« Nous avons réussi à contenir les violences »

Il y a ça :

Et puis ça :

Et puis à côté, vous avez ça :

« Nous avons tiré les leçons des précédents matches. Le dispositif prévu mercredi soir (400 policiers déployés dans les rues pour un match de foot qui avait lieu en Afrique, on rappelle) a parfaitement fonctionné. Nous avons réussi à la fois à contenir les violences, et à canaliser les débordements lors des rassemblements festifs ».

(Jean-Claude Menault, chef de la police du Nord)

Rappelons-lui donc cette réalité : 64 véhicules ont brûlé dans le département mercredi soir, dont 35 à Roubaix. 44 individus ont été interpellés. 4 engins de pompiers dégradés. Les policiers ont reçu des jets de projectiles, et trois d’entre eux ont été blessés. A Maubeuge, l’un d’eux a vu sa visière brisée par un jet de pavé. Un jet de pavé… Mais oui, on a « tiré la leçon » des précédents matches, et le dispositif a « parfaitement fonctionné ». Ou comment on peut dire l’exact contraire de la vérité sans être démenti…

Si on brûle des voitures pour fêter un heureux événement, maintenant…

Hier, un policier, pour rire, me disait que ça l’amusait que pendant ce temps là, à Paris, on discute pour interdire la fessée. On a « tiré la leçon »… Mon oeil!

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38 Commentaires

Classé dans Société

38 réponses à “« Nous avons réussi à contenir les violences »

  1. Ben oui , « Si on brûle des voitures pour fêter un heureux événement, maintenant… », c’est comme ca !
    biz

  2. Bah attends c’est génial non? Ya pas eu de mort, la police à trop géré! Quel réac 😉

  3. @sined

    Alors le jour où ils n’arrivent pas à « gérer les violences », qu’est-ce que ce sera! 😉

  4. @ Chafouin

    Clichy sous bois? 😉

  5. Oh, Chafouin, tu fais dans le constat de novlangue ou de la pignouferie de presse, à présent 😉

    Merci de ces informations, en tout cas.

    Edifiant.

  6. Ca me rappelle l’enthousiasme d’Hortefeux après ses pseudo super résultats sur les chiffres de la délinquance d’octobre tiens…

    Ou comment se voiler la face…

    « pour un match de foot qui avait lieu en Afrique, on rappelle »
    C’est cela qui est le plus fou. Et personne ne s’etonne plus de voir des voitures brûler tellement ça fait partie du quotidien…
    Pour reprendre une formule chère à H16 :

    Ce pays est foutu.

  7. Oscar

    On pouvait d’ailleurs entendre la même chose sur France Inter : pas de problème à la suite du match, tout s’est bien passé.

    Ca pose quand même de sérieuses questions…

  8. do

    Je me demande s’il n’y a pas des gens qui voudraient nous faire penser que tout va bien tandis que ce ne serait pas immédiat comme constat… Je me demande si on ne cherche pas plus ou moins à nous cacher quelque chose qui n’irait pas.

    Je me demande même si l’important pour ces gens ne serait pas de rester en place le plus longtemps possible en masquant ce qui ne va pas, juste parce qu’ils y gagnent beaucoup d’argent, mais pas du tout parce qu’ils ont envie de faire quelque chose d’utile.

    Je me demande si je me le demande vraiment.

    Et si on préparait quelque chose pour quand ça n’ira plus du tout, puisque apparemment, on en est là?

  9. AncillaDomini

    Si vous n’avez pas peur de vous mouiller dans du gros-fascisme-qui-tache, vous pouvez même faire un tour sur fdesouche.com.
    Après le désastre du match aller, ils avaient émis un appel aux témoignages en prévision pour donner une vision « sur le vif » du match retour… Ben c’est autre chose que la Voix du Nord, hein.

    Pour ma part, la gentille-ouverture, c’est terminé.
    Je ne les méprise pas, je ne les hais pas, mais ils ont choisi.
    Ils brûlent mon drapeau et étalent le leur dans les rues aux cris de « Nique la France » ? Je me fais couvrir d’injures parce que je suis blanche et que je porte un béret ? Ils « chassent le blanc » à 20 contre 1 dans les rues de mes villes ?
    C’est bien, nous sommes d’accord sur une chose : « Nique la France, vive l’Algérie ». Il les attend à bras ouverts, le pays de leur coeur. Et les Français pourront enfin penser, vivre et se déplacer librement quand ces Algériens-qui-vivent-en-France auront ôté leurs pieds du paillasson qu’on nous contraint à considérer comme une nation.

    Je n’appartiens pas une « nation » ni à des « idées », moi : j’appartiens à un peuple, et ce peuple est français.
    Mon drapeau n’est pas un joujou avec lequel on fait des torches : c’est le drapeau de mes ancêtres, c’est celui pour lequel ils ont souffert, c’est celui auquel j’ai consacré ma vie en recevant mon Casoar.
    Il est beau, leur drapeau. Mais il est beau de l’autre côté de la Méditerranée.
    On ne met pas deux peuples sur le même territoire en faisant semblant que ça va marcher.

    Je viens de discuter avec un Libanais. Je lui ai raconté la France d’aujourd’hui, je lui ai linké des vidéos.
    C’est le Liban d’avant-guerre civile en copier-coller. Voilà. Témoignage direct. Faites-en ce que vous voulez.
    La génération 68, au nom de son utopie universaliste débile, nous a ôté des mains notre héritage. La France n’est pas, et n’a jamais été, un « territoire sur lequel se rencontrent toutes les cultures ». Depuis 1500 ans, et comme tous les pays qui « tiennent la route », la France est la fusion d’un peuple et du territoire sur lequel il vit.
    Un peu d’humilité dans les conceptions fumeuses, ça ne ferait pas de mal aux pseudo-philosophes qui braillent des cocoricos sur leur tas de fumier ! Leur universalisme de bazar n’est qu’une élucubration franco-française de plus, et qui fait bien rire à l’étranger.

