La « révolution twitter », vraiment?

twitterQue n’entend-on pas sur twitter en ce moment, au sujet des mouvements populaires en Iran suite aux trucages électoraux plus que probables d’Ahmadinejad! On s’auto-congratule, on se flatte, on parle d’une véritable « révolution twitter », signe de l’avènement d’un réel poids d’internet sur les mouvements contemporains, et surtout, d’une démocratisation de l’accès à l’information. Des clous! Personnellement, même si j’utilise beaucoup twitter, je reste sceptique sur son influence réelle, et en attente sur ses capacités d’évolution.

[Petit propos introductif : Twitter, pour les non-initiés, c’est une plate-forme de microblogging, comme on dit. Les utilisateurs peuvent, en 140 signes, échanger des messages. Sur votre « page », vous ne voyez que les réactualisations de ceux que vous « followez », pour faire un anglicisme affreux. Vous pouvez utiliser ce service pour dialoguer, pour donner des infos sur votre vie (l’heure où vous allez au bistro, par exemple), et plus intéressant, pour partager des informations, des liens, des articles, des photos…]

Certes, c’est très agréable et surtout instructif, pour un occidental assoiffé d’informations, de pouvoir voir en live les photos de untel, blogueur à Téhéran. On a le sentiment de « participer » à l’évenement, et surtout, c’est très pratique pour les accros, quand les médias étrangers n’ont plus le droit de faire leur travail, comme c’est le cas actuellement. Sevré d’images, le consommateur occidental, grâce à twitter, peut les voir malgré tout. Parfait!

C’est à mon humble avis le grand intérêt de la chose : la révolution twitter, c’est celle qui nous permet de disposer d’éléments d’informations malgré la censure. C’est la mondialisation du « bouche à oreille ». Et après?

Il y a une sérieuse réserve, c’est que par ce biais, on peut être complètement manipulé! Qui sait si la photo susvisée a été prise à Téhéran? Qui connait les blogueurs dont on nous parle? Qui connaît le contexte? Qui sait si untel est neutre ou militant? Et n’en déplaise aux fans absolus de twitter, 140 signes, pour informer, et rendre compte d’un problème complexe, c’est court. Déjà que nous, journalistes, on se sent serré quand on dispose de 2000 signes!

Le journaliste Gilles Klein le dit avec passion : « non, je ne compte pas  sur Twitter pour savoir ce qui se passe dans les rues de Téhéran,  je ne compte pas sur le journaliste qui passe sa journée devant Google et Twitter pour signaler, le plus vite possible, la dernière rumeur sur les manifestations de Téhéran depuis Paris, ou New York. Je fais plus confiance au journaliste qui est sur place à Téhéran qui raconte ce qu’il voit…. avec difficulté, sur le terrain. »

Et qu’on ne me rétorque pas qu’il s’agit de snobisme, ou de corporatisme. Il ne s’agit pas de ça, mais de fiabilité de l’information. Quand on me dit que Twitter, c’est l’avenir de l’info, je flippe! Et ce n’est pas parce qu’un journaliste peut ne pas être fiable qu’il faut le remplacer par un étudiant protestataire juge et partie. Dont l’avis, par ailleurs, peut être pour autant très intéressant à lire en complément, ou à titre de témoignage!

Ensuite, je dirais que Twitter n’est pas un média universel, ce qui limite diablement sa force de frappe et son intérêt. Il faudrait veiller à ne pas fantasmer son impact, vu le faible nombre d’utilisateurs. Là encore, merci à Gilles Klein, qui a donné un peu de publicité à une étude qui recadre un peu les choses : « Selon une étude HubSpot basée sur un échantillon de 4,5 millions de comptes Twitter  surveillés pendant plusieurs mois, 55.5% des inscrits ne lisent les Twitts d’aucun autre utilisateur (not following anyone), 54.9% n’ont jamais écrit un seul message sur Twitter (never tweeted), 52.7% n’ont pas un seul lecteur (no followers) ».

