La grande gueulante contre les patrons

patronPlus les jours passent, plus je me demande à quoi rime exactement cette campagne montrant du doigt quasiment quotidiennement les agissements de telle ou telle entreprise, tel ou tel patron, alors qu’hier, est sorti au journal officiel le fameux décret interdisant les stocks options et encadrant les bonus pour les entreprises ayant bénéficié d’aides de l’Etat. Hormis les épisodes de Valéo et de la Société générale, les autres exemples donnés me semblent un peu hors sujets et cachent une forme d’égalitarisme qui ne dit rien qui vaille.

On a d’abord eu cette affaire de bonus effarants accordés aux dirigeants de la Société générale, qui ont fini par y renoncer devant la bronca que l’annonce de cette rémunération additionnelle avait suscitée. Puis on nous a conté l’histoire de ce parachute doré chez Valeo, dont le patron a quitté l’entreprise avec plus de 3 millions d’euros, après que l’entreprise, largement soutenue par l’Etat depuis le début de la crise, a annoncé le licenciement de 1 600 personnes : « Ceux qui ne font pas preuve de responsabilité mettent en péril l’ensemble de notre système économique et social », a déclaré François Fillon à cette occasion…

N’ayons pas peur des mots! Certes, ça ne nous fait pas de mal, de temps à autre, de penser un peu à la justice sociale. Même s’il est un peu amusant d’entendre certains parler de morale, là où il y a quelques jours encore, on réclamait que celle-ci sorte du débat public. Bref. Il n’y a pas de raison que dans une même entreprise, certains trinquent pendant que d’autres se goinfrent. Les salariés ne peuvent comprendre qu’il n’y ait pas de sous pour eux, qu’il faille se « serrer la ceinture », mais qu’il y en ait pour ceux qui sont déjà si confortablement payés.

Mais tout cela ressemble à s’y méprendre à un nouvel exemple d’hallali médiatique. On cherche des coupables à tout prix, des boucs-émissaires de la crise, des responsables du malheur public, et il sont tout trouvés en la personne du patron. Du coup, les médias sont entrés en traque. Et chassent tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à un avantage indu. Tout ce qui pourrait faire dire au populo : « C’est dégueulasse! ».

Quitte à trouver des exemples qui n’ont rien à voir avec les précédents, comme ce bonus de 70 millions d’euros accordés à 8 000 traders, chez Natixis, dont les dirigeants avaient eux-même renoncé à tout stock-option pour 2009. Sait-on combien ces 8 000 traders touchent individuellement? Non. Sait-on ce que collectivement, ils ont apporté à l’entreprise en question? Non. Et avant de connaître ces données de base, on fustige publiquement.

Comme si l’absence de bonus du trader allait changer quoi que ce soit à la crise économique. Comme si ces rémunérations effarantes étaient à l’origine de la crise.

On a aussi parlé de la distribution de plusieurs million de stock-option aux dirigeants de GDF-Suez. En oubliant de préciser que plusieurs milliers de collaborateurs du groupe sont concernés, et que cette entreprise, d’une part n’a pas touché de subside de l’Etat, et d’autre part, projette d’embaucher 8 000 personnes en 2009… Las, le PDG et le vice-président du groupe ont renoncé à cet avantage par souci de « responsabilité ».

On parle aussi de la retraite de Daniel Bouton, le Pdg de la SoGé. Il doit toucher 727 500€ par an, et la Société générale va rajouter 240 000€ (coup de pouce général pour tous les mandataires sociaux de la banque, ce qui représente près de 33 millions d’euros provisionnés au total), ce qui fera un peu moins de 1 M€ par an.

Certes, c’est beaucoup. Certes, cela nous paraît injuste, nous qui ne gagnerons jamais cela dans toute une vie. A vrai dire, cela nous paraît même irréel. D’autant qu’on a le sentiment qu’il s’agit en l’occurrence de notre argent, puisque la SoGé a été largement aidée par l’Etat.