    Dans tous les pays, depuis toujours, les parents se sacrifient pour que vivent leurs enfants. Dans ce pays décérébré, les nôtres nous ont arraché le seul trésor inestimable qu’ils devaient nous transmettre et l’ont livré, sous notre regard effaré, entre les mains d’étrangers qui le piétinent sous nos yeux en nous crachant dessus. Et sortent les couteaux dès que les parents ont le dos tourné.
    Génération monstrueuse, qui après avoir tué ses propres enfants au sein de leur mère, dépouille et condamne à la guerre civile ceux qu’elle avait daigné laisser vivre…

    Je n’en veux pas, de cette guerre civile qui s’annonce. Je n’en veux pas, de ces émeutes. Je n’en veux pas, de ces milices qui champignonnent partout parce que les seuls détenteurs légitimes de la force ont ordre de ne pas en faire usage pour protéger la population.
    Je n’en veux pas.
    Je suis née, j’ai grandi, je me suis préparée à recevoir l’héritage de la France pour le transmettre à mon tour… et me voilà, parvenue à l’âge adulte, au centre du désastre créé de toutes pièces par la folie d’idéalistes de bazar. Pour leur utopie, ils ont hypothéqué ma vie.
    Eux vont finir tranquillement la leur, et moi je courrai dans les rues sous les flammes et les tirs, en tentant de protéger les enfants qui auront eu le malheur de venir au monde dans ce chaos.

    Quelle croix… ! Heureusement que tout est grâce… Trahis par la chair qui nous a engendrés… France… Quelle croix !

  10. AncillaDomini

    @ le chafouin :
    Si vous souhaitez supprimer le commentaire précédent, n’hésitez pas : je sais que cela n’est pas toujours bienvenu sur un blog… :/

  11. Barbara

    @ ancilla domini
    J’avais depuis longtemps fait le raprochement avec le Liban. Vous confirmez mon intuition. Je suis malheureusement, à mon corps défendant, de la génération 68. Mais je n’ai jamais partagé les folles idées véhiculées à l’époque, et qui n’ont pas encore fini leurs ravages.
    Le slogan culte « il est interdit d’interdire » m’avait inspiré cette réflexion : dans ce cas, il est également interdit « d’interdire d’interdire ». Des mots clinquants, mais rien derrrière.

  12. @ancilla

    Il ne faut pas exagerer non plus… Ils ne vous tirent pas dessus…

  13. Rom1

    On va voir ce que ça donne, si vraiment ça tourne à la guerre civile. Personnellement, je pense qu’on est moins proche de la guerre civile maintenant qu’en 1958.

    Si la France avait tenu ses promesses (et respecté ses principes) en accordant l’indépendance à ses colonies en 1918, on n’en serait pas là non plus, mais on ne peut pas réécrire l’histoire.

    Moi j’ai l’impression qu’il y a un problème social. Pas que social, mais en grande partie sociale. Les populations des banlieues sont un peu le nouveau prolétariat de la France. Et de même que l’Europe du XXème siècle a vu pas mal de violences dans les mouvements ouvriers, je pense qu’on n’a pas fini de voir ce genre de scènes à toutes les occasions, hélas. Cependant les difficultés sociales n’excusent pas plus les incendies de voitures qu’elles n’autorisent à assassiner des policiers (sport courant dans le communisme révolutionnaire du début du XXème).

    Les gens qui pour la plupart sont nés et ont grandi en France (et qui pour moi sont français), et qui soutiennent l’équipe d’Algérie, fantasment ce pays . Ils ne semblent d’ailleurs pas songer à s’y installer –alors que nombre de jeunes algériens semblent avoir la France pour seul horizon. Chaque pays ses problèmes.

    Sinon, quand la police ne parvient pas à contenir les violences, ça donne… 2005 ou la Gare du Nord en 2007.

  14. AncillaDomini

    @ Barbara :
    Vous sauvez l’honneur ! 😉

    @ Le Chafouin :
    Sur moi ? Non, pas encore. Sur la police, oui : à la kalash, au mortier artisanal… même la presse-langue-de-bois en a déjà fait mention. Il y avait une machette en balade, aussi, lors des tabassages de la « distribution d’argent ».
    Vous ne croyez tout de même pas qu’ils vont se retenir de tirer sur les « faces de craie », une fois les hostilités franchement déclarées ? Il y a de plus en plus de groupes civils d’autodéfense : les baffes en entraînant d’autres, ça va forcément exploser tôt où tard… Surtout quand les deux parties ont envie d’en découdre.
    La police ne peut déjà plus contenir les mouvements de foule. Lors des tabassages, les CRS attendent jusqu’au dernier moment. Ils ne sont pas assez nombreux et doivent maintenir le rang, sous peine d’être choppés individuellement et lynchés par les émeutiers (c’est ce qui est rapporté par des témoins à propos du match retour Egypte-Algérie).
    C’est devenu tellement gros, tellement évident, tellement voyant, que même l’Observatoire du Parlement s’est enfin décidé à ouvrir une paupière et à lâcher du lest sur l’idéologie du « vivre-ensemble » : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/11/voil%C3%A0-que-la-france-aurait-besoin-dune-immigration-culturelle.html

    @ Rom1 :
    Je ne sais pas si c’était social à l’origine, mais c’est devenu racial aujourd’hui.
    Ils ne crient pas « sales riches » ou « exploiteurs de misère », mais « sales toubabs » et « sales faces de craie ». Lisez et écoutez les témoignages : ils s’en fichent, de savoir si le type d’en face est riche ou pauvre (d’ailleurs, les premières victimes sont leurs voisins blancs et pauvres). Ce qui est chouette, c’est de casser du blanc.
    Mais vous avez raison sur une chose : chaque époque a son lot de violences. Croire que l’on peut bâtir un monde fraternel et mettre fin définitivement à la guerre… c’est une belle utopie, mais ça devient dangereux quand la naïveté devient programme politique.

