Quand le féminisme bascule dans la débilité

A l’heure où on a du mal à débarrasser certaines femmes de leurs niqabs et autres burqas, pour les extrémistes féministes françaises, l’urgence pour la femme est de se « viriliser », c’est-à-dire être vulgaire, grossière, dire des gros mots comme les mecs, avoir une grande gueule, une auto clinquante, et cracher dans la rue.

Ce qui serait bien, aussi, c’est que les hommes disposent d’utérus artificiels. Comme ça, il n’y aurait plus d’homme et de femmes, mais uniquement des hofemes.

Ben on n’est pas sorti de l’auberge, avec des truffes pareilles…

Qu’en pense Olympe, éminente féministe de la blogosphère?

(via Le Grand Charles).

44 Commentaires

Classé dans Chafouinage

44 réponses à “Quand le féminisme bascule dans la débilité

  1. 3615 – je suis perdu et je ne sais plus où j’habite..

    On tapote sur son minitel ..on a pas peur… et on va chercher la virilité…
    🙂

  2. zeyesnidzeno

    Je ne sais pas si des propos comme ceux là engagent les « féministes » (si tant est qu’on puisse identifier un groupe particulier et défini à partir de cette appellation) mais cette revendication de « virilité » pour les femmes, au moment ou, pour une fois, une femme, en passe d’accéder aux plus hautes fonctions, avait su allier ambition ET féminité, c’est tout a fait regrettable.

    Quant a l’utérus artificiel, que dire…

  3. cette vidéo n’est pas récente puisque king kong théorie est sorti en 2006.
    c’est un livre important parcequ’il donne à réfléchir mais on n’est pas obligé (et c’est même plutot difficile pour moi) d’être d’accord avec tout.

    Il y a beaucoup de thèmes différents dans cet extrait (et ce n’est qu’un extrait on ne sait pas ce qui s’est dit avant ou après)

    – concernant l’utérus artificiel c’est une anerie sans nom. la théorie universaliste poussée à l’extrême : pour être vraiment égales les femmes doivent être libérées des contingences de la maternité.

    – concernant les gros mots être agressive etc, j’aime bien, parceque l’image de la femme douce est un stéréotypes qui limite les femmes dans leurs relations sociales (mais je n’aime pas vraiment les hommes qui disent des gros mots et roulent sous la table)

    – que les hommes et les femmes partagent virilité et féminité oui. que chacun soit ce qu’il a envie d’être.

    zeyesnidzeno a raison il n’y a pas 1 féminisme,

  4. Je pense qu’il est absurde de vouloir l’égalité hommes – femmes sur tous les plans. Nous sommes différents, c’est pas pour rien ! Chacun(e) sa sensibilité, sa façon d’être…

    Oui à l’égalité de traitement : même salaire à compétences et/ou poste égal par exemple, mais aussi meilleure acceptation sociale des pères qui prennent un congé parental ! Non au nivellement par la bêtise…

  5. Oscar

    « – concernant les gros mots être agressive etc, j’aime bien, parce que l’image de la femme douce est un stéréotypes qui limite les femmes dans leurs relations sociales (mais je n’aime pas vraiment les hommes qui disent des gros mots et roulent sous la table)

    – que les hommes et les femmes partagent virilité et féminité oui. que chacun soit ce qu’il a envie d’être. »

    C’est pas en gros la théorie du gender ça ?

  6. @lavieestbelle

    3615 qui n’en veut… pour les jeunes qui n’en veulent…

    @zeyesnidzeno

    Je ne pense pas que ce propos soit communément apprécié chez les féministes, loin de moi cette idée, mais enfin, cette femme se revendique d’un féminisme d’avant-garde, qui ma foi est assez inquiétant. ça me fait penser à la Halde, voyez-vous. C’est dire si je suis mécontent😉

    @Olympe

    Merci car si j’avais le sentiment qu’en effet cette vidéo – dont vous avez raison de dire que ce n’est qu’un extrait, donc méfiance – n’était pas récente, je n’avais pas la date précise. Je pensais à 2007, mais si vous me dites 2006, très bien.