Mais j’ai un peu de mal avec cette espèce de jalousie qui se cache derrière cette polémique et toutes ces « révélations », dont la concommittence ne tient certainement pas du hasard. Cette espèce de marxisme sous-jacent, cet égalitarisme qui veut supprimer toute distinction, tout élitisme. Daniel Bouton est plus brillant que moi, il contribue bien plus que moi à la richesse nationale, paie bien plus d’impôts que moi, et donc, je me moque complètement du montant de sa retraite : il est tout naturel qu’il touche un gros paquet de fric.

Combien vaut-il? Bonne question. Que celui qui a la réponse lève le doigt.

Le fait même que le décret pris par le gouvernement se cantonne à réglementer les rémunérations variables des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat jusqu’à la fin 2010 montre bien qu’on se fiche du monde : cela revient à dire « vos salaires ne sont pas choquants en soi, mais bon, pas maintenant, hein, s’il vous plaît… ».

« Les Français ne peuvent se contenter de ces quelques mesures cosmétiques et médiatiques alors qu’il n’y a pas un seul jour sans qu’une usine ne ferme », estime le communiste Patrick Braouezec, qui résume bien la situation : quel rapport entre la retraite de Daniel Bouton, les stock-option de Gdf-Suez, les bonus des traders de Natixis, et la fermeture de l’usine Continental? J’ai beau chercher, je vois pas… Alors parce que des usines ferment, il faut sévir vis-à-vis de tous les grands patrons, c’est ça?

Heureusement, nos Fouquier-Tinville modernes ont encore du pain sur la planche, s’ils veulent traquer toutes les injustices salariales de notre monde. Tiens, il n’y a qu’à regarder les revenus des footballeurs : c’est pas « dégueulasse », ça, de toucher autant pour courir derrière un ballon? Tiens, ça ferait une bonne polémique de comptoir.

15 Commentaires

Classé dans Chafouinage

15 réponses à “La grande gueulante contre les patrons

  1. « Daniel Bouton est plus brillant que moi, il contribue bien plus que moi à la richesse nationale »
    Qu’est ce que tu en sais ? C’est uniquement car il gagne plus d’argent que toi que tu le consideres comme meritant ?

    La polémique de comptoir c’est mon dada : un footballeur quand il affiche des resultats mediocres pour son club ne va pas decider de virer les gens qui participent a la generation des richesses sous sa direction, car il genere son fric par son seul talent (reel ou suppose).

  2. @garçon

    Je ne crée aucune richesse, étant un parasite de l’info…;)

    Sinon, je considère qu’une grande banque crée de la richesse, oui. Qu’il lui faut un patron. Que ce type a toutes les chances d’être brillant, d’avoir fait de grandes études, et il est donc normal qu’il soit mieux payé que le guichetier, surtout quand la banque a de bons résultats. Après, tout est question de mesures, mais est-ce vraiment à l’Etat d’en décider?

    Ta réflexion sur le footballeur est juste, mais c’est exactement pareil pour le trader de natixis. Il a rapporté de l’argent, c’est normal qu’il ait un retour… S’il n’en a pas créé, il n’a pas de bonus, ou moins que les autres…

  3. captaineuropa

    @ Le Chafouin : pour la Société générale, le cas est un peu différent, puisque l’État en est devenu un actionnaire important (à hauteur de 8 %), et qu’il a donc, comme tout actionnaire, son mot à dire sur les rémunérations des dirigeants. Reste qu’il aurait pu se contenter de faire valoir ses droits d’actionnaire, au lieu de passer absurdement par la voie réglementaire…

  4. Obi-Wan Kenobi

    Un modèle économique où tout le monde serait payé pareil, on l’a vu, ça ne marche pas. Mais bizarrement, le capitalisme nous rappelle, à chaque fin de cycle, ses limites et ses injustices. « Tout est question de mesure », dis-tu toi-même Chafouin. C’est là, tout le problème. Où a été la mesure ces dernières décennies ? Le noeud du problème, ce n’est pas que Daniel Bouton touche plus que le guichetier, c’est l’écart entre les deux rémunérations. Les salariés aussi contribuent à créer de la richesse. Ils ne sont peut-être pas plus malin que leur patron (et encore, ça reste à prouver), mais sans eux, le patron n’est rien.