N’est-ce pas le syndrôme effet de mode? Rappelons-nous les blablas qu’on racontait sur Second Life, par exemple : aujourd’hui, plus personne n’en parle. Et je parie que Facebook suivra la même trajectoire.

Et le rôle de twitter sur le mouvement en lui-même? C’est ça, la question essentielle. Certes, il permet pour certaines élites, geeks, blogueurs ou leaders d’opinions, de contourner le brouillage des SMS ou le blocage de Facebook ou You Tube, mais peut-on aller plus loin, comme le font certains : peut-on dire de cette « révolution » qu’elle est twitterisée? C’est-à-dire : est-ce le moteur du mouvement? Est-ce twitter, qui envoie des centaines de milliers de personnes braver la mort, sur les places de Téhéran? D’après ce que j’ai lu, les médias iraniens parlent bel et bien des émeutes… Et le téléphone fonctionne, aux dernières nouvelles. Croit-on vraiment qu’un média utilisé par une ultra-minorité soit le déclencheur d’une révolution, là où on peut se passer un bon vieux coup de fil?

J’ai assez apprécié le commentaire qu’en fait Radical Chic, qui s’amuse de ce que nos bons médias français s’extasient chacun à leur tour sur le « phénomène » twitter : « ça devient délirant quand le niveau d’excitation sur le média Twitter remplace l’analyse du phénomène lui-même. Personne ne sait si la fraude est avérée ou non (ce qui est normal), personne ne comprend rien à l’Iran et à son système politique ultra complexe, mais tout le monde se regarde le nombril et s’émerveille sur le pouvoir des nouvelles technologies. »

Voilà. Une fois qu’on en a fait des tartines sur le plaisir que ressentent les journalistes et blogueurs français à recevoir des infos exotiques, en direct du front, via twitter, eh bien on n’en sait pas beaucoup plus sur ce mouvement.

J’ajoute, en guise de pirouette et pour finir en élargissant le sujet, comme diraient les profs de philo, que les mouvements de sympathie occidentaux pour les rebellions lointaines ne sont pas nouvelles, mais souvent éphémères : que reste-t-il des révolutions géorgiennes ou ukrainiennes? pas grand-chose. Alors méfions-nous, avant de prendre sans recul le parti d’opposants soi-disant réformistes.

22 Commentaires

Classé dans Blogs, Médias/journalistes

22 réponses à “La « révolution twitter », vraiment?

  1. C’est surtout le faible nombre d’utilisateurs qui pose problème. Si Twitter atteint un jour le taux d’équipement en postes de radio, télé, téléphone, on pourra alors parler de « révolution Twitter ».

    Il n’est pas inutile de l’anticiper si elle doit arriver – c’est le rôle des analystes du web comme ex-Versac -, mais les conclusions que j’ai pu en lire sont franchement prématurées. On a l’impression que certains Français twittent sur l’Iran pour s’auto-convaincre que cette révolution est arrivée.

  2. « C’est surtout le faible nombre d’utilisateurs qui pose problème. Si Twitter atteint un jour le taux d’équipement en postes de radio, télé, téléphone, on pourra alors parler de “révolution Twitter”. « 

    Et aussi, lorsqu’on aura tous les moyens de twitter en cours de journée et pas juste le soir et le matin. Mais même à ce moment là, demeurera l’écueil du format…

  3. Ce qui est « intéressant », avec Twitter en Iran, et un peu grisant je suppose, c’est que non seulement on croule sous les informations de multiples sources internes, qui en plus twittent en anglais (donc tout le monde comprend), mais en plus, c’est presque devenu l’un des seuls médium de communication vers l’étranger, puisque le travail des journalistes, comme tu l’as souligné, est entravé.

    Mais comme toi, je n’accorde qu’une confiance limitée à Twitter, tout simplement parce que l’on ne sait rien des sources, et parce que les gens qui twittent ne sont pas des journalistes.
    J’utilise twitter comme un flux d’information, en suivant notamment les brèves des différents journaux internationaux, et ça me plait de pouvoir suivre de l’intérieur les évènements en Iran, mais je ne considère pas ce que j’y lis comme des informations totalement fiables.