    « pour être vraiment égales les femmes doivent être libérées des contingences de la maternité »

    Je pense que cette idée est assez répandue chez les féministes, non? C’est la libération absolue…

    Ensuite, cantonner les femmes et les hommes dans des stéréotypes ou des cases, très peu pour moi, mais il y a quand même des caractères propres à l’homme et la femme, et nier la nature est rarement bon. Et puis, je dois avouer que voir la femme vouloir revendiquer ce qu’il y a de pire chez l’homme, ça me fait rire.

    Pour moi, par exemple, voir une femme cracher dans la rue, je trouve ça pire encore. Car je me dis que si l’homme est vulgaire depuis longtemps, ce n’est pas une raison pour que la femme le devienne. Au contraire, elles devraient pousser les hommes à être civilisés.

    @Tigreek

    ET oui, la différence n’est pas un mal! Et en effet, si j’ai envie demain de prendre un congé parental, j’aimerais autant qu’on ne me traite pas comme une femmelette😉

  7. La tête de Lucchini vaut à elle seule le détour !

  8. zeyesnidzeno

    « Ensuite, cantonner les femmes et les hommes dans des stéréotypes ou des cases, très peu pour moi, mais il y a quand même des caractères propres à l’homme et la femme, et nier la nature est rarement bon. Et puis, je dois avouer que voir la femme vouloir revendiquer ce qu’il y a de pire chez l’homme, ça me fait rire. »

    c’est un peu ce sur quoi repose toute la perversité du système, si je peux me permettre🙂 si on admet le principe de la parité Homme/Femme (ou plus généralement de la diversité) il faut savoir démêler ce qui relève de la nature et ce qui relève de la culture en ce qui concerne les caractéristiques spécifiques attribuées aux hommes et aux femmes. Si la maternité (le fait de porter, donner naissance et allaiter un enfant) ne peut être assurer que par les femmes, tous les autres aspects de la parentalité ne devraient pas, en principe, être sexués. Or, cette attribution quasi exclusive de la charge de l’éducation des enfants aux mères, est un frein objectif a l’égalité des chances hommes/femmes dans le domaine professionnel ou politique. Est la nature ou la culture qui est à l’origine de ce déséquilibre?

    Pour le reste, j’approuve sans réserve les 3 points évoqués par Olympe.

  9. Question fort intéresssante au demeurant, puisqu’en effet, on peut considérer que c’est l’habitude et le conditionnement qui font que les homme sont comme-ci et les femmes comme ça. Néanmoins, vous verrez quand même très peu de petites filles jouer au football dans les cours d’école, et bien plus jouer à la marelle ou à l’élastique. Est-on prédestiné à cela, ou est-ce la culture? J’ai tendance à penser que c’est un mixe des deux.

    A mon sens, la politique est là pour règler les injustices, pas pour tout modifier poru arriver à une situation d’égalité parfaite. Donc en effet, vous l’avez dit, les hommes ne pourront jamais assurer le congé maternité (mais le congé parental, pourquoi pas), ni porter le bébé. ça a une incidence : le lien avec la mère est naturellement plus fort.

    En revanche, ce que l’Etat peut faire, c’est atténuer cette inégalité. Interdire aux employeurs de virer une femme enceinte. Assurer un salaire pendant le congé maternité. Autoriser le renouvellement du congé parental, avec une place au chaud. Et bien sûr, assurer l’égalité de salaire, ce qui est loin d’être le cas (quoi que dans ma profession, on soit tous payés de la même façon, hommes ou femmes).

    En revanche, je ne vous suis pas quand vous dites que l’éducation est la charge quasi exclusive des mères… Par éducation, on peut entendre plein de choses : ça peut inclure la nourriture, mais aussi l’habillement, les conduites pour l’école, pour le foot, pour la danse, pour toutes sortes d’activités, l’aide pour les devoirs… Je pense qu’il y a la place pour que père et mère se partagent la tâche équitablement. C’est aussi une question de génération. Je ne sais pas quel âge vous avez, mais j’ai le sentiment qu’à mon âge (26 ans) on a assez bien intégré le partage des tâches. Y compris ménagères😉

  10. cilia

    Je ne suis pas à proprement parler féministe, mais cela me dérange que ce genre de propos soit estampillé féministe.
    Alors, oui, en théorie, qu’il y ait plusieurs formes de féminisme, ça peut se comprendre. Mais en pratique, je crains que ça n’aboutisse surtout à un amalgame finalement néfaste pour les femmes.

