Archives mensuelles : juin 2007

Messe en latin : inexactitudes de médias ignorants des questions religieuses

Ces derniers jours, les médias bruissent d’une rumeur affreuse : Horreur! le pape Benoît XVI a confirmé hier la publication d’un motu proprio (décret du Vatican) libéralisant la messe en latin, dite Tridentine, ou selon le rite de Saint Pie V. Cette mesure a pour but d’interpréter le "Missel" promulgué en 1962 par son prédécesseur Jean XXIII en plein concile Vatican II. Il l’a expliquée hier aux conférences épiscopales.

Le titre de cette dépêche AFP trouvée sur le site de La Croix est à ce titre édifiante : Le pape réhabilite la messe en latin réclamée par les intégristes. Tout à l’heure, BFM-TV parlait du retour d’une "messe abandonnée depuis 40 ans". Et passait à tour de bras des images de l’église parisienne et lefèbvriste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Que de caricatures! Que de clichés! Que de conformisme dans la couverture de l’information religieuse. Il ne s’agit pas de faire ici la promotion de la messe en latin, entendons-nous bien. Juste de rétablir quelques vérités sur le contexte.

Contrairement à ce que pense le commun des mortels, influencé par des médias largement ignorants des questions religieuses, la messe en latin n’était pas interdite jusqu’ici. En réalité, le rite dit de Saint Pie V est utilisé à la fois par les disciples de l’évêque schismatique Mgr Lefèbvre (des Chrétiens communément appelés "intégristes") et par des catholiques fidèles à Rome (nommés traditionnalistes). Ce rite diffère non seulement par la langue, mais également et surtout par la liturgie utilisée. Le prêtre célèbre la messe dos aux fidèles. La philosophie n’est absolument pas la même. Mais la grande hypocrisie des médias consiste justement , sur cette question, à jeter la confusion sur la différence qui existe entre "intégristes" et "traditionnalistes".

Devant le risque de division des catholiques, Jean-Paul II avait publié un précédant Motu Proprio en 1988, appelé "Ecclesia Dei", qui rappelait l’excommunication de fait des évêques de la Fraternité Saint Pie X et autorisait la célébration de la messe de Saint Pie V sous réserve, dans chaque diocèse, d’une dispense épiscopale :


« À tous les fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté — à laquelle je demande que s’associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l’Église — de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations. »

Une mesure qui n’a pas été respectée par la plupart des évêques français, qui ont ainsi jeté dans les bras des dits "intégristes" toute une foule de catholiques déçus de l’Eglise classique, dénoncée comme molle, sectaire et intolérante. Mais après tout, quel crime avaient-ils commis, si ce n’est celui de penser différemment? D’être attachés, comme l’écrivait Jean-Paul II, à "certaines formes liturgiques antérieures de la tradition latine"?

Les choses sont d’ailleurs à cet égard beaucoup plus compliquées que l’on veut nous le faire croire. Pour illustrer cette complexité, sachez qu’il existe également une traduction latine du rite Paul VI (utilisé en français dans la quasi-unanimité des églises françaises). Célebrée dos au peuple, ou pas. Le probème, c’est que dans un reportage de deux minutes trente, on n’a pas le temps d’expliquer tout cela. Et a fortiori si on l’ignore.

Il y a quelques semaines, on avait pu voir dans de nombreux reportages consacrés à cette question des prêtres affirmant que jamais ils n’accepteraient d’être obligés de célébrer la messe en latin. Quel cliché! Aucun prêtre ne sera contraint. L’idée de cette mesure, d’après ce qu’on en sait pour l’instant, c’est de laisser les catholiques libres de leur choix.

L’agence Zénith nous en dit d’ailleurs un peu plus sur le contenu probable du décret :


" La lettre personnelle du pape expliquerait, selon certaines sources, « la grande richesse » de la tradition liturgique latin et supprimerait la nécessité d’une dispense de l’évêque avant une célébration en latin dans le rite saint Pie V. Il suffira qu’une assemblée rassemble 30 fidèles pour que la célébration selon le rite préconciliaire soit possible.

Par cette publication concernant la liturgie eucharistique, le pape Benoît XVI souhaite contribuer à guérir les blessures suscitées par certaines mises en œuvre de la réforme liturgique conciliaire. Mais cela ne signifie en aucune façon accorder des concessions aux contestataires de l’enseignement du concile, en particulier en matière d’œcuménisme et de dialogue interreligieux. "

Autrement dit, le décret ne remet absolument pas en cause le caractère schismatique du lefèbvrisme. Au sein de la fraternité Saint Pie X, il existe depuis quelques années une frange "radicale" et une frange partisane d’un rapprochement avec Rome. Tout ceci signifie bien sûr que derrière ce Motu Proprio, il y a une volonté d’apaisement et d’unité des Chrétiens. Ce qui ne veut pas dire que les Lefèbvristes, comme on peut le lire ici ou là, vont prendre le pouvoir à Rome. La plupart d’entre eux refuseront d’ailleurs probablement de rallier le Vatican, qu’ils considèrent comme l’Antéchrist.

