Si c’était à refaire, voteriez-vous à nouveau pour Sarkozy?

Un éminent blogueur de gauche, Sarkofrance, interroge les blogueurs qu’il considère « de droite », en leur demandant si au vu de ce que donne le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ils sont toujours satisfaits ou non de leur choix. Soutiennent-ils toujours le président?

C’est en gros le coup de la « gomme magique » : si vous pouviez effacer le passé, que feriez-vous?

Faisant partie de sa short list aux côtés d’authentiques blogueurs de droite, je vais répondre à ses questions.

1) Voteriez-vous encore pour Nicolas Sarkozy?

Je vais surprendre Sarkofrance, qui prouve par ce tag qu’il ne lit pas mon blog, le cuistre! Je n’ai pas voté pour Sarkozy le 6 mai 2007. J’ai longuement hésité, je dois l’avouer, et si j’avais estimé que Royal était en position de l’emporter, j’aurais vraisemblablement accordé mon suffrage à M. Sarkozy. Question de choix, question d’arbitrage.

Mais ça aurait été un vote par défaut. Après coup, je suis donc assez heureux d’avoir voté blanc. Sarkozy me plaisait par certains aspects, sa gouaille, son éloquence, son volontarisme, sa capacité à faire bouger les choses rapidement, sa volonté de rupture avec le chiraco-mitterrandisme, qui aura réussi l’exploit de ruiner la France en 26 ans.

Mais un mauvais pressentiment me laissait à penser qu’il n’était que le fils adultérin de Jacques Chirac, et qu’il ne ferait pas mieux, voire pire, les stressés et les hyperactifs finissant toujours par causer des désastres.

Bien m’en a pris. S’il n’est pas question ici d’établir un bilan du sarkozysme (je n’en ai pas le temps, là, désolé!), je dirais que je n’aime pas cette fuite en avant perpétuelle, qui consiste à inscrire une réforme par jour à l’ordre du jour. Voyez plutôt, en ce moment, on parle en même temps de la loi pénitentiaire, sur laquelle le gouvernement a réclamé l’urgence, alors que ça fait vingt ans qu’on l’attend (on peut donc patienter encore quelques jours, non?), de la réforme de l’hôpital (sacré chantier!), de la réforme des collectivités locales (ça va faire mal!), du statut des beaux-parents… Et c’est comme ça toutes les semaines! On n’a même plus le temps de réfléchir.

Si je goûte peu au fond de la politique gouvernementale (mais la gauche ferait sans doute bien pire), c’est surtout la forme qui m’exaspère au plus haut point. Cette arrogance permanente, cette obsession du sondage, ce court-circuitage quotidien par l’Elysée du gouvernement… Je n’aime pas le verbe de Sarkozy, qui ne sait pas parler français. Je n’aime pas sa vulgarité, son inculture, sa tentation pour le pouvoir absolu. Et je déplore qu’il n’ait, au fond, aucune valeur fondamentale sur laquelle appuyer sa politique, hormis le travail. On a le sentiment qu’il n’y a pas de direction globale à sa politique, mais qu’il se contente d’aller là où son instinct lui dit d’aller (il a le mérite de ne pas toujours aller là où il est populaire d’aller). Là où il peut embêter la gauche.

Je regrette donc qu’il n’y ait pas de transcendance dans le discours et les actes de Sarkozy. Qu’il n’y ait pas de valeur supérieure au simple pragmatisme et à la simple gestion des affaires courantes.

Et surtout, je considère que le chantier numéro 1 de l’ancien ministre de l’Intérieur, à savoir la lutte contre l’insécurité, est un échec patent. Sarkozy a réussi à décomplexer et à redynamiser la police, et on va dans le bon chemin dans de nombreux domaines, et notamment en ce qui concerne les GIR, chargés de traquer l’économie souterraine. Mais globalement, on se soucie plus de maquiller les chiffres de la délinquance que de réellement protéger les Français. Et quand on voit comment la justice et les prisons sont gérées, il y a de quoi s’inquiéter.

Bref, j’ai été un peu long sur cette première question. Je concluerai en avouant avoir voté François Bayrou au premier tour. J’ai été très déçu par la suite, mais si c’était à refaire, je ne vois pas quelle autre possibilité s’offrirait à moi.

2) Que faudrait-il pour que vous ne votiez pas Sarkozy?

Et bien… Je crois avoir répondu à cette question a contrario dans la réponse précédente, pour que je vote Sarkozy, il faudrait que tout ce que je déteste chez lui disparaisse. ça me paraît difficile à envisager. Ceci dit, un vote, c’est toujours un choix entre deux personnalités, deux discours, deux projets. et je vois mal comment la gauche pourrait proposer en 2012 quelque chose de meilleur. Donc si, en 2012, la même alternative s’offre à moi, je persisterai à voter blanc. Voire à m’abstenir.

 

Les lecteurs de ce blog peuvent également donner leur avis : aviez-vous voté pour Sarkozy en 2007? Le regrettez-vous? Avez-vous décidé de ce que vous ferez de votre suffrage en 2012?