    Et je n’ai pas besoin d’aller chercher bien loin pour illustrer mon propos :
    Chafouin écrit au sujet de la libération des contingences de la maternité : « Je pense que cette idée est assez répandue chez les féministes, non? C’est la libération absolue… »
    Ben non ! Justement non. Mais c’est sûr qu’à entendre un délire pareil, je peux comprendre que tu confondes.

    Sinon, Didier + 1

  11. @Cilia

    Cette femme est une caricature, on est d’accord, je ne pense pas une seule seconde qu’elle soit représentative. Ceci dit je ne crois pas que son discours soit néfaste pour les femmes, elle se ridiculise toute seule je crois.
    Mais j’ai posé une question, pas affirmé une certitude : est-ce que je me trompe en disant que c’est assez répandu? C’est une idée que j’ai, mais elle est appelée à être démentie. Tant mieux si tu le fais.

    Sans aller jusqu’aux utérus artificiels, il me semble entendre fréquemment parler de distinction entre sexe et procréation (qui au départ est bien une idée féministe), ce qui à terme (ou à l’extrême) a bien pour conséquence de libérer la femme des contingences de la maternité, non? Mais c’est un peut-être une conséquence détournée, je l’admets, et qui n’est pas forcément l’expression d’une revendication féministe en soi.

    @Didier

    Oui, on sent qu’il répond de façon très courtoise mais qu’il est juste totalement ébahi par tant d’inepties😉

  12. zeyesnidzeno

    et le congé parental pour les hommes, pourquoi pas?

    Bonne question, pourquoi pas? pourquoi le congé parental et le 4/5eme sont ils des aménagements utilisés par une écrasante majorité de femme?

    1) Culturellement, quelques soit les intentions personnelles de chacun, le statut de l’homme au foyer (ne serait-ce qu’un mercredi par semaine) reste difficile à assumer

    2) Professionnellement, ses aménagements constituent un frein objectif dans un monde qui ne tient pas ou peu compte des impératifs familiaux parce que régenté par des hommes historiquement assez peu concernés par ses questions

    Et c’est au regard de ces points là que je considère que les blocages sont aussi (surtout?) d’ordre culturel. Et si tout le monde est d’accord sur le principe de la parité, quand il s’agit d’adopter les aménagements qui permettraient qu’il soit réalisable, on trouve toujours d’excellentes raisons de laisser la femme et la société se débrouiller entre elles…

  13. Je l’ai dit : le lien entre la mère et l’enfant est plus fort (congé maternité, ça veut dire quelque chose), et il est plus « naturel » que la mère assure le congé parental. D’autant plus si les parents ont choisi l’allaitement pr exemple. Mais ceci dit, ce congé n’est pas obligatoire et bcp de parents n’utilisent pas du tout cette possibilité.

    Mais je comprends ce que vous voulez dire : en effet, culturellement, c’est difficile à accepter. Et je suis sûr que si demain je prends un congé parental (quand je dis pourquoi pas, c’est que je n’y suis pas du tout opposé, bien au contraire), tous mes collègues me regarderaient avec de gros yeux.

  14. cilia

    Chafouin,

    « il me semble entendre fréquemment parler de distinction entre sexe et procréation (qui au départ est bien une idée féministe) »
    Mais bien sûr ! C’est un fait très connu d’ailleurs depuis le commencement de l’humanité que les hommes, eux, n’ont envie de sexe que dans le but de procréer.
    Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu😀

  15. Irénée

    1) Lucchini est remarquable, comme à l’habitude.

    2) Avec ce genre de personnes (he, she, it?), les psychanalystes ont encore du pain sur la planche !