  15. AncillaDomini

    En somme, il en va des guerres comme des petits conflits entre voisins : il faut faire tout son possible pour arrondir les angles et les éviter au cas par cas, mais partir du principe que l’on peut créer une société où cela n’arriverait plus jamais, c’est d’une naïveté effarante. Il faudrait pour cela que l’être humain ne soit plus jamais ni envieux, ni jaloux, ni fatigué, ni énervé, ni n’ait besoin de se défouler de son stress sur le premier qui passe à portée… Ce n’est plus un être humain, c’est une peluche ! 😀
    Entre peuples, c’est la même chose. Il y a toujours des frictions économiques, politiques, historiques, religieuses… souvent le tout mélangé, embrouillé encore par les évènements particuliers, les familles implantées des deux côtés…
    A moins de vouloir changer le monde en vitrine à peluches, on ne peut pas partir du principe que l’homme est naturellement bon et a naturellement envie d’être très gentil avec son voisin (Rousseau –> autodafé ! 😀 ).

  16. Le problème, Ancilla domini, c’est que vous dissertez plus que vous ne commentez. Vous divaguez sur le thèùme « les méchants étranegrs », en oubliant tout le reste. En oubliant que ce sont justement nos parents, nos grands-parents, qui ont appelé les parents et grands-parents de ces barbares en puissance à venir travailler en France. Moi, je blâme ces idiots qui par démagogie, ont autorisé l’immigration de peuplement, à la place de l’immigration de travail. Le regroupement familial, en ce sens, fut une erreur gigantesque.

    Ces types se croient Algériens mais comme l’a écrit Romain, ils ne le sont pas, c’est juste par communautarisme, pour se sentir exister, car ils sont bien mieux en France et ils le savent bien.

    Après, moi, je refuse de généraliser comme vous le faites, par excès d’imprudence. Pour X barbares prêts à tout pour piller et voler, combien de gens qui galèrent en toute bonne foi?

  17. Barbara

    Bien sûr que les barbares sont une minorité. Mais à partir du moment où on les laisse faire la loi, le nombre importe-t-il ?

  18. S1ned

    Nouveau Film à l’affiche ce jour:
    « 2012: Ancilla Dominici l’avait prédit »

    Je plaisante bien, sûr, mais comme dit chafouin, il ne faut peut-être pas exagérer autant. Bien sûr, y’a des soucis, mais de là à la guerre civile…

    @Chafouin
    « En oubliant que ce sont justement nos parents, nos grands-parents, qui ont appelé les parents et grands-parents de ces barbares en puissance à venir travailler en France »

    C’est clair. C’est évident que c’est eux qui commettent ces actes barbares, de leur libre arbitre, mais au départ ils sont conditionnés à ça. On a donné le baton pour nous faire taper ( et pas tuer hein A.D. ? 😉 )

  19. AncillaDomini

    @ Le Chafouin :

    “En oubliant que ce sont justement nos parents, nos grands-parents, qui ont appelé les parents et grands-parents de ces barbares en puissance à venir travailler en France.”

    C’est justement ce que j’ai dit. Et c’est à eux que j’en veux, pas aux types qui brûlent tout dans les rues. Quand on casse le modèle d’intégration, y a pas d’intégration.

     » Pour X barbares prêts à tout pour piller et voler, combien de gens qui galèrent en toute bonne foi? »

    Tant que les « gens de bonne foi » ne lèvent pas le petit doigt, il n’y a pas d’autre issue que celle que j’ai donnée. Qu’est-ce qu’ils attendent pour les brider, leurs mouflets ?
    A noter que les « petits blancs » ne lèvent pas le petit doigt non plus quand leurs potes se font éclater la tête à 2m d’eux. Chacun pour sa pomme.
    C’est pour ça que je m’attends au chaos : aucune ligne de conduite, aucune pensée politique, aucune morale… ça va juste être de la réaction à chaud.

  20. AncillaDomini

    Pff… et où avez-vous le thème « méchants étrangers » ?
    Quand je croise un Africain en costume-cravate avec un français impeccable, c’est évident que c’est un compatriote ! Il est français, ça se voit.
    Les zigues à capuche qui brûlent le drapeau tricolore en hurlant « Allahu Akbar ! Nique la France ! », en revanche, ils l’ont dit eux-mêmes : ils ne sont pas français.

  21. AncillaDomini

    D’ailleurs, je me trompe : il n’est pas forcément français. Je connais des étrangers (Ivoiriens, Algériens, Koweiti, Sénégalais…) qui parlent très bien français, et qui ne sont pas français du tout…

    Bon, bref, tout ça pour dire que vous poussez un peu le bouchon, parce que je n’ai jamais fait aucun « amalgame (rhââ ! que j’ai horreur de ce mot !) et que si vous relisez mon long – très long – post, vous verrez que c’est à la génération 68 que j’en veux… et pas à ceux qui ont eu le malheur de naître à la même époque que moi dans ce gloubi-boulga « universel » et « ouvert sur le monde ».

  22. @Barbara

    Oui le nombre a une importance, car Ancilla suggère la risque d’une guerre civile, ce qui suppose qu’une partie de la population se soulève contre une autre. Or ici, on a juste des délinquants. Certes barbares, mais des délinquants tout de même.

    @Ancilla

    Votre ils, c’est qui, si ce ne sont les « méchants étrangers »? Dans « Ils brûlent mon drapeau » par exemple? Et ça : « On ne met pas deux peuples sur le même territoire en faisant semblant que ça va marcher. » ?

    On peut, si on s’en donne les moyens. Sauf qu’on a accueilli puis rejetté loin des yeux. Dans ce cas, autant ne pas accueillir du tout…

    @S1ned

    Ils ne sont pas conditionnés à ça! Ils ont un départ plus difficile dans la vie qu’un fils de notaire, c’est sûr. Mais bien d’autres jeunes sont en difficulté, en zone rurale par exemple, et ils ne se révoltent pas ainsi. Je crois en la liberté, et je reste persuadé qu’il n’y a aucun déterminisme. Ce à quoi ils veulent nous faire croire, pour excuser leur dérive violente.