    Et encore, il serait plus correct de parler de « grands dirigeants » que de « patrons » dans ces affaires. C’est là l’autre versant du problème : ces grands libéraux n’appliquent pas leur dogme jusqu’au bout et, puisque tous se retrouvent dans les conseils d’administration les uns des autres, se protègent des risques (inhérents au capitalisme) à l’aide de stock-options et de golden parachutes. Soi-disant parce que sinon, ces génies du management risqueraient de ne pas accepter le poste et de faire profiter une autre grande entreprise de leur incroyable talent. Qu’il soit permis d’émettre un doute là-dessus sans passer pour un affreux marxiste-léniniste.

    Quant à l’hallali médiatique ? Chercherais-tu à nous faire croire que tous les médias s’alignent désormais sur la ligne éditoriale de l’Huma ? Un peu de sérieux : ils sont plutôt dans une tendance molle qui, sans remettre en cause le capitalisme, commence à sérieusement s’interroger sur les injustices que celui-ci a créées. Prennent-ils de mauvais exemples ? Je sais pas. Moi, les dividendes de GDF-Suez, ça m’interroge quand je regarde ma facture de gaz. C’est peut-être horriblement poujadiste de dire cela, mais faut-il toujours se mettre dans une posture élitiste et s’éloigner du comptoir du Café du commerce ?

  5. cilia

    La création de richesses nationales pour Bouton après l’affaire Kerviel, c’est rigolo😉
    Sinon, assez d’accord avec obi wan pour la distinction linguistique qu’il faudrait tous s’astreindre à strictement respecter entre patron (plutôt entrepreneur d’ailleurs) et grand dirigeant ou grand patron car cet amalgame permanent entraîne de vrais dégâts dans la réalité, et pas seulement en ces temps de crise.

    Bien vu le point sur la morale, parfois honnie, parfois réclamée à cor et à cri.
    Cela démontre bien, à mon avis, qu’une société a besoin de prospérité mais aussi de sens, peut-être plus que de morale. Ce n’est pas de l’égalitarisme que de le considérer mais de l’expertise humaine, dont le libéralisme, hélas, me semble parfois quelque peu dénué (tape pas trop fort Lomig stp).

  6. J’ai du mal m’exprimer, je ne justifie pas ces rémunérations, que je trouve exagérées, je dis simplement que :

    – c’est un peu fort de café de tout mélanger, de mettre sur le même plan des bonus de traders, des stock options de dirigeants qui ont fait gagner des sous à leur entreprise, des stock options de dirigeants dont l’entreprise a été aidée par l’Etat, et des retraites-chapeaux de ces derniers. ça n’a rien à voir. Les médias n’exercent pas suffisamment leur rôle d’explication sur ce coup-là. Enfin je trouve.

    – cette confusion tend à faire croire que « c’est la faute aux patrons », qu’ils s’en mettent plein les fouilles pendant la crise, alors même que :
    1/ il ne s’agit que d’une ultra-minorité de patrons, les grand dirigeants, comme dit obiwan.
    2/ je ne vois pas le lien de cause à effet entre ces abus et la crise. Faisons attention de ne pas trop dresser le tapis rouge devant les trotskystes, qui n’ont rien besoin de dire ou de faire pour gagner des voix.

    – je ne vois pas trop ce que peut faire l’Etat quand il ne s’agit pas d’entreprises qu’il a aidées. Donc à part la condamnation morale, je ne vois pas trop à quoi mène cette campagne, encore une fois.

  7. « Comme si l’absence de bonus du trader allait changer quoi que ce soit à la crise économique. Comme si ces rémunérations effarantes étaient à l’origine de la crise. »

    Si ce n’est pas la distribution actuelle qui va changer quoi que ce soit, le mode de rémunération des postes dirigeants et des traders en « front » peut directement être lié à la bulle financière (comme beaucoup d’autres causes).