  16. @cilia

    je parlais de la lutte pour la liberté de contraception, pour la « maîtrise du corps »😉

  17. Jean Patrick Nazon

    Femme au volant…

  18. @ Le Chafouin

    « Néanmoins, vous verrez quand même très peu de petites filles jouer au football dans les cours d’école, et bien plus jouer à la marelle ou à l’élastique. Est-on prédestiné à cela, ou est-ce la culture? J’ai tendance à penser que c’est un mixe des deux. »

    J’aurais tendance à dire que c’est purement culturel ! Ayant une psychologue dans ma famille qui ne se lasse pas de me répéter tous les codes que je répète depuis l’enfance et de décortiquer l’éducation de mes parents, j’ai pu approfondir la question ! On élève les garçons et les filles dans des rôles bien distincts. Le même comportement ne sera pas du tout accueilli par les adultes de la même manière selon qu’il vient d’une fille ou d’un garçon. Une petite fille se doit d’être sage et calme pour recevoir des compliments. Le même comportement chez un petit garçon générera plus de question: « il est calme, c’est bien, mais il ne devrait pas être plus actif, jouer dehors avec les autres ? ». Et inversement, une petite bagarre entre garçons, ça forge le caractère. Entre filles, c’est du crêpage de chignon et il faut y mettre un terme, car « ce n’est pas comme ça que doit se comporter une fille ».
    Et puis il y a beaucoup de filles qui jouent au foot, même des petites😉

    « Donc en effet, vous l’avez dit, les hommes ne pourront jamais assurer le congé maternité (mais le congé parental, pourquoi pas), ni porter le bébé. ça a une incidence : le lien avec la mère est naturellement plus fort. »

    Groumph. Certes, la grossesse crée un lien entre la mère et l’enfant qui est différent de celui qui existera entre le père et l’enfant. Mais cette histoire d’instinct maternel est plus un mythe qu’une réalité. Déjà parce que dans certaine culture, il n’existe pas (or, s’il s’agit bien d’un instinct, il est naturel, donc ancré dans notre nature de femme, quelle que soit la culture). Et puis, franchement, on en est arrivée à un point de croyance de cette histoire d’instinct maternelle qu’une femme qui n’est pas en adoration devant n’importe quel bébé a un problème quelque part. C’est presque devenu « socialement incorrect » de ne pas vouloir d’enfants. Tout ça parce qu’on croit dur comme fer en « un lien privilégié entre la mère et l’enfant. »

  19. Obi-Wan Kenobi

    Comme disent les nombreuses conquêtes du Chafouin : c’est un peu court, jeune homme ! On en veut plus ! Cet extrait de vidéo laisse vraiment sur sa faim.

    @ Lisa :
    L’instinct maternel, un mythe ? Vous avez un ou des enfants ? Sinon, on en reparle après l’accouchement🙂

  20. laloose

    @Chafouin :
    « Pour moi, par exemple, voir une femme cracher dans la rue, je trouve ça pire encore. Car je me dis que si l’homme est vulgaire depuis longtemps, ce n’est pas une raison pour que la femme le devienne. Au contraire, elles devraient pousser les hommes à être civilisés. »
    +1. Vouloir absolument taxer à l’autre genre ses pires défauts ne me parait guère être une preuve d’intelligence très poussée. Affligeant.

    Enorme la tête de Lucchini, elle vaut le détour…

    Sinon pour revenir au congé « paternité », où l’homme se chargerait de s’occuper du bébé lors des premiers mois, demandez aux femmes ce qu’elles en pensent… je ne pense vraiment pas que beaucoup de femmes accepteraient. En tous cax la mienne, non, et c’est pas faute d’avoir proposé🙂

  21. cilia

    Chafouin,

    Je te taquinais, mais reconnais que ta phrase était involontairement assez comique😉

    Personnellement, je ne me reconnais pas vraiment dans l’expression ‘maître de mon corps’ ou autre ‘mon corps m’appartient’.
    Ce qui est en jeu, je crois, c’est d’essayer d’être relativement maître de sa vie. Et lorsque les connaissances de son temps le permettent, ça passe par la maîtrise de sa sexualité et de sa fécondité.
    Etre mère est probablement ce qui change, conditionne le plus une vie de femme. Donc il est logique que la maîtrise de notre fécondité soit un objectif majeur.
    Et je ne voudrais pas que tu ignores cette réalité très simple, très réelle, et qu’au contraire, tu résumes le féminisme à une distance prise avec notre nature maternelle, voire un refus de cette nature.