Sur le contenu précis du Motu Proprio en question, on devrait en savoir d’avantage autour du 7 juillet, selon une information du quotidien allemand Die Welt relayée là encore par l’agence Zénith.

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Kiwis est né, vive Kiwis!

Oyez, oyez, bonnes gens, amis blogueurs ou lecteurs de passage. Veuillez noter dans vos calepins l’avènement de ce qu’on pourrait appeler une "alliance de blogs" nommée Kiwis, et à laquelle votre serviteur a décidé de se joindre. Le cercle des blogueurs disparus est né, souhaitons-lui une vie prospère. Et si possible, une descendance nombreuse.

Kiwis, Késako? Le nom provient de "Civis", qui désigne en latin à la fois la ville et la politique. La ville, lieu de débats, et la politique, qui est l’objet principal des blogs ayant présidé à sa création. Ne me demandez pas pourquoi nous sommes passés de Civis à Kiwis. Je crois juste qu’un fruit sucré et un animal étrange sont passés par là.

Comme le précise sa charte, ce cercle est composé de blogueurs indépendants et d’opinions diverses, réunis autour de valeurs et principes clairs. Nous sommes tous, quelles que soient nos sensibilités politiques, ouverts au dialogue, amoureux du débat au sens noble du terme et mûs par un esprit critique de bon aloi.

Le tout, sans se prendre trop au sérieux. Soyons clairs : il ne s’agit pas ici de se la jouer experts ès politique ou donneurs de leçon, bien au contraire. Ni de prétendre jouer un quelconque rôle d’influence de la blogosphère. Nous souhaitons juste, à notre modeste place, favoriser les échanges en vous proposant un panels de blogs jugés de qualité, eu égard aux critères décrits plus haut.

Sept blogs ont participé à sa création. Ils se trouvent tous en tête de la rubrique "Connecting People". Certains se classent à gauche, comme le Bistrot Politique ou Frednetick. D’autres à droite, comme Pierre Catalan et ça réagit. Les trois derniers préfèrent  éviter de se rattacher à un camp précis : Toréador, le Politoblog et votre humble serviteur. Vous trouverez un descriptif détaillé de chacun de ces blogs sur la page d’accueil de Kiwis, qui accueille également un flux RSS réactualisé automatiquement et illustrant la "production" de chaque membre.

Trois blogs ont rejoint le cercle ces derniers jours : Criticus, Horizons et Libertés Réelles. Ceux qui veulent eux-aussi adhérer peuvent contacter chacun des fondateurs.

Kiwis est donc né, vive Kiwis! Qu’on se le dise aux quatre coins de la blogosphère…

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Mini-traité, oui, ratification parlementaire, non!

Alors que s’ouvre aujourd’hui un sommet européen décisif pour l’avenir de l’Union, il est légitime de s’interroger sur la façon dont Nicolas Sarkozy compte s’y prendre afin de la sortir dans l’ornière dans laquelle elle se trouve embourbée jusqu’au genou.

En préambule, rappelons que contrairement à ce que les esprits convenus racontent, la "crise européenne" ne trouve pas ses racines dans les "Non" français et néerlandais. D’abord, parce que lorsque quelqu’un vote contre un projet, il faut peut-être remettre en cause ce dernier plutôt que d’accuser les électeurs de fascisme, de sadomasochisme ou de conservatisme. Cf. Serge July. Remettre en cause la Constitution telle qu’on nous l’a présentée (personnellement, j’ai voté non car je considérais, à tort ou à raison, que le TCE entérinait un système n’assurant pas la séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif), ou remettre en cause la construction européenne telle qu’elle est menée depuis le Traité de Rome. Et surtout, depuis l’Acte unique européen. Ensuite, parce qu’il est un peu facile de faire porter à ces deux pays la responsabilité de cet échec, alors que les autres peuples ne se sont pas prononcés (sur les 18 Etats ayant appourvé le TCE, seuls le Danemark, l’Espagne et le Luxembourg avaient choisi la ratification par référendum). Qu’en aurait-il été en Allemagne, au Royaume-Uni, en Pologne?

Quoi qu’il en soit, la crise est là. Les institutions européennes sont régies par le Traité de Nice dont les règles, de l’avis de tous, ne conviennent pas à une Union élargie à 27 membres. Ou qui du moins, ne permettent pas un approfondissement de la construction de notre droit commun, étant donné le nombre de sujets importants pour lesquels l’unanimité des membres est nécessaire pour avancer (je pense à la fiscalité).

