Le Nouvel Obs’ raconte des « conneries »

Désolé, j’ai du retard à l’allumage mais c’est serré en ce moment. Merci à Jean Quatremer, qui a eu le courage de briser l’omerta journalistique, et de dénoncer le mensonge éhonté d’un de ses confrères journalistes. Du jamais vu! L’affaire fait pourtant très peu de bruit

Le Nouvel Obs’ a en effet prêté au président de la République des propos qu’il aurait tenus dans une conversation avec des journalistes spécialistes des questions européennes.

L’objet du délit, qui décridibilise l’hebdomadaire et est une honte pour son auteur, est un « billet d’humeur » publié dans la rubrique « Téléphone Rouge » du Nouvel Obs’, et dont le titre était « les nouveaux connards de Sarkozy »

« Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel. “Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ”

Manque de bol, Jean Quatremer était à cette réunion et a démenti catégoriquement. L’info a été en réalité totalement déformée, même si elle repose sur un tout petit fond de vérité. Comme dirait Jules, de Diner’s Room, le journal « a franchi cette limite pourtant assez franche entre l’information et la désinformation ». Le Nouvel Obs a été contraint de présenter ses excuses mais les a prononcées du bout des lèvres.

Le problème de fond posé par cette preuve flagrante et terrible de malhonnêteté, ce n’est pas seulement celui du trop grand militantisme de certains journalstes de gauche ou de droite. Même s’il y a un peu de ça. Là, en l’occurrence, l’auteur de ce billet a soit volontairement raconté des sottises en pensant que cela ne se verrait pas, soit accordé naïvement sa confiance et rapporté des propos via une source qui elle, avait intérêt à nuire à Nicolas, et dont il aurait donc dû se méfier. Tactique connue des journalistes : pour obtenir une info sur quelqu’un, appelez son ennemi.

Comme pour l’affaire du soi-disant SMS de Cécilia Sarkozy, c’est donc une nouvelle fois à cause de l’absence de recoupement – principe de base du journalisme – que le scandale arrive.

Le Nouvel Obs’ s’est fait pincer, mais ce type de travail au mieux baclé, au pire malhonnête n’est pas rare. Les billets d’humeur ou papiers « confidentiels » sont d’ailleurs particulièrement propices. On raconte un événement auquel on n’a pas participé, on met un peu d’humour si possible, et hop, le tour est joué. C’est d’ailleurs le ton de ce genre de rubrique qui fait son succès.

La question est : l’auteur de l’article sera-t-il licencié pour faute professionnelle? Il a causé un tort énorme à son journal, mais aussi à un métier déjà discrédité et vilipendé à chaque coin de rue, et qui perd jour après jour ses clients, c’est-à-dire ses lecteurs. Il serait vraiment, vraiment temps de faire cesser cette impunité dans la presse.

N.B : Bizarrement, aucune trace de cette info pour l’instant chez ceux qui vigilent. Les vrais Vigilants, pour l’heure, sont Koz, Embruns, Diner’s room et London. Bandes de gauchistes, va!

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Classé dans Médias/journalistes

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