    Lisa,

    Ce n’est pas la première fois que j’entends cette théorie que l’instinct maternel n’existe pas.
    Je n’arrive pas y croire mais je voudrais bien que vous nous parliez des cultures qui ne le connaissent pas. D’autre part, je ne tombe pas en adoration devant n’importe quel bébé (je suis pas très bébé ‘faut dire), mais mon instinct maternel, c’est mon enfant qu’il concerne.

  22. On ne devrait pas laisser des gens comme Guy Sorman et Alain Minc faire des enfants, voilà ce que ça donne

  23. Joy voudrait pouvoir se gratter les couilles devant sa télé, c’est vrai que c’est une sensation si douce que l’on peut comprendre.

  24. @cilia

    Je n’ai pas de problème avec le fait de vouloir maîtriser sa vie… mais de mon côté, comme tu le sais, j’ai une « certaine » vision de la vie. Donc pour moi il y a des limites à ne pas dépasser.

    Bon, de toutes façons, je ne suis pas une femme.

    Mais : « il est logique que la maîtrise de notre fécondité soit un objectif majeur » : je dirais que ce doit être un objectif pour tout couple. Mais on ne va pas rentrer dans le débat sur les techniques de contraception, ça va devenir trop intime.

    Mais je suis convaincu qu’une partie du féminisme est une forme de refus, de révolte devant la nature maternelle de la femme. A tort?

    @French connexion

    A la limite, vous pouvez regrouper toutes vos idées (somme toute assez amusantes) dans le même commentaire, non?😉

    @la loose

    ça ne m’étonne guère, j’étais sûr que votre épouse était influencée par la chape de plomb moyenâgeuse…

    @Lisa

    Euh… Désolé mais s’il em semble contestable que TOUTES les femmes aient un instinct maternel avant de donner la vie, en revanche, il me paraît tout aussi incontestable que CELLES qui ont un enfant ont un lien très particulier avec lui, que n’aura jamais un homme… Comme dit cilia, « mon instinct maternel, c’est mon enfant qu’il concerne »

    @JP Nazon

    Merci😉

    @obiwan

    Qu’est-ce qui est court???

  25. Désolé mais je n’en suis pas capable mon cerveau n’est pas assez irrigué

  26. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :
    L’extrait ! ça donne envie de voir la suite du débat. ça a l’air franchement fascinant. Et totalement futile aussi. A quand un débat entre cette délicate jeune femme et Eric Zemmour ?

  27. @french connexion

    En revanche j’ai bien aimé votre petite compilation. Ce pays est foutu si on confie ses clefs à de pareils timbrés.

    @obiwan

    Tu m’étonnes… d’ailleurs je soupçonne luchini d’avoir voulu en dire plus mais de s’être retenu par politesse, car on sent bien qu’il la regarde d’un air qui veut dire « mais qu’est-ce que ça signifie ce cirque? »

  28. cilia

    Mais qu’il est malicieux cet obiwan…

    Chafouin,

    « une partie du féminisme est une forme de refus, de révolte devant la nature maternelle de la femme »

    Le féminisme, en ce qui concerne la question de la fécondité (et le féminisme ne saurait être limité à cette seule question), lutte pour que grâce à la contraception, les femmes puissent maîtriser leur vie. Parce que même si tu n’es pas une femme, tu peux comprendre qu’avoir deux enfants ou en avoir huit ou dix, change radicalement la donne. Mais en cela, nulle trace de refus ou de révolte devant la nature maternelle de la femme !

    Après, à part de cela, c’est vrai, il y a notre conscience, notre cerveau qui peuvent être choqués, révoltés, par la disproportion qui existe, de fait, entre un très bref instant de plaisir physique et une vie entière à devoir être la mère d’une personne. Le cas le plus extrême et le plus compréhensible étant la grossesse conséquente à un viol.
    Mais là, on n’est plus dans le féminisme à proprement parler puisqu’il n’est plus seulement question de lutter contre les discriminations exercées par la société, par les hommes.
    Les femmes sont avant tout des êtres humains, donc doués de raison, de capacité d’imagination, de capacité à lier les événements entre eux, à mesurer le poids des conséquences par rapport à celui des causes, et là, oui, dans certains cas, il peut y avoir révolte contre la nature. La nature tout court. Mais ça, ce n’est pas du féminisme. C’est bien plus ancien et bien plus intrinsèque à la nature humaine.