41 Commentaires

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41 réponses à “Si c’était à refaire, voteriez-vous à nouveau pour Sarkozy?

  1. Je ne regrette pas le choix, parce que c’était Royal en face. Mais s’il y avait eu quelqu’un d’autres…

    Sinon, je partage beaucoup de ce que tu écris dans ton billet. Cette question aura en tous cas été l’occasion de trés bons billets.

    Bonne fin de semaine.

  2. oui intéressantes questions, qui ont donné des billets passionnants !

  3. @ Le Chafouin

    « sa volonté de rupture avec le chiraco-mitterrandisme »

    Sa volonté, ou ses velléités… ?

    Pour le reste, on a dit à peu près la même chose. J’ai voté pour Sarkozy en 2007 pour lui « donner sa chance », mais je ne donne qu’une chance, pas deux…

  4. OUI – je revoterais pour Sarkozy.

  5. Irénée

    Excellent papier, Chafouin.
    Que dire de plus, sinon que vous et moi pensons la même chose.
    En 2007, j’ai voté pour lui, pour sa volonté (ou ses velléités comme dit Criticus avec une certaine justesse) de rupture avec « l’ancien régime », parce qu’il a été le principal acteur du renouveau de la fierté d’être de droite, et surtout parce que je croyais en lui. J’ai même activement milité durant huit mois pour sa candidature puis pour son élection.
    Par méconnaissance peut-être.

    En 2012, si je décidais de voter pour lui, ce serait par défaut.
    Et là, ce sera en toute connaissance.

    De toutes façons, je verrai le moment venu, même si je sais que sa personnalité détestable n’évoluera pas favorablement.

    Pour finir, je dirais qu’en démocratie, l’alternance a du bon!

  6. Le problème est que je suis d’accord avec toi sur ce que tu dis de NS (trop de réformes, communication exaspérante…). Néanmoins, il faut lui reconnaître sa volonté de changer et même si c’est imparfait ou raté, je préfère le changement à l’immobilisme cher aux français. D’autre part, certaines réformes pour les PME ou sur le statut d’auto-entrepreneur pour la création d’entreprise, celle sur le RSA et celle sur l’éducation (avortée car le mammouth ne supporte pas le changement) me semblent de bonnes réformes. Sa prestation européenne m’a semblée convainquante aussi.
    C’est donc difficile de faire le solde du bilan. Chacun y fait ressortir ce qu’il considère le plus important.
    De plus, l’élection tient au contexte économique de l’époque et à ce qu’il y a en face.
    Donc si ce sont les mêmes qu’en 2007, je préfère un NS gouailleur à en être insupportable mais actif plutôt qu’à une Madone inerte.(je ne parle pas de l’autre qui se croit prédestiné à un destin…dans le Béarn) Et puis je flippe déjà devant la dette énorme que je laisse à mes enfants qui s’arrondit de jour en jour mais je suis persuadée qu’avec des socialos au pouvoir ce serait pire.
    Donc oui je revoterais NS. Le blanc n’étant pas pour moi un vote constructif. (Mais je respecte les blancs…)

  7. Non – je ne voterai pas sarkozy. Je voterai blanc.

  8. @criticus

    Oui, j’aurais dû écrire sa volonté « affichée ».

    @antoine

    Quelques explications?😉

    @Thaïs

    Certes! Il y a eu de bonnes choses aussi depuis 2007, je ne le nie pas. Disons que je râlerais sans doute beaucoup plus avec SR au pouvoir, c’est sûr. Mais avec Sarkozy, c’est épidermique, je ne peux pas supporter sa manière d’être, sa bougeotte, sa vantardise…😉

    @Arnaud

    Il faudrait un jour qu’on puisse compter les votes blancs dans les bulletins exprimés!

  9. Moi je revoterais très certainement Sarkozy. Parce que le vote blanc, c’est laisser les autres décider pour soi. Et parce que Royal aurait de toute évidence fait pire. Elle aurait eu du mal à réunir sa famille politique, déjà. Et je ne vois pas comment elle aurait appliqué un programme qu’elle s’est empressée de descendre dès qu’elle n’a plus été liée par sa position de candidate.
    Bayrou, lui, il m’a déçu bien avant 2007…
    Que Sarko soit hyperactif c’est bien évident. Mais de là à en conclure qu’il n’a aucune vision à long terme, je trouve que c’est aller bien vite en besogne. La réforme des collectivités territoriales, c’est tout sauf du court terme, par exemple.
    Oui il est très irritant, surtout dans sa manière d’exercer le pouvoir. Mais nous avions besoin des réformes qu’il a commencé à mettre en place. Et dans la crise que nous traversons, je ne suis pas sûr qu »il soit un mauvais choix non plus.

  10. @PatJol

    Avec tout le respect que je vous dois, j’estime que le vote blanc exprime quelque chose. Il l’exprimerait sans doute davantage s’il était comptabilisé, mais je pense qu’on ne doit pas voter à contre-coeur. Comme je l’ai rappelé, SR n’avait aucune chance, donc ce n’est pas comme s’il y avait à « choisir » entre deux candidats au coude à coude, et donc, forcément « éliminer » au second tour.