Certes, la France et les Pays-Bas ne peuvent pas imposer leur vote à l’ensemble de l’UE. Mais d’un autre côté, les autres Etats-membres ne peuvent passer outre les référendums organisés dans ces deux pays fondateurs. Pour assurer une adoption démocratique du traité, il eut sans doute fallu organiser un référendum dans l’ensemble de l’Union. Mais c’est peut-être trop demander? En tout cas, c’est trop tard.

Dès lors, il faut une solution alternative au TCE. Et dans cette optique, je suis nettement plus convaincu par la proposition de Nicolas Sarkozy, un mini-traité, que par celle de Ségolène Royal. Je n’ai d’ailleurs rien compris de son opinion sur le sujet, à part que selon elle il s’agit d’une mini-ambition qui ne prend pas en compte les droits sociaux, l’environnement et la lutte contre les délocalisations: il faudrait lui rappeler qu’il s’agit d’un traité international portant sur la façon dont les institutions de l’Union fonctionnent entre elles, pas d’une foire aux droits.

Le mini-traité, sous réserve que l’idée soit approuvée par les autres Etats (la Pologne et le Royaume-Uni semblent plus que sceptiques), a le grand avantage de pouvoir réunir les nonistes et les ouistes. Même s’il n’a pas la classe internationale qu’aurait eu une "Constitution". Le noniste de base, globalement, a rejetté le TCE en raison de sa partie III (ce qui est un peu stupide puisqu’elle ne faisait que reprendre des acquis du passé, mais passons). Le ouiste de base, lui, a voté par optimisme, par réalisme ou amour de l’Europe (ce qui ne veut pas dire que les nonistes la détestent). Si l’on ne retient donc, dans un mini-traité, uniquement ce qui concerne le fonctionnement des institutions, je voterai toujours non, étant donné que la séparation des pouvoirs ne sera toujours pas assurée (même si dans le fond, tout le monde se rend bien compte que la situation actuelle est difficilement acceptable). Les nonistes partisans d’une confédération d’Etats-Nations (de Villiers, Le Pen et d’autres) continueront de dire non, en toute logique. Mais la plus grande partie des opposants au TCE pourraient ainsi se rallier à ce mini-traité, qui ménagerait ainsi la chèvre et le chou.

Reste la question de la ratification d’un tel mini-traité, dans le cas où par miracle, Sarkozy et ses alliés (Belgique, Pays-Bas, Italie?, Luxembourg, Allemagne) réussiraient à convaincre l’ensemble des Etats-membres (la Pologne ne veut pas perdre son improbable influence gagnée à Nice, les Anglais refusent l’idée d’une charte des droits sociaux et un ministre des Affaires étrangères). Certes, on comprend qu’après la claque du non, le 29 mai 2005, Sarkozy cherche à rassurer ses partenaires en promettant une ratification parlementaire. Mais dans quelle démocratie vivons-nous, si on se méfie du "peuple", si on considère un référendum comme un "risque"? A mon sens, il s’agit d’un terrible aveu d’échec. On suppose que les Français vont voter non? Pas de problème, coco, on va voter oui au parlement! Qui comme chacun sait, n’est absolument pas représentatif de la diversité du pays… A ce sujet, que penser de la menace de Jean-Luc Mélenchon, qui estime qu’avec les résultats des législatives, le PS pourrait bloquer l’adoption parlementaire de ce mini-traité? "Pour que le mini-traité soit adoptable par voie parlementaire, il faut une modification de la Constitution (…). Et pour cela, un vote ratifié par une majorité des 3/5ème du Parlement. Pour que la droite ait cette majorité, j’avais calculé qu’il fallait que l’opposition ait moins de 190 députés. Nous en avons plus de 200 ! Et comme toute la gauche est d’accord pour dire que l’adoption de ce traité doit passer pas un référendum, nous sommes en situation – au minimum d’imposer une discussion au gouvernement -, au maximum d’obliger la droite à opérer par scrutin référendaire.", a-t-il prétendu.

Alors, référendum ou pas référendum?

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Une assemblée équilibrée pour appliquer les promesses de Sarkozy

Jean-Louis Borloo, la fine mouche, a salué hier soir la victoire historique de l’UMP : une majorité se succède en effet à elle-même suite au deuxième tour de ces législatives, qui bouclent un cycle électoral long et éprouvant au terme duquel le monde politique est contraint à une large recomposition.

L’assemblée "équilibrée" élue hier, qui certes ne représentera pas – une nouvelle fois – la diversité de la société, est cependant loin du monolithisme que les résultats du 10 juin laissaient entrevoir. Avec à nouveau une participation décevante qui nuance le soi-disant sursaut démocratique observé lors de l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai derniers.