    Je comprends que tu aies tendance à confondre les deux. Et surtout, tout ceci n’est que ma pensée et non l’expression d’une vérité féminine ou féministe. Mais, non, et j’insiste, vouloir que les femmes soient considérées comme des êtres libres et égaux en droits aux hommes ne signifie pas refus de la nature maternelle des femmes.

  29. cilia

    Euh…pour éviter toute confusion, ajouter après ‘un très bref instant de plaisir’ : y compris uniquement masculin !

    voilà, voilà..

  30. Cilia, je pense que le féminisme n’est pas uniquement une bataille pour que la femme soit l’égale de l’homme. EN l’occurrence, tu parles de maîtrise de sa vie grâce à la maîtrise de son corps, ettu as raison, mais j’ai aussi l’impression qu’il s’agit de ne pas dépendre du mec et de son « plaisir fugace » dont tu parles si poétiquement. De s’en protéger.

    Mais sachant qu’il existe une méthode radicale (la claque, ou le coup de pied où je pense), et que ce n’est pas celle-ci qui est utilisée, on peut bel et bien parler de révolte contre la nature, mais qui n’est pas exclusivement féminine, puisque les hommes en profitent tout autant!😉 Ils ont quand même leur plaisir fugace, et ils sont peinards, sans risque de grossesse imprévue!

  31. « Après, à part de cela, c’est vrai, il y a notre conscience, notre cerveau qui peuvent être choqués, révoltés, par la disproportion qui existe, de fait, entre un très bref instant de plaisir physique et une vie entière à devoir être la mère d’une personne »

    La plaisir physique est une notion toute nouvelle, du moins pour les femmes, vous lisez trop Cosmopolitan et Femme Actuelle. D’autant qu’il existe plusieurs moyens de faire l’amour sans risquer de tomber enceinte, c’est un faux débat, vous êtes égoïste voilà tout, assumez.

    De plus l’avortement est un meurtre, quoi qu’on en pense, nous aurons fait un grand pas civilisationnel lorsqu’on comprendra ça, mais là vous n’êtes pas « choquée, révoltée » n’est-ce pas ? Si le meurtre est le seul moyen de ne pas entraver l’intouchable liberté de la femme à disposer de son corps, alors c’est que cette liberté n’est pas souhaitable.

  32. cilia

    French connexion,

    Il n’est pas dans ma nature de me battre vainement. Donc, je vais répondre à votre message. Si vous avez envie de le comprendre tant mieux et nous pourrons en débattre. Si vous avez envie de troller, ce sera sans moi.

    L’objet de mes commentaires est de dire au Chafouin que le féminisme, je serais tentée de dire le vrai, ou ce qu’il devrait veiller à rester, n’est pas un refus de la nature maternelle des femmes.
    On peut pourtant le penser en voyant certaines campagnes du planning familial, ou en écoutant certaines intervenantes à la télé, notamment.
    Or, figurez-vous qu’il m’importe que le Chafouin ne perçoive pas que ce seul type de messages.
    Si vous avez pris cela pour du militantisme acharné pro IVG, c’est que nous ne nous sommes pas compris.

    Je ne relèverai même pas votre passage sur le plaisir physique tant il est inepte.
    Ah si, pour finir, vous tomber mal. Je n’achète pas de magazines féminins et j’écoute toujours avec grand intérêt les propos d’E. Zemmour.

  33. cilia

    tombez, pardon

  34. Pardon pour la rudesse Cilia, vous m’avez un peu agacé et j’en ai fait beaucoup trop avec vous qui êtes d’ailleurs charmante. Mes excuses.

  35. cilia

    Acceptées.

  36. do

    finalement, le féminisme c’est devenir plus virile, et le virilisme (tiens, ça n’existe pas?) c’est de devenir plus féminin…
    je crois que certaines méthodes de grammaire n’ont pas porté les fruits habituels.

    quant à la théorie du gender qui dit que c’est culturel, d’être femme ou homme, n’importe quel généticien n’a qu’à regarder vos chromosomes pour vous dire ce que vous êtes, même si vous avez changé de sexe 15 fois par choix: chacune de vos cellules vous criera votre sexualité que vous le vouliez ou non.