    Quand on vote pour quelqu’un, on assume ses positions. Et je n’assume pas, loin de là, la plupart des opinions (s’il en a) de M. Sarkozy.

    Je ne sais pas s’il a des visées à long terme, mais on a le sentiment qu’il tatonne, qu’il n’y a pas cette « politique de civilisation » qu’il avait appelée de ses voeux – je trouvais l’expression très bien choisie. En matière de justice, par exemple, on va multiplier les alternatives à la prison, tout en incitant les juges à condamner davantage (peines planchers)! Cela me semble un peu contradictoire.

  11. Pingback: Est-ce que je voterais encore pour Sarkozy ? » Expression Libre

  12. Si je peux me permettre, les questions sont assez mal posées. Ce qu’il faut voir, c’est « il y avait-il un meilleur candidat que Nicolas Sarkozy en 2007 ? » et « il y aura-t-il un meilleur candidat que Nicolas Sarkozy en 2012 ? ».

    Par ailleurs, il est difficile de trouver un candidat qui partage toutes nos opinions, à part de se présenter soi-même… ou bien de tomber dans le délire fanatique.

    « Il faudrait un jour qu’on puisse compter les votes blancs dans les bulletins exprimés! »

    Exprimés pour quoi ? Le vote blanc est une absence assumée de choix, mais il peut difficilement exprimer autre chose. Il est du reste parfaitement comptabilisé : il représentait 1,44 % des votants au premier tour de la présidentielle de 2007.

  13. @xerbias : ils sont comptabilisés, mais il y a d’un côté les votes « exprimés », et de l’autre, les « blancs et nuls ». Si l’on prenait en compte le pourcentage des blancs dans les exprimés, le pourcentage des candidats baisserait…

  14. Qu’est-ce que cela changerait ? La définition de « exprimés », c’est justement « hors bulletins blancs et nuls », il n’y a donc aucune raison de les mettre dans les exprimés. Ou sinon, on verrait apparaître une catégorie « suffrages vraiment exprimés pour quelqu’un ».

    Pour voir le pourcentage d’un candidat sur le nombre total de votants, n’importe qui peut le faire en 5 secondes avec une calculette. Si on considère qu’en 2007, Sarkozy a gagné avec 50,8 % contre 44,9 % pour son adversaire, ça ne change pas grand chose.

  15. laloose

    Meme vote que le chafouin en 2007.
    Je ne regrette pas le vote blanc du deuxieme tour, car je préfère encore Chirac à Sarkozy. Mais regrette le vote bayrou du premier, je cherche toujours son programme…
    Pour 2012, je ne sais pas. Dupont-Aignant?

  16. @Chafoin
    « Avec tout le respect que je vous dois, j’estime que le vote blanc exprime quelque chose. Il l’exprimerait sans doute davantage s’il était comptabilisé, mais je pense qu’on ne doit pas voter à contre-coeur. Comme je l’ai rappelé, SR n’avait aucune chance, donc ce n’est pas comme s’il y avait à “choisir” entre deux candidats au coude à coude, et donc, forcément “éliminer” au second tour. »
    Je vous dois sans doute encore plus de respect.
    Mais je ne suis pas du tout de cet avis. Autant je pense que le vote blanc devrait être comptabilisé (je m’interroge quand même sur la manière dont ça pourrait être fait), autant je ne vois pas ce qu’il exprime. Je considère que choisir un moindre mal ce n’est pas devoir assumer les choix de celui qu’on a choisi. J’ai une vision très pragmatique. Pour moi le vote doit absolument servir à quelque chose, c’est pour ça que je vais systématiquement voter et que je vote toujours pour quelqu’un.
    Avant Sarkozy j’ai souvent voté pour ceux qui ont perdu (Balladur, Bayrou en 2002, Barre si j’avais eu le droit de vote, …) mais au 2e tour je choisissais le plus proche de mes convictions, le moins éloigné, celui qui ferait le plus de choses dont on a besoin, ce genre de critères.

    « Quand on vote pour quelqu’un, on assume ses positions. Et je n’assume pas, loin de là, la plupart des opinions (s’il en a) de M. Sarkozy. »
    Comme je viens de l’exprimer, je suis en total désaccord avec cette position. D’abord parce que le vote ne peut malheureusement pas toujours être un vote de totale adhésion, ensuite parce que quand on vote pour quelqu’un c’est en fonction de ce qu’on anticipe de ce qu’il fera. Ca n’oblige pas à ensuite assumer tout ce qu’il fait.

    « En matière de justice, par exemple, on va multiplier les alternatives à la prison, tout en incitant les juges à condamner davantage (peines planchers)! Cela me semble un peu contradictoire. »
    C’est peut-être justement parce qu’on remplit les prisons un peu par les peines plancher et beaucoup par le refus de grâces collectives comme celles du 14 juillet qu’il est encore plus urgent de développer les peines alternatives.