  23. S1ned

    @Chafouin
    C’est exactement ce que j’ai dit:
    « C’est évident que c’est eux qui commettent ces actes barbares, de leur libre arbitre, mais au départ ils sont conditionnés à ça »

    😉

  24. AncillaDomini

    @ Le Chafouin :

     » “On ne met pas deux peuples sur le même territoire en faisant semblant que ça va marcher.” ?
    On peut, si on s’en donne les moyens. Sauf qu’on a accueilli puis rejetté loin des yeux. Dans ce cas, autant ne pas accueillir du tout… »

    Non, on ne peut pas.
    Regardez Israël et les Palestiniens, les Anglais en Irlande, les Européens en Afrique du Nord, les pionniers américains et les Amérindiens, les Chinois au Japon, les Russes en Tchétchénie, les Albanais en Serbie, les Belges au Congo, les Britanniques en Inde, les Français en Indochine…

    Un peuple, ce ne sont pas seulement des gens : c’est la fusion d’une population avec un territoire, une culture, une religion (ou plusieurs, mais c’est plus rare et souvent source de tensions), une histoire. Quand on importe massivement des expatriés sur le territoire d’un autre peuple, le peuple d’origine a tout naturellement l’impression de ne plus être « chez lui »… de même que les exilés ne peuvent pas se sentir « chez eux ».
    Quand une famille immigre dans un pays et que son intégration se déroule « normalement », les parents conservent leur culture d’origine, dont ils ne pourront jamais se séparer, bien qu’ils fassent de constants efforts sur eux-mêmes pour se couler dans le « moule » du peuple qui les accueille. Leurs enfants, en revanche, s’ils sont nés dans ce pays, adoptent assez naturellement la culture, les valeurs, l’histoire et les traditions du pays où ils sont nés… ce qui est à la fois une fierté et une souffrance pour les parents, qui voient leurs enfants s’intégrer avec succès mais renoncer, par le fait même, à leur propre culture qu’ils auraient voulu leur transmettre. A la troisième génération, l’intégration est réalisée et il n’y paraît plus.
    C’est du moins ce qui se passe dans un pays « normal », ie dont la population est majoritairement issue du peuple qui y vit, et où l’intégration de nouveaux arrivants se fait au compte-goutte.

    En France, on a commencé par détruire le « moule » national, en fustigeant tout ce qui était typiquement français, en s’acharnant à le faire disparaître… et en remplaçant toute la richesse perdue (puisqu’elle n’a plus été transmise) par une sorte de « grand tout » uniforme et que ses promoteurs ont voulu universaliste.
    Les immigrés africains et maghrébins de ces 40 dernières années sont arrivés en masse et se sont trouvés (réflexe humain ou politique concertée ?) groupés dans des zones quasi exclusivement peuplées d’étrangers fraîchement débarqués. Ils étaient donc privés dès le départ de ce « moule » national où ils auraient dû, normalement, prendre leur empreinte.
    Ne ressemblant pas à la population nationale, ni physiquement, ni culturellement, ni « religieusement »… (contrairement aux immigrés européens des précédentes vagues) et étant de plus privés de ce « moule », ils ne pouvaient pas s’intégrer : dans de telles conditions, c’était perdu d’avance !
    Car la différence majeure avec les vagues d’immigration précédentes, que refusent de voir nos parangons du « vivre-ensemble », c’est que ces vagues étaient européennes. Malgré les différences entre nos pays respectifs, il y avait néanmoins un fond de culture gréco-latine et chrétienne commun, une histoire commune (mêmes familles royales et impériales, 2000 ans se taper dessus au gré des changements d’alliance), la religion catholique, protestante ou orthodoxe en commun (mine de rien, prier ensemble, c’est « communier » dans tous les sens du terme), une ressemblance physique (même si on reconnaît facilement les traits typiques d’un pays, un Caucasien ressemble plus à un Caucasien qu’à un Maghrébin), etc.
    Bref, on est passé d’une immigration intracontinentale à une immigration intercontinentale. Et au cas où cela n’aurait pas suffi, on a fait venir ceux qui venaient de nous mettre à la porte (les pieds noirs, les familles de colons, les anciens combattants et les anciens de l’OAS ont été ravis !).

    Alors, non, il ne fallait pas les faire venir. Et il ne fallait pas non plus installer sur le territoire ceux qui s’y trouvaient illégalement.
    L’effet « pompe aspirante » que produit l’accueil massif d’étrangers déstabilise autant les pays pauvres d’origine (qui sont lésés d’une grande partie des forces vives dont ils ont cruellement besoin) que le pays d’accueil (où se produit inévitablement le choc culturel décrit précédemment).

    Voilà donc ce qui me fait hurler : cette vanité française, la même qui nous avait jetés dans l’absurdité coloniale, qui a poussé les béats universalistes à implanter en France des millions d’étrangers en croyants que leur « laïcité » et leurs « valeurs d’ouverture et de tolérance » étaient la panacée universelle, le phare de la pensée moderne qui allait réconcilier le monde entier sur un seul territoire.
    Mais non. La France n’est pas un pays de surhommes, voué à éclairer le monde de ses lumières universelles. La France est un pays comme un autre, avec un peuple, une histoire, une culture, une religion (avant que le bazar marxisto-moderniste ne passe par-là…). Et ce peuple comme un autre, quand il est soumis à une invasion massive et brutale de population complètement étrangère, il a les mêmes réactions primaires que tous les peuples du monde. C’est bassement, viscéralement humain, mais c’est comme ça. Et ne pas en tenir compte, c’était criminel.

  25. AncillaDomini

    Je reviens sur ce que vous dites des guerres civiles…
    Comme le fait très justement remarquer Barbara, le nombre importe peu.

