui se sentent dépossédés de leur responsabilité éducative par ce genre de dispositifs, c’est parce qu’ils le veulent bien.
    Tu verras quand tu seras parent combien nos enfants sont sensibles à nos propos, à nos principes, à nos avis…

  32. pourquoisecompliquerlavie

    Je ne peux qu’approuver Cilia : quand les parents s’en mèlent, bien et tôt, leur avis passe avant celui de l’école (et/ou des copains, copines) et petit ami.

    Le problème c’est ceux dont les parents ne se sont pas assez, bien, suffisamment tôt, et avec suffisamment d’explications (au lieu d’interdictions) occupés.

  33. Gwynfrid

    @ Cilia : ravi de vous lire également.

    « Tu verras quand tu seras parent combien nos enfants sont sensibles à nos propos, à nos principes, à nos avis… »

    +1, évidemment.

    @ Chafouin: Plus généralement, le fait de devenir parent changera votre façon d’aborder ce genre de question. Avant de l’être, on voit ça de façon théorique, qu’on le veuille ou non. Après, les convictions sont les mêmes, mais l’attitude est totalement différente. (C’était ma séquence paternaliste / vieux schnock, désolé 😉 )

  34. @gwynfrid

    Mais j’en suis persuadé… On en a déjà parlé avec cilia et j’admets bien humblement que mes points de vue sont ceux d’un célibataire. Bon, je me marie cette année donc peut-être que ça changera 😉

    Mais en attendant, j’ai le droit d’être un gros réac! 😉

    Bon, PSCLV et cilia, malgré mon jeune âge et ma naïveté de jeune garçon, j’ai du mal à croire que les enfants écoutent les parents sur ce genre de chose… Et si c’était le cas, y aurait-il besoin de prendre ce type de décret?

    @Cilia

    Alors oui nous nous sommes mal compris sur les préservatifs, je voulais dire » oui les préservatifs sont en vente libre, mais c’est du one-shot ». Prendre la pilule est une décision beaucoup plus « grave » dans le sens où c’est plus engageant, voilà ce que je voulais dire. Et en plus, ce n’est pas du tout le même type de produit. C’est justement pour ça que les préservatifs ne se vendent pas sur ordonnance! 😉

    Quant aux parents, bien sûr qu’ils ne sont pas parfaits! ce n’est pas une raison pour les squizzer sur des points aussi importants, je trouve. D’autant, que comme le rappellent plusieurs commentateurs (louve, de mémoire, notamment, et Koz), il ne me semble pas que cette façon de faire aille dans le sens de moins de grossesses non désirées ou de moins d’avortements.

  35. pourquoisecompliquerlavie

    @u Chafouin

    D’abord, félicitations pour votre prochain mariage !

    Bien sur que les enfants écoutent leurs parents si leurs parents sont des parents présents, discutant, expliquant.

    Tous les raisonnements que votre foi d’adulte voous donne aujourd’hui, vous devrez les faire passer à vos enfants, quasiment au berceau. Comme la foi. Il vous faudra regarder la TV, toute la TV, avec eux et leur expliquer, à chaque fois, pourquoi Tartempion a tort et pourquoi Tartemolle aurait dû faire autrement, pourquoi Dieu qui ne veut que notre bonheur, même sur terre, et qui sait parfaitement de quel bois nous sommes faits, pourquoi l’Eglise qui est là pour nous l’expliquer, recommandent un certain nombre de pratiques comme étant le plus sûr chemin vers le bonheur éternel.

    Une interdiction sans explication ne vaut rien. Ce n’est pas éducatif. Et, croyez moi, ce n’est jamais trop tôt. Selon l’âge, les mots peuvent changer, encore que…

    Il ne faut pas oublier que, la nature étant ce qu’elle est, vous devez expliquez avant 10 ans à votre fils que le désir sexuel est animal, et que l’homme doit le dominer pour être un homme et avant 10 ans à votre fille qu’avant de faire plaisir, elle doit mesurer (avec exigence) la qualité de celui à qui elle est tentée de faire plaisir… et réciproquement.