  4. Pardon de poser la question, mais votre message peut-il être vu comme une défense corporatiste de son gagne-pain? J’entends par là : si Twitter et compagnie deviennent efficace dans l’élaboration des news, n’est-ce pas le métier de journaliste qui devra être revu de fond en comble?

    Voir notamment le modeste article que j’ai écrit le 15 aout 2006 sur le sujet : http://mondodingo.blogspot.com/2006/08/internet-et-la-technologie-change-les.html

  5. RoseNoire

    Tout à fait d’accord avec ton billet, Chafouin, et je ne suis pas journaliste. J’ai donc une approche assez neutre de la chose.
    Cependant, mes vieux réflexes de scientifique butent sur la même pierre d’achoppement que toi: une source qu’il est impossible de vérifier est suspecte. Personne ne sait en effet qui twitte: opposant ou agent gouvernemental qui manipule l’info? Cette photo a-t-elle été prise à Téhéran ou Outsiplou? Hier soir ou…on ne sait quand?

    Non, je vais comme à mon habitude être piquante et cynique: la blogosphère bruisse de toutes parts avec la twittérisation des évènements en Iran, mais on est dans l’émotionnel et non le rationnel. Il y en a qui se font mousser en ayant l’impression d’assister à un nouveau printemps de Prague mais, sauf développement majeur et réel, qui en parlera encore dans quelques semaines?
    Le Bobo internetus aime à se mobiliser pour de grandes causes: Tibet, Birmanie, etc…C’est beau, c’est chaud, on se paie le luxe de se sentir conscientisé.
    Mais cela ne l’intéresse pas très longtemps.

    (Oui, je sais, il y a un peu de mépris dans ces lignes. Mais je préfère de loin m’accrocher de temps à autre avec un Chafouin dont les valeurs et les idées sont aussi stables qu’une boussole indiquant le Nord, que d’écouter discourir les feuilles mortes de la blogosphère, qui vont là où le vent les mènent sans aucune opinion propre. Fin du hors sujet)

  6. Obi-Wan Kenobi

    En tant que journaliste, je suis bien sûr pleinement d’accord avec le Chafouin. Et ce par pur corporatisme parce que c’est bien connu, les journalistes ne servent à rien à part peut-être ciré les pompes du pouvoir en place (ou à venir pour les plus malins).

    Ironie à part, j’espère que tes contradicteurs, Chafouin, pousseront un peu l’argumentation.

    PS : tu es bien pessimiste au sujet de Facebook. Pour ma part, je pense que ce fichier Edvige amélioré a encore un bel avenir devant lui.

    PS 2 : tu serais d’accord pour monter Piou-Piou, un twitter à la française ? On pourrait se faire des couilles en or !

  7. @chitah

    je m’inquiète que mon métier disparaisse, en effet. Mais ce n’est pas la concurrence qui me fait peur, juste le devenir de l’information.Quand les journalistes n’existeront plus, qui pour confirmer les faits?

  8. J’ai une proposition à faire (attention, elle est violente) : et si, au lieu de voir chaque nouveauté ou changement comme une menace pour soi-même, pour les autres ou pour tout le monde, on essayait plutôt d’en analyser les tenants et les aboutissants, et surtout les possibilités, afin de pouvoir en tirer parti ?

    Je sais que ça fait un peu peur, mais ce serait peut-être une bonne idée de se saisir de notre avenir plutôt que d’en avoir peur.

  9. Obi-Wan Kenobi

    @ Rubin :

    mais je vous en prie, analysez, argumentez ! Dire que chaque nouveauté, chaque progrès contient une part d’avantages et une part d’inconvénients, c’est une évidence. Mais ensuite, quand on fait le bilan ? Faut-il regarder béatement chaque innovation que le monde moderne nous propose ?