Le parti socialiste, qui atténue la claque qui lui pendait au nez, aura une présence renforcée d’une quarantaine de députés dans la nouvelle assemblée nationale. Après la vague bleue du premier tour, la vaguelette rose a déferlé dans le pays : de nombreuses circonscriptions ont été gagnées sur le fil par le PS après un premier tour qui augurait mal du résultat final. Arnaud Montebourg et Jean-Louis BIanco sauvent leur peau de justesse, tandis que Vincent Peillon et ce pauvre Jean-Pierre Chevènement mordent la poussière pour la seconde fois d’affilée. Le Nord, qui avait basculé à droite à l’occasion de la présidentielle et au soir du 10 juin, revient finalement au PS, qui réalise des scores proches de 60% dans la métropole lilloise et gagne même deux sièges par rapport à 2002. En définitive, la gauche peut dire merci à la conjonction improbable de deux facteurs ayant amorti sa chute : le splendide cafouillage du gouvernement Fillon au sujet de la TVA sociale, et le ralliement quasi systématique à ses candidats des électeurs du MoDem.

En dépit de ce retournement de tendance opportun (Jean-Luc Mélenchon a lâché que c’était "quand même une branlée"), le PS ne pourra se payer encore une fois le luxe d’une reconstruction. François Hollande a répété qu’il ne quitterait pas son poste avant l’échéance de son mandat, à l’été 2008. Ségolène Royal de son côté, a pris de court ses "rivaux" en se déclarant officiellement candidate au poste de premier secrétaire. Montebourg a même ajouté que "le temps des éléphants" était achevé, au profit du "règne des jeunes lions". Plus anecdotiquement, la candidate malheureuse à la présidentielle livre un secret de polichinelle qui agite des médias qui connaissaient la vérité depuis des mois : elle se sépare de son désormais ex-compagnon François Hollande. Isolé, critiqué, ce dernier voit ainsi la mère de ses enfants devenir définitivement une rivale politique.

Le MoDem, qui n’a pas réussi à transformer l’essai de la présidentielle, peut être satisfait d’avoir limité la casse avec quatre députés élus sur les six encore en lice au deuxième tour. François Bayrou , qui salue un "résultat très prometteur" pour son parti, a une nouvelle fois affirmé qu’il continuait son combat de plus belle : sa "longue marche" peut commencer… Ses opposants du Nouveau Centre, eux, ont bien fait de trahir leur ancien champion : avec 22 sièges, ils pourront constituer un groupe parlementaire!

Le PCF et les Verts confirment leur déclin. Si Marie-George Buffet a été confortablement élue, ses troupes ont perdu leur groupe au Palais-Bourbon. Côté FN, Jean-Marie Le Pen l’avoue : "Quand même, c’est une branlée de plus". Sa fille, Marine Le Pen, sauve les meubles dans le Pas-de-Calais, mais échoue au second tour.

Dans la majorité, qui paie un lourd tribut au flou entretenu autour du projet de création d’une TVA sociale, notons la défaite d’Alain Juppé, et en conséquence, sa démission inéluctable du gouvernement. Le maire de Bordeaux voit ainsi son horizon politique s’obscurcir pour la seconde fois, en attendant d’éventuelles nouvelles poursuites judiciaires. D’autres personnalités de la droite ont été battues hier soir : l’horripilant Arno Klarsfeld à Paris, le sulfureux Alain Carignon à Grenoble, la scandaleuse Sylvie Noachovitch dans le Val d’Oise.

Après des mois et des mois de discussion, de débats, de propositions, de promesses en tous genres, on sort enfin de la période électorale pour enfin entrer dans le champ de l’action. L’UMP dispose malgré tout d’une majorité claire afin d’appliquer les promesses de Nicolas Sarkozy. On verra ce qu’elle en fera, et si la rupture annoncée n’était pas – comme on a naïvement tendance à le croire – un simple slogan électoral. En attendant, bien sûr, la prochaine échéance : les élections municipales du printemps 2008, qui ne manqueront pas de se réveler comme une approbation ou une sanction des premiers mois de l’ère sarkozyste.

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Des avortements jusqu’au huitième mois de grossesse en Espagne

Après la diffusion, jeudi soir, d’un numéro d’Envoyé Spécial sur France 2, qui proposait un reportage sur l’avortement à hauts risques en Espagne, où certains médecins le pratiquent jusqu’au huitième mois de grossesse, deux articles très intéressants de Koz et Polydamas ont suscité un débat passionné.

Leur argument principal consiste à dire que la question de l’avortement doit être envisagée sous l’angle du statut de l’embryon, considéré par Simone Veil comme un être vivant dès sa conception.