    Je vais probablement choquer, mais éduquer, c’est plus que conduire c’est apprendre à se conduire. Les rènes et les oeillères que certains parents installent sous prétexte de jeunesse et de protection, finiront par tomber et dans la foulée, l’opinion des parents sera disqualifiée.

    Protéger un enfant de la pédophilie, c’est lui expliquer – même à 3 ans – que personne n’a le droit de le toucher au sexe. Je me souviens d’une conversation rapide avec un collègue qui était choqué que sa fille ait appris cela à la maternelle. Ce qui prouve bien que lui n’était pas encore près à le faire.

    Dans le même genre choquant, je pense aussi que nous devons habituer nos enfants à la mort, qu’on doit les emmener – si l’occasion se présente – dire au revoir aux morts, qu’on doit les emmener aux enterrements des membres de la famille, et aussi aux inhumations. Cela ne les choque pas quand ils sont jeunes et il vaut mieux qu’ils en apprennent la réalité avant d’en apprendre l’idée par les mots des autres.

    En fait j’ai élevé mon fils avec à l’esprit, le fait que je pouvais mourir vite et que je devais vite lui « passer » ce qui était pour moi fondamental pour son aptitude au bonheur d’adulte à venir : avoir la foi (avec ce que cela entraîne de mode de vie) et vivre sans moi.

    PS 1. je n’étais pas malade mais je n’avais aucune certitude (comme chacun de nous, à chaque jour de notre vie) d’être là demain. Et je pleurais souvent de l’imaginer sans moi : le pire qui puisse arriver à un enfant, perdre sa mère et je voulais lui donner vite de quoi y survivre aussi bien que possible !

    PS 2. Je ne devrais pas commenter au petit matin, je suis bien sérieuse…..

  36. Palladio

    Ségolène a raison.
    Et son initiative est intelligente.
    Permettre aux filles, et aux garçons aussi, d’avoir une contraception efficace c’est du simple bon sens.
    Et ce n’est certainement pas déposséder les parents de leur rôle, mais permettre a toutes, et tous, d’avoir une sexualité épanouie et sans risques même lorsque « l’autorité parentale » n’a pas les moyens d’informer correctement par manque de volonté ou, plus fréquemment, de connaissance.

  37. cilia

    Chafouin,

    Avec un peu de retard…

    Je suis sincèrement heureuse d’apprendre cette bonne nouvelle ! Voilà une bien jolie année 2010 qui commence pour notre Chafouin… et la Chafouine bien sûr 🙂

    « j’ai du mal à croire que les enfants écoutent les parents sur ce genre de chose… »

    C’est bien pour cela que je parlais plus haut d’influence et non d’autorité.
    Les ados n’écoutent pas leurs parents au sens de l’obéissance enfantine, et c’est même un signe de bonne santé, d’équilibre.
    Mais leur cerveau est largement assez développé et complexe pour que le côté moral, affectif, prudent, expérimenté de la transmission et de l’idéal parentaux (patiemment tissé depuis la naissance), le côté neutre et technique d’un ou deux cours d’éducation sexuelle et enfin le côté ‘j’me la pète’ et/ou ‘faut faire ses preuves’ des copains coexistent et se hiérarchisent sans schizophrénie.

    « Et si c’était le cas, y aurait-il besoin de prendre ce type de décret ? »

    Ben non…mais nos politiques ne s’intéressant que fort peu à la réalité mais étant prêts à beaucoup de bêtises pour préserver leur carrière…