  10. @Obi-Wan : j’ai fait un peu de ça chez moi, et je n’aime ni me faire de la pub en postant des liens chez les copains, ni recopier mes billets chez eux😉

    À toutes fins utiles, je peux en revanche vous offrir celui-ci : http://news.cnet.com/8301-13577_3-10267946-36.html

  11. @rubin et si, au lieu de balayer d’un revers de la maib ce billet, avec des propos somme toute assez peremptoires, tu commentais sur le fond?
    Ta petite saillie sur un conflit anciens/modernes est sympathique, mais pas tres convaincante.
    De plus, twitter ne concurrence pas les medias traditionnels,puisqu,il est un transmetteur de liens, et pas un createur d’informations.

  12. Non mais inutile de s’inquiéter pour le métier de journaliste ! Pour le sort de la presse écrite papier, je veux bien, mais toutes les spéculations sur un bouleversement du métier de journalistes viennent généralement de gourous du net, apôtres du 2.0 englués dans leur propre perception des choses.

    Au final, que restera-t-il de tous les phénomènes qui se succèdent, les blogs, Facebook, twitter, etc ? Après les effets de mode, je pense qu’on en retiendra surtout des outils pratiques pour certains usages. En l’occurrence, pas de quoi remettre en cause le métier de journaliste.

    Et au passage, la blogosphère, c’est combien de personnes ? Auteurs comme lecteurs compris, je pense que ce doit être bien peu en rapport avec la population totale. Alors les messages de 140 caractères…

  13. Arlequin

    Cela fait des dizaines d’années que l’on s’inquiète du métier de journaliste, mais comme beaucoup ne lisent que les écrits des journalistes, peu sont au fait de cette réalité, à commencer par les journalistes !

    Et pour ne pas être totalement hors sujet, j’ajouterai que le métier de journaliste est fortement contesté par la blogosphère, car tout honnête homme est en moyen de rivaliser avec le niveau de compétence moyen des journalistes.

  14. @Xerbias

    Certes. Je commence à en avoir un tout petit peu assez des blogueurs qui donnent des leçons aux journalistes du haut de leur vague commentaire sur l’actualité.

    @Arlequin

    Mais bien sûr, à mort les élites! Le citoyen lambda est roi, tous les avis se valent, et vive ségolène royal.

    Il ne s’agit pas de compétence, mais de professionalisme. La plupart des blogueurs, je le répète, donnent des leçons alors qu’ils ne font qu’utiliser le matériau produit par les journalistes : l’information.

  15. Obi-Wan Kenobi

    @ Rubin :

    Je suis allé voir le fond de ta pensée sur ton blog et je suis désolé, mais c’est un peu court jeune homme ! Tu dis notamment que « l’avenir est à l’immédiateté ». Premièrement : qu’est-ce qui te permet de l’affirmer ? Deuxièmement : crois-tu vraiment qu’il faille s’en réjouir ?

    @ Arlequin :

    « Le métier de journaliste est fortement contesté par la blogosphère, car tout honnête homme est en moyen de rivaliser avec le niveau de compétence moyen des journalistes ».

    Est « en moyen », certes : ce métier ne requiert de toutes façons aucun diplôme. Mais « tout honnête homme » a-t-il les moyens ? C’est-à-dire le temps à consacrer, l’accès aux sources, le réseau d’informateurs ? C’est ça tout l’enjeu et je crois que le Chafouin l’a bien posé : on attend d’un journaliste qu’il fournisse une info vérifiée. Allez poser une question à un ministère en vous présentant comme « blogueur » !

    Ce privilège ne signifie pas que les médias traditionnels, et particulièrement la presse écrite, ne vont pas disparaître. Mais « on » aurait tort de se réjouir de cette disparition ou de s’en moquer puisqu’il y a twitter et les blogs.

  16. Pingback: Révolution Neda « La Pomme de la Discorde

  17. narvic

    @ Le chafouin

    Ne pas confondre l’outil et son usage. L’outil Twitter peut être utilisé pour faire du journalisme, ou pour tout autre chose. L’outil ne remplace pas l’usage, il permet des usages. C’est exactement la même chose avec le blog.