    Quand un CEO se voit gavé de stock-options, il tend forcément à favoriser la valeur actionnariale de l’entreprise. Hors, cette valeur (et c’est maintenant flagrant) n’avait plus vraiment de rapport avec une valeur « réelle » : il devenait alors crucial de délocaliser, car comment faire augmenter la valeur des actions sans améliorer le dividende versé ou en se contentant de 2% de bénéfices par an ?

    Quand un trader se voit principalement rémunéré en stock-options, il est logiquement enclin à faire un max de chiffre (ce qui est le but de cette part variable) au détriment de tous les autres facteurs (environnementaux, sociaux, même du facteur de risque au final). Si on peut se faire rapidement du fric à court terme sur les marchés des CDO et CDS (ou sur le marché des matières premières) , alors il faut le faire, surtout quand les modèles informatiques vous disent que ça ne s’arrêtera pas. Et on se retrouve à investir chez Bernie Madoff pour ne pas être le seul à ne pas profiter de ce qu’on sait de toute manière être une combine…

    Enfin, le « marché des PDG français » est une vaste blague qui n’a aucun rapport avec les autres marchés, qui sont internationalisés (notamment le football). En France, ce marché est national. Nos PDG s’exportent extrêmement mal. On ne voit par conséquent pas vraiment quelle serait la raison de ces augmentations de salaire démentielles, surtout que le marché français des « transferts » est assez réduit, nombre de PDG étant issus des rangs de l’entreprise et non débauchés. Par contre, on notera avec intérêt que la plupart des grands patrons français (ou ex-grands patrons) sont membres des conseils d’administration d’autres grandes entreprises…il ne me semble pas impossible que ces derniers soient alors plutôt cléments lorsqu’il s’agit de mettre le holà à des demandes de plus en plus exorbitantes ces dernières années (normal entre confrères).

  8. laloose

    « Mais tout cela ressemble à s’y méprendre à un nouvel exemple d’hallali médiatique. On cherche des coupables à tout prix, des boucs-émissaires de la crise, des responsables du malheur public, et il sont tout trouvés en la personne du patron. Du coup, les médias sont entrés en traque. Et chassent tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à un avantage indu »
    > il n’est pas question de chercher ou désigner des coupables, et cette « traque » ne date pas d’aujourd’hui, rappelle-toi le scandale Zacharias. Les gens ont tout simplement énormément de mal à comprendre que non seulement certains s’en mettent plein les poches alors que les autres subissent la misère (salarié chez Valeo, j’ai appris en même temps l’annonce du chèque de 3,2M€ du PdG + retraite à 800.000€/an, et le fait que cette année à cause des résultats du groupe, je n’aurai pas d’augmentation malgré tous les efforts demandés et les départs non remplacés), mais qu’en plus comme le rappelle fort justement Moktarama, ce sont ceux qui ont contribué directement ou indirectement à la bulle financière qui en profitent encore maintenant. 1er scandale.
    2eme scandale, je pourrais comprendre que certains PdG/traders/hauts dirigeants soient rémunérés avec une forte part de variable en fonctions d’objectifs prédéfinis. Mais en l’occurence, ils touchent non seulement des rémunérations variables monstrueuses, mais en plus des salaires fixes énormes, donc sont protégés quoi qu’il arrive. Ils réussissent? bingo. Ils ne réussissent pas? pas de probleme, salaire de ouf + prime de départ + autres avantages.

    De plus tu parles de personnes qui créent de la richesse, ce qui justifie leurs hautes rémunérations. Mais enfin dans le cas des traders, il va falloir qu’on m’explique quelle richesse réelle est créée, et qui en bénéficie exactement? A mon sens, cette crise nous montre justement que toutes ces « richesses » créées n’etaient que du vent que tout le monde se prêtait ou se vendait, mais qui n’avait aucune consistance réelle.

    Après, bien sûr tous ces exemples cités ne sont pas révelateurs du comportement de tous les patrons. Certes. Mais le chef doit montrer l’exemple, à commencer par le président de la république d’ailleurs qui ne s’est pas privé d’augmenter son salaire.
    Et je ne vois pas comment une loi pourra régler le probleme, sachant que ces élements de salaire sont fixés par des contrats de travail que l’Etat ne peut casser.