  17. @laloose :
    Comment peut-on passer de Bayrou l’ultra-européiste à Dupont-Aignan qui s’est fait un nom par le souverainisme ?

  18. Samsamawé

    Je m’insinue dans votre discussion…

    sarko, je le voyais venir gros comme un camion, et son attitude aujourd’hui ne m’étonne pas.

    maintenant, ce que je crains et qui me désespère d’avance, c’est qu’il risque grandement d’être réélu en 2012:
    1_grace au battage médiatique ( lavage de cerveau ), au populisme
    2_parce qu’il aura fait en sorte qu’il n’y ait personne en face
    3_les enjeux sont trop énormes, trop juteux, comment laisser un tel gateau? ( on va me traiter de parano, j’assume )

    Son but n’est pas de plaire à l’électorat mais d’éliminer et rendre transparent tout adversaire potentiellement dangereux, ainsi les urnes n’auront pas d’autres choix que le déclarer vainqueur.

    Le PS anti-royal a lâché les français en préferant s’entre-déchirer plûtot que de faire bloc pour barrer la route à NS, prévenir les français, décripter les propos cyniques et pervers du candidat à l’époque, parce que si le français moyen ne voyait pas tout, eux ils savaient très bien quel était le personnage. Le fascinant championnat de retournement de veste auquel nous avons assisté m’a apporté la réponse.

    Aujourd’hui, on s’apperçoit que Royal est elle-même une personnalité narcissique avec ses bouffées délirantes. J’ai voté pour elle au second tour, me disant qu’elle était la moins pire ( mais avec de l’espoir )

    Au 1er tour, j’ai toujours voté pour Arlette, en 2012 ce sera pour sa petite « soeurette », ou Olivier ou mon copain José !

    En fait, je rêve du président qui aura le courage d’exorter ceux qui ont illégalement, abusivement concentré/détourné/caché/dilapider les richesses produites par les citoyens de le rendre à la Nation!

    Parce que crise, crise, crise, c’est bien joli, mais la force de travail n’est pas virtuelle , les travailleurs ont produits et produisent toujours de la richesse, à aucun moment ils n’ont réduit leurs efforts : où est passé le produit de ce travail? et où continue t-il de passer?

    l’argent ça ne s’évapore pas. Ou bien il y a dévaluation de l’€uro et là ça se saurait !!

    Comment se fait-il que le fruit du travail ne suffise plus pour vivre dignement ? Un boulot qui n’est pas rentable pour le travailleur ne devrait pas l’être pour le patron non plus, sinon j’appelle ça de l’exploitation.

    Et justement aujourd’hui, on nous dit crise crise, ce n’est plus rentable pour personne, on ferme, faillite, chomage…. et pendant tout ce temps?
    Ce temps là où les uns tiraient la langue pendant que d’autres déclaraient des bénéfices records?

  19. @Xerbias

    Je trouve qu’un vote blanc est un vote exprimé, contrairement à l’abstention : au moins, on fait l’effort de se déplacer et dire quelque chose, pendant que d’autres sont à la pêche.

    @Patjol

    Sur le sujet du vote blanc en général, je n’ai pas d’avis tranché, mais je considère tout de même que c’est un acte civique qui représente bien plus que l’abstention, et à ce titre, il devrait je pense être comptabilisé. Je m’explique : on peut interpréter l’abstention de diverses manières (ras le bol de la politique, oubli, manque de motivation, ou tout simplement autre chose de prévu!), tandis que le vote blanc n’est pas équivoque. Cela veut dire : je ne veux ni celui-ci, ni celui-là. Cela aurait pu être très utile en 2002, entre Le Pen et Chirac, par exemple…

    Un de mes premiers billets avait d’ailleurs été consacré à cette question, bien plus complexe qu’on ne le pense : https://penseesdoutrepolitique.wordpress.com/2007/02/22/faut-il-prendre-en-compte-le-vote-blanc/

    Sur ce vote blanc-ci, je pense que j’ai, tout bonnement, renvoyé dos à dos les deux candidats. Je ne voulais ni de l’un, ni de l’autre. Voter pour « le moins pire », c’est bien, mais il y a un moment où on peut se dire qu’aller dans le mur tout droit ou de biais, cela revient un peu au même.

    Et personnellement, j’ai tendance à me sentir responsable des actions d’un élu pour qui j’ai voté.

    @laloose

    J’avais également voté Bayrou au premier tour… Et l’ai regretté très vite en voyant tout ce « cirque orange » entre les deux tours. Et puis surtout en voyant le glissement à gauche et l’opportunisme du MoDemn, qui avait fait campagne sur des valeurs totalement inverses!