  38. Barbara

    Palladio, je ne pense pas que banaliser la sexualité soit une bonne chose. Donc pour vous, à l’adolescence, l’activité sexuelle vient en complément de la participation à un club sportif , et se situe sur le même plan. On prend la pilule et tout est réglé.
    Mais ce n’est pas vrai. Parce que ça ne se situe pas sur le même plan. Ou alors c’est qu’on en reste sur le seul plan de la satisfaction d’une pulsion. De la même façon qu’un éternuement soulage quand le nez picote. Ca ne même pas très loin. La sexualité n’est réellement comblante que dans le cadre d’une relation affective. A l’adolescence, on n’est pas encore mûr pour s’engager durablement. On évolue encore, on se cherche, on cherche à se rassurer sur sa capacité à plaire. Les relations affectives sont donc de court terme. Mais souvent, l’un des deux s’engage très fort et quand ça casse il le vit vraiment très mal. Alors parler de sexualité harmonieuse…
    Et de toute façon l’efficacité de la contraception n’est pas garantie à 100%. Après, il faut donc choisir entre l’avortement et la grossesse adolescente, je suis loin de trouver ça génial.
    Il faudrait quand même dire aux jeunes que la bonne façon de vivre la sexualité, c’est au sein d’un couple stable susceptible d’accueillir l’enfant s’il vient. Même si on pense qu’il vaut mieux attendre pour en avoir un et si on fait de son mieux pour éviter une grossesse.
    Et seulement s’ils ne veulent pas écouter la voix de la sagesse, leur dire d’utiliser une contraception. En les avertissant de tous les inconvénients qui peuvent en résulter.

  39. jgf36

    @ cilia et les autres (Palladio…) :

    « Mais, ta phrase semble vouloir dire que responsabiliser les ados devrait consister à leur dire qu’ils ne doivent qu’obéir à leurs parents et ne rien entendre d’autre que leurs sons de cloche. Ca n’a pas de sens ! »

    Pourquoi ? J’ai grandi dans une famille où c’était le cas, je ne crois pas être dégénéré… À la maison, il y avait (et il y a toujours !) une « ligne de conduite » à suivre, je ne l’ai pas toujours compris, en particulier quand j’étais ado. Cela m’a parfois pesé, mais je l’ai accepté parce que mes parents m’avaient expliqué que c’était le meilleur pour moi, qu’ils voulaient le meilleur pour moi et donc que si je ne comprenais pas à cet instant là, je pouvais leur faire confiance sur la décision, sur le choix de vie à poser. Aujourd’hui, je comprend. Je leur ai fait confiance et je ne suis pas déçu.

    @ Gwynfrid
    « @ Cilia : ravi de vous lire également.

    “Tu verras quand tu seras parent combien nos enfants sont sensibles à nos propos, à nos principes, à nos avis…”

    +1, évidemment. »

    Je ne vis pas dans le même monde que vous ?

    Quand je me retourne, que je regarde ce que j’ai vécu, je suis heureux de ne pas m’être « grillé » dans une sexualité débridée. Je me marie dans 3 mois, à 26 ans, et la seule femme que je vais connaître, c’est ma (future) femme. Je suis heureux de m’être préservé pour elle, d’avoir conservé ce cadeau, ce joyaux comme dit ma mère. C’est le plus beau que l’on puisse s’offrir le jour de noce. (Chafouin, c’est quand votre mariage ? Vous venez au mien ?)

    Peut-être ai-je eu la chance d’avoir des parents qui se sont investi dans mon éducation ?… Prenez vos responsabilités de parents, et pensez que faire un enfant, c’est s’engager sur 25 ans, et même sur toute une vie !

    Concernant les cours d' »éducation sexuelle », j’ai été choqué de leur contenu : purement technique, et contenant toute les déviances imaginables ! Dans ma famille (milieu médical), ce n’était vraiment pas un sujet tabou : il arrivait que la conversation soit orientée sur ce sujet, sans que cela pose problème. Je n’avais rien de particulier à apprendre à ce niveau à l’école…

    Une précision, cilia :
    Aujourd’hui, j’ai fini ma thèse en sciences et en recherche médicale (je sais, à 26 ans, c’est jeune !) J’ai étudié, entre autre sujet, le VIH (SIDA) : théoriquement, le préservatif est sûr à 99 %. Dans la réalité, on est en dessous de 80 %. le taux est le même pour la pilule concernant la contraception, en raison du très mauvais usage qui en est fait. (comme par exemple, partager avec son copain, ne la prendre que le jour des rapports…) Par contre, l’abstinence, on a 100 % de protection, garantie !!!