    à titre indicatif, en Russie où on a nié la féminité, les féministes, elles, demandent d’avoir des travaux différents de ceux des hommes et de pouvoir garder leurs enfants…
    Que celles qui n’en veulent pas maintenant se demandent ce qu’elles diraient si « on » les empêchait d’en avoir…

  37. @french connexion

    merci😉

  38. Obi-Wan Kenobi

    @ French connexion :

    Pourquoi jouer au troll en parlant de l’avortement sous ce post ? Pour le Code pénal, ce n’est pas un meurtre. Quoi qu’on en pense.

  39. do

    Pour le code pénal, l’avortement était un meurtre avant 1973 et ce n’est plus un meurtre depuis; la peine de mort était légale avant 1981 et est abolie depuis.
    Le code pénal a une définition flottante du meurtre,
    les dictionnaires ont une autre définition, il s’agirait de tuer, volontairement, une personne humaine.
    Alors des philosophes se sont emparés de la question de la définition de la « personne », pour pouvoir justifier l’avortement, l’eugénisme et l’euthanasie, en disant que certains êtres humains ne sont pas des personnes. (bébé non né, handicapés mentaux, personnes dans le coma) en disant qu’une personne devait au moins être consciente, etc… Un philosophe d’un autre avis a plaisanté en disant que quand il faisait la sieste, il n’était donc plus une personne…
    On peut en rire, mais c’est ce qui se passe: un bébé désiré et un bébé non désiré n’ont pas le même statut. On parle de « projet parental », pour les embryons, c’est dans la loi!

    ça se résume autrement: quand personne d’assez important ne vous aime, vous n’êtes plus personne, et vous ne pouvez plus revendiquer le droit à la vie. que vous soyez bébé, vieux, handicapé, juif, noir, femme, …ou moche.
    Et la liste ne va faire que de s’allonger…

  40. Obi-Wan Kenobi

    @ do :
    je corrige. Pour le Code pénal, ce n’est plus un meurtre. Quoi qu’on en pense.
    Le Code pénal, c’est ce qui est communément admis et ce qui ne l’est pas. Et effectivement, ce qui est communément admis fluctue selon les époques.

    Pourriez-vous, par ailleurs, ne pas confondre « bébé » et « embryon » ?

    Et si je vous suis bien, il est permis de tuer des juifs, des noirs, des moches et des handicapés à partir du moment où personne ne les aime ?

  41. do

    @Obi-Wan Kenobi : Désolée, je ne peux pas différencier un bébé de son embryon. C’est la même personne; comme moi aujourd’hui et demain. (et il est 22h29). N’importe quelle femme enceinte vous le confirmera: si vous tuez son « embryon » vous ne serez pas accusé d’homicide (le cas s’est déjà produit dans un accident de la route où un bébé est mort dans le ventre de sa mère), mais elle, elle saura que c’est son bébé qui est mort, et que rien ne le remplacera.

    Sinon, je suis d’accord avec votre remarque en partie: ma liste n’est pas juste dans le sens où aujourd’hui, plus personne ou presque ne considère qu’être étranger ou d’une autre religion soit gênant en France, mais si j’ai associé ces catégories, c’est parce que les nouveaux racismes dont je parle ressemblent à ceux que l’on a connus par le passé:

    il est aujourd’hui, sinon permis, du moins non réprimé, ce qui revient au même (et on parle de le légaliser), de tuer des personnes gênantes telles que des bébés présentant un lourd handicap, 1 à 3 jours après la naissance (on leur fait une piqure dans le cordon: je connais un cas, et c’est courant), des personnes en fin de vie (on envoie la dernière infirmière nommée, qui ne reconnaît pas encore le nom du produit léthal: je connais un cas, et c’est courant), des personnes jeunes mais très handicapées (cf Vincent Humbert), simplement parce que ces personnes gênent (le témoignage du kiné de Vincent Humbert montre que ce n’était pas lui qui réclamait la mort). Et je connais une personne qui a été déclarée handicapée parce qu’elle était obèse et n’arrivait pas à trouver de travail pour cette raison; et des personnes cherchent à avorter à 8-9 mois pour des handicaps tels que le bec de lièvre ou un bras diminué, alors que le bébé est tout à fait viable.