    En revanche, on pourrait fixer un seuil arbitraire au delà duquel le taux d’imposition serait de 90% pour éviter ce genre d’abus. Et qu’on ne vienne pas me dire que cela brisera la liberté d’entreprendre.
    On pourrait aussi arrêter de suventionner à l’exces les grands groupes au travers des exonérations de charge, et sponsoriser au contraire les PME au seins desquels ce type d’abus aurait beaucoup moins de chance de se produire, ou en tous cas dans des proportions bcp moins scandaleuses.
    On pourrait aussi réformer les comités de rémunération en permettant à des salariés d’y entrer, comme cela a déjà été proposé.

  9. laloose

    « toutes ces “révélations”, dont la concommittence ne tient certainement pas du hasard »

    > c’est un peu gratuit ça, le grand complot marxiste?🙂

  10. Obi-Wan Kenobi

    Merci Chafouin d’avoir reprécisé ta pensée. Et bravo pour ton courage de vouloir défendre le trader et l’orphelin !
    Bon, d’autres mieux que moi t’ont répondu sur bien des aspects. Juste deux trois choses :
    – un trader crée de la richesse ? Une richesse toute virtuelle alors !
    – quel est le lien entre ces affaires et la crise ? Cherche bien, Chafouin ! Quand le virtuel s’éloigne trop du réel, ça finit par clasher.
    – qu’est-ce que l’Etat vient faire là-dedans ? En fait, l’Etat a une fâcheuse tendance à se mêler de tout : notre santé, notre environnement, notre travail, notre maison, etc. etc. C’est son job de se mêler de tout, parce que l’Etat, c’est nous, c’est la société. Même qu’on élit des gens pour qu’ils nous représentent au sommet de cette maison commune. Et ce qu’on leur demande, c’est de fixer des règles de vie à cette maison commune, histoire qu’on se supporte les uns les autres. Alors on peut ne pas être d’accord, mais c’est comme ça que ça marche !

  11. Pingback: La grande gueulante contre les patrons « Pensées d’outre-politique

  12. laloose

    Ce qui est étonnant d’ailleurs Chafouin, c’est ta volonté de voir intervenir l’Etat sur les questions de morale (prostitution notamment), arguant (à raison selon moi) que l’intérêt supérieur de l’Homme et de la société justifie la limitation de la liberté personnelle, mais pas dans le domaine économique, ou du moins pas dans ce cas précis semble-t-il.
    Pour moi le problème est exactement le même : si manifestement les actions de certains, jouissant pourtant de leur pleine et entière liberté, vont à l’encontre de l’intérêt de la societé, alors il faut qu’il y aie une intervention. Après reste à définir quelle est la meilleure -et la plus juste- facon d’intervenir.

  13. Il faut aller au fond de la réflexion. Qu’est ce que la « justice sociale » ? Qui en donne une définition permettant un rassemblement, ou un consensus ? Personne, et c’est bien normal. C’est une expression qui ne désigne pas une réalité concrète.

    Demandez-vous ce que vous mettez dans cette expression, et comparez avec d’autres, et vous verrez qu’il ne s’agit que de l’expression arbitraire de VOTRE point de vue.

    à bientôt

  14. @Lomig : La justice sociale se définit par rapport a contrario de l’injustice sociale.

    Regardons l’écart disproportionné entre bas et hauts revenus ?

    Est-ce productif de laisser des salariés dans la précarité et la misère sans espoir d’amélioration quand d’autres au sommet perçoivent des rémunérations exagérées alors même qu’ils ont failli?

  15. Obi-Wan Kenobi

    Merci Lomig de cette brillante précision qui fait grandement avancer le débat. Après la justice sociale, j’espère que tu traiteras avec autant de talent de la liberté. Puis de la démocratie et enfin, pourquoi pas, du bonheur.
    Pour simplifier, disons que lorsque l’injustice sociale devient trop criante, le petit peuple se fâche et s’en va couper des têtes.

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