Selon Koz :

"   Il y a une différence de perspective fondamentale entre ceux qui sont favorables à l’avortement, ceux qui sont contre c’est que les uns raisonnent à partir du cas de la mère, ou de la société, les autres raisonnent à partir du cas de l’enfant, de la vie en devenir qu’abrite la mère, et qui ne porte aucune responsabilité dans les choix de cette dernière, ni dans les évènements qui ont pu conduire à son apparition.    "

Plus loin :

"   Je n’ai jamais réussi à accepter l’idée que l’on puisse, que ce soit administrativement ou scientifiquement, établir une césure entre le moment où l’être est protégé et celui où il ne l’est plus. Même les distinctions médicales ne parviennent pas à me convaincre qu’il est légitime de considérer que la seconde avant la survenance du terme ainsi fixé, l’enfant soit protégé, et qu’il ne le soit plus la seconde d’après. Il y aura toujours ce moment de basculement.    "

Enfin :

"    A 8 mois, donc, et très clairement, il ne s’agissait pas exclusivement d’avortements thérapeutiques, loin de là. A 8 mois… A ce que mon épouse m’a raconté, on voyait les pinces utilisées pour arracher l’enfant au ventre de la mère, on voyait la poubelle dans laquelle on va le jeter. Combien d’enfants sont nés à 8 mois ? Comment fait-on pour tuer un enfant, à 8 mois ? Cela ne se produira jamais en France ? Et pourquoi n’y viendrions-nous pas ? Le reportage d’Envoyé Spécial montrait également le Planning Familial en train d’organiser des voyages en Espagne pour les femmes qui avaient dépassé le délai légal en France. Peut-on seulement imaginer qu’un organisme subventionné par l’Etat organise le contournement de la loi ? Facilite cet avortement que le législateur français n’a pas voulu autorise ?!    "

Je trouve ce débat de société très intéressant dans la mesure où il est abordé de façon délicate et respectueuse. Sans a priori ni complaisance. Sans mépris, et avec le respect des opinions de chacun. Car sur ce sujet sensible, que l’on soit pour ou contre le droit des femmes à avorter, chaque position procède généralement de l’intime conviction.

On peut être favorable à l’avortement tel qu’il est pratiqué en France, et considérer que le cas espagnol est tout à fait scandaleux. Une question essentielle en découle : quelle légitimité a-t-on pour fixer le seuil au-delà duquel l’avortement devient un homicide? C’est tout l’objet du débat initié par Koz.

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Le pari perdu de François Bayrou

François Bayrou garde son objectif en ligne de mire : 2012. Le patron du MoDem savait bien que ses lieutenants n’avaient guère de chances de succès aux législatives. Et voilà qu’il sera peut-être le seul élu de son parti dans la prochaine assemblée!

Certes, le MoDem fait mieux que l’UDF de 2002, mais le compte n’y sera pas en députés… En quelque sorte, le Béarnais a très largement perdu son pari de briser la bipolarisation de notre système politique. On a même atteint une forme de monopole. On ne le répétera jamais assez : la seule façon pour lui de le remporter aurait été une qualification pour le second tour de la présidentielle, synonyme vraisemblable de victoire. Las, les idées bayrouistes ont certes gagné dans le pays, mais le scrutin majoritaire lui ferme durablement les portes du Palais-Bourbon.

Au demeurant, il aurait pu espérer conserver son groupe si les "félons" du Nouveau centre ne l’avaient pas abandonné en rase campagne. Et s’il s’était, pour cela, abstenu de sa déclaration de vote implicite pour Ségolène Royal. Nous assisterons donc d’ici à dimanche au même scénario qu’à l’entre-deux tours de la présidentielle : dans de nombreuses circonscriptions, celles où il dépasse 8 à 10% des voix, les électeurs du MoDem seront arbitres. Et les candidats malheureux refuseront de choisir, comme l’ont déjà fait trois proches du "chef", Marielle de Sarnez et Christian Saint-Etienne à Paris, et Anne-Marie Comparini à Lyon. Qui appellent cependant leurs électeurs à s’interroger sur le pluralisme politique… Et François Bayrou l’a dit lui-même ce matin sur RTL : "Le Mouvement démocrate a choisi une voie difficile qui est la voie de son indépendance : il n’y a pas besoin de négociation avec le PS, avec l’UMP (…) Je ne donnerai pas de consigne de vote. Je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme et de phénomène (…) Chacun doit prendre ses responsabilités. C’est très simple de prendre ses responsabilités: il suffit pour les électeurs et les responsables politiques et les candidats de regarder l’enjeu de ce deuxième tour de l’élection législative et des décisions qu’on doit y prendre". Son fidèle Jean Lassale est sur la même ligne : "Il ne faut pas aller à la soupe (mais) se battre. (…) Si (les électeurs) nous voyaient faire des accords électoraux, ce serait contre-productif".