    Prenez une population (au hasard) divisée en 2 ou 3 « camps » (pour des raisons politiques, économiques, religieuses… il y a généralement plusieurs facteurs). On va dire 2 pour faire simple (et parce que c’est assez proche de la situation française : Français – de souche ou intégrés – et étrangers dotés d’une carte d’identité).
    Admettons que, pour une raison X ou Y, une poignée d’agitateurs se mette à castagner gratuitement des membres pris au hasard dans le camp d’en face. Au début, pas de réaction : malgré les tensions préexistantes, les cas isolés ne sont pas une raison suffisante pour généraliser.
    Les agitateurs recommencent. S’il n’y a toujours pas de réaction en face (et c’est là qu’était le point crucial, l’aiguillage que la génération précédente a raté et qui aurait peut-être pu nous éviter la guerre), les agitateurs s’enhardissent.

    Nos agitateurs, ils ne viennent pas de n’importe où : ils vivent de façon plus ou moins « communautaire » (sinon on n’aurait pas de « camps » visibles dans la population), regroupés géographiquement, soudés par les tensions qui opposent déjà les « camps » depuis un moment. Si, comme en France, ils sont pauvres, se développent naturellement des trafics en tout genre. Et là (le 2ème aiguillage raté !), soit on réprime, on fait le ménage (voire on renvoie chez eux les délinquants qui n’ont pas la nationalité du pays), soit on laisse faire (avec les excuses compatissantes : « les pauvres, c’est parce qu’ils sont malheureux »). En France, on a choisi la 2ème option, et ce faisant, on a introduit une distinction de facto entre « les Français » (ceux pour qui la loi s’applique) et « les immigrés » (ceux pour qui la loi ne s’applique pas). Je me permets de vous faire remarquer que la loi s’étant appliquée aux Asiatiques, c’est peut-être l’une des raisons expliquant leur intégration…
    Bref : en voulant paraître « gentils », nos idéologues béats leur ont fermé la porte de la « normalité ».
    Apparaissent donc sur le territoire des « zones de non droit » où la loi n’est pas appliquée. Conséquence : les habitants de ces zones y définissent leurs propres règles… toujours en toute impunité.

    Revenons à nos escarmouches initiales…
    Une fois que les tensions sont passées, chez certains, de la pensée à la parole puis à l’acte, les choses vont en dégénérant. Le passage à l’acte violent est une barrière : la franchir désinhibe.
    Cela a lieu d’autant plus fréquemment et vigoureusement dans les « zones de non droit » et il devient pratiquement impossible d’y mettre les pieds.
    Cependant, des individus pauvres (puisqu’en France, nos agitateurs viennent des quartiers défavorisés) de l’autre « camp » vivent aussi, à cause de leurs faibles revenus, dans les mêmes quartiers. En minorité, éléments « ennemis » coincés sur place, ils sont la cible de vexations, brimades, crimes permanents et retirent de ces années d’enfer une haine viscérale pour leurs ennemis.
    Toujours pas de réaction des autorités en place (décidément, en France, nos « amis de la diversité » au pouvoir sont bouchés à l’émeri !) : les tensions s’accroissent et, forts de l’impunité dont ils jouissent habituellement, les agitateurs étendent leur champ de manoeuvre. D’ailleurs, comme le temps a passé, ils ont grandi, ont eu des enfants ou des petits frères, et le prestige de la transgression a fait des émules. Ce qui était une forme de rébellion devient une sorte de « rite de passage », de démonstration de son appartenance au groupe.

    La violence devient progressivement une expression de sa virilité : on accomplit des « exploits » en « se faisant » un rival ou un type du « camp » d’en face.
    Toujours pas de réaction des autorités (j’hallucine en écrivant ça… mais dans quel monde vivaient-ils ?). Peu de condamnations, peines légères, rarement appliquées… : toujours ce système judiciaire à deux vitesses, donc chaque « camp » est bien conscient et qui renforce les inimitiés.

    Constitués en bandes, les agitateurs (nettement plus nombreux et plus violents qu’au tout début) s’aventurent au coeur des lieux de vie de « l’autre camp » et se défoulent : vols, viols, passages à tabac… D’abord de nuit, puis en plein jour.
    Pas de réaction (!) ni d’entre-aide élémentaire (la fameuse « assistance à personne en danger ») : l’autre « camp » est singulièrement aveugle en France à cause du silence des media et de l’ignominie pesant sur toute trace de racisme réel ou soupçonné. Les agressions d’un camp à un autre passent donc pour des bagarres quelconques.
    Enfin, si : réaction violente des anciens habitants des « zones de non droit », qui avaient cru échapper à leurs ennemis en quittant leurs quartiers et se voient envahis. Affrontements en bandes, règlements de comptes, ratonnades de part et d’autre. Justice à deux vitesses : les uns paient, pas les autres.

    Pendant ce temps (émulation, impunité, etc.), les filles s’y mettent. Des « casseuses » se joignent aux « casseurs » puis constituent leurs propres bandes. Cibles privilégiées : les filles du « camp » d’en face.
    Les aventures dans le « camp » d’en face, toujours pas punies, deviennent un jeu (après tout, c’est bien ce que ça veut dire, si c’est drôle et que c’est autorisé ?) et les casseurs méprisent ces « autorités » molles qui ne veulent surtout pas les « stigmatiser » (les pauvres !) et leur lèchent abondamment les Nike à la moindre démonstration de force.
    Les media ne disent rien, la chape de plomb de l’antiracisme interdisant toute « stigmatisation ».

