Cela m’arrive peu souvent, mais là, je dois l’admettre, j’ai applaudi des deux mains (je l’aurai fait des trois, si j’avais pu) en lisant ces articles selon lesquels le gouvernement s’apprête à faire des propositions pour tenter de mieux préparer les couples au mariage, et ainsi éviter au maximum les divorces. Lire la suite
Renforcer le mariage civil : oui, mille fois oui!
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Petit bilan (subjectif) du mandat de Nicolas Sarkozy
Pour ceux qui ne l’ont pas vu, il n’est pas trop tard : regardez cet excellent documentaire de William Karel, diffusé le 21 décembre dernier sur Arte et qu’on peut encore retrouver sur Youtube. Looking for Nicolas Sarkozy est une rétrospective du bilan de Nicolas Sarkozy, à travers le regard de 18 correspondants de médias étrangers installés à Paris. Ils sont interrogés très sobrement, face à la caméra, et leurs propos sont entrecoupés d’images d’archives retraçant cinq années de pouvoir sarkozyste. Lire la suite
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Les stagiaires permanents
Oui, je sais, ça fait bien longtemps que je n’ai pas sévi ici. Des lustres, un bail, une paie. Je cherchais un prétexte pour ranimer la flamme. J’attendais le bon moment. Et puis, tout à coup, ce matin, je tombe sur ce tweet d’un rédacteur en chef adjoint de Marianne2.fr, qui sous twitter, gazouille sous le doux nom de @mmdp.

Je n’ai aucun a priori défavorable à Marianne, si ce n’est ce ton d’éternels donneurs de leçons qui a tendance à m’agacer prodigieusement. D’autant que sa rédaction ne s’applique pas toujours les principes qu’elle exige des autres, notamment en matière de bonne foi et d’éthique journalistique Donc en fait, si, j’ai un a priori contre Marianne. Mais ce n’est pas cet a priori ni ce journal qui sont ici en cause.
Ce qui est en cause, c’est la pratique illustrée par ce tweet. Pratique qui n’est absolument pas propre à Marianne, et qui constitue sans nul doute une dérive du stage, et qui existe dans tous les secteurs : alors qu’il devait être, qu’il doit être, et qu’il devrait être un outil de formation du jeune diplômé, au bénéfice de l’intérêt général et pourquoi pas de la société qui l’emploie, le stage est tout bonnement devenu un mode de gestion des ressources humaines permettant d’économiser des postes de CDD et de CDI. Au prétexte du “test” qu’il représente, et de la “formation” qu’il octroie à celui qui en bénéficie.
Après avoir engagé le dialogue – pas très constructif, puisque quand on conteste le fonctionnement d’une boîte, on se retrouve vite accusé de troller, voire pire, de militer! – avec @mmdp et @geraldandrieu, un journaliste de Marianne lui-même passé par la voie du stage avant d’être embauché (mérite qu’il faut reconnaître au stage), on apprend que comme dans beaucoup d’entreprises, Marianne emploie des stagiaires permanents, dont le nombre serait limité à trois sur un effectif de 100 personnes.
Où est le problème? Pour notre ami MMDP, le sujet est un faux débat, car cette pratique permet de former les jeunes diplômés : à 25 ans, quand on sort d’école, “on ne sait rien faire” selon lui. Et du coup, le stage serait devenu une “étape” du parcours professionnel. Sous-entendu : une étape incontournable. Sous-entendu aussi : les deux parties y gagnent. Le stagiaire obtient une “expérience” utile sur son CV. L’entreprise augmente sa production en minimisant les frais.
C’est une réalité : ces trois postes permanents de stagiaires permettent à Marianne d’économiser le bagatelle de trois salaires, que le journal va remplacer par des “indemnisations”, obligatoires pour un stage de plus de deux mois. Reconnaissons à Marianne le mérite de limiter la durée du stage à trois mois, là où certaines entreprises n’hésitent pas à aller jusqu’à six mois, voire un an. Bon, enfin on n’aura pas su le montant de cette indemnisation, malgré notre insistance.
De mon côté, quand j’ai démarré mon parcours de journaliste (carrière, ça fait bizarre) en presse écrite, j’ai démarré par un stage de cinq mois au total, au cours duquel je faisais le même boulot que tout le monde. Au cours duquel je travaillais plus que nombre de “vieux de la vieille”, qui rentraient chez eux à 18h30 pendant que je terminais le “dossier du jour” du lendemain. Des “vieux” qui ne s’étaient pas remis en cause depuis vingt ans, qui n’avaient jamais pensé à renouveler leur façon de travailler, des vieux qui n’avaient plus d’idées, qui n’avaient guère d’enthousiasme, et qui avaient perdu toute audace. Mais qui, bien entendu, gagnaient de forts beaux salaires, pendant que je touchais mon indemnité de 350 ou 400€.
Je n’ai pas été malheureux. J’ai été content qu’on me mette le pied à l’étrier. Qu’on m’entoure de conseils. Et qu’en effet, on prolonge ma formation en lui donnant une coloration “pratique”. Même si, pour tout dire, les écoles prévoient déjà des stages obligatoires durant la scolarité et pendant l’été séparant les deux années de formation.
