Archives de Tag: Villepin

La question du centre

Alors que la trêve des confiseurs était à peine achevée, Alexandre, dont j’ai découvert le blog il y a quelques semaines, et dont j’apprécie à la fois la culture politique, l’ouverture d’esprit et la pondération, et le fait qu’il ait rarement tort, a profité de mon absence – Noël! – pour s’interroger publiquement sur ce qu’est le centre (pas la région, le mouvement politique!) pour lui, et pire, pour lancer une chaîne sur la question, à laquelle ont répondu par exemple l’Hérétique ou Xerbias, deux blogueurs que j’apprécie également beaucoup. C’est la saison des compliments on dirait… Lire la suite

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Remaniement : une redistribution des cartes à droite

Le remaniement annoncé dimanche en début de soirée (liste complète ici) n’est pas en soi une surprise ni un événement important, mais il constitue un affichage symbolique et une étape sur la route vers 2012. L’équipe dite "resserrée" (30 ministres contre 37 précédemment) fait un tout petit peu de place aux quelques rescapés de l’ouverture et aux centristes-villepinistes, mais fait avant tout la part belle aux anciens du RPR. Surtout, Morin et Borloo quittent le gouvernement amers et prennent déjà date pour la présidentielle. Lire la suite

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Et revoilà la danse du centre

Après l’échec de la majorité présidentielle aux régionales, la stratégie d’union dès le premier tour a été décriée à droite. Un boulevard s’ouvre incontestablement au centre-droit, après l’échec du MoDem à incarner une alternative crédible au clivage droite-gauche. Le Nouveau Centre et Villepin se sont empressés, cette semaine, de draguer cet espace en jachères… en vue de 2012. Lire la suite

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Qui mise sérieusement sur François Fillon?

Voilà-t-y pas, chers amis, que le soleil de mars aidant, certains esprits embués par le sommeil envisagent ouvertement la possibilité d’une mise sur orbite de François Fillon pour 2012. Traduction : l’actuel premier ministre, poussé par sa cote de popularité, par ses réseaux formidables au sein de l’UMP, et par la classe de sa mèche, pourrait envisager le meilleur, à savoir la présidence de la République. Et l’élection de dimanche? Lire la suite

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L’Elysée commente les décisions de justice, maintenant?

Je m’étais promis de ne pas parler de l’épilogue de l’affaire Clearstream, à laquelle je ne comprends rien depuis le départ, et pour laquelle Dominique de Villepin a été finalement blanchi, ce qui réjouit bien sûr Laurent Pinsolle. Je voudrais juste attirer l’attention sur ce qui est selon moi un véritable scandale : le communiqué diffusé il y a quelques instants sur le site de la Présidence de la république, et qui commente la décision prise par le Tribunal correctionnel de Paris. Lire la suite

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Clearstream : mais qui est la victime, finalement?

A la vie, à la mort. Le procès de l’affaire Clearstream, qui met au prise le président de la République à un ancien premier ministre, a débuté hier dans une ambiance déjà très chaude, puisque Dominique de Villepin a fait déjà très fort, en accusant Nicolas Sarkozy "d’acharnement" à son encontre devant les caméras. L’épilogue d’un combat sans merci entre les deux hommes, dans lequel on se demande toujours qui tient le rôle du "gentil" et du "méchant". Lire la suite

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Un Villepiniste au gouvernement!