    @samsamawé

    On ne s’écarterait pas un peu du sujet, là?😉

  20. @chafoin :
    Je vais aller sur ta page consacrée au vote blanc. Je suis bien d’accord avec toi pour dire que le vote blanc montre la volonté d’exprimer un vote, contrairement à l’abstention. Mais comme tu le dis, ce problème est assez complexe. Comment tenir compte de ce vote-là ? Comment tenir compte d’un vote qui n’exprime que du rejet ?
    Décompter les voix sur la base des « suffrages exprimés » plus du vote blanc, ça donnerait des scores plus faibles, OK. Mais ensuite, si la règle reste d’avoir 50 % au 1er tour, comment fait-on si les deux sont en-dessous ? Si la règle est d’avoir le meilleur score au 2e tour, ça me va tout à fait. Mais ça ne change pas grand-chose au fond.

    Tu répètes que tu as tendance à te sentir responsable des actions d’un élu pour qui tu as voté, mais tu n’expliques pas pourquoi. Le vote n’est pas un contrat, et le droit le plus fondamental de l’électeur est celui de changer d’avis. L’acte de vote est pour moi le résultat d’une anticipation sur ce que fera chaque candidat, pas l’adhésion totale à un programme, ce qui ne serait presque jamais possible parce que les programmes sont la résultante de compromis, et encore moins l’adhésion totale à une personne parce que nobody is perfect.

  21. André Dupioux

    Chafouin, vous écrivez :

    « Comme je l’ai rappelé, SR n’avait aucune chance, donc ce n’est pas comme s’il y avait à “choisir” entre deux candidats au coude à coude »

    Royal n’avait aucune chance de passer grâce à ceux qui ont eu le cran de choisir !!

    Si tous ceux qui ne voulaient pas voter pour elle avaient fait comme vous, elle aurait pu passer. Votre argument ne tient pas la route deux secondes.

    Un deuxième tour, c’est un choix entre deux candidats.

    Si vous ne voulez pas choisir, vous pouvez tout autant rester chez vous.

    Car blanc, ou abstention, vous avez laissé les autres décider sans vous et pour vous !

    Il n’est pas temps de brailler, maintenant.

    Et puis… le soit-disant manque de vision à long terme de NS n’est que le reflet que vous ne comprenez pas ses choix, rien d’autre.

  22. « Je trouve qu’un vote blanc est un vote exprimé, contrairement à l’abstention : au moins, on fait l’effort de se déplacer et dire quelque chose, pendant que d’autres sont à la pêche. »

    Mais justement, le vote blanc est comptabilisé à part de l’abstention. Contrairement à André Dupioux, je considère que le vote blanc traduit au moins une considération du processus démocratique, quand l’abstention ne révèle que du je-m’en-foutisme.

    A une époque, je souhaitais également la prise en compte du vote blanc… avant que je me rende compte, à la faveur d’un dépouillement, que c’était tout simplement déjà le cas.

    « Cela veut dire : je ne veux ni celui-ci, ni celui-là. Cela aurait pu être très utile en 2002, entre Le Pen et Chirac, par exemple… »

    Une position adoptée par 1 769 307 électeurs, soit 5,39 % des votants. Comme quoi c’était déjà pris en compte !

  23. André Dupioux

    ça revient quand même à ne pas faire de choix

  24. le chafouin

    @PatJol

    Comment tenir compte des gens qui votent FN? Ou qui l’ont fait par le passé? Je pense que lorsqu’on est dans une attitude de rejet, qu’on ne se décide pas entre deux choix qu’on considère négativement aussi bien l’un que l’autre, il est plus intelligent de voter blanc, que de rester chez soi les bras croisés, ou d’aller voter pour des extrêmes.

    Mon idée, c’est que ce vote est plus « utile » que la simple abstention… Plus civique, aussi.

    ceci dit, il est vrai que si les votes blancs sont trop élevés, cela pourrait carrément fairer invalider l’élection…

    Sur le « contrat » votant-élu : je me considère personnellement responsable des actions d’un type pour qui j’ai voté. Disons que sur les questions essentielles, je n’accepte pas de transiger : si un candidat ne me plaît pas sur ces questions, je ne voterai jamais pour lui, quoi qu’il arrive.

    @André Dupioux

    On se calme! SR n’est pas passé, grâce à ceux qui étaient motivés par Sarkozy. C’était votre cas, pas le mien, c’est tout!

    J’ai trop de respect pour ce qu’est le vote pour rester chez moi. Donc oser comparer le vote blanc à l’abstention, c’est du non-sens.

    Et vous remarquerez que je ne braille pas. Justement, je suis d’autant plus libre pour critiquer l’action du président que j’ai eu des doutes qui m’ont poussé à ne pas « choisir », comme vous dites.

    « le soit-disant manque de vision à long terme de NS n’est que le reflet que vous ne comprenez pas ses choix, rien d’autre » ça, c’est le pompon… Non, je ne le vois pas, désolé. Mais éclairez-moi, je vous en prie!

    @Xerbias

    A une époque, je souhaitais également la prise en compte du vote blanc… avant que je me rende compte, à la faveur d’un dépouillement, que c’était tout simplement déjà le cas.

    Oui, il est comptabilisé avec les nuls… Mais il n’est pas pris en compte dans le calcul des pourcentages! On calcule son poids, on le publie dans les journaux, mais on ne l’inclut pas dans les taux! Ce qui, du coup, réduit sa capacité de nuisance/d’influence.