    Ni le blog, ni Twitter ne remplacent le journalisme, comme la machine à coudre ne remplace pas la couturière. Mais la machine à coudre facilite le travail de la couturière d’un côté, et facilite l’accès à la couture pour des non-couturières d’un autre.

    Les outils du net peuvent être utilisés par des journalistes professionnels pour faciliter leur travail, et ils permettent en même temps le développement d’un journalisme amateur. Même si les frontière s’estompent, la question reste entière : tout n’est pas du journalisme, et notamment le fait de publier ou diffuser quelque chose ne suffit pas à faire un journaliste. Encore faut-il que ce qui est diffusé soit une information, selon les critères du journalisme. Peu importe le caractère professionnel ou amateur, c’est la nature du contenu et les procédures mises en place pour le produire qui comptent.

  18. @narvic

    Entièrement d’accord! L’outil est à disposition de l’ouvrier. Et un bon outil ne fait pas un bon ouvrier…

    Or on ne cesse de nous abîmer les oreilles à nous hurler que ces nouveaux médias sont le signe d’un nouveau journalisme, que c’est l’avenir, que ça montre la nullité des médias traditionnels… Non, ils sont juste un nouvel outil. Avec les réserves que j’ai émises sur l’immédiateté, et qui ne va pas dans le sens de l’amélioration de la fiabilité de l’info…

  19. Obi-Wan Kenobi

    @ narvic :

    et alors, quelles conclusions tirez-vous de votre exposé théorique ? Les nouveaux outils vont-ils favoriser l’émergence d’un nouveau journalisme ? Et est-ce une bonne nouvelle ?

  20. S1ned

    Je ne comprend pas pourquoi on fait un tel foin de twitter !
    Il y a 10 ans, on a sûrement dit que les blogs étaient la nouvelle facon de débattre et que les débats télévisés allaient disparaîtrent et gnagnagna….
    Aujourd’hui, que se passe t’il face à ceci?
    1- Les débats sont encore là que je sache
    2- Il y a maintenant des blogs fiables, et d’autres moins, des blogs où les débats sont intéressants et d’autres non.

    Comparez cela avec twitter.
    On dit que c’est le nouveau journalisme et que la presse écrite disparaîtra!
    On dit « ouais, mais bon, voilà, quoi, enfin bon, c’est pas sûr, si? Vous êtes sur? Ouai mais bon, voilà ca dépend… »

    Bien sûr! Cela dépend! La aussi il va falloir se créer son « carnet d’adresses » de même que pour tout bon journaliste. Il va falloir démêler le faux du vrai, les profils fiables des autres, et patati et patata ce qui est somme toute l’activité quotidienne de la presse écrite. Cela va juste être de nouvelles sources! Et pour quelques « twitteristes » reconnus, là on pourra parler de journalisme!

  21. narvic

    @ Obi-Wan Kenobi

    « Exposé théorique » en quinze ligne de commentaire sur un blog ? Comme vous y allez !

    Quelques éléments de réponses sur mon avis sur la question parmi les 600 billets et quelques millions de signes accumulés de mon défunt blog. Bonne lecture.😉

  22. do

    ça zappe de plus en plus vite: quand on se serait tous équipés pour twitter, les concurrents auraient inventé dix systèmes ultérieurs et on ne parlerait plus de twitter, et on ferait des pronostics sur un autre truc.
    le moteur c’est l’escalade informatique, le fric, quoi. les évènements resteront tristement les mêmes. seule l’indifférence croît vraiment: comment croire qu’on va sauver qui que ce soit avec un clavier à 12 touches ! quand on est (comme moi) devant cet hameçon, on n’est pas dans la rue ni dans une association pour faire avancer quelque chose. « paroles paroles paroles ». distractions. je vais me coucher. ça faisait 9 jours sans blog. c’était bien aussi!

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