Bruno Le Maire, 39 ans, succèdera donc à Jean-Pierre Jouyet au titre de secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Nul n’ignore que le député UMP de l’Eure fait partie du carré de fidèles de Dominique de Villepin, dont l’avenir politique est de plus en plus compromis, avec en plus l’épée de Damoclès de Clearstream au-dessus de la tête…

Bruno Le Maire, c’était le conseiller politique de Villepin au quay d’Orsay, place Beauvau, puis son directeur de cabinet à Matignon. C’est lui qui est réputé avoir écrit son fameux discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU au sujet des projets d’invasion américaine en Irak, en 2003. C’est également l’auteur d’un livre passionnant qui avait été ici chroniqué, Des Hommes d’Etat, qui racontait très finement, de l’intérieur, le quotidien du pouvoir et des rivalités entre Chirac, Villepin et Sarkozy de 2005 à 2007, avec en toile de fond, notamment, le CPE et la crise des banlieues. Un livre qui ne ménageait pas Sarkozy…

Il est d’ailleurs comique de voir l’ancien bras droit de Villepin (qui n’a plus le droit de le voir en vertu du contrôle judiciaire de DDV) rejoindre Sarkozy au moment où l’ex-leader de l’UNEF aujourd’hui membre de la direction du PS (comme tous les anciens leaders de l’Unef, non?), Bruno Julliard, se répète en racontant que Sarkozy l’avait assuré de son soutien au moment de la lutte estudiantine et lycéenne contre le contrat première embauche, qui avait scellé les ambitions du premier ministre de l’époque.

Pendant que le PS n’en finit plus de se déchirer, pendant qu’Aubry et Royal continuent de règler leurs comptes, Sarkozy organise donc sa propre opposition, en maintenant sa politique d’ouverture. On le voit sur le travail dominical, où le débat a de fait lieu au sein de la majorité, la gauche n’étant plus que l’ombre d’elle-même. L’objectif est de faire croire que toutes les sensibilités politiques sont dan sle gouvernement alors qu’on voit bien que sur certains dossiers, tels que le travail dominical, l’exécutif est prêt à passer en force et à ignorer les oppositions internes.

La prise de Bruno Le Maire est des plus belles pour le chef de l’Etat, mais ne nous y trompons pas : elle ne doit pas nous cacher les tentatives de déstabilisations d’autres députés villepinistes, tels que l’élu de l’Hérault, Jean-Pierre Grand, dont la circonscription pourrait être coupée en deux afin de l’éjecter en douceur.

Elle ne doit pas nous cacher l’entreprise de cadenassage de l’UMP, dont les clefs ont été confiées au "chouchou" Xavier Bertrand, qui aura pour mission de faire taire les mécontents, ce que Devedjian n’avait pas réussi (ou pas voulu) à faire. Et ce que Jean-François Copé ne fait pas non plus au sein du groupe à l’assemblée. Sarkozy peut compter sur Bertrand pour contrer Copé, sachant que les deux rivaux "quadras" de la droite tournent tous deux leurs ambitions vers 2017.

Tout se joue donc, de fait, à droite. On ne peut décidément que compter sur les rivalités, pour que vive le débat dans notre pays?

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Des hommes d’Etat

Des hommes d’Etat, c’est la chronique de la comédie du pouvoir et des luttes d’influence qui se sont jouées entre trois hommes, de 2005 à 2007 : Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Couchées sur le papier par Bruno Le Maire, conseiler politique puis directeur de cabinet de ce dernier à Matignon, ces notes racontent aussi l’intimité du pouvoir, faite à la fois de bassesses et de grandeur d’âme. De courage et d’hypocrisie. De sacrifices et de compromissions.

Il a tout vu de l’intérieur. Clearstream, le référendum sur la Constitution européenne, la crise du CPE, les émeutes en banlieue. Et parallèlement, pendant tous ces mois, il a assisté de façon privilégiée, en spectateur muet, aux tensions persistantes entre les trois acteurs principaux du pouvoir de l’époque. Pour le meilleur comme pour le pire. Conseiller politique, plume de Dominique de Villepin place Beauvau puis directeur de son cabinet à Matignon, Bruno Le Maire se place bien sûr dans le "camp" de son ancien employeur, mais sans complaisance. Il respecte cet homme, l’admire même, mais ne semble pas manquer de lucidité lorsqu’il conclut ceci à son sujet, à l’heure où commence à être envisagé le retrait du CPE (mars 2006) : "Dominique de Villepin croit dans sa mesure, n’aime pas le compromis, refuse de s’avouer vaincu. Les qualités qui font son génie propre, le sens de l’intérêt général, la passion de l’Etat, une vision de la France, la dureté et une certaine austérité dans la pratique du pouvoir, sont devenus autant de handicaps à la résolution de la crise. Dans la composition de son caractère, il n’a pas ce trait, bon ou mauvais suivant les circonstances, qui tempère, passe des accords à l’amiable, recule de quelques mètres pour plus tard regagner du terrain. Tout en lui veut tenir, quitte à rompre."