  25. Chafoin,
    Tu réponds à ma question par une autre question. J’aurais préféré une réponse, d’autant plus que j’avais proposé plusieurs pistes pour la reconnaissance du vote blanc.
    Mais je répondrai très simplement qu’on tient compte de ceux qui votent FN en ayant des élus FN. Ca s’est fait en 86 à l’assemblée, dans des communes, …
    On tient aussi compte de ce vote en ayant une politique plus ferme envers l’immigration et en aspirant les électeurs FN pour leur faire voter Sarkozy au 1er tour.

    Maintenant, je pense que les extrêmes ont des votes d’adhésion, et que ceux-là seraient très vexés qu’on assimile leur vote uniquement à un vote protestataire.

  26. Et il y a un point sur lequel je suis d’accord avec Xerbias : C’est que voter blanc, c’est laisser les autres décider à sa place. C’est choisir de leur remettre son propre droit de vote.

  27. laloose

    @patjol
    Comment peut-on passer de Bayrou l’ultra-européiste à Dupont-Aignan qui s’est fait un nom par le souverainisme ?
    >excellente question. le choix de bayrou s’est fait malgré ses positions européistes : ayant fortement milité contre la « constitution » européenne, je ne pouvais être qu’en désaccord avec lui sur ce sujet. Ce qui m’avait séduit c’etait son positionnement « 3eme voie », sa volonté de sortir du système binaire droite-gauche en misant sur plus de pragmatisme, ses positions économiques à la fois libérales et porteuses de justice. Mais je me rends compte que c’etait plus un vote de rejet de la gauche et de sarkozy, tout en exprimant un vote sur quelqu’un de réellement éligible.
    Maintenant je me sens plus proche de la pensée de NDA, même si son programme manque de profondeur et même si je suis un peu moins eurosceptique que lui. Tant pis pour le fait de voter pour un éligible, au moins je voterai pour quelqu’un qui a des convictions et n’en change pas en fonction du sens du vent, qui représente un courant gaulliste qui est loin d’être mort même au sein de l’UMP, et qui me semble honnete intellectuellement parlant.

  28. laloose

    @patjol
    « voter blanc, c’est laisser les autres décider à sa place. C’est choisir de leur remettre son propre droit de vote »

    > Il n’est pas illégitime de choisir de ne pas choisir, si on estime ne pas avoir les compétences ou connaissances requises pour exprimer un réel avis. En ce sens, le vote blanc peut aussi signifier ‘je ne sais pas », et c’est un constat qui témoigne d’une grande lucidité.
    > La théorie du « il vaut mieux voter pour le moins pire que ne pas voter du tout », je la comprends d’autant mieux que je l’ai pratiquée. Néanmoins je rejoins le Chafouin quand il dit que peut lui importe d’aller dans le mur de biais ou de face, si les conséquences sont les mêmes.
    Et je ne suis pas d’accord sur l’absence de responsabilité des électeurs sur les actes de celui pour qui ils ont votés. Au contraire : tous ceux qui votent pour une personne en réelle connaissance de cause (c’est à dire avec les élements dont ils disposent), à l’exception des nombreux crétins qui ne savent même pas pour quoi / pourquoi ils votent (mais ce n’est pas leur faute, c’est le systeme du suffrage universel qui veut ça), portent une part de responsabilité sur les actes de celui pour qui ils ont voté, tout simplement parce que leur voix a contribué à le faire élire. Si les actes sont en opposition avec ce qui avait été annoncé dans le programme du candidat, cette responsabilité est atténuée, mais existe quand meme. Une bonne partie de ceux qui ont voté pour Hitler n’etaient pas nazis, et ont été abusés/manipulés, et pourtant pour moi ils sont partiellement responsables…

  29. Là je suis d’accord. Pour dire « je ne sais pas », le vote blanc est un bon choix. Ca pourrait aussi être pour « des deux seront parfaitement aussi mauvais ».
    Mais s’il y en a un qui sera pire que l’autre, je vote pour le moins pire. Je préfère ça plutôt que de laisser les suffrages exprimés choisir le pire.

    Sur la responsabilité de l’électeur, je te rejoins. L’électeur est en partie responsable de ce que fait l’élu. Mais de là à dire qu’on doit assumer ce que fait celui qu’on a élu, il y a une marge. On choisit en fonction de ce qu’on sait et de ce qu’on anticipe. Et dans le dans d’Hitler, personne n’anticipait ce qui est arrivé. Notre oeil historique permet a posteriori de trouver des signes annonciateurs, mais à l’époque les électeurs ne pouvaient pas anticiper cela.

  30. laloose

    responsable mais pas coupable. ok là dessus.

  31. « voter blanc, c’est laisser les autres décider à sa place. C’est choisir de leur remettre son propre droit de vote”

    On peut en effet le voir comme ça. Cela revient à dire « je m’en lave les mains », alors en effet, on peut dire que du coup, les autres choisissent à notre place. Mais si l’on revient à l’objet du billet je rappelle qu’il n’y avait pas beaucoup de suspense quant au vainqueur final.