    J’aimerais qu’on en sorte enfin, pas qu’on remplace les anciens génocides par des nouveaux sous prétexte de liberté de la femme ou de diminuer la souffrance dans le monde: ce n’est pas plus intelligent que l’idée de créer une race parfaite. Dire que l’embryon ou l’homme diminué n’est qu’un tas de cellules relève de la même atrocité que les esclavagistes qui disaient que les africains n’étaient pas des hommes parce que ça les arrangeait. Plutôt que de la pub pour l’avortement, je préfèrerais de la pub pour une conduite responsable, comme sur la route, pour éviter les accidents. Ce n’est pas une utopie.

  42. Obi-Wan Kenobi

    @ do :

    pas facile de vous répondre car vous mélangez, vous amalgamez tout. Je respecte votre point de vue (vous êtes manifestement résolument contre l’avortement), mais vos arguments sont contestables.

    Les différents stades de développement d’un embryon sont scientifiquement très clairement définis. Où placez-vous le démarrage de la vie ? Etions-nous déjà nous-mêmes quand nous n’étions qu’un amas de quatre cellules ? Une seule cellule-oeuf ? Un ovule et un spermatozoïde séparés ? Si on décide de placer le curseur aussi loin, alors rassurez-vous : la nature se charge du « génocide » bien avant les médecins. Tout n’est pas égal. Et le législateur a décidé d’utiliser ces connaissances scientifiques pour fixer des caps. Je loue sa sagesse.

    Effectivement, la femme enceinte victime d’un accident qui perd son embryon dit avoir perdu son « bébé ». Cela se comprend, nous compatissons. Même si elle a scientifiquement tort. Mais est-ce le moment d’aller lui expliquer cela ? Et si l’auteur de l’accident ne sera pas poursuivi pour homicide volontaire, la perte de l’embryon constituera un élément aggravant au moment de son jugement.

    Mais cette femme que vous nous décrivez est très différente de celle qui va avorter. Cette dernière n’a pas désiré d’enfant, elle ne veut pas qu’une nouvelle vie s’installe. Où est le rapport ?

    Où le rapport, encore, entre un embryon et votre liste d’être humains déjà nés ? Vous connaissez à chaque fois « un cas » donc, c’est… courant. Bref. Sur ces points, je suis d’accord avec vous : il s’agit d’homicides, ils doivent donc être poursuivis. Ce fut d’ailleurs le cas pour la mère de Vincent Humbert et c’est très bien ainsi. On peut déplorer la décision du jury populaire. Mais dans la loi, il est clairement dit que son geste n’est pas permis.

    Où est le rapport encore avec votre histoire d’obèse catégorisé « handicapé » ? C’est un tout autre débat ! (Sur lequel j’ai un avis peut-être sensiblement différent du vôtre, mais arrêtons de nous égarer).

    « Dire que l’embryon ou l’homme diminué n’est qu’un tas de cellules relève de la même atrocité que les esclavagistes qui disaient que les africains n’étaient pas des hommes parce que ça les arrangeait. » Donc je ne suis un affreux esclavagiste. Mais là encore, il y a des réalités scientifiques : au départ une seule cellule, puis deux, puis quatre, puis huit, puis seize. Pas de bras, pas de jambe, pas de coeur, pas de cerveau. Juste un n »tas de cellules » contenant de l’information génétique capable de fabriquer un être humain.

    Enfin, il me semble (mais nous n’avons peut-être pas le même modèle de téléviseur) qu’on ne diffuse jamais de pub pour l’avortement et souvent des pubs sur la sécurité routière (dont les effets sont discutables, mais là encore, c’est un tout autre débat).

  43. Jobanero

    AU BÛCHER LES SEXISTES FÉMINISTES, LES FRANÇAISES N ONT JAMAIS ÉTÉ SOUMISES PAR QUI QUE CE SOIT ET SONT LES DERNIÈRES QUI DEVRAIENT SE PLAINDRE !!!!!

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