Bruno Le Maire, qui écrit sous la forme d’un journal intime, admet d’emblée n’avoir vu "qu’un versant des choses", et avoir forcément manqué ce "regard en surplomb qui embrasse tant et remet chacun à sa place". Au fil des pages, on sent pourtant confusément en ce commis de l’Etat "l’honnête homme" tel qu’on l’entendait au XVIIIe siècle. On suppose qu’on n’a pas affaire à un énième livre de propagande politique, l’homme n’ayant pas d’intérêt personnel dans l’histoire. Cet ouvrage n’est pas objectif, mais c’est égal.

Car le serviteur zélé raconte tout, dans la limite du secret d’Etat. Dévoile le quotidien politique à l’aune de son expérience personnelle. Entrecoupe son récit d’anecdotes familiales, de sa frustration de ne pas voir son fils. Confie au jour le jour ses états d’âme. C’est le coeur du livre, c’est son intérêt. Comme dans un documentaire, on découvre la pratique du pouvoir de l’intérieur, la façon dont on gère un Etat.

Il y a son propre rapport au pouvoir, à la politique, qu’il voit comme tour à tour comme quelque chose d’exaltant et d’ingrat. "Dans ce métier, il n’existe rien de stable ni d’assuré, les lendemains assombrissent le présent, on court sans cesse contre le vent, on s’épuise, et les moments de plénitude y sont aussi violents que fugaces".

Le rapport à la réalité, ensuite, ne lui semble pas évident à gérer. En juin 2005, à peine arrivé à Matignon, il écrit ceci : "Depuis trois semaines que nous sommes à Matignon, je n’ai quitté mon bureau que deux ou trois fois. Je ne vois plus d’amis, je ne sors pas de la capitale, la réalité me vient par la presse, la télévision, les remarques de mes visiteurs". En août, alors que l’emploi est l’obsession de Villepin et que Le Maire reçoit des chômeurs de tous horizons afin de pouvoir élaborer une politique intelligente, il avoue que "malgré tout, je ne sais pas. Ces situations, je ne les ai pas vécues, moi-même, je les imagine, sans me les représenter vraiment. Tous les responsables politiques se trouvent face à la même difficulté: tirer parti d’une expérience qui n’est pas la leur".

On s’amuse à lire ses réflexions sur l’hypocrisie entre ministres, sur leur empressement à venir se rapprocher de Villepin au moment où celui-ci est pressenti à Matignon. Ce seront les premiers à rallier Sarkozy le moment venu. Pas fou, Le Maire ne balance tout de même pas leurs noms. A noter aussi ce passage criant de vérité sur l’imposteur Douste-Blazy : "Il aura laissé sur le bord de la route politique beaucoup d’adversaires, qui estimaient sans doute valoir mille fois mieux que lui, mais qui dépourvus de son habileté ou handicapés par trop d’amour-propre, un jour ont trébuché et disparu".

On dévore la discussion à bâtons rompus entre Chirac et Villepin, en présence de nombreux conseillers, lors de la formation de son premier gouvernement (juin 2005). Les négociations pendant des heures. Les femmes qu’il faut caser, les alliés politiques à contenter, l’environnement à cajoler, et cette conclusion de Chirac : "Les handicapés, ils sont bien mentionnés, j’espère. C’est très important vous savez. Ils sont cinq millions en France. Vraiment, c’est essentiel."