    De plus, du point de vue de la médecine, la pilule n’est pas si anodine : imaginez, vous augmentez des doses d’hormones d’un facteur 15 à 100 !!! Grossomodo, vous utilisez une presse de 50 tonnes pour plier un bout de carton… Sans parler des conséquences sur la santé à long terme.

    Pour finir sur ce billet, Chatel ou Royal, c’est du pareil au même : ce qui est électoraliste, ils le prennent… N’oubliez pas : les jeunes de 16 ans cette année auront 18 ans en 2012 !…

  40. @jgf36

    En effet, la ligne de conduite ne vaut que si elle est expliquée et si le sexe n’est pas un sujet tabou. Dans ma famille, c’était plutôt un sujet tabou. Le résultat, dans ce genre de cas, c’est que tu t’informes ailleurs et que ce n’est pas toujours bon.

    Votre mariage? Je n’ai pas reçu d’invitation 😉 Le mien est en septembre.

  41. cilia

    jgf36,

    J’ai relu mes commentaires sous ce fil pour comprendre votre réaction, sans succès je l’avoue.

    Nulle part je n’ai écrit que le préservatif était fiable à 99%, ni que la prise de pilule contraceptive était anodine, ni qu’il ne fallait pas que les parents transmettent des règles, une ligne de conduite à leurs enfants puis adolescents, ni enfin n’ai prétendu qu’on n’était pas parent pour toute la vie et qu’il ne fallait pas s’investir et prendre ses responsabilités de parents.

    Ce que j’ai tenté de faire, en revanche, c’est de témoigner auprès de Chafouin de l’influence profonde que des parents proches, ouverts, investis, confiants sans être naïfs ont sur leurs enfants, et conservent même au cours de leur adolescence.

    Merci donc de ne pas m’attribuer des écrits et des pensées qui ne sont pas les miens.

  42. jgf36

    @cilia

    Je ne cherchais pas à polémiquer, et je suis désolé si je vous ai mal compris. Je pense simplement que le sens de vos commentaires banalise trop la sexualité, n’impose pas (à mon avis) suffisamment de balise. C’est le rôle du parent de dire « non », de se confronter à l’enfant ou à l’ado pour qu’il grandisse. Bien sûr, le « non » doit être adapté à chaque âge, comme je le témoigne précédemment.

    @chafouin

    Moi c’est en avril…

  43. Gwynfrid

    @ jgf36: Il me semble bien vivre dans le même monde que vous. La remarque de Cilia : “Tu verras quand tu seras parent combien nos enfants sont sensibles à nos propos, à nos principes, à nos avis…” est sans ambiguïté. Elle correspond au bon sens et à mon expérience de parent de jeunes enfants. Et, d’après ce que vous décrivez, elle correspond également à votre propre expérience d’ado. Je ne vois donc vraiment pas où est votre souci.

    Il n’y pas lieu de banaliser la sexualité, mais il ne faut pas non plus en faire un problème. Les questions sur ce sujet sont donc à aborder avec naturel – y compris les nécessaires balises, mais l’éducation sur le sujet (comme sur tout sujet, d’ailleurs) ne doit pas se borner à lister des interdits. Je ne dis là rien de bien original…

    Pour ce qui est de l’éducation sexuelle à l’école, si les parents ont fait leur boulot, comme cela a été le cas pour vous, elle ne devrait rien apprendre de neuf aux jeunes. Elle est là pour servir de rattrapage pour ceux qui pour des raisons diverses n’ont pas reçu les bases.

  44. Pingback: Contraception au lycée : le revirement de Luc Chatel | Pensées d'outre-politique

Un petit commentaire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s