    Sur tes questions : en effet, si le vote blanc est fort, on risque de ne pouvoir désigner de vainqueur au premier tour. La majorité absolue sera sans doute plus difficile à atteindre.

    Je te glisse ce quie j’avais écrit à ce sujet dans le billet cité : « cette prise en compte poserait des problèmes d’ordre technique, notamment pour les élections municipales qui se jouent à la proportionnelle, où les calculs seraint “plus compliqués”. Toujours selon les Sages, pour l’élection au scrutin majoritaire à deux tours (législatives), ce serait une complication inutile, puisque cela “augmenterait le seuil de la majorité absolue, rendant une élection au premier tour plus difficile, mais sans impact sur le résultat final”. Quant à la présidentielle, il faudrait au second tour obtenir plus que l’adversaire et les bulletins blancs réunis pour être élu. Bref, un véritable casse-tête mathématique! »

    Sur le FN : en 86, oui, il en a eu. Depuis, on a décidé que le FN n’avait pas le droit d’avoir d’élus, et on a tout fait pour leur compliquer la tâche aux élections (invalidations, etc…). On a vu le résultat en 2002 : comme tu dis, le plus efficace, c’est plutôt de siphonner ses électeurs en tenant compte des raisons de leur colère.

    Et je pense sincèrement qu’il y avait, dans le FN à 15%, un petit noyau dur de fachos, et après, essentiellement des protestataires ou des mécontents de tout poils. C’est justement les respecter que de l’admettre!😉

    « Mais s’il y en a un qui sera pire que l’autre, je vote pour le moins pire. Je préfère ça plutôt que de laisser les suffrages exprimés choisir le pire. »

    Comme je l’ai expliqué plus haut, je ne fais pas deux colonnes avec les plus et les moins, avant de trancher en faveur de deux candidats. Enfin si, mais pas à la présidentielle. Difficile de se convaincre, on tourne un peu autour du pot, mais je pensais avoir bien illustré mon propos en parlant du mur. Pour moi, Sarkozy est un imposteur, et on pouvait le pressentir dès 2002. Dès lors, moins pire ou pas, je me suis dit qu’il serait une ruine pour la France, comme Chirac l’avait été (pourtant moins pire que Jospin…) en 1995. D’ailleurs, deux ans plus tard, tu avais quand même Jospin… Donc bon, j’en ai un peu assez de ce système binaire (au niveau national, je ne dis pas que tous les élus sont ainsi) où sans cesse, tu es obligé de choisir entre deux nuls, en te grattant la tête pour savoir qui est le moins opportuniste/populiste/incompétent/menteur des deux. Je caricature un peu, mais c’est pour que tu comprennes un peu mon point de vue. Sarkozy était objectivement « moins pire » que Royal, je suis tout à fait d’accord là dessus. Néanmoins, il faut à un moment refuser de trancher : je n’accepte plus cette singerie de démocratie.

    « Concernant Hitler, personne n’anticipait ce qui est arrivé. »

    Je ne veux pas faire dériver la conversation là dessus, mais quand Hitler est élu, il a déjà dit tout ce qu’il allait faire… Mein Kampf date de 1924-1925 je te rappelle.

  32. @laloose

    Et puis Bayrou représente un courant européiste mais aussi un peu utopique : il est pour une Europe fédérale, et en ce sens, pour une Europe enfin politique. Avec une vision un peu romantique de ce que doit être l’union du continent, un peu dans l’esprit des fondateurs. Ce serait un moindre mal par rapport à ce qu’on fait actuellement, donc bon, ton choix n’est pas si contradictoire, je trouve.

  33. Je suis d’accord avec Bayrou sur ce point. En général, je suis d’accord avec les points sur lesquels il ne s’est pas renié depuis 2002.
    Chafoin, toi qui qualifies Sarko d’imposteur, comment qualifierais-tu Bayrou ?
    Aux responsabilités il n’a rien fait (retrait de la loi Falloux, pour lequel il n’est pas totalement responsable, puis cogestion par les syndicats. Il a un très beau discours, mais il se construit contre la droite et contre Sarko plus que pour une alternative. Cet illusionniste du centre s’est même attiré des voix extrémistes. Un futur électeur de NDA, comme on l’a vu, mais aussi quelqu’un que j’ai fréquenté et qui se proclame anarchiste. Un comble !
    Je ne suis pas contre le principe d’échapper à la logique des deux clans, ou celui du gouvernement réunissant les plus ouverts et compatibles des deux camps (encore que), mais encore faut-il construire quelque chose de solide et d’alternatif. Et ne pas avoir raison contre tout le monde, rassembler au-delà des camps.

  34. Bayrou? Je le qualifierai d’opportuniste, aujourd’hui.. J’avais bien aimé sa campagne de 2002 et celle de 2007, mais j’ai très mal pris son virage au deuxième tour.