    La fréquence et la violence des agressions augmentent. Les « riverains » des « zones de non droit » ne peuvent pas faire semblant d’ignorer la disproportion du traitement politique, médiatique et judiciaire accordé aux 2 « camps ». Avec le sentiment d’injustice, la haine grandit.
    Le reste de la population, qui ne s’est jamais senti tellement concernée par ce qu’elle ne pouvait pas voir jusqu’alors, commence à ressentir progressivement les effets de l’audace croissance des agitateurs de l’un des « camps » et de la radicalisation en proportion des agitateurs de l’autre « camp ». Surtout que les casseurs prennent progressivement, puis systématiquement, pour cible les concerts de rue et toutes manifestations publiques.
    Les victimes des ratonnades se révoltent à leur tour et rejoignent les agitateurs. D’autres, qui ont vu les agressions et ont fini par comprendre que le phénomène allait s’aggravant (les autorités, cette fois, sont complètement débordées et ne maîtrisent plus rien) les rejoignent également par « instinct de survie », pour assurer eux-mêmes une protection que les autorités légitimes ne sont plus en mesure de fournir. Se sachant en infériorité numérique, ils s’entraînent au combat à mains nues, circulent eux aussi en bandes, deviennent visibles.

    Ca, c’est la situation actuelle. Maintenant, parlons avenir.

    Dans les rues, les bandes, plus nombreuses à mesure que croît le ressentiment, se croisent et se castagnent. Des rencontres fortuites, on passe aux embuscades (plus facile, beaucoup plus efficace). Combat de territoire.
    Les combattants s’aguerrissent, s’arment de barres de fer, cocktails molotov, mortiers improvisés. Blessés, d’abord légers, puis plus graves. Morts. Représailles.
    Des armes de guerre sortent des caves ou sont fournies par les membres de l’un ou l’autre « camp » qui appartiennent aux forces armées (police, gendarmerie, armée) et les détournent pour leurs frères, leurs cousins. Grenades, bombes, pièges.
    Quand un membre d’un « camp » est chopé par les autres, il est séquestré, torturé, voire mis à mort : on lui fait payer les blessures d’untel ou la mort d’un autre. Puis on s’empresse de le faire savoir à l’autre « camp », histoire de bien montrer à qui ils ont à faire. Les autres en font autant. Escalade dans la barbarie.
    Parallèlement, comme les deux « camps » n’ont pas la même religion, on s’en prend aux lieux de culte : portes tagguées, vitraux brisés, profanations, incendies, bombes. On s’en prend éventuellement aux religieux qui les desservent et aux fidèles qui s’y trouvent : ça fera un exemple, et ça excitera peut-être les conversions par la peur. La guère de territoire prend un tour de « conquête » ou de « reconquista » religieuse.
    Dans l’escalade des représailles (chaque action marquante appelant à une réponse plus effroyable), les combattants s’attaquent aux familles de leurs ennemis : chacun sait que pour toucher un homme, le viol et le démembrement de sa femme et de ses enfants sont un moyen plus « marquant » que la simple torture. Attentats, viols barbares et en réunion, tortures, mutilations, accouchements au couteau, immolations par le feu…
    Les premières représailles et les premières tortures, au tout début des affrontements, ont fait tomber les barrières mentales de la maîtrise de soi. Désinhibés par la peur, la haine et la violence ambiante, certains éléments laissent libre court à un fond de sadisme auparavant canalisé par les conventions sociales et l’effet civilisateur d’une société policée.

    Bien sûr, les combattants ne représentent qu’une minorité des 2 « camps ». Mais ce sont eux qui agissent, ce sont eux qui ont les cartes en main. Comme il n’y a personne pour les arrêter, leur nombre n’a guère d’importance (je ne pense pas que la police et l’armée acceptent l’ordre de tirer sur leurs compatriotes).
    Leurs familles les hébergent, les nourrissent, les soutiennent, les cachent au besoin. Elles ne se battent peut-être pas, mais constituent un formidable vivier de victimes potentielles pour des représailles.
    Par les liens familiaux, les pressions, les secrets, les échanges de service… chacun, qu’il le veuille ou non, se trouve nécessairement dans un « camp » ou dans l’autre… ne serait-ce que parce que les « camps » sont identifiables par la couleur de peau : être un gentil « pacifiste » n’est d’aucune utilité quand le crétin d’en face a décidé de vous allumer parce que vous avez la tête de ses ennemis.

    Voilà comment démarre une guerre civile, en résumé. Avec les conditions particulières à la France que j’y ai ajoutées.

    Franchement, Chafouin, si vous trouviez une faille à ce scenario, cela me ferait infiniment plaisir ! 😀
    Je n’en veux pas, de leur guerre.
    J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois aucun autre enchaînement que celui-ci.
    Sauf peut-être une action extérieure que je ne pourrais pas prévoir… ? Peu probable, étant donné que le reste de l’Europe occidentale a grosso modo le même problème au même moment.

  26. AncillaDomini

    Ah, j’ai fait une erreur dans mon (très long) pavé ci-dessus : la « conquête »/ »reconquista » religieuse a déjà commencé, en fait.
    Il y a déjà eu des appels au djihad contre les infidèles chrétiens, des églises vandalisées, un prêtre bombardé de pierres et des mosquées tagguées. Des chrétiens se font traiter de « porcs » et de « sales chiens » par des gamins (qui répètent tout naturellement ce que disent leurs parents)…
    Plusieurs appels publics, venant de France ou de l’étranger, à convertir l’Europe à l’islam et conquérir Rome.
    Ce bazar prend donc déjà une tournure religieuse. 😦

  27. AncillaDomini

    D’ailleurs, je m’aperçois que j’ai encore oublié un truc : la possibilité de se déplacer rapidement (grâce aux réseaux comme FB, twitter ou par sms), par voiture ou par le train, d’une ville à l’autre, afin de fournir des renforts dans un « coup de force » contre des bandes « d’en face » pour récupérer un territoire. Du coup, on pourrait voir resurgir les tactiques de guerilla usuelles, avec des mouvements qui s’organiseraient et se hiérarchiseraient pour gagner en efficacité (il me semble que c’est déjà le cas dans certaines bandes, d’un côté comme de l’autre) au fur et à mesure que les affrontements prendraient de l’ampleur.
    On pourrait alors se retrouver dans une situation semblable aux guerres de religions catholiques-protestants, avec des « fiefs » de l’un ou l’autre camp et un territoire morcelé en fonction des conquêtes… Avec soit une extension aux petites villes puis à la campagne (ça, c’est la marche « normale » des guerres civiles qui partent des centres urbains), soit une éruption de violence dans les petites cités en même temps que le conflit prendrait dans les centres des grandes villes (ça, c’est en tenant compte de l’émulation par le net)… :-/

    Bon je m’arrête là. Fin de l’uchronie.
    Ceci dit, dans tout ce déroulement, je n’ai rien inventé : je n’ai fait que reprendre le déroulement de diverses guerres civiles, ethniques ou religieuses, de diverses époques et divers continents, en les adaptant au contexte français actuel. Rien que du très classique, en somme.