Au sommet du pouvoir, on découvre un Chirac las d’exercer, en retrait. "Chirac, le gouvernement, tout ça, ça ne l’intéresse plus", confie Villepin à son conseiller politique en décembre 2005. On réalise que les rapports entre le président et son premier ministre n’étaient pas si cordiaux. Villepin gouverne par lui-même et est décrit comme ambitieux mais hésitant sur le chemin à prendre. Sarkozy, lui, semble impatient, maladivement impatient, et passe son temps à se préparer à la bataille qui s’annonce. Dommage que Villepin soit un peu trop présenté comme le gentil, et Chirac/Sarko comme les "deux méchants qui lui voulaient du mal".

Sous les lignes de Bruno Le Maire, on sent en tout cas le ministe de l’Intérieur bien plus inquiet quant à une éventuelle candidature de Villepin qu’on n’a pu l’imaginer. Alors que peu à peu, cette hypothèse semble s’éloigner, Sarkozy reste fébrile. Après la déroute du CPE, il ne semble même pas se réjouir. "Nicolas Sarkozy regarde droit devant lui, il hoche la tête à deux ou trois reprises, et dit doucement : "C’est terrible, la politique". Lui qui voit l’un de ses principaux rivaux s’affaiblir de jour en jour (…) ne manifeste aucune joie, aucun signe de satisfaction. Il répète juste : "C’est terrible"." Une solidarité purement corporatiste avec son ennemi politique, comme s’il compatissait à une souffrance qu’il avait déjà vécue et qu’il craignait de revivre?

Jusqu’au dernier moment, Sarkozy a peur et Villepin réserve sa réponse, comme le témoigne cette conversation entre les deux hommes en décembre 2006. " Toutes les candidatures sont légitimes, à l’intérieur de l’UMP. Je vous le redis, Dominique. – Je ne suis candidat à rien, Nicolas. – Admettons. – Tout le monde n’a pas forcément d’ambition, Nicolas. – D’ambition déclarée, Dominique. – Non, non, d’ambition tout court. – Disons que c’est une question de lucidité, quand on voit les sondages. – Ah, mais une ambition lucide, ce n’est plus une ambition, Nicolas!".

Ils se détestent et s’admirent en même temps. Mais sous la plume de Le Maire, les rapports semblent courtois, parfois badins, voire presque amicaux. En dépit de l’affaire Clearstream, qui est survolée dans cet ouvrage. Toujours dans le non-dit et la suggestion, mais bien loin de la guerre de tranchée décrite à l’époque par les médias. Au point qu’à l’heure de la victoire finale, Nicolas Sarkozy aura ce mot : "Il y aura toujours de la place pour vous, Dominique". Vraiment?

A lire si ça n’est pas déjà fait, et si vous aimez la politique. "Des hommes d’Etat", Grasset, 20,90€.

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Villepin : l’Empire contre-attaque

Villepin fait fort. Depuis quelques jours, on le sentait fiévreux, pressé d’en découdre, rassemblant ses atouts avant de jeter toutes ses forces dans la bataille. A la façon Napoléonienne. Désormais, il se pose en opposant direct à Sarkozy : alors, bluff ou début de contestation à droite?

L’homme profite de la promotion de son dernier ouvrage sur Napoléon, Le soleil noir de la puissance. La semaine dernière sur TF1, il a d’abord dit craindre une "erreur judiciaire" au sujet de l’affaire Cleastream, dans laquelle il est mis en examen. Difficile de se prononcer là-dessus, tant l’affaire paraît obscure. Bien sûr, tout le monde a lu (un comble!) les PV d’audition du général Rondot ou de Jean-Louis Gergorin. Dans les médias, c’est à qui violera le plus le secret de l’instruction pour doubler le voisin. Mais la prudence est de mise dans ce dossier. Car à la question "à qui profite le crime?", Sarkozy sort bien sûr gagnant. Même si au départ, il semble l’évidente victime d’un complot machiavélique destiné à le discréditer. Mais connaîtra-t-on un jour la vérité?