A gauche, bien sûr, on ne crachera pas sur ces renforts inespérés, même si l’on hésite sur la marche à suivre. Ségolène Royal a "appelé" Bayrou pour lui dire qu’elle appréciait sa vision du pluralisme et lui proposer un accord de désistement mutuel en faveur du mieux placé dans chaque circonscription. François Hollande, lui, exclut toute alliance officielle mais admet vouloir "parler aux électeurs" au nom du pluralisme. DSK évoque des "débats avec les centristes" pour arriver à des "plateformes communes" au prochaines élections… Officiellement, il s’agit donc pour le PS de respecter une sorte de courtoisie républicaine et ainsi favoriser le pluralisme, alors qu’en réalité, les socialistes souhaitent surtout sauver leur peau. Mais il faut aussi préserver les apparences. Tout le monde sait que le MoDem n’est qu’à de rares exceptions arrivé devant le PS. Et puis à gauche du PS, ce nouveau pas de deux avec l’ex-UDF a le don d’agacer, et notamment Marie-George Buffet, prête à mourir plutôt que de parler avec un monsieur en costume.

Au final, tous ces atermoiements se révéleront avoir été du vent : on aura sans aucun doute le même partage des voix que celui que l’on avait observé au soir du 6 mai. C’est-à-dire, 50-50 avec un léger avantage pour l’UMP. Ce dernier n’est d’aileurs pas en reste dans la quête des voix du MoDem : Jean-Claude Gaudin a expliqué ce matin que l’UMP retirait son candidat qualifié pour le second tour face à Bayrou dans les Pyrénées-Atlantiques ; "C’est un geste. Il n’y a pas de discussion, pas de compromission, il n’y a pas de négociation. C’est un geste que l’UMP souhaite faire à l’égard de François Bayrou" … Après avoir juré l’élimination du Béarnais, c’est fort. Et Raffarin lui aussi a invité à "tendre la main" au MoDem afin de remporter des duels difficiles avec la gauche! Appel du pied entendu : "Nous avons montré depuis plus d’un mois notre volonté de tendre la main à tous ceux qui sont prêts à réformer en profondeur ce pays, quels qu’ils soient et quels que soient leurs horizons. Nous resterons sur cette ligne-là", a souligné hier Luc Chatel, porte-parole de l’UMP.

Pendant que ses rivaux se partagent sans complexe ses voix, pour la deuxième fois en un mois, Bayrou fulmine. Il peut bien jouer à l’optimiste, et au succès militant du MoDem. Mais au fond, il doit être vert de rage de ce résultat, comme son intervention de dimanche soir, pleine de rancoeur, l’a suggéré. Un parti a aussi besoin d’élus, et donc de financement public… Comme les choses vont vite du Capitole à la Roche Tarpéienne

Le Béarnais doit désormais songer aux municipales de 2008, aux moyens de conserver Rouen et les autres villes UDF. Il doit se demander quelle tribune et quelle audience il pourra bien avoir à l’avenir. Doit vilipender intérieurement et par avance le poids des médias "amis du pouvoir". 2012, ça fait loin pour un homme seul…

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La gauche qui perd aspire au pouvoir

On avait eu envie chasser Ségolène Royal de notre esprit, la revoici qui revient galop. Marie-George Buffet était enterrée vivante, la revoilà qui annonce son intention de prolonger d’un an son mandat à la tête de feu le PCF.

Ségolène Royal. L’orgueilleuse candidate malheureuse à l’Elysée a eu le temps de peaufiner une stratégie audacieuse en se retirant des médias pendant toute une semaine passée en Tunisie. Une carte personnelle, bien plus qu’une volonté de relever la gauche et de se consacrer à l’intérêt général.

Celle qui n’a pas encore reconnu explicitement l’ampleur de sa défaite du 6 mai a d’abord appelé, au cours du conseil national du 12 mai devant être consacré aux législatives, à élire tout de suite le ou la candidate du PS pour 2012. Ségolène Royal avait ensuite laissé mûrir l’idée pendant près d’un mois avant d’enfoncer le clou au cours de son déplacement, jeudi 7 juin, dans le Nord et le Pas-de-Calais. Cette fois, la présidente de la région Poitou-Charentes a lâché le gros mot : "Je présenterai ma propre motion au Congrès" prévu pour l’automne 2008, et que  la fausse candide aimerait avancer au printemps prochain. Et vendredi, elle a définitivement imposé cette idée dans les esprits : "Le prochain congrès est très important et que je compte m’y engager. Pas toute seule évidemment", a -t-elle déclaré hier soir sur Canal+, ajoutant qu’elle souhaitait rassembler "le plus grand nombre possible" de socialistes autour d’elle pour construire le nouveau projet politique du PS.