  28. Obi-Wan Kenobi

    Hum, hum… C’est bien beau, tous ces raisonnements. Mais mettons-les à l’épreuve des faits :
    http://www.nordeclair.fr/Actualite/2009/11/21/sanctions-immediates-et-lourdes.shtml
    http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/11/21/article_au-tribunal-de-lille-apres-les-incendies.shtml
    Si l’on en croit les prénoms des interpellés jugés en comparution immédiates, nous avons aussi bien des Maghébins, des Français d’origine maghrébine et des Français ben français (mais leurs parents les ont nantis de prénoms irlandais, allez comprendre).

    Vous pouvez donc cesser de faire des provisions de farine et de sucre, la guerre civile n’est pas pour demain.

    @ Chafouin :
    Comme tu as de la chance d’être né en France. Mais juste pour le fun, imagine que tu sois né en Algérie en 1940, ce qui t’aurait fait 25 ans en 1965. On te propose du boulot chez Renault en France. Tu acceptes. Et tu trouverais normal qu’on t’interdise de faire venir ensuite femme et enfants ?

  29. AncillaDomini

    @ Obi-Wan Kenobi :

    Héhé… « Justice répressive », hein ?
    Plusieurs centaines de casseurs qui se défoulent dans le centre de chaque grande ville (soit plusieurs milliers au total), une centaine d’interpellations pour toute la France.
    Les faits, c’est bien, parce que c’est du concret. Encore faut-il les remettre dans leur contexte pour qu’ils aient un sens. En l’occurence, le seul sens que je vois ici, c’est que la police est complètement débordée. ^^

    Vous avez sans doute entendu l’indignation générale de la presse et des radios nationales à propos de ce jeune Français d’origine marocaine qui s’est fait traiter de « sale Arabe » par un CRS.
    Franchement, avouez que c’est comique : faire un procès en racisme-fascisant-inadmissible à un flic, alors que lui et ses collègues ont passé des heures à se bastonner, en totale infériorité numérique, contre des dizaines d’Algériens qui leur crachaient dessus en les traitant de « sales face de craie », « fils de chienne », « cochons de Français »… Nan, vraiment, avouez que c’est comique. On nage en plein délire ! 😀
    Ils sont impayables, ces journalistes : j’ai beau savoir qu’ils sont toujours d’une mauvaise foi hallucinante, ils arrivent encore à me surprendre !

    « On te propose du boulot chez Renault en France. Tu acceptes. Et tu trouverais normal qu’on t’interdise de faire venir ensuite femme et enfants ? »
    Je vous félicite : vous venez de mettre le doigt sur LE grain de sable qui a grippé la machine.
    Dans un pays normal, doté d’une politique d’immigration normale (et pas dans un machin idéalisé qui se prend pour un territoire universel), on donne un visa au travailleur et un visa à sa famille. Et quand les visa arrivent à expiration, soit ils sont renouvelés, soit le travailleur et sa famille retournent dans leur pays d’origine.
    C’est comme ça que ça passe, normalement. C’est comme ça que je m’attends à ce que se conduise – au hasard – l’ambassade du Japon à mon égard si j’ai envie d’aller travailler là-bas. Je dirais même plus : je ne m’attendrais même pas à ce qu’ils me délivrent le premier visa, puisqu’ils sont maîtres dans leur pays et qu’un visa n’est pas (et n’a jamais été nulle part) un droit.

    Là. Conclusion, toujours la même : ce pays a eu une politique de substitution de population complètement démente, à coup de « libération de la femme » (ah… l’avortement, quel progrès !) d’un côté et de bons sentiments de l’autre (ah… la gentillesse… c’est pas déjà comme ça qu’on a raté l’occasion d’enrayer la 2ème guerre mondiale, par hasard ? ah si).
    Bon. Voilà. Je conchie, à défaut de faire autre chose, parce que je ne vois absolument aucune solution au problème. Si vous en avez une qui tienne la route, je suis preneuse ! 😀

  30. Obi-Wan Kenobi

    @ Ancilla Domini :

    comme ils sont pratiques les raisonnements mêlant immigration, faits divers, avortement, deuxième guerre mondiale et bons sentiments ! Ils sont imparables.

    Mon intervention avait surtout pour but de montrer que votre démonstration d’une imminente guerre de civilisation dans notre pays était à prendre avec des pincettes, puisque le profil des -trop rares- interpellés ne cadrent pas forcément avec un supposé discours anti-France (juste pour info, vous habitez Roubaix ? Vous connaissez cette ville ?). Leur motivation est relativement floue et leurs explications laissent surtout transparaître une grande faiblesse intellectuelle (en d’autres termes, ils agissent parce qu’ils sont complètement cons).
    Au mieux, les casseurs d’après Algérie-Egypte ont agi spontanément par bêtise crasse. Au pire, ils ont été manipulés par des caïds dont le but n’est pas politique mais criminel : protéger leurs trafics en éloignant la police de leur zone commercial. Et ne vous en déplaise, ces caïds ne sont pas tous originaires d’Algérie, du Maroc ou de Tunisie.

    Voilà, c’est tout. Désolé de disconvenir à votre discours apocalyptique.