    Il aurait dû clairement rester dans la ligne d’indépendance des deux courants majoritaires, au lieu de quoi il a clairement dit qu’il voterait Royal ou blanc, ce qui était une façon d’être « dans le vent ». Alors même que son débat avec elle sur BFM TV avait montré qu’il n’était d’accord avec elle sur rien, ou presque.

    Bref, il a sacrifié son idée de génie à l’air du temps, et j’ai du mal à lui pardonner.

    Du coup, il a perdu la moitié de son camp, et il n’a récupéré que des déçus du socialisme. Du coup, oui, le MoDem est plus à gauche qu’à droite. Dommage car l’espace est aussi grand à droite qu’à gauche. Il y a une place pour une politique équilibrée en France.

    Aux responsabilités, en effet, il n’a rien fait de spécial. Mais on peut changer…

  35. Obi-Wan Kenobi

    Diantre ! Je suis le seul à être de gauche sur ce blog !

    Bon, c’est bien gentil la politique fiction, mais à moins de disposer avant le vote d’une De Lorean très spéciale (celle de Marty Mc Fly dans Retour vers le futur 2), ça ne sert qu’à gloser. Et encore, on se place en mars 2009, mais peut-être que dans deux ans, on trouvera trop génial que Nicolas Sarkozy soit notre président. Comment savoir ?

    Mais sinon, je peux dire que dès 2007 et même avant, j’avais pressenti cette volonté de réformer à tout crin sans discernement, de surfer sur les faits divers, bref de brasser du vent en espérant brosser l’opinion publique dans le sens du poil de Nicolas Sarkozy. Pour autant, je n’étais pas fan de Marie-Ségolène, mais bon, fallait bien faire un choix. Est-ce que ce serait mieux ou pire avec elle comme présidente aujourd’hui ? Bienheureux celui qui a une réponse tranchée à cette question, le royaume des cieux est à lui (bref, c’est un simple d’esprit).

    Pour ma part, j’attends toujours le candidat qui ne me promettra pas la rupture ou le changement. Celui qui ne promettra pas la Lune mais juste de tenter de faire un tout petit mieux avec l’existant (qui n’est peut-être pas si pourri que ça, au fond ?).

  36. laloose

    @patjol : encore une fois la liaison NDA-bayrou n’est pas si étrange que ça. Bayrou est -legitimement ou non- porteur d’un certain idéal humaniste, d’un modele de développement équilibré, assez méfiant des puissances de l’argent (reliquat d’un catholicisme qui n’a pourtant pas voix au chapitre dans ses options politiques?), finalement adepte d’un maintien du « modele francais » dans ce qu’il a de mieux, maintien aussi des positions traditionnelles de la france en matière de politique étrangère ce me semble (son opposition à la réintégration dans l’OTAN ne me parait pas de l’ordre de la posture opportuniste) etc, autant de choses qui le rendent finalement assez proche d’un NDA.

  37. @ObiWan

    Comme toi j’avais cette idée de ce que serait le mandat de Sarkozy (en gros, on savait qu’il ferait ce qu’il avait fait au ministère de l’Intérieur juste avant…), mais contrairement à toi, je suis persuadé que Marie-Ségolène aurait été pire. Une paranoïaque est pire qu’un populiste.

    @laloose

    Exact! Tiens, à propos, je n’arrive pas à me faire un avis sur ce rapprochement avec l’Otan. J’ai lu une ITV de Bayrou sur le sujet et si ses paroles sont sensées, je n’arrive pas à m’ôter de l’idée que ce rapprochement constitue plus un symbole qu’un tournant dans notre politique étrangère.

  38. Obi-Wan Kenobi

    @ Chafouin :
    Donc tu choisis la catégorie des bienheureux😉 Blague à part, je comprends ta position, mais je persiste à dire qu’il est impossible de savoir à quoi ressemblerait la France aujourd’hui si Ségo la parano avait été élue en 2007. Parce qu’il n’y a pas que la personnalité du Président qui entre en compte, il y a son entourage, son parti, ses alliances, ses ministres, etc. Mais si j’osais faire de la politique fiction, je pense qu’on en serait vraisemblablement au même point, au beau milieu d’une crise mondiale, avec peut-être moins de gens dans les rues. Les politiques s’illusionnent beaucoup sur leurs capacités à intervenir sur le cours de l’Histoire !

  39. Pour répondre à la question, puisque je me la suis déjà posé. Si la donne était la même je revoterais Sarko, tout simplement parce que je reste persuadé que les autres ne ferait pas mieux.
    Pour mon vote de 2012, je ne sais pas, j’espère seulement qu’une nouvelle personnalité « présidentiable » émerge. Pour l’heure je ne vois personne qui ressemble à un vrai leader, quelque soit le camps.

  40. Pingback: Pourquoi voter Sarkozy ? « Les coulisses de Sarkofrance

  41. antisarko

    MON CHOIX EST DEJA FAIT : ne pas me deplacer si SARKO se représente ou même un socialo : pas de cadeau a leur faire

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