De l’art, bien sûr, de revendiquer la légitimité au sein du parti, lorsque quelques semaines plus tôt, la population lui a refusé les clefs du pays. Après une telle débâcle, et plutôt que de privilégier les querelles de personnes, le PS ferait bien de s’interroger sur les raisons profondes de cet échec d’autant plus terrible qu’il a fait le plein des voix à gauche. Ségolène Royal est parfaite pour ringardiser Strauss-Kahn et Fabius, peut-être plus sages mais bien moins populaires et sexy que la diva de Melle. Mais elle est incapable de porter la gauche à bout de bras. Inapte à proposer une alternative crédible à Nicolas Sarkozy. Son idée majeure, tenter l’alliance avec le Béarnais, risque fort de faire fuir le noyau dur des électeurs du parti socialiste…

Quant à Marie-George Buffet, le sentiment qu’elle suscite ces derniers temps est proche de la tendre pitié.  La pauvre ne supporte pas la médiatisation, ne sait pas parler français, éprouve des difficultés énormes à enchaîner deux idées construites d’affilée. Et surtout, elle a tué dans l’oeuf les collectifs anti-libéraux, qui ne voulaient pas se faire récupérer. Et a été incapable de dire quelque chose qui suscite l’intérêt pendant sa capagne présidentielle. Après son échec cuisant, qui enterre un peu plus son parti moribond au bord de la faillite, ce PCF anachronique, la Buffet veut prolonger son bail. La décence, ce peut être parfois de laisser la place. Mais Ségolène et Marie-George sont de celles qui n’abandonnent pas, quoi qu’il en coûte à leur parti respectif!

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Quand la société n’admet plus le risque de la mort

Difficile question, problème complexe, qui est pourtant sous-jacent derrière les polémiques sur les délais d’intervention des pompiers après la mort terrible d’une mère et de ses trois enfants, la nuit dernière à Bazas, en Gironde.

Il ne faut pas préjuger, dans ce cas précis, de l’enquête de gendarmerie. Elle établira facilement si oui ou non, les soldats du feu ont tardé à arriver sur place : les appels que reçoit le "18" sont systématiquement enregistrés. Selon trois témoins, ils auraient été prévenus à 19h35 et ne seraient arrivés sur les lieux de la catastrophe qu’autour de 20h20. Les pompiers, eux, ont assuré avoir reçu le premier appel de détresse à 19h51, et le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) a certifié que les délais d’intervention prévus (une quinzaine de minutes) avaient été respectés.

Le même genre de polémique, basé sur des rumeurs, avait émergé à Roubaix, où en août 2006, cinq personnes étaient mortes dans l’incendie d’un immeuble d’un quartier populaire.

Derrière tout cela, on sent toujours poindre la notion de refus de la mort. Mais faut-il toujours trouver des responsables? La mort est-elle un événement si inacceptable qu’il faut trouver des boucs émissaires même lorsqu’il s’agit d’un accident? On retrouve régulièrement ce type de raisonnement – qui est tout à fait compréhensible – en ce qui concerne les accidents de la route. On essaie à tout prix de trouver ce qui a pu expliquer le pire, s’il ne manquait pas une pièce dans la procédure du contrôle technique, si les pneus étaient correctement gonflés, etc. Le savoir ramènera-t-il la personne décédée? Faire payer d’éventuels responsables pourra-t-il ratrapper un événement par définition irréversible?

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de critiquer les personnes pouvant raisonner ainsi. On se révolte toujours face à la mort d’un proche. On veut des explications. C’est tout naturel et l’individu n’est pour rien là-dedans. Ce qui semble en cause, c’est l’évolution de nos sociétés occidentales vers une judiciarisation extrême. Comme si on pouvait assurer la vie comme quelque chose de certain, qui a un commencement et un terme. Comme s’il était anormal que ce terme soit plus proche que ce qu’on imaginait. Comme si on n’admettait plus le risque, et a fortiori le risque suprême, celui de la mort.

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La réponse surréaliste de Second Life à Familles de France

La réponse de Linden Lab, le groupe américain gérant le monde virtuel Second Life, n’aura pas traîné après les attaques de Familles de France, affirmant que ce jeu ne protège pas suffisamment les mineurs de la pornographie ou des jeux d’argent.

La riposte est claire, simple et sans appel et a pris en France la forme d’une dépêche AFP publiée hier après-midi : "Un porte-parole de Linden a indiqué que la société californienne n’avait pas été contactée par l’association et ne pouvait pas ainsi répondre spécifiquement. Mais "de toutes les manières, Second Life est une plate-forme strictement pour les adultes (18 ans et plus), et Linden Lab instaure des règles sévères pour empêcher l’accès aux mineurs", a souligné le groupe."