    Puisque vous m’interpellez sur d’autres sujets, je vais tenter de vous répondre.
    Vous voudriez que je ris à cette histoire de CRS. Hélas, je n’y parviens pas. Je plains les policiers, ils travaillent dans des conditions difficiles. L’insulte « sale Arabe » peut s’expliquer, mais pas s’excuser. « Sale con », oui, pas de problème. Ce n’est certainement pas en proférant des insultes racistes que les CRS seront mieux accueillis.

    Sur l’immigration de travail, votre comparaison avec le Japon est intéressante, mais hélas hors de propos. Affirmez-vous que les relations entre la France et le Japon sont les mêmes qu’entre l’Algérie et la France ? Pensez-vous que leur passé commun est comparable ? Ignorer ou faire mine d’ignorer tous les éléments contextuels ne renforce pas votre argumentation.

    Quant à votre conclusion, non, je n’ai pas de solution clé en main à un problème qu’il faudrait d’ailleurs définir (les violences urbaines ? une islamisation de la France ? soyez précise). Je n’ai que la République et ses lois à proposer, qui doivent garantir la liberté et la sécurité de tous ses citoyens. Ce n’est jamais évident. C’est sûr que tirer dans le tas aurait des effets immédiats. Reste à savoir s’ils seraient positifs.

  31. do

    Il y a des consignes pour ne pas nommer les délinquants d’origine maghrébine dans les journaux pour éviter de les stigmatiser. donc inutile de faire des statistiques sur les noms.

  32. Obi-Wan Kenobi

    @ do :
    C’est totalement faux ! Il suffit d’ouvrir les pages faits-divers et justice des quotidiens du Nord – Pas-de-Calais pour le vérifier. Si vous avez le début d’une preuve, merci de nous en faire part.

    En outre, si vous avez lu les articles que j’ai cité, qui sont les suites judiciaires directes des faits dénoncés par le Chafouin, vous avez justement constaté que des prénoms et/ou des noms à consonance maghrébine sont cités. Le problème pour ceux qui imaginent qu’il n’y avait QUE des Français d’origine étrangère dans ces émeutes, c’est qu’au banc des prévenus, on trouve aussi un John, un Kevin… La réalité a cette chose de pénible qu’elle est toujours plus complexe que ce qu’on voudrait croire.

  33. @ancilla

    Difficile de répondre a des commentaires aussi longs. Pas le courage, désolé.

    @do

    Jamais entendu parler de ca…

    @ObiWan

    Non, je ne trouve pas le regroupement familial normal, surtout si c’est pour caser toutes ces familles au même endroit.

    Ce qui, de fait, ôte toute possibilité de réelle intégration…

  34. S1ned

    « Non, je ne trouve pas le regroupement familial normal, surtout si c’est pour caser toutes ces familles au même endroit. »

    Ben attends quand même, le mec tu le fais venir, mais par contre le p’tit et la femme reste la bas! Tu penses que beaucoup auraient acceptés? Après pour le regroupement entre ces familles, c’est différent !

  35. AncillaDomini

    @ Obi-Wan Kenobi :

    Vous croyez vraiment que je veux tirer dans le tas ?
    Je regarde, j’observe, je compare, je commente.

    Quant à la présence de Français dans ce bazar, pourquoi pas ? Il y en a qui arrivent à se fondre dans le moule des cités. Regardez les photos des diverses émeutes : les encapuchonnés ne sont pas forcément issus de l’immigration.
    De la même façon, beaucoup de femmes françaises des cités se convertissent à l’islam et sortent voilées. Elles ne comprennent pas un mot de ce qu’elles racontent, mais elles se sont fondues dans le moule : invisibles, enfin tranquilles.

    Je vous ai présenté un schéma, qui est, comme tout schéma, schématique. Forcément, il manque des choses, le trait est un peu gros. Mais, globalement, c’est tout de même la direction générale.

    Cependant, je conteste votre hypothèse de la « bêtise crasse » ou de la manipulation : dans ma ville (qui n’est pas aussi importante que Roubaix, et où il n’y a pas eu de casse à ma connaissance), je les ai vus passer ce soir-là. Rodéo en voiture, klaxons continus, paralysie momentanée de l’une des avenues principales, des types à pied entre les voitures forcées à l’arrêt, les drapeaux algériens partout… et l’attitude de ceux qui les brandissaient : ils ne faisaient pas la fête, tout à la joie de leur qualification, ils paradaient en pays conquis. Au lieu de la liesse populaire, une fierté revancharde, des regards arrogants, une hostilité à peine voilée. Je vous assure que la différence est frappante.
    D’autres personnes que moi l’ont remarqué, ailleurs : http://www.koztoujours.fr/?p=6209. Lisez ce billet de Libéral : il n’y a aucune haine, juste la surprise et la consternation. C’est exactement cela que j’ai ressenti en remontant l’avenue. J’étais sidérée.

    A Toulouse, ils ont escaladé le Capitole, mis à terre les drapeaux français, européen et occitan et hissé celui de l’Algérie aux cris de « Vive l’Algérie ! Nique la France ! » A Marseille, ils ont brûlé le drapeau français.
    Si vous, vous n’avez pas conscience de ce qu’un drapeau représente, eux oui, visiblement.

    Bien, je m’arrête là. Je vous l’ai dit : ce capharnaüm, je n’en veux pas. Je le vois venir, c’est tout. Ca ne m’intéresse pas d’avoir raison. Je préfère avoir tort.

  36. @s1ned

    Le regroupement familial a été voté bien plus tard, sous VGE.

    On est donc passé d’une immigration de travail a une immigration de peuplement… Avec le résultat qu’on sait. Trente ans plus tard, ils se croient algériens…

  37. @ancilla

    C’est peut etre partagé, car moi, a lille, j’en ai aussi entendu sinquiéter du résultat de l’équipe de France, et dire que si elle gagnait, on pourrait faire doublement la fete…

  38. et oui…mon fils a perdu sa voiture ( brûlé le soir de la victoire de l’Algerie sur l’Egypte )… L’assurance ne vat pas tout couvrir et il en sera LARGEMENT de sa poche…

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