Sortant d’un long silence, Dominique de Villepin a sorti ses gants de boxe, critiquant dès lundi la politique étrangère du gouvernement, notamment au sujet de l’Afrique et de la relation de la France à l’égard des Etats-Unis.

Sur i-télé, hier, l’ancien premier ministre a enfoncé le clou avec une vigueur étonnante dans sa position de quasi-paria. Feu à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy. En vrac, quelques citations amusantes :

"Ce n’est pas quand vous êtes entouré de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans que vous faites avancer un pays"

"On confond parfois le pouvoir et la gloire. Le Bourgeois gentilhomme, c’est toujours celui qui se met en scène. C’est forcément celui vers lequel les regards se tournent".

"Je suis celui qui remplit le rôle de conscience et d’aiguillon d’une majorité qui ne doit pas s’endormir sur ses lauriers"
 
Puis Villepin rappelle aux "courtisans" que la conjoncture économique est "difficile", l’investissement "peu glorieux" et que le commerce extérieur "atteint les chiffres les plus mauvais". Claude Guéant, lui, est brocardé pour son absence de "légitimité politique" à s’exprimer.

Bien sûr, venant d’un premier ministre qui n’a pas fait grand-chose pour la prospérité du pays, la critique peut prêter à sourire. Mais l’homme a du panache, et manie l’ironie avec talent. Il n’hésite pas à se comparer avec le Sarkozy de son gouvernement passé : "J’ai été dans un gouvernement où Nicolas Sarkozy n’a pas arrêté d’expliquer qu’il fallait animer le débat, qu’il y ait des grandes voix, des consciences capables de porter le débat et de nous permettre d’aller plus d’animer le débat. Nicolas Sarkozy avait raison".

Très beau! Ce qui est admirable, chez Villepin, c’est son incroyable talent à décrypter ce qui fait la gloire ou la perte d’un homme d’Etat comme Napoléon. Comme il l’analyse dans son ouvrage, "Napoléon possède le génie de la conquête mais pas celui de la conservation. Le premier nécessite l’alliance de l’instinct, du courage et de la volonté. Le second, une réelle capacité d’écoute et de questionnement sans laquelle la politique s’abîme dans l’habitude et l’artifice entretenus par l’adulation intéressée des courtisans". Ce qui est génial chez ce Galouzeau, c’est sa faculté à théoriser le pouvoir, l’Etat, l’action politique. La France. Mais cela suffit-il pour devenir soi-même l’incarnation de son rêve?

Car en attendant, l’homme est paralysé par la procédure judiciaire lancée contre lui. Comment imaginer, dès lors, un destin, un avenir politique pour ce grognard? Pourtant, ses récentes sorties ne sont probablement pas gratuites. Pense-t-il pouvoir rentrer dans le jeu? Imagine-t-il pouvoir recréer une sorte de courant chiraquien à l’UMP? Vue sa popularité au sein des parlementaires, l’idée semble peu crédible, même si elle doit furieusement trotter dans son esprit.

Mais paradoxalement, cette perspective pourrait être intéressante pour le pays, étant donnée l’inanité de l’opposition de gauche actuelle, l’absence totale et condamnable de François Bayrou et du MoDem, et le silence craintif et coupable de cette partie de la droite qui n’approuve pas totalement la politique de Sarkozy. Et pourtant, elle existe…

Non pas qu’il faille systématiquement condamner les actions du président. Mais vu le monolithisme actuel de la pensée de droite, une voix discordante ne ferait peut-être pas grand-mal. Serait-ce celle de Villepin, ou s’agit-il d’un énième coup de bluff chiraquien?

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