Il suffit pourtant de quelques minutes à peine pour s’inscrire à Second Life, télécharger le logiciel adéquat et commencer à errer dans ce monde virtuel. Certes, la page d’accueil du site spécifie qu’il est totalement interdit aux mineurs. Mais n’importe quel malin maîtrisant un tant soit peu internet peut saisir une date de naissance erronée…

La réponse de Linden Lab paraît donc d’avantage influencée par la pratique de la langue de bois chère à ce sacré Jean-François Copé que par une réelle volonté de désamorcer les critiques. Il faudra peut-être d’avantage pour convaincre du caractère inoffensif de Second Life?

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Les seconds couteaux de l’UMP s’aiguisent…

Victimes de l’ouverture sarkozyste, voilà votre heure venue. Vous avez été privé d’un poste ministériel? Qu’à cela ne tienne. Il reste de beaux lots de consolation, qui mettent les seconds couteaux de la droite en émoi. Présidence de l’UMP, de l’assemblée nationale ou du groupe UMP au parlement, il y aura de quoi se battre. Les couteaux s’aiguisent déjà! Ollier, Accoyer, Méhaignerie, Baroin, Estrosi, Devedjian, Raffarin, Copé…

Bernard Accoyer VS Patrick Ollier, le duel est lancé pour la présidence de l’Assemblée nationale. Le premier, qui a eu la lourde tâche de veiller à l’unité du groupe UMP au Palais-Bourbon entre 2004 et 2007, à la suite de Jacques Barrot, a révélé lundi sa candidature dans le Figaro, une candidature selon lui voulue par Sarkozy et Fillon. On attend de voir. Ollier, lui, élu au "perchoir" à la suite de Jean-Louis Debré, représente la caution gaulliste, et en tant que président sortant, refuse la primaire interne à l’UMP voulue par Accoyer, qui prétend que "cet arbitrage ne dépend pas de l’opposition".  Le combat fait rage entre les deux hommes, qui rivalisent de propositions pour réformer le fonctionnement de l’Assemblée et la "moderniser"… Et selon Libération, qui avance que le soutien de Sarkozy à Accoyer ne devrait pas être déterminant, les deux principaux candidats n’hésitent pas à tenter de convaincre un à un les députés sortants. Seul point d’accord entre les deux hommes : ne pas respecter la promesse du candidat Sarkozy de confier la présidence de la commission des finances à l’opposition…
Pierre Méhaignerie et François Baroin, tous deux écartés du gouvernement, font également partie de la short list des postulants au titre de n°3 de l’Etat, accessoirement résident d’une bicoque relativement sympathique: l’Hôtel de Lassay. Mais ces deux-là, prudents, observent avant de se déclarer. Et agissent en coulisses… En attendant l’affrontement prévu le 26 juin!

Le duel est aussi tendu, le fratricide aussi animé entre les déçus de l’ouverture sarkozyste, tous ceux qui comptaient sur un poste ministériel et se sont retrouvés fort dépourvus. Raffarin, Copé, Devedjian tentent de se rattraper en entonnant le bal des petites frappes en vue de conquérir des lots de consolation : la direction de l’UMP et la présidence du groupe au Parlement! Copé croit dans ses chances pour ce dernier. Concurrencé par Christian Estrosi, il se la joue modeste : "Estrosi, c’est du dépit amoureux. Il s’imaginait que, parce que c’était un ami de trente ans de Nicolas Sarkozy, il devait être ministre. J’ai cru comprendre qu’on lui avait promis un secrétariat d’Etat mais, en attendant, il montre ses muscles."  Estrosi, lui, n’est pas plus aimable lorsqu’il répond : C’est une place qui doit revenir à quelqu’un dont le président de la République doit savoir qu’en aucune circonstance il ne lui fera défaut", sous-entendant par là que Copé ne ferait peut-être pas si bien l’affaire en matière de fidélité. Qui tranchera? Le président-de-tous-les-Français, ou les députés?
A l’UMP, Patrick Devedjian compte bien couper l’herbe sous le pied de Jean-Pierre Raffarin, qui aurait aimé voir récompensés ses efforts de diplomatie dans le parti pendant la présidentielle, à défaut de se voir confier la tête du Sénat. L’ancien premier ministre ne ménage pourtant pas ses efforts pour flatter Nicolas Sarkozy en proposant une direction collégiale pour l’UMP : "Notre problème est de créer une équipe. Il y a aujourd’hui l’exigence de faire une rupture à l’UMP (…) Personne ne souhaite aujourd’hui qu’il y ait dans l’UMP, quelqu’un qui puisse avoir la même légitimité à l’intérieur de l’UMP que Nicolas Sarkozy, parce que Nicolas Sarkozy doit rester le leader naturel de l’UMP", a-t-il entonné dimanche soir. Devedjian n’a pas traîné à répliquer : "Si on veut faire une réforme des statuts il ne faut pas la faire au regard de ses propres ambitions", explique le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du Conseil général des Hauts-de-Seine…

Au fond, ces gens là sont-ils amis ou ennemis politiques?

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