Mais ce genre d’expérience donne l’impression qu’on table beaucoup sur les stagiaires pour boucher les trous, qu’on exploite la soif de terrain des jeunes diplômés. Leur consentement? La belle affaire! On peut toujours dire que les jeunes sont libres de refuser, de chercher plutôt un CDD. Mais comme le dit @mmdp lui-même, le stage est devenu un incontournable dans la pratique des DRH. Le “jeune” n’a donc tout bonnement pas le choix. Et on voit des personnes hautement diplômées être contraintes de chercher non pas un emploi mais un … vulgaire stage.
Nos parents n’avaient qu’à se pencher pour trouver un CDI. Ils pouvaient en refuser. Nous, on cherche des stages. Et le pire, c’est qu’on est content d’en trouver un.
Et qu’on ne dise pas qu’il n’y a pas de boulot : il y a du boulot, puisqu’on en confie à des stagiaires. Il y a du boulot, puisque Marianne “cherche” un stagiaire pour janvier-février. Cela veut bien dire qu’elle en a besoin.
La vérité, c’est que si un besoin existe, tous ces stagiaires devraient donc être recrutés en CDD.
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Pour en savoir plus sur le “génocide” vendéen
Nous avons déjà parlé sur ce blog des guerres de Vendée et de la question de la qualification des massacres ignobles perpétrés par l’armée républicaine à partir de 1793 à l’encontre des populations civiles, et ce sur ordre direct des dirigeants de la Convention.
A défaut de nourrir mon blog de nouveaux billets, je voulais vous signaler cette émission consacrée le 31 octobre dernier sur Europe 1, chez l’excellent Franck Ferrand, à la question du génocide vendéen (vidéo ci-dessus). Avec en invité vedette, bien sûr, l’historien Reynald Secher, infatigable conteur des atrocités subies par la Vendée, et qui vient de publier un nouveau livre sur la question, Vendée, du génocide ou au mémoricide.
A l’écoute des documents cités par M. Secher, qui montrent que la décision d’éradiquer la Vendée et ses habitants, exécutée par Carrier et Turreau, a été prise par les députés et le Comité de Salut Public, on n’a plus guère de doutes : plutôt que de reconnaître le génocide arménien et donner des leçons aux Turc, la République française ferait bien de balayer devant sa porte et reconnaître les crimes qui ont accompagné sa naissance.
Quant à moi, je lirai ce livre dès que possible. Reynald Secher y cite – pour la première fois, dit-il – des documents montrant que Robespierre a pris lui-même la décision de rayer la Vendée de la carte, et qu’il s’agissait d’une décision mûrement réfléchie et conceptualisée noir sur blanc.
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Faut-il une bataille culturelle pour défendre l’honneur du Christ?
C’est le sujet du moment dans la blogosphère catholique, et au-delà, alors qu’après l’affaire du Piss Christ, l’institut Civitas refait parler de lui en menant une guérilla sans merci contre la christianophobie supposée de deux pièces de théâtre, Sur le concept du visage du fils de dieu et Golgota Picnic. Si ces pièces peuvent choquer le spectateur chrétien, faut-il pour autant rentrer dans une guerre culturelle qui plongerait perpétuellement les croyants sur la défensive et dans une position victimaire qui ne leur ressemblent pas? Modestement, je ne crois pas. Ce qui, il faut insister sur ce point, ne signifie absolument pas qu’il faille se taire et ne rien faire. Lire la suite
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La vidéo du dimanche (12) : Nightcall de Kavinsky
Musique entêtante et addictive de Drive, qu’il va falloir revoir très vite pour se replonger dans ce film incroyable. Du mal à décrocher. Ok ce n’est pas vraiment une vidéo. Disons que c’est le “son du dimanche”. Et pis j’m'en fous, c’est mon blog.
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Affaire du Carlton : faut-il rouvrir les maisons closes?
Ou comment chercher à soigner le mal par le mal : alors que les maisons closes sont au coeur de l’affaire du Carlton, alors qu’elles l’ont permise, alors qu’elle l’ont nourrie, un sénateur UMP estime que pour éviter que ce genre de scandale se reproduise, il faudrait rouvrir les maisons de tolérance! Incroyable d’aveuglement. Lire la suite
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Borloo ouvre un boulevard à Bayrou

Jean-Louis Borloo a donc renoncé hier soir à se présenter à la présidentielle de l’an prochain. Il faudra pour les radicaux, et plus largement pour le centre-droit, faire le bilan et tirer les leçons de ce crash de l’avion Borloo sans attendre l’envol. Comme l’a écrit Authueil, “décidément, les centristes n’ont pas de couilles”. En effet, on peut le dire. Si ce désistement dont on connaîtra peut-être plus tard les raisons profondes fait les affaires de Sarkozy, il y en a un autre qui peut profiter de ce vide au centre : François Bayrou, qui pour la troisième présidentielle d’affilée, peut jouer sur le ni-ni. Lire la suite
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Payer 35 € pour avoir accès à la Justice
Pendant que les idiots utiles du système se lancent dans des combats ô combien importants pour l’avenir de notre Nation – au hasard, ceux qui veulent qu’on arrête d’utiliser le terme de mademoiselle – de vrais sujets d’inquiétude, d’injustice, entrent en vigueur dans l’indifférence générale. Un exemple : le timbre fiscal de 35€, dont il faudra désormais s’acquitter dès le 1er octobre pour avoir accès à la justice